
- Eric Berton ©Eléa Ropiot – amU
Aix est souvent citée comme ville étudiante par excellence. Comment l’expliquez-vous ?
C’est une réalité qui s’est construite sur plusieurs décennies, avec le soutien constant de la municipalité. L’université est à l’image de la ville elle-même : ancrée dans une histoire ancienne, notamment avec la faculté de droit et de sciences politiques, mais résolument tournée vers la modernité.
Les 44 000 étudiants, c’est de l’énergie, de la créativité, et aussi un vrai moteur économique pour les commerces, l’immobilier et la culture.
Comment travaillez-vous concrètement avec la Ville d’Aix ?
Les relations sont quotidiennes et naturelles. On partage des dossiers communs comme la nouvelle faculté d’économie et gestion à la Pauliane ou la modernisation de l’ancien site de l’IMPGT. Avec le maire Sophie Joissains, on a une vraie convergence de vues sur le développement de l’enseignement supérieur. On ne fait même plus attention à l’administration, les choses se font naturellement.
Quels sont les grands succès d’AMU à Aix en 2026 ?
Je peux en citer plusieurs ! La faculté de droit et de sciences politiques, primée chaque année pour son engagement social. La richesse des formations en lettres et sciences humaines. La nouvelle implantation de la faculté des sciences économiques. La montée en puissance de l’IMPGT sur le site Ferry. Sans oublier les laboratoires en psychologie cognitive, ou encore la faculté des sciences qui donne une vraie identité scientifique à la ville.
AMU couvre des dizaines de disciplines : comment préserver une identité commune ?
C’est précisément le leitmotiv de toute l’équipe, des techniciens aux enseignants-chercheurs. On partage des valeurs d’humanisme, de tolérance, d’ouverture au monde. C’est ce socle commun qui donne une cohérence à une institution aussi vaste.
28% de vos étudiants sont boursiers. Comment accompagnez-vous les plus précaires ?
On a mis en place distributions alimentaires, épiceries sociales et solidaires portées avec les associations étudiantes, prêt d’ordinateurs, aides financières. Et surtout, on a créé un centre de santé, une des rares universités en France à l’avoir fait, pour soigner à la fois les personnels et les étudiants, français comme internationaux.
L’intelligence artificielle bouleverse l’enseignement supérieur. Comment AMU s’y prépare-t-elle ?
Par la formation, à tous les niveaux, étudiants comme personnels. Mais aussi par nos propres valeurs : utiliser l’IA avec humanisme et responsabilité. On a des spécialistes en IA et en informatique quantique, et on mène depuis deux ans un vaste chantier de digitalisation de notre administration, pour libérer du temps aux agents et les recentrer sur leur cœur de métier.
Dans dix ans, comment voyez-vous AMU ?
Moderne, humaine, ancrée sur son territoire. Une université où la recherche est responsable, où l’enseignement forme des citoyens éclairés. Et surtout une université qui a un impact réel sur son territoire, Aix en est déjà un bel exemple !