La collecte des données engagée au siècle précédent se poursuit activement dans la première moitié du XXe siècle, dans le cadre notamment du projet de la Forma Orbis Romani, première carte archéologique nationale, dont le volume consacré à Aix, dirigé par Fernand Benoit, est paru en 1936. Elle autorise désormais les premières synthèses, dont la plus remarquable est sans conteste l’ouvrage Aquae Sextiae publié par Michel Clerc, en 1916, auquel il faut ajouter les études d’histoire et de topographie médiévale menées, de la fin du XIXe jusque dans le tournant des années 1970, par Jérôme de Duranti la Calade et Jean Pourrière, mais aussi par Paul-Albert Février. Ce sont là autant de travaux qui ont permis de s’affranchir définitivement de la filiation entretenue, depuis les débuts de l’historiographie aixoise, entre la topographie de la ville romane et celle de la ville antique, et de poser ainsi la question du développement urbain d’Aix-en-Provence de façon toute différente. Il faut dire que, dans l’intervalle, les découvertes avaient aussi apporté des informations nouvelles dont les historiens ne pouvaient plus faire fi.
Les premières synthèses
Direction archéologie - Ville d’Aix-en-Provence