On ne peut présenter l’activité de terrain sans évoquer aussi celles, menées parallèlement dans la gestion et la conservation des informations archéologiques (documentation et mobilier) collectées lors de ces opérations, tant les deux sont indissociables. Les actions conduites sur ce que l’on a coutume d’appeler les « archives du sol » se traduisent par une homogénéité de la documentation et leur accessibilité qui favorisent le croisement des données issues de plusieurs fouilles, permettant ainsi le développement de problématiques originales. Dans la plupart des cas, l’archéologie préventive contribue à initier ces travaux, mais ils connaissent par la suite un développement autonome (synthèses documentaires, fouilles programmées).
Voulue dès l’origine, l’amplitude des missions confiées à la Direction Archéologie met ainsi l’archéologie au centre d’une chaîne opératoire complète qui permet une bonification en matière d’exploitation et de valorisation scientifique.
Les collections archéologiques ont, de leur côté, fait l’objet d’un long et méthodique chantier d’inventaire et de reclassement qui favorise la mise en œuvre de programmes de restauration permettant leur présentation au public. En vingt ans, ce ne sont pas moins d’une vingtaine d’expositions qui auront été offertes au public.
Plus que jamais tributaire, au regard de la réglementation, des grandes orientations portant sur l’aménagement du territoire, l’archéologie devra sans doute, dans les prochaines années, faire face à de nouveaux modes d’aménagement ou d’occupation du sol - on pense ici au projet en discussion de densification des centres urbains. Comme ce fut le cas dans le passé, les questionnements historiques et les méthodes et terrains d’investigation qui en découlent seront appelés à évoluer.