Aix au néolithique : premiers bergers et paysans

Comme dans toute la Provence, les recherches sur la Préhistoire débutèrent dans le pays d’Aix, dans la deuxième moitié du XIXe siècle ou la première moitié du XXe. À la suite de ces recherches, la Préhistoire du pays d’Aix était bien connue dans les plaines et vallées (bassin de Trets, vallées de la Durance, de l’Arc et de Vauvenargues) et sur les massifs qui les dominent (Montagne Sainte-Victoire, Mont Olympe et Chaîne de l’étoile). Ce n’est qu’en 1990, avec les fouilles entreprises en préalable à la construction d’un parc de stationnement souterrain sur le site du collège Mignet, que pour la première fois dans le sous-sol de la ville, des traces d’occupation remontant au Néolithique moyen, soit au quatrième millénaire avant notre ère et à la fin de l’âge du Bronze vers 1000 ans avant J.-C. furent révélées. Par la suite, plusieurs autres découvertes sont venues confirmer l’ancienneté de cette présence humaine sur le site d’Aix-en-Provence : Thermes Sextius, en 1991, rue Montmajour, en 1993, le long de la route de Galice en 2000, 2002, 2009 et 2011, parking Rotonde en 2004, 8, rue des Bœufs, en 2007.
Ces témoignages sont cependant dans leur majorité assez mal conservés, soit à cause des conditions de sédimentation et d’érosion naturelle initiales, soit du fait des installations antiques et médiévales qui les ont perturbés. Ces vestiges montrent néanmoins qu’au même titre que l’ensemble de la région provençale, le pays d’Aix a été densément occupé par les premiers bergers et paysans du Néolithique.


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Il y a environ 10 000 ans, dans différentes régions du monde, avec la sédentarisation des habitats et l’évolution démographique, sociale et idéologique qu’elle implique, la production de nourriture, à travers la pratique de l’agriculture et de l’élevage, s’est progressivement imposée comme le fondement économique de l’humanité, bientôt accompagnée par l’apparition de la céramique. C’est le Néolithique.

Vers 7 000 ans avant notre ère, dans notre région, les petits groupes humains du Mésolithique présents sur le site de l’abri des Bœufs, à Ventabren, par exemple, vivent encore de la chasse au petit et gros gibier, de la pêche, de la collecte des coquillages et des plantes sauvages. Les conditions climatiques sont alors tempérées et un peu plus humides qu’actuellement. Elles permettent le développement de forêts de feuillus, en particulier de chênes à feuilles caduques (le chêne blanc). C’est dans cette ambiance qu’apparaissent, pendant le VIe millénaire avant notre ère, les premiers agriculteurs et pasteurs. Leur origine précise est inconnue, mais elle est manifestement étrangère. Il n’y a pas, en effet, d’évolution continue depuis les époques antérieures et pas d’invention sur place des nouvelles techniques. Ces premiers hommes néolithiques provençaux sont des immigrés originaires d’on ne sait trop où, mais assurément de régions maritimes méditerranéennes. Marins avant d’être paysans, ils apportent les céréales (blé, orge), les animaux domestiques (moutons, chèvres, bœufs), la poterie, le polissage de la pierre et, probablement, de nouvelles croyances et de nouveaux modes de relation non seulement entre les hommes, mais aussi entre ceux-ci et leur environnement.
Les productions de ces premiers paysans sont caractérisées par une céramique aux formes simples, principalement sphériques, dont la surface est décorée d’impressions à la coquille de cardium (d’où son qualificatif de cardial). Elle est accompagnée de fortes lames de silex et d’armatures de traits de forme géométrique trapézoïdale ou triangulaire, dite à tranchant transversal.


Abri des Fours - Mion, Grand Arbois Aix-en-Provence

Les vestiges de ce premier Néolithique sont particulièrement rares sur le territoire d’Aix-en-Provence. On peut seulement mentionner un petit fragment de céramique décorée d’impressions au cardium provenant de l’Abri des Fours, sur la bordure orientale du plateau du Grand Arbois, découvert à l’occasion des opérations d’archéologie préventive conduites sur le tracé de la ligne du TGV Méditerranée.
Cette quasi absence de vestiges du Néolithique ancien n’est probablement due qu’au hasard des recherches et des découvertes, puisque la Provence compte plusieurs sites majeurs témoignant non seulement d’installations en grottes et abris sous roches, mais également sur de vastes habitats de plein air. Références pour cette période, on mentionnera dans notre région, l’abri de Châteauneuf-les-Martigues et les sites des îles de Marseille dans les Bouches-du-Rhône, la grotte de Fontbrégoua à Salernes dans le Var, et l’habitat de plein air du Baratin, à Courthezon, dans le Vaucluse.

Dans le pays d’Aix ou sur ses marges, des vestiges de cette période sont également connus. Par exemple dans la grotte du Mourre de la Barque à Jouques, à environ 25 km au nord-est d’Aix-en-Provence, sur la rive gauche de la Durance, non loin du défilé de Mirabeau. Cette petite cavité exiguë, découverte en 1992 et fouillée par Stéphane Renault et Samuel van Willigen, n’a sans doute accueilli que des occupations temporaires, mais, par sa stratigraphie exceptionnelle, elle est une référence pour le Néolithique provençal et l’âge du Bronze. Pour le Néolithique ancien, les différentes strates archéologiques qui y ont été explorées, montrent l’évolution des productions céramiques pendant tout le Cardial.

À l’extrémité orientale du massif de la Sainte-Victoire, à 22 km du centre ville, c’est la grotte des Ayaux à Pourrières qui a livré une petite série de poteries décorées d’impressions au cardium, dont le style témoigne d’une phase avancée du Néolithique ancien. Enfin, à 13 km au sud d’Aix-en-Provence, l’habitat perché du col Sainte-Anne, situé sur le revers nord de la chaîne de l’Étoile et dominant les bassins de Gardanne et d’Aix-en-Provence, a révélé, à l’occasion des fouilles dirigées par André Muller, une fosse contenant un abondant mobilier céramique et la sépulture d’un individu probablement de sexe féminin, également rattachés à une phase récente du Cardial.


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Vase chasséen - Saint-Pierre-les-Martigues, Martigues

Le devenir de ce Néolithique est bien connu dans notre région. Les fouilles programmées et préventives offrent une vision relativement bonne de l’évolution des productions et des pratiques, et surtout des formes de l’habitat et des sépultures qui semblent se placer dans un contexte d’ouverture des paysages, probablement lié aux premiers défrichements pour les mises en culture. Ainsi, lors du Néolithique moyen, soit entre 4 800 et 3 600 ans avant notre ère, l’économie et les productions évoluent. Dans une première phase, soit pendant le Néolithique de type Chassey (d’où le qualificatif de chasséen pour désigner cette période), apparaît une céramique particulièrement soignée, dont les vases les plus fins sont montés par estampage ou assemblage de plaques, ce qui favorise la production de formes complexes, carénées, à parois fines et particulièrement élégantes, souvent décorées de délicats motifs gravés après cuisson sur pâte sèche. Les productions lithiques vont progressivement s’orienter vers l’utilisation de matières premières de très bonne qualité permettant le débitage de lames de belle facture.
Dans une deuxième phase, la céramique évolue vers des formes plus diverses et moins décorées, tandis que la technologie lithique montre un progrès déterminant avec l’apparition de la chauffe des nucléus de silex, ce qui permet un débitage standardisé et la production de très grandes quantités de petites lames de même calibre. Pendant cette période, on assiste à l’apparition de biens de prestige qui vont circuler sur de relatives grandes distances.

Sur le territoire de la ville d’Aix-en-Provence, plusieurs chantiers d’archéologie préventive ont livré des témoins de cette époque. En particulier au 8, rue des Bœufs/1, route de Galice, avec des structures empierrées que l’on retrouve sur de nombreux habitats de cette époque, ou encore sur les sites de Mignet, du parking Rotonde, des Thermes ou encore de la Seds. En périphérie de la ville actuelle, d’autres éléments font également référence à cette période, en particulier dans la plaine de Luynes, aux lieux-dits Bigaron et Rempelin.
Diffus, souvent isolés et mal conservés, ces vestiges restent difficiles à interpréter. Ils peuvent témoigner de l’existence de plusieurs établissements successifs, comme c’est le cas à la rue des Bœufs, mais plusieurs séries de céramiques contemporaines pourraient provenir d’un même vaste site situé sous la ville antique et précédant celle-ci.
Des gisements néolithiques y ont été signalés, dès 1867, au sud-est d’Aix-en-Provence, dans la haute vallée de l’Arc, dans le bassin ou la plaine de Trets, l’analyse des dépôts sédimentaires des zones les plus basses, à proximité de l’Arc, montre que les recouvrements en pied de versants et en bordure de dépressions sont constitués de colluvions provenant des buttes et du remaniement des sédiments sous-jacents, dans un contexte d’engorgement fréquent du fond de la plaine. Ces processus ont uniformisé les petits reliefs des zones basses et érodé les établissements néolithiques établis sur les buttes et leurs flancs ; le mobilier se trouve ainsi répandu sur de grandes superficies, depuis les crêtes des interfluves jusqu’aux dépressions.

Vue aérienne du site de Château Blanc - Ventabren

Un puits a par ailleurs livré les restes de cinq individus dont quatre enfants de moins de dix ans. Il nous renseigne ainsi sur les pratiques funéraires : révélant le regroupement de quelques individus dans un creusement profond dont la vocation initiale n’était probablement pas sépulcrale.
La nécropole mise au jour sur le site de la Bastidonne, comportant plusieurs tombes aménagées dans des petits caissons construits en lauzes et dallettes, associés à des stèles à décor gravé de chevrons proches de la stèle découverte à l’emplacement du parking Rotonde, à Aix-en-Provence, illustre également le domaine funéraire. D’autres sites du sud de la France, dont un site aixois localisé un peu à l’est de l’actuel stade municipal Carcassonne, au début de la route Cézanne témoignent quant à eux de la pratique de la crémation.
À neuf kilomètres à l’ouest du centre-ville, la nécropole de Château Blanc à Ventabren, a livré plusieurs sépultures originales aménagées dans des fosses appareillées de murs en pierres et recouvertes d’un tertre circulaire, à ces sépultures est associé un exceptionnel ensemble de stèles aux motifs peints en rouge.


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L’essor démographique se poursuit et s’amplifie pendant les dernières phases du Néolithique qui, entre 3500 et 2400 avant notre ère, voient l’évolution vers le début des âges des métaux : le cuivre, le bronze puis, bien plus récemment, le fer.

Ensembles de céramiques du Collet Redon - Martigues

Pendant la période du Néolithique final, l’évolution technologique touche plusieurs domaines de production avec, pour l’industrie lithique en silex, le débitage de grandes lames ou l’apparition de la première métallurgie. Avec ces nouveaux produits, la circulation des biens de prestige prend encore plus d’importance, mais la nature de ceux-ci évolue. Ainsi, les grandes lames en silex de la vallée du Largue, dans les Alpes-de-Haute-Provence, sont diffusées sur de longues distances ; on les retrouve jusque dans le Jura, le plateau Suisse et la haute vallée du Rhône. Certains objets de parure en calcaire ou en coquillage suivent le même chemin. À la fin de la période, des céramiques aux formes et aux décors particuliers, les vases campaniformes, vont se retrouver dans quasiment toutes les régions d’Europe et évidemment dans toute la Provence.
Les vestiges du Néolithique final sont actuellement absents sur le site de la ville d’Aix-en-Provence ; en revanche, à sa périphérie et dans le pays d’Aix, ils sont relativement nombreux.
Ces sites, dont le nombre et les superficies s’accroissent par rapport aux périodes antérieures, rendent compte d’un peuplement de plus en plus dense et nombreux. Tous les espaces sont occupés et l’on connaît alors différents types, complémentaires, d’établissements : de vastes villages aux maisons de pierres et de terre, tel celui des Fabbry à Bonnieux dans la plaine du Calavon, des hameaux plus petits regroupant quelques unités d’habitation tels La Couronne-Collet Redon et Ponteau-Gare dans la région de Martigues ou la Brémonde, à Buoux, des fermes isolées dans des espaces secondaires. Ces habitats sont installés aussi bien en plaine que sur les plateaux, et sont parfois perchés. Plusieurs comportent des murs d’enceinte dont la vocation est autant de limiter l’espace intérieur que de le protéger : Miouvin à Istres, les Lauzières à Lourmarin.

Vue aérienne de la Citadelle - Vauvenargues

C’est à cette époque, qu’à l’est d’Aix-en-Provence, dans la vallée de Saint-Marc-Jaumegarde et de Vauvenargues, plusieurs petits sites témoignent de l’occupation d’espaces secondaires, en marge des vastes plaines et grandes vallées. À l’extrémité orientale de cet ensemble et du pays d’Aix, la grotte sépulcrale et l’habitat perché de la Citadelle ont fait l’objet de fouilles complètes il y a quelques années. Les différents vestiges, en particulier ceux du petit habitat, sont à l’évidence liés à des occupations temporaires saisonnières exploitant les massifs de collines et les petits bassins autour de la Sainte-Victoire. À l’inverse, l’habitat perché de la Bastide Blanche, à Peyrolles, indique un mode d’occupation différent, lié à l’exploitation et au contrôle de la grande vallée de la Durance.
C’est probablement à cette même période qu’il convient de rattacher plusieurs découvertes anciennes d’objets en silex taillé et de haches polies, mal localisées autour de la ville d’Aix-en-Provence, mais trahissant la présence de gisements probablement détruits ou restant à explorer : le Puy du Roy, les oppidums des Figons - Les Mourgues et d’Entremont.
À environ 2,6 km au sud du centre-ville, sur le site de Guiramande/Campou et la rive gauche de l’Arc, une découverte témoigne d’une pratique particulière avec l’ensevelissement de plusieurs porcs dans une fosse, probablement morts d’une épidémie.

À l’ouest de la ville et à sa limite, l’Abri des Fours a livré des fragments de différents vases campaniformes, écuelles, gobelets, bols, dont les décors se rattachent au style provençal de ce complexe. Ils sont accompagnés de plusieurs poteries dépourvues de décors, également caractéristiques de ces productions.
À quelques kilomètres de l’Abri des Fours, sur la bordure orientale du plateau du Grand Arbois, le petit habitat perché du Clos Marie-Louise, a fourni un ensemble de céramiques typiques de la transition entre le Néolithique et l’âge du Bronze. Il s’agit principalement de gobelets décorés de motifs barbelés ou incisés-croisillonnés, caractéristiques du Campaniforme récent et du style Bronze ancien qui marquent le passage du IIIe au IIe millénaire avant notre ère.

Le fait majeur de la fin du Néolithique est l’apparition des sépultures collectives dans lesquelles peuvent être regroupées plusieurs dizaines d’individus inhumés successivement, et qui constituent de véritables ossuaires. Elles sont parfois abritées dans des grottes, mais, le plus souvent, ces sépultures sont déposées dans des monuments mégalithiques, tels les dolmens et hypogées de Fontvieille qui comptent parmi les plus grands monuments de la Préhistoire d’Europe méditerranéenne. Dans ces sépultures, ont été identifiés plusieurs signes de mort violente ; il semble bien que les nombreuses pointes de flèches en silex alors fabriquées ne servaient plus seulement à chasser.
Plusieurs de ces monuments sépulcraux, inégalement conservés, sont connus dans le pays d’Aix :

  • le monument de la Plaine à Meyrargues, presque totalement détruit en 1961, lors de la construction d’un château d’eau,
  • le monument de la Blaque, aujourd’hui disparu, découvert entre Aix-en-Provence et les Milles à la fin du XIXe siècle, à l’occasion des travaux de creusement du canal du Verdon. Le monument était sur le versant nord d’une colline dont le sommet est constitué de molasse miocène. La sépulture, en pied de pente et recouverte de dépôts colluviaux, était constituée d’un « carré long, tourné de l’Ouest à l’Est » limité par des pierres de 10 à 20 kg. La chambre était entièrement édifiée en pierre sèche. Elle renfermait les restes d’au moins dix individus avec des crânes alignés contre les parois, ainsi qu’un mobilier composé de lames retouchées, d’armatures de flèches, d’éléments de parure et de débris de poterie. Il s’agissait sans aucun doute d’une sépulture collective à chambre allongée du Néolithique final (vers 3 000 ans av. J.-C).
Dolmen des Cudières - Jouques

D’autres dolmens de ce type, bien mieux conservés, existent autour d’Aix-en-Provence :

  • le dolmen de Maurely à Saint-Antonin-sur-Bayon, sur le plateau du Cengle
  • le dolmen de Château Blanc à Ventabren
  • le dolmen des Arnajons au Puy-Sainte-Réparade, mis au jour en 2007, bien que partiellement détruite, son architecture présente une chambre, avec des murs en pierre sèche, orientée est-ouest. Plusieurs lames en silex du bassin de Forcalquier-vallée du Largue et du plateau de Sault, et deux perles en roche verte du Néolithique final ont été révélées. Une datation radiocarbone les situe entre 2875 et 2588 avant J.-C.
  • les deux dolmens des Cudières à Jouques, découverts en 1986, l’un deux renfermait les restes très fragmentés d’une centaine d’individus. La nature du mobilier et sa répartition ont permis d’identifier trois périodes d’utilisation depuis le début du Néolithique final jusqu’à la fin de la période et au début de l’âge du Bronze. Les datations radiocarbones, placées entre 3300-2685 av. J.-C. et 2444-2004 av. J.-C., confirment cette longue période d’utilisation.

Ces monuments à chambre allongée et à couloir court du pays d’Aix s’intègrent à l’architecture des dolmens de Provence occidentale, qui s’oppose à celle des dolmens à chambre carrée de Provence orientale. Ces édifices à chambre allongée se divisent en trois ensembles : les groupes des Alpilles, du bassin d’Aix et des Maures. Sur les sept tombes reconnues autour d’Aix, les modes de construction des murs latéraux, sont soit entièrement en pierre sèche, ce qui fait référence au groupe des Alpilles, soit composés d’une alternance de dalles dressées et de murets de pierre sèche, évoquant le groupe des Maures et certains dolmens à chambre carrée. La région d’Aix-en-Provence est donc une zone géographique où se perçoivent des influences venant de l’ouest, des monuments de Fontvieille et dolmens des Alpilles, et des caractères qui se retrouvent plus à l’est dans le dolmen de Gauttobry à La Londe-les-Maures par exemple.

Ainsi, à la faveur des fouilles préventives, les connaissances relatives au Néolithique du pays d’Aix ont largement progressé, tant dans les zones rurales qu’urbaines. Les données actuellement disponibles montrent qu’à l’image de l’entière Provence, la région était densément peuplée depuis le début du Néolithique et l’on peut y suivre toutes les évolutions dès le VIe millénaire.
On peut aussi constater que le site même de la ville d’Aix-en-Provence a été occupé au moins à partir du IVe millénaire et probablement avant . Installés en haut d’un coteau descendant doucement vers l’Arc, et à proximité de sources, les hommes du Néolithique avaient assurément choisi un espace attractif à plus d’un titre, ce qui ne s’est pas démenti depuis 6000 ans.


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