Fontaines

Fontaine des Quatre Dauphins

Sculptée en 1667 par Jean-Claude Rambot sur l’ancienne place Mazarine, la fontaine des Quatre Dauphins a rapidement imposé son style. Si bien qu’elle a donné son nouveau nom à la place, la rue qui la traverse conservant celui de Mazarine.

Protégée au titre des Monuments Historiques en 1905, elle se compose d’un bassin circulaire réalisé en pierre froide de la Sainte Baume, dont le centre est occupé par un obélisque décalé et supporté par quatre dauphins. Leurs nageoires caudales sont quant à elles sculptées dans de la pierre de Calissanne.

Pour l’anecdote, le sommet de l’obélisque fut orné successivement par une fleur de lys dorée, une pomme de pin, puis une croix de Malte et à nouveau une pomme de pin, réalisée par le sculpteur Servian après la Deuxième Guerre Mondiale. Vandalisée dans les années 80, elle fut remplacée à l’identique.

En 2015, la fontaine des Quatre Dauphins a bénéficié d’une restauration.

Fontaine de l’Hôtel de Ville

Classée aux monuments historiques en 1905, la fontaine de la place de l’Hôtel de Ville a été décorée en partie par le célèbre sculpteur aixois Jean-Pancrace Chastel ; et le bassin polygonal a été conçu par Georges Vallon.

Edifiée en 1756, elle supporte une colonne romaine qui vient des ruines du palais comtal. De style classique, elle comporte un bassin en pierre dure à quatre pans en retrait et des plaques de marbres gravées en latin à la gloire du roi Louis XV, du Duc de Villars qui fut gouverneur, du président du Parlement Gallois de la Tour… L’une rappelle que ce sont les Romains qui ont amené l’eau à Aix. La plaque qui fait face à l’Hôtel de Ville est remplacée à chaque nouveau régime de la municipalité. Le piédestal est quant à lui fait de pierres de Calissanne et de Bibemus. Et les quatre macarons par lesquels coule l’eau symbolisent l’hygiène après la peste de 1720. Son eau provient de la source des Pinchinats, via l’aqueduc romain.

A la Révolution, en 1789, la cité fut organisée en arrondissements à partir de cette fontaine.

Fontaine des Prêcheurs

Cette fontaine monumentale de 1758 est également l’œuvre de Jean Pancrace Chastel. Son style est très représentatif du baroque monumental et décoratif. Située entre la place des Prêcheurs et celle de la Madeleine, elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1905.

Au centre du bassin se dresse sur un socle décoré un obélisque en pierre de Calissanne. Cette colonne est coiffée d’un globe que tient dans ses serres un aigle aux ailes déployées. Sur le socle on observe des draperies, des lions, une des 4 inscriptions adressées par "l’Académie des Inscriptions et des Belles Lettres" de Paris et 4 médaillons. Ces médaillons réalisés entre 1793 et 1833 furent détruits et reconstitués. Ils représentent le fondateur d’Aix Sextius Calvinus, le dernier comte de Provence Charles III du Maine, le futur Comte de Provence Louis XVIII et Louis XV, grand-père de Louis XVIII.

Fontaine des Bagniers

La fontaine des bagniers - aussi appelée fontaine des Chapeliers - se trouve en pleine ville, adossée rue des chapeliers, face à la rue des bagniers dont elle porte le nom. C’est l’une des plus anciennes : elle a été construite en 1687, mais déplacée de quelques mètres en 1758.

Elle était à l’origine, alimentée en eau chaude, mais celle-ci fut remplacée par l’eau de la ville au moment de ce déplacement. Pourquoi ? Parce que l’eau thermale qui venait de la rue des Chaudronniers se perdait en grande partie dans les caves voisines. On rassembla donc les eaux chaudes par des canaux et des aqueducs souterrains et on les dirigea sur le cours vers la fontaine " moussue ". Quant à la fontaine des Bagniers, elle fut, comme on l’a dit, alimentée en eau froide. Mais l’eau chaude y a coulé pendant soixante-douze ans.

Rongée par le temps, il ne reste du XVIIème siècle que le bassin en forme d’auge. La tête et le massif sont du XXème, d’après les modèles originaux. Elle a également été redécorée d’un médaillon en bronze de Cézanne d’après à Renoir. L’ensemble est de l’architecte Georges Vallon. Il a été inscrit aux Monuments historiques en 1949.

Fontaine des Augustins

Cette fontaine a été construite en 1620 au bas de la rue Espariat. Deux siècles après, en 1820, elle est reconstruite entièrement. C’est alors qu’on la décore d’une colonne romaine provenant du palais comtal, sur l’emplacement de l’actuel palais de justice. Au sommet de cette colonne se trouve une étoile en cuivre à douze pointes. L’assise de la fontaine est en pierre froide de Peynier, et l’ensemble avait été dessiné par l’architecte aixois Beisson.

Longtemps ses versures, c’est-à-dire l’eau qui s’écoulait du bassin, ont été utilisées pour remplir le bassin de la gare afin d’alimenter le train des Alpes au temps des locomotives à vapeur.

La fontaine est classée au titre des Monuments historiques depuis 1949.

Fontaine moussue

Construite en 1666 par l’architecte Jacques Fossé, la fontaine dite "moussue" est l’une des trois fontaines du cours Mirabeau. Elle devait être ornée d’un triton, remplacé trois ans plus tard par quatre enfants soutenant une vasque d’où sortait l’eau de la ville. On ne voit plus rien de tout cela aujourd’hui. Il reste un dé large, déformé et recouvert de mousse. Une photo du début du siècle laisse deviner quatre formes vagues qui pourraient avoir été les enfant sculptés par Fossé, mais rien n’est moins sûr. L’érudit Emile Lèbre, à qui l’on doit un savant petit traité des plantes poussant dans les rues d’Aix, a noté trois mousses de variétés différentes, une algue à filaments et plusieurs espèce de diatomées (algues unicellulaires).

Dix ans plus tard, l’eau thermale qui arrivait à la fontaine de la rue des Chaudronniers est déviée vers la fontaine du cours qui devient donc une fontaine d’eau chaude. Elle recevra après davantage d’eau thermale venant des Bagniers. Pas assez cependant pour avoir une eau jaillissante comme le voulaient les consuls.

Il fallut interdire aux ménagères d’y venir laver leur linge mais on y a longtemps puisé des seaux pour laver le pas des portes et les escaliers des immeubles voisins. Pensez donc : de l’eau chaude en hiver ! Précisons que cette eau thermale n’est pas potable. Mais elle fait aujourd’hui encore la particularité de cette fontaine qui l’été se fond dans le décor naturel du cours Mirabeau.

Fontaine des Tanneurs

On va de la place des Augustins à la place des Tanneurs par la rue de la Couronne, sur l’emplacement de l’ancien rempart au début du 17ème siècle. La place est à la jonction de six rues. Les artisans tanneurs s’installent dans ce quartier il y a plus de deux siècles, d’où le nom de rue des Tanneurs et rue de la Tannerie-vieille.

La fontaine est édifiée en 1761 d’après les plans de Georges Vallon, alimentée par l’eau qui vient de la fontaine de l’Hôtel de Ville.

Le point d’eau resta inactif une cinquantaine d’années ; les canalisations étant bouchées par des plantes aquatiques. En 1861, la ville décida de remettre en état les conduites d’alimentation et de réhabiliter la fontaine.

La nouvelle fontaine sera construite en pierre de Calissane et le bassin en pierre de Pourrière. Urne et ornements du dé central sont de style Louis XV et Napoléon III. Le projet est dessiné par l’inspecteur des eaux de la Ville.

Fontaine d’Albertas

La fontaine de la place d’Albertas - élément touristique de première grandeur - n’a, paradoxalement pas d’histoire. Ou très peu. Son ornementation métallique ne date que de 1912 et a été fondue et coulée par les élèves des Arts-et-Métiers. En fait, c’est la place elle-même qui constitue un décor architectural séduisant qui met en valeur la fontaine circulaire.

La place a été construite en six ans, de 1735 à 1741, par Jean-Baptiste d’Albertas face à l’hôtel où il demeurait, rue Espariat, à côté de l’hôtel Boyer d’Eguilles. La place est bordée de petits hôtels illustrant la volonté du seigneur de dégager l’entrée de son hôtel et de donner une certaine unité à l’ensemble. La beauté du lieu est donnée par un remarquable équilibre des lignes : lignes horizontales des murs à refends du rez-de-chaussée et des moulures de l’étage, lignes verticales des pilastres encadrant deux étages. Fontaine et place, dans un environnement de choix, dégagent un charme qui évoque immanquablement la douceur de vivre du XVIII-ème siècle.

Jean-Baptiste d’Albertas, président de la cour des comptes, est assassiné en 1790 par un jeune homme, Anicet Martel, que l’on condamnera à être roué vif et qui sera exécuté sur la place du palais. Son squelette se retrouvera dans le cabinet de réflexion d’une loge maçonnique. La douceur de vivre était relative.

Fontaine du roi René

Dans le cadre du 600ème anniversaire de la naissance du roi René en 2009 a eu lieu la restauration de la statue du roi René, protégée au titre des Monuments Historiques.

La fontaine du roi René se situe sur l’emplacement d’une ancienne fontaine en forme de pyramide et détruite sous la Révolution. Elle est composée, dans sa partie basse, d’un bassin circulaire et d’un piédestal en marbre blanc à quatre faces dont deux sont ornées d’un médaillon (représentant Jean Matheron de Salignac, compagnon préféré et ministre du roi René, et Palamède de Forbin, grand sénéchal, gouverneur et lieutenant-général de Provence) et deux autres d’inscriptions relatant les titres du roi mort à Aix-en-provence le 14 juillet 1480.

Dans la partie haute se dresse la statue du roi René, en marbre blanc également, dessinée par Pierre Revoil et sculptée par David d’Angers en 1822. Il tient un sceptre dans la main droite et une grappe de raisin muscat dans la gauche

L’ensemble, d’un poids total de 6,6 tonnes, a été réalisé à Paris. Le trajet jusqu’à Aix, à bord d’un char muni d’une plate-forme, a duré un mois.

Fontaine au Sanglier

Tout d’abord exposée à l’Hôtel de Ville, cette fontaine est installée dans les années 1980 sur la place Richelme.

Analogue à celle de Florence, la fontaine au Sanglier est une réinterprétation en bronze d’un marbre italien Renaissance de Tacca. Elle représente un sanglier dont le groin sert de canon. À la base de la statue se trouvent serpents, tortues et escargots qui offrent un décor naturaliste. 

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Fontaine Bellegarde

Juchée sur sa plateforme, la fontaine Bellegarde nous indique la route des Alpes, à l’emplacement même d’une ancienne porte de la ville.

Le monument fait preuve d’une grande élégance de par ses quatre canons qui laissent couler l’eau symétriquement dans la vasque géométrique à deux niveaux.

Comme la fontaine Saint Louis, sa construction fut décidée en 1632, puis bâtie, déplacée, remaniée et installée sur son emplacement actuel en 1849. Avant de mourir, François-Marius Granet, né à Aix, venait de léguer à la ville une importante collection de tableaux. En reconnaissance, elle commanda au sculpteur aixois Hippolyte Ferrat un buste de l’artiste. Surmontant une colonne antique du palais comtal, l’œuvre fut inaugurée le 8 décembre 1861.

Fontaine d’Argent

Cette fontaine, classée Monument historique en 1949, est intégrée dans un angle, à l’intersection des rues de la Mule Noire et de la Fontaine d’Argent. Elle a été construite en 1758 selon les plans, influencés par le courant baroque, de Georges Vallon, avec la participation de Jean Chastel pour les sculptures. Deux hommes joufflus, coiffés de turbans à l’ottomane, projettent de leur bouche l’eau qui provient du Verdon.

La partie supérieure de la fontaine contient une plaque vide. Anciennement, les armes de la Ville y étaient placées, mais elles ont disparu. Aucun écrit ne relate l’évolution officielle du nom de la fontaine. Initialement fontaine de la Mule Noire, elle reçut également le nom de fontaine de la Comédie pour sa proximité avec le théâtre du Jeu de Paume et la rue de l’Opéra mais c’est le nom de fontaine d’Argent qui resta le plus gravé dans les mémoires.

Fontaine d’Espéluque

Située place des Martyrs de la Résistance, la fontaine d’Espéluque a été créée en 1618 pour le chapitre du cloître, Elle a été donnée aux riverains puis déplacée en 1750 contre un mur romain pour faciliter la circulation.

La fontaine doit son nom à un certain Espeluca qui fut semble-t-il propriétaire de la source. L’eau vient d’une grotte souterraine, seule source d’eau du 15ème siècle. Elle est dotée d’un bassin en pierre dure du massif de Bibémus avec pilastres et coiffé d’un entablement classique. La plaque en bronze de 1953 est un profil de Marcel Provence, historien et mécène des arts provençaux.

Fontaine de la Rotonde

C’est à la Rotonde, située place du général de Gaulle, que s’articulent le passé et l’avenir du développement urbain d’Aix. La place (100m de diamètre) est créée entre 1840 et 1850. En 1860, est réalisée la fontaine de la Rotonde sur les plans des ingénieurs Tournadre et Sylvestre.

Haute de 12 mètres, la fontaine est construite en pierre froide et composée de deux bassins. Lions, dauphins, cygnes et enfants, œuvres de Truphème, l’agrémentent.

Les trois statues qui la surmontent, représentent la Justice (vers le Cours), l’Agriculture (vers Marseille) et les Beaux-Arts (vers Avignon), formant une étoile routière. Ramus, Chabaud et Ferrat en sont les auteurs.

D’abord alimentée parcimonieusement par le canal de Zola (1854), puis à plein jet et tous les jours par le canal du Verdon (1875), elle est reliée aujourd’hui avec le canal de Provence.

Fontaine de Malte

Située place Saint-Jean de Malte, ornée d’une croix de l’Ordre de Malte, cette fontaine a été édifiée en 1759 par Georges Vallon, également architecte de la Halle aux Grains et d’un grand nombre d’hôtels particuliers du XVIIIème siècle.

Elle fut détruite et remplacée en 1862 par la fontaine actuelle. Le bassin est en pierre dure et l’eau y est déversée par deux modestes canons. La fontaine est adossée à un mur et dévoile un décor inspiré de l’ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Malte, qui est omniprésent aux alentours avec son église et son prieuré.
En tout huit branches sont visibles, symbole probable des huit langues que parlaient les membres de l’Ordre en Europe (le provençal, l’auvergnat, le français, l’italien, l’aragon, l’anglais, l’allemand et le castillan).

Fontaine des 9 canons

Erigée en 1651 par Laurent Vallon sur le cours Mirabeau, au niveau de la rue Joseph-Cabassol, la fontaine des 9 canons est composée de deux vasques superposées.
Grâce à sa margelle basse, elle constituait à l’époque un abreuvoir pour les moutons en transhumance d’Arles vers les Alpes. Cette fontaine a d’ailleurs été l’une des dernières utilisée à des usages domestiques. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1929.

Fontaine des Cardeurs

Derrière l’Hôtel de Ville, à l’extrémité est de la longue place des Cardeurs, se dresse la fontaine des Cardeurs, appelée aussi fontaine Amado, du nom de son créateur. De loin, elle présente une ressemblance avec celle moussue du cours Mirabeau.

La sculpture, une œuvre du sculpteur aixois Jean Amado, occupe le centre du bassin ; c’est un bloc massif en ciment de basalte couleur de terre, creusé d’anfractuosités plus ou moins profondes sur lesquelles l’eau ruisselle, anime les parois, et favorise le développement d’une végétation qui englobe le matériau et estompe les arêtes. La fontaine, sise ici depuis 1977, cache en fait une bouche d’aération du parc de stationnement souterrain des Cardeurs, habilement dissimulée.

Fontaine des deux canons

Située rue Boulegon elle date de 1532 et participe au charme de la rue. Elle était à l’origine décorée d’une frise et de têtes sculptées qui furent ensuite remplacées par deux canons. C’est la plus ancienne fontaine de la ville encore debout à ce jour.

Fontaine des Fontètes

Fontêtes signifie en provençal « petites fontaines ». Il indique clairement que l’eau est ici présente abondamment. Les sources cachées, rejaillissant naturellement autrefois, se recueillaient en un puits situé sur la partie haute de la place. L’actuelle fontaine est venue remplacer ce puits en 1858.

Elle s’inscrit désormais dans le décor d’une place composée de hautes façades. Son décor est très soigné, dotée de mascarons : deux têtes de lion et deux angelots, chacun posé sur des rosaces entourées d’arcs sculptés et de fines fleurs. Son sommet est coiffé d’un angelot agenouillé sur une tortue, soufflant dans une corne et portant un coquillage en pendentif. Cette statue de bronze est la copie de l’original qui fût volé : le modèle exécuté par les Arts et Métiers d’après un triton de même facture, se trouve à Dignes, restauré en son temps par l’A.R.P.A.

Fontaine des Lumières

La fontaine des Lumières se trouve à l’arrière de la cour d’appel, sur une petite place à l’intersection de la rue des Chaudronniers et de la rue Monclar. Elle date de 1998 (MCMXCVIII, date écrite sur une de ses faces) et a été conçue et réalisée par Jean-Michel Battesti.

Sorte de cube posé au dessus d’un bassin circulaire, elle est agrémentée d’une étoile à 12 branches en bronze doré à la feuille, fondue au XIXème siècle et inspirée de celle coiffant la fontaine des Augustins.

La fontaine des Lumières est alimentée en eau chaude par la source des Bagniers.

Fontaine des Minimes

Cette fontaine est une des plus anciennes d’Aix. Archiépiscopale dès le début du XVème siècle, elle s’appelait alors Sainte Croix. Située à l’angle du cours des Minimes et de l’avenue maréchal de Lattre de Tassigny, elle devint propriété de la Ville en 1680 et permit aux pères Minimes d’irriguer les jardins riverains.

Cette fontaine est sobre avec son pan coupé et son grand portique encadrant deux panneaux de pierre plus tendre. L’eau arrive par deux canons sortant de deux mascarons représentant des têtes à cheveux bouclés.

Fontaine des Trois Ormeaux

La fontaine des Trois Ormeaux a été édifiée sur la place du même nom en 1632, sous la protection de la Vierge Marie qui trône au coin de la place.
L’histoire raconte qu’un citoyen aixois refusa de se soumettre aux troupes de Charles Quint et fut alors pendu à l’un des trois ormeaux. Ces arbres ont aujourd’hui disparu et ont été remplacés par des érables. La fontaine est aujourd’hui approvisionnée par l’eau de ville.

Fontaine Gilly

En 1988 est décidée la création d’une place et d’une fontaine. Elle portera le nom de Séraphin Gilly. Artiste sculpteur du XXème siècle, son œuvre s’affirme tant dans la rénovation de Monuments Historiques (Opéra de Paris, Arc de Triomphe...) que par des centaines de pièces, bustes en noyer, marbre, bronze, bas-relief … dont plusieurs ornent divers lieux aixois dont la faculté de droit.

Fontaine Marcello Drutel

La fontaine de la place Saint Honoré est une des plus récentes de la ville. Elle porte le nom d’une poétesse.

Écrivain français mais aussi tambourinaire et félibrige, Marcello Drutel (1897-1985) dispensa des cours de provençal à l’école normale d’institutrices d’Aix-en-Provence pendant 37 ans.

Fontaine Miollis

Cette fontaine a été installée par la famille Fonsclombe devant le couvent de la visitation en 1671 qui était sur cette place, autrefois appelée place des Grands Boulevards.

Elle prend ensuite le nom de Miollis, illustre famille aixoise. Sextius Alexandre François de Miollis était fils d’un conseiller au Parlement, et général de la révolution française.

Fontaine Pascal

La fontaine Pascal, classée Monument historique en 1929, se situe en haut du Cours Sextius, en face de la rue des Cordeliers qui marque le passage dans le vieux Aix.

Une précédente fontaine fut édifiée à cet emplacement en 1713 mais la source à partir de laquelle elle tirait l’eau n’en apportait pas assez. En temps de sécheresse, la population du quartier souffrait de ce manque, et des épidémies se propageaient. En 1833, afin de mettre un terme à ces pénuries répétées, on fora plus profondément dans le puits. Pour célébrer ce nouveau flux d’eau, une fontaine fut construite après la démolition de l’ancienne, qui rappelait des temps difficiles.

La situation resta inchangée jusqu’en 1922 quand Sylvain Pascal, un riche commerçant de la rue des Cordeliers, décida d’honorer les habitants de son quartier en offrant une fontaine symbolisant la beauté et le charme de la Provence. Le monument, dessiné par l’architecte Lieutaud et exécuté par le sculpteur Baille, montre, sur une urne située au sommet, une farandole de 4 jeunes Provençales, accompagnées sur le piédestal par un tambourinaire. De chaque côté du massif au centre, sont représentées 2 têtes d’un Bacchus juvénile, dont les canons crachent l’eau dans 2 vastes coquilles.

Cette fontaine est directement alimentée par l’eau des thermes ainsi que celle des Cordeliers.

Fontaine Saint Louis

La fontaine Saint-Louis est située au début du cours des arts et métiers, à la place de la porte Saint-Louis.

La colonne est un des derniers vestiges encore visibles du palais comtal ; elle porte le buste de Louis IX. Sur le socle, les deux faces de bouclier et le lion symbolisent la victoire romaine sur les Salyens. Sur la 3ème face, un écu des croisés ; et sur la 4ème, les armes de la Ville et une inscription : fontaine élevée en 1667 par les consuls et le peuple d’Aix, détruite à la Révolution, réédifiée en 1819 sous Louis XVIII, rétablie en 1843 sous Louis Philippe.

Lebas en est l’architecte et Louis-Félix Chabaud le sculpteur.

Fontaine Villeverte

La fontaine Villeverte, située sur la place Paul Ferreol, rappelle que par le passé ce quartier d’Aix-en-Provence, aujourd’hui en plein essor avec les Allées Provençales, était occupé par de nombreux prés et champs.

Alimentée par la source sous la traverse de la Molle, elle date de 1683 et fut sculptée par Escursau. A ce jour, elle possède deux vasques : une large, à margelle basse, qui servait aux bétail lors de la transhumance ; et l’autre, en forme de conque, qui permettait à la population d’y puiser l’eau. Le bassin et la conque sont alimentés chacun par un mascaron en bronze représentant une tête d’homme d’allure sévère, bouche ouverte. A son sommet, se trouve une urne en fonte placée là en 1848.