Edifices historiques

Edifices historiques

La Tourreluque

Dans le parc de l’hôtel des thermes, est encore visible la tour d’angle polygonale de l’enceinte dite la Tourreluque.

On remarquera à côté des archères à croisée (XIVe) les larges bouches à feu ovales, vraisemblablement aménagées au cours du siège de 1593.

Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers

ENSAM

L’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers.

Créée en 1843 grâce à l’influence de Thiers, l’ENSAM est installée sur l’emplacement d’un monastère royal, transformé en Hôpital en 1643, puis en caserne sous Napoléon Ier. L’école, la troisième en France, dispensait dans une scolarité de trois ans les connaissances théoriques et pratiques nécessaires aux professions industrielles.

Bien que la jeunesse aixoise soit peu attirée par les professions de l’industrie et du commerce, des établissements privés s’ouvrent pour assurer la préparation à l’ENSAM, telle l’école Saint-Eloi.

Parmi les éléments architecturaux relatifs au XIXe siècle : l’amphithéâtre d’honneur en forme de rotonde (1860-1869), le hall d’atelier en charpente métallique avec verrière (1910) traité dans le style des halles de Baltard ; une cheminée d’usine -la dernière d’Aix-en-Provence- et le beffroi original en charpente métallique.

Palais de justice

Au XVe siècle l’architecte Jean de Paris, Contrôleur des Bâtiments Royaux, dessine le quartier Villeneuve, à l’Est de la ville, en ayant le souci de perspectives et d’ordonnances régulières. La "rue du boulevard" (rue Emeric David) est l’alignement fort du nouveau quartier. Ledoux centrera sur elle la façade de son nouveau Palais.

Construit sur l’emplacement de l’ancien Palais Comtal, le Palais de Justice est commandé en 1787 à Claude-Nicolas Ledoux, qui avait imaginé simultanément la restructuration du quartier. Plus de 200 maisons sont détruites pour créer ce nouvel édifice. La Révolution éclate et les travaux suspendus, ne reprendront qu’en 1822 légèrement modifiés par Michel Penchaud, l’architecte de la prison. Achevé en 1831, la Cour s’y installe le 13 novembre 1832.
Devant le Palais des monuments à la gloire de Siméon et Portalis* sont élevés en 1842, oeuvres de l’aixois Ramus inaugurées le 8 novembre 1847. Le fronton néoclassique prévu comme sur le Palais de Justice de Marseille, ne sera jamais réalisé.

Jean-Etienne-Marie Portalis (1778-1807) est un brillant juriste provençal, longtemps avocat à Aix, membre du conseil de la ville en 1789. Napoléon lui confie avec d’autres, la rédaction du Code Civil. Devenu Ministre, il marque son temps par la rédaction du Concordat avec les églises de France.

Palais Monclar

(Ancienne prison)

Lors des travaux de construction du Palais de Justice, Claude-Nicolas Ledoux dessine les plans de l’ancienne prison, mais la Révolution éclate.

Les travaux suspendus, ne reprendront qu’en 1822 légèrement modifiés par le nouvel architecte, Michel Penchaud.

La prison sera achevée en 1832 peu après le palais de justice. Sa mise en perspective est réalisée à partir de la rue Peyresc dans l’alignement de la rue Manuel. Elle abrite aujourd’hui la cour d’appel interrégionale d’Aix-en-Provence.

Institut d’études politiques (IEP)

En 1409 Louis II, comte de Provence, créa l’Université d’Aix.

Sa fondation fut approuvée par le Pape Alexandre V par bulle pontificale. Il ne reste aucun vestige des bâtiments primitifs.

L’édifice a été reconstruit par Georges Vallon entre 1734 et 1741.
Un avant-corps à colonnes marque la façade, surmonté d’un fronton orné d’une allégorie de la Justice.

L’Université regroupait les écoles de grammaire, de théologie, de droit civil et canonique.

L’ancienne université de droit d’Aix (transférée en 1950) accueille aujourd’hui l’Institut d’Etudes Politiques.
Le buste de Peiresc a été déplacé, sur le côté gauche de la place.

Tour de l’horloge

Classée MH 1995

Porte d’entrée du bourg Saint-Sauveur, la tour communale enjambe la rue.

Dans les années qui suivent 1357, le local de réunion du conseil de ville, errant à l’origine, se fixe au pied de la Tour de l’horloge.

Surélevée, la construction de la Tour de l’horloge dans sa forme quasi-actuelle, se situe dans les années 1510-1512.

Une inscription actuellement disparue, attestait que la tour avait été élevée en 1510 sur une porte de la ville comtale.

L’hôtel de ville datant de la fin du XIVe siècle, incendié en 1536, sera reconstruit en deux campagnes de 1655 à 1660 et de 1665 à 1670.

Palais Comtal

Place des Prêcheurs

L’histoire du palais commence avec les comtes de Provence de la famille de Barcelone, dès le XIIe siècle. Après la réunion du comté de Provence au royaume de France, le palais ne cesse d’être modifié et embelli, accueille les nouvelles administrations de la province, dont le Parlement instauré en 1501 dans une aile construite sous le roi René.

Grâce aux plans de Ledoux (1775), la distribution des espaces nous est donnée. Au rez-dechaussée : l’aile Est, donnant sur la place des Prêcheurs, abritait le Parlement et le Bureau des Finances. L’aile Sud était occupée par la Cour des Comptes. Vers l’arrière se trouvaient les locaux de la Conciergerie, les prisons, les écuries et autres annexes donnant sur des cours intérieures. L’angle sud-ouest était affecté au logement des gouverneurs.

Le roi René, ‘‘prenant exemple sur les modèles des Este de Ferrare’’, décide de moderniser et embellir le palais, flanqué à l’Est d’une ‘‘aile nouvelle ornée de loggias modernes à l’italienne ouvertes en portique’’.
Il créé un grand jardin agrémenté d’oeillets, de plantes exotiques et où sont cultivées de rares variétés de raisin.

Il fait naître une Cour d’où rayonneront l’art et la culture. Il s’entoure de peintres et de musiciens, fait venir des peintres flamands dont Van Eyck, des sculpteurs réputés de Naples et de la célèbre école de peinture d’Avignon, le plus prestigieux des maîtres du XVe siècle : Nicolas Froment ou encore Enguerrand Char ton, artistes qui illustrèrent son règne.