Propreté : la montée en puissance du tri en bas de chez soi

Une expérimentation menée depuis le printemps au Faubourg permet à ses habitants de trier à l’intérieur même du quartier.

Les habitants du centre historique doivent jusqu’à présent se rendre sur le tour de ville pour y trouver des conteneurs de tri jaunes, et y déposer plastiques, cartons ou papiers. Le maire Sophie Joissains souhaite initier une solution plus proche encore, à proximité immédiate des habitations.

Depuis le 15 mai 2023 une expérimentation est menée sur le quartier Faubourg, où une dizaine d’emplacements ont été identifiés en concertation avec le CIQ Faubourg Sextius, de la rue de la Paix, en passant par la rue Célony, jusqu’au cours Sextius. À chaque endroit, deux conteneurs, l’un jaune pour les emballages ménagers en plastique et carton, l’autre pour les ordures ménagères.

Les premiers résultats sont très satisfaisants, puisque les bacs ont permis de récolter près de six tonnes de déchets. La présence d’un conteneur d’ordures ménagères permet par ailleurs de réduire le taux d’erreur de tri - très faible au Faubourg -, et d’offrir davantage de souplesse aux habitants pour sortir leurs poubelles.

L’expérimentation du « tri de proximité » permet d’augmenter le volume de déchets triés, et donc mécaniquement de réduire celui des ordures ménagères, avec en ligne de mire moins de sacs déposés au pied des immeubles. Esthétiquement c’est plus joli et sur le plan sanitaire, cela évite la prolifération des rats.

Après le Faubourg, une discussion avec le quartier Mazarin va s’engager pour y débuter la deuxième phase de cette expérimentation. Un quartier choisi notamment pour sa part de commerces (20%), plus faible qu’au Faubourg (30%). Deux autres zones tests ont été identifiées, comptant 50 et 70% de commerces. Un moyen d’établir un bilan précis de l’opération, avant son éventuel déploiement à la totalité du centre-ville.

L’expérimentation ne concerne pas le verre, qu’il faut toujours déposer dans les colonnes situées sur le périphérique.

15 000 tonnes

Le centre-ville d’Aix ne compte que 15 000 habitants, mais il génère 15 000 tonnes de déchets par an. En France la moyenne se situe à 300 kilos par an et par habitant. Un chiffre qui s’explique par le nombre important d’usagers qui le fréquentent, notamment les touristes et l’importante commercialité (métier de bouche et autres).

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Aix, ville durable

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Mercredi 22 mai 2024