L’Écureuil roux

Classe des mammifères

Espèce Protégée

Zerynthia polyxen (Denis & Schiffermüller, 1775)

L'Écureuil roux

JE ME PRÉSENTE !

De couleur rousse, une queue en panache, les oreilles au vent, vous me connaissez tous... un des animaux au plus important capital sympathie présent en France. Diurne arboricole et hyperactif, je suis le plus gros rongeur arboricole présent en France, je suis l’Écureuil roux de la famille des Sciuridés. Un qui nom vient du grec, signifiant ombre et queue.
Nous sommes 258 espèces de sciuridés, dont font également partie la Marmotte et le Chien de prairie. Je suis solitaire et ne fréquente mes congénères que pour la reproduction ou si les ressources sont en abondance, sans quoi, je passe le plus clair de mon temps à rechercher de la nourriture.

À QUOI JE RESSEMBLE ?

Je mesure en moyenne une vingtaine de centimètres et ma queue à peu près autant, pour un poids entre 200 et 400 grammes. Roux avec le ventre blanc, certains peuvent être marron foncé, marron-gris ou même gris-noir.
Un pinceau de poils aux oreilles, de petites griffes, de gros yeux noirs, 4 doigts aux pattes antérieures et 5 aux postérieures et des abajoues, de petites poches qui permettent de stocker de la nourriture dans la bouche.
On ne peut pas me confondre avec d’autres espèces en France, sauf dans la région d’Antibes où vit une espèce introduite : l’Écureuil à ventre rouge (Callosciurus erythraeus). Ce dernier a le ventre roux acajou et pas de touffe de poils aux oreilles.

OÙ JE VIS ?

Je suis ce que l’on appelle une espèce ubiquiste, capable de vivre dans une grande diversité de milieux entre l’Europe de l’Ouest et l’Asie, des forêts méditerranéennes jusque dans le grand nord et bien sûr en passant par les villes. Tant qu’il y a des arbres, je peux m’acclimater même si j’ai une préférence pour les forêts de conifères.
L’Atlas de la biodiversité communale d’Aix a permis de signaler ma présence dans de nombreux endroits. Saviez-vous que je suis présent sur l’ensemble de la commune d’Aix ? Dans les jardins, mais également dans les parcs Saint-Mitre, Jourdan, Rambot, Cuques
et la Torse.

QUEL EST MON CYCLE DE VIE ?

Notre période des « amours » est assez longue, de décembre à juillet, mais avec un pic entre janvier et mars, une à deux portée peuvent être produites. Le mâle visite le nid de la femelle, juste le temps de la conception.
La gestation dure environ 40 jours pour donner 5 petits en moyenne, qui seront sevrés de 7 à 10 semaines et indépendants à 8 ou 16 semaines. Ils commencent alors à quitter le nid, mais la mère veille toujours et n’hésite pas à les mettre en sécurité, si besoin. Malgré cela, le taux de survie à un an dépasse difficilement les 20 %.
Nous avons une longévité de 6 à 7 ans maximum à l’état sauvage (10 ans en captivité) mais la moyenne est de 3.

MON RÉGIME ALIMENTAIRE

Je suis principalement granivore mais omnivore par opportunisme. Ma préférence va aux graines contenues dans les cônes des conifères. Je consomme aussi des noix, des noisettes, des châtaignes, des champignons, des bourgeons, des fleurs d’arbres quelques baies et fruits à pulpe et de l’écorce. Très occasionnellement, je peux aussi consommer des insectes, des œufs et des jeunes oiseaux encore au nid. Je ronge également des os pour compléter mes besoins en minéraux. Et s’il faut, je suis capable d’aller faire un tour dans vos garages et greniers pour voir ce qui s’y trouve.
Je fais des stocks de graines à de nombreux endroits, ne les récupère pas toutes, et certaines vont germer. Récemment, il a été mis en lumière que j’aidais donc au développement des forêts.

MES PRÉDATEURS

Mes principaux prédateurs sont les renards, rapaces et la Martre des pins. Les pies exercent une redoutable pression. Ces oiseaux si intelligents ont mis au point une technique à deux, pendant que l’une d’elles éloigne une mère, l’autre vient chercher un petit dans le nid, les chats sont également de redoutables prédateurs en villes.
Dans l’ensemble, ce sont les jeunes, les malades et les plus âgés qui sont chassés. Notre combinaison de rapidité et d’agilité font de nous des individus difficiles à attraper.
Sans être prédateur, l’Écureuil à ventre rouge entre en concurrence avec nous et devient donc une menace pour notre population déjà en baisse.

COMMENT ME FAVORISER

Mon territoire de prédilection étant la forêt, leur fragmentation et les monocultures d’arbres ne jouent pas en ma faveur. La restauration de corridors écologiques permet les déplacements de mon espèce et donc augmente la diversité génétique.

MON STATUT DE CONSERVATION

Europe : LC (Préocupation Mineure)
France : LC (Préocupation Mineure)

LE MOT DU MUSÉUM
Les écureuils roux sont très présents sur la commune, les aixois ont eu l’occasion de signaler des observations en 2022 et 2023 à l’occasion de la quête écureuil dans le cadre de l’Atlas de la Biodiversité Communale. Les résultats sont disponibles sur le site de la ville dans la rubrique Aix en carte > Nature et Biodiversité > Quêtes hérissons et écureuils.

Sources : Silène / MNHN
Document : Céline Monthérat
Photo : Chloé Duque


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Fiche espèce - L’Écureuil roux