Des mésanges contre les chenilles processionnaires

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Plutôt que d’utiliser des traitements chimiques pour combattre la prolifération des chenilles processionnaires. Aix a réintroduit au Pavillon de Vendôme la mésange, l’un de ses plus grands prédateurs.

« Un couple de mésanges peut dévorer jusqu’à 500 chenilles par jour pour nourrir ses petits au printemps. L’hiver, c’est aussi leur seule nourriture ».
En écoutant Patrick Pot, l’agent de la Ville qui veille toute l’année sur le parc du Pavillon de Vendôme, on comprend vite l’utilité des nichoirs installés depuis 2016 dans les pins, mais aussi en haut d’un tilleul et d’un chêne. Les quatre nichoirs accueillent aujourd’hui une dizaine de mésanges. Peu farouche, le petit oiseau coloré au bec court s’est vite acclimaté.

Les chenilles processionnaires du chêne et du pin prolifèrent sur le territoire français. À Aix, c’est celle du pin qui pose problème. Avec leurs poils urticants, elles se déplacent en file indienne, expulsant leurs couvertures en cas d’agression.

Le procédé, redoutable, peut causer des réactions inflammatoires graves sur l’homme. La chenille, qui se nourrit d’aiguilles de pins, affaiblit aussi l’arbre. Elle s’attaque au pin évidemment mais également à d’autres résineux, comme le cèdre. Pour enrayer le phénomène d’expansion, la pulvérisation de Bacillus reste une solution radicale et parfois nécessaire.

« C’est une bactérie qui vient bloquer les mandibules des chenilles. Le traitement n’est cependant pas anodin, car toutes les chenilles en sont victimes rappelle Patrick Pot. D’où l’importance de privilégier le préventif, avant de passer au correctif ».
Le trou du nichoir doit être orienté sud / sud-est, notamment en raison du mistral, et son diamètre inférieur à 3 cm.
Il faut aussi les entretenir régulièrement. Le Pavillon de Vendôme accueille par ailleurs des composteurs et un hôtel à insectes. La biodiversité et le respect des équilibres naturels ne sont pas incompatibles avec l’organisation drastique d’un jardin à la française.