Aix au rythme du Mois de l’Europe

Après deux éditions quasiment numériques - en raison de la pandémie de Covid-19 – le Mois de l’Europe revient sur le terrain pour cette 22e édition avec 43 événements programmés en mai. Avec la volonté, plus que jamais dans le contexte international actuel, de renforcer l’identité européenne en créant des ponts entre les cultures. Danse, littérature, expositions, parcours dans la ville, conférences & débats, concerts ou encore cinéma composent cette programmation riche en rendez-vous.

Au plus proche de chacun, les acteurs qui font vivre le sentiment européen à Aix-en-Provence se sont mobilisés en composant un programme dense qui invite à découvrir et à réfléchir. Pour la première fois, des propositions s’adressent aux jeunes de toutes les tranches d’âge : dès la crèche, dans les écoles, les collèges, les lycées, l’université… Et parmi les nouveautés, à noter la participation des Rencontres du 9e Art, du théâtre du Bois de l’Aune, du musée Granet, ou encore de la Lipaix.

Inauguration du Mois de l’Europe le mercredi 4 mai à l’Hôtel de Ville :


 17h30 : Interprétation de la chorégraphie « Danse l’Europe ! » d’Angelin Preljocaj sur la place de l’Hôtel de Ville par 27 danseurs du Conservatoire, qui ont déjà déposé par ailleurs sur Numeridanse.tv leur propre version

 18h : Conférence « L’Europe d’après : quels espoirs ? Quelles ambitions ? », organisée par la Ville en partenariat avec l’IEP et le Mouvement européen, animée par Rostane Mehdi, directeur général de l’IEP, avec Valérie Drezet-Humez, cheffe de la Représentation de la Commission européenne en France, et Isabelle Coustet, cheffe du Bureau du Parlement européen à Paris.

Le 9 mai en danse
Pour célébrer la journée de l’Europe, le Ballet Preljocaj invite tous les Aixois à 18h30 esplanade Mozart pour danser ensemble la proposition participative « Danse l’Europe ! », commandée à Angelin Preljocaj dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne. Après la version complète de 23 minutes avec l’échauffement, rendez-vous sur le cours Mirabeau pour reprendre la chorégraphie de 9 minutes au cœur du centre-ville. La soirée se prolongera jusqu’à 21h en haut du cours avec le DJ set électro de Rorre Ecco, organisé par le 6MIC et financé par la Ville d’Aix-en-Provence.

Découvrez aussi dans le reste de la rubrique plusieurs articles pédagogiques qui présentent l’Union européenne, ses missions, et en quoi elle est utile au quotidien pour chacun d’entre nous. Focus également sur les liens qu’Aix-en-Provence entretient avec ses 6 villes jumelles européennes et l’implication de l’UE sur notre territoire.

Par ailleurs, à l’occasion de la Journée de l’Europe le 9 mai et de la Présidence française de l’Union européenne, la Commission européenne propose ici une information complète pour rendre l’action de l’UE plus accessible et en savoir plus, par exemple, sur les décodeurs de l’Europe ou les Centres Informations Europe Direct (CIED).

Parcourez tout le programme de la Fête de l’Europe en cliquant sur le document ci-dessous :

Programme du mois de l’Europe

Espace de paix à l’origine, l’Union européenne est devenue sur de nombreux plans, au fil des ans, un acteur incontournable de la scène internationale... et locale.

Le concept d’union européenne est né au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. En moins de 30 ans, deux conflits ont déchiré l’Europe du XXe siècle ; et en 1950, la déclaration du ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Robert Schuman, qui propose la mise en commun des productions française et allemande de charbon et d’acier, ouvre la voie vers une pacification. Au fil des ans, la CECA d’origine, fondée par 6 pays, devient CEE, puis CE et enfin Union européenne (UE) ; celle-ci a d’ailleurs reçu le prix Nobel de la Paix en 2012.

Soixante dix ans après cette prise de conscience européenne, les 27 pays qui la composent aujourd’hui travaillent à une union politique consacrée à l’intérêt collectif. Ils couvrent un territoire de 4,2 M de km2 et 443 M d’habitants et représentent le 2e PIB mondial après les Etats-Unis.


Qui fait quoi ?

L’Union européenne est composée de sept institutions : le Conseil européen, la Commission européenne, le Conseil de l’Union européenne, le Parlement européen, la Cour de justice de l’Union européenne, la Banque centrale européenne et la Cour des comptes.

Le Conseil européen, composé des 27 chefs d’Etat ou de gouvernement, donne les orientations politiques, qui sont traduites par la Commission européenne dans des propositions de lois ou directives. Celles-ci doivent ensuite être votées et par le Conseil de l’UE - qui réunit par thématique des ministres des 27 pays - et par le Parlement. Elles synthétisent donc la volonté de tous les pays et tous les citoyens. En effet, sur ce dernier point, le Parlement est la seule institution européenne à être élue au suffrage universel direct, renouvelée tous les cinq ans. Il représente donc directement l’expression des citoyens et ce sont ses 705 députés qui votent et choisissent le président de la Commission européenne.
Chacune de ces sept institutions a des fonctions bien définies ; elles sont complémentaires pour représenter la force de cette union des 27.


A quoi ça sert ?

L’UE œuvre dans des secteurs stratégiques tels que l’économie, le développement durable, le progrès social, la sécurité ou encore la justice... « Il faut savoir que les deux-tiers des lois votées par le Parlement français sont des transcriptions de directives prises par l’UE », souligne Claude Reynoird, président jusqu’en 2020 du Mouvement européen - Provence basé à Aix-en-Provence. D’où l’impact direct de cette gouvernance sur le quotidien des Français.

C’est grâce à l’Union européenne, par exemple, que depuis 1992, ses résidents peuvent circuler librement, étudier, travailler ou habiter dans un de ses 27 pays. Grâce à elle aussi que les frais de douanes ont disparu et qu’a été instaurée la monnaie unique. « Si la mise en place en 1999 de l’euro facilite les voyages et déplacements des particuliers », rajoute M. Reynoird, « elle assure aussi la sécurité des transactions pour les nombreuses TPE-PME au sein desquelles travaillent nos concitoyens. Or il faut savoir que 60% du commerce extérieur se négocie avec des pays de l’Union. »

L’usage du forfait téléphonique en Europe, la protection des consommateurs, de l’alimentation, la reconnaissance de la diversité linguistique à l’échelle nationale et régionale... C’est encore elle. Et toujours elle qui protège les terroirs avec la création d’AOP et IGP et soutient les agriculteurs. Par ailleurs, « la libre circulation des produits participe à la richesse de choix qui s’offre au consommateur français, tant en termes de produits alimentaires qu’industriels » conclut le président du Mouvement européen – Provence Claude Reynoird. Les exemples sont nombreux, l’UE est présente partout au quotidien pour accompagner les citoyens français, comme ceux des 26 autres pays.

1. Dans le cadre de sa politique de cohésion, l’Union européenne dédie un programme d’investissements à ses pays membres pour leur permettre de rester solidaires, tout en restant compétitifs, et de réduire les inégalités entre les régions.

Tous les ans, l’Europe s’engage localement dans chacun des 27 pays qui la composent, grâce aux Fesi (fonds européens structurels et d’investissement, cf encadré). En complément de financements publics ou privés, ces aides contribuent à la réalisation d’initiatives dans les domaines de l’emploi, de l’environnement, de la R&D, de l’éducation ou encore de la lutte contre la pauvreté. A ce titre, au cours de la période 2014-2020, 27 milliards d’euros – sur un budget total de 451 milliards - ont ainsi été attribués à la France et gérés par les Régions, dont près de 950 millions injectés dans des projets en Région Sud – Provence Alpes Côte d’Azur.

A Aix-en-Provence, plusieurs projets ont ainsi pu profiter de l’appui financier de l’Europe.

Au Jas de Bouffan notamment, où 733 logements collectifs sociaux ont bénéficié d’une rénovation thermique, architecturale et technique des bâtiments et espaces extérieurs. Ce vaste programme de travaux, qui a duré trois ans et s’est achevé en février 2019, a permis de faire baisser de 40% la consommation énergétique des parties communes et des appartements. Pour mener à bien cette réhabilitation, l’Union Européenne a accordé une subvention de 2,9 M€ dans le cadre du FEDER (Fonds européen de développement régional).

Dans un autre domaine, l’Europe accompagne, pour 25% du budget (versement de 1,45 M€), la modernisation du campus de l’école nationale supérieure des Arts et Métiers autour du projet mediastiAM.

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En France, un projet est cofinancé par des fonds européens toutes les 3 minutes

D’ici peu, la structure ouvrira un lieu de 2 000 m2 placé au service de la filière technologique, pour la formation des ingénieurs de l’industrie du XXIe siècle en couplant formation-recherche-innovation-entrepreneuriat.

Enfin, en matière d’environnement, la Ville d’Aix avait été contactée pour candidater au projet européen Airfresh (dans le cadre de l’initiative européenne Actions Innovatrices urbaines, alimentée par le Feder). Celui-ci vise à mesurer et quantifier, dans deux villes méditerranéennes, le bénéfice des arbres en milieu urbain sur la qualité de l’air et les températures. Le choix d’Aix-en-Provence a finalement bien été confirmé mi-mai 2020. Avec Florence, les deux villes serviront ainsi de territoires d’études jusqu’en 2022. Les données collectées permettront de dresser une cartographie aérienne et une liste comparative de ces essences accompagnée de résultats de mesure ; et d’y intégrer des futurs projets de plantation.

L’ensemble des projets financés sur le territoire aixois est disponible sur la cartographie développée par la Région Sud sur le site : https://europe.maregionsud.fr/que-fait-leurope-dans-ma-region/projets-finances/

Il existe cinq fonds structurels et d’investissement :
• Feder (fonds européen de développement régional)
• FSE (fonds social européen)
• Fonds de cohésion (qui ne concerne pas la France)
• Feader (fonds européen agricole de développement rural)
• Feamp (fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche)

2. L’Union européenne met également en œuvre des programmes thématiques qui permettent de développer des projets avec des acteurs d’autres pays membres dans les domaines du développement durable, de la culture, de la recherche et de l’innovation, de la mobilité des jeunes...

De nombreux acteurs aixois, associatifs, institutionnels ou privés, sont investis dans des projets mettant en réseau des partenaires européens. Voici quelques exemples.

Dans le cadre du programme Erasmus+, qui promeut la mobilité des jeunes Européens, l’association Anonymal a lancé à l’automne dernier un projet de médias participatifs pour les jeunes à l’échelle européenne, en partenariat avec deux acteurs italien et belge (Pérouse et Jodoigne). Il impliquera 8 jeunes en difficultés sociales et/ou culturelles et 5 éducateurs jeunesse par pays et permettra aux participants, pendant 26 mois, de développer leurs compétences en audiovisuel participatif et d’essaimer une web tv sur le territoire italien.
Plus généralement, le programme Erasmus+ est très sollicité par les établissements d’enseignement supérieur, au premier rang desquels Aix-Marseille Université, pour permettre aux étudiants de faire une partie de leur cursus ou des stages à l’étranger.

Acteur incontournable de la culture à Aix-en-Provence, le Festival d’Aix-en-Provence a également reçu une contribution de l’Union européenne, dans le cadre du programme Europe Creative, qui soutient les secteurs audiovisuel, culturel et créatif en Europe. Le projet Medinea, en partenariat avec le Centre culturel international de Hammamet (Tunisie), et Ente Musicale di Nuoro (Italie), permet notamment la formation et la rencontre de jeunes musiciens professionnels, des sessions de création interculturelle et des rencontres avec le public.

Autre programme européen qui a largement profité au territoire aixois : Horizon 2020, dédié à la recherche et à l’innovation. Ainsi, le cluster SAFE est impliqué dans un projet qui a reçu un financement de 3,5 millions d’euros pour mettre en place et animer une communauté européenne d’experts afin de mieux organiser la recherche et proposer des solutions de lutte contre les incendies et feux de forêts. On peut également citer le pôle de compétitivité CapEnergies, qui a obtenu un cofinancement de 6,9 millions d’euros pour le développement des réseaux électriques intelligents.
Plus récemment, Aix-Marseille Université a été retenue pour participer à trois projets financés par ce programme dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 : https://www.univ-amu.fr/fr/public/programme-h2020-horizon-europe.

3. La Politique agricole commune (PAC) consiste à soutenir l’ensemble des filières agricoles et à orienter les aides dédiées en faveur de l’élevage, de l’emploi, de l’installation de nouveaux agriculteurs, de la performance à la fois économique, environnementale et sociale et des territoires ruraux.

La PAC représente, en 2020, 34,5 % du budget total de l’Union Européenne et la France en est le premier pays bénéficiaire avec plus de 9 milliards d’euros en moyenne par an.

Les exploitations agricoles du territoire aixois peuvent ainsi bénéficier d’aides directes de l’Union européenne dans le cadre du Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) si elles font preuve de « bonnes pratiques agricoles et environnementales » ; c’est-à-dire qui respectent un certain nombre de normes concernant la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire ou encore le bien-être des animaux. C’est le principe de conditionnalité des aides.

L’ensemble des informations est disponible sur le site de la Chambre d’Agriculture Provence Alpes Côte d’Azur :
https://paca.chambres-agriculture.fr/nos-services/reglementaire/aides-agricoles/les-aides-agricoles-pac/

En 1913, dans la ville de Gand (Belgique), un groupe de maires et de gouverneurs lançait l’Union Internationale des Villes, avec pour objectif de maintenir un dialogue permanent entre municipalités. Cette volonté s’est renforcée après la Seconde Guerre Mondiale, ouvrant la voie à des instances multilatérales à l’instar du Conseil des communes d’Europe, créé en 1951, donnant ainsi naissance au jumelage. Sa diffusion et sa pratique en France sont revenues à l’Association française du conseil des communes et des régions d’Europe.

Ce concept puisera sa force dans la volonté tout entière des pays de l’Europe à vouloir retisser des liens d’amitié entre citoyens, y compris entre anciens pays ennemis. L’après-deuxième Guerre Mondiale verra ainsi la naissance de nombreux jumelages, particulièrement entre villes françaises et allemandes.

Du jumelage à l’action internationale des villes

Nés d’un objectif de réconciliation, les jumelages ont petit à petit évolué pour intégrer de nouvelles thématiques : échanges culturels, apprentissage linguistique et mobilité des jeunes, solidarité avec les municipalités des Pays du Sud, programmes européens de coopération interrégionale, développement économique et urbain... et plus récemment la mise en œuvre de projets permettant le rayonnement et le développement de l’attractivité des territoires. C’est ainsi que l’on parle désormais de l’action internationale des villes.


Les partenaires Européens d’Aix-en-Provence

Qui se ressemble s’assemble !

Parmi les villes de la région Sud, la cité cézannienne fait figure de ville active dans le domaine du jumelage et de la coopération internationale avec 15 villes partenaires, dont 6 européennes : avec Tübingen d’abord, en 1960, avant de s’élargir à cinq autres villes d’Europe présentant de grandes similitudes (villes universitaires, patrimoniales…) : Pérouse (Italie - 1970), Bath (Angleterre – 1977), Grenade (Espagne – 1979), Coïmbra (Portugal - 1985) et enfin Pécs (Hongrie) en 2012.
Les actions sont multiples : projets culturels, échanges universitaires et citoyens, mobilité des jeunes, promotion de la citoyenneté européenne, échanges d’expériences entre les élus et les administrations, développement économique… autant de thématiques permettant de faire vivre le projet européen à Aix-en-Provence et dans ses villes partenaires avec une volonté de mise en réseau, soutenue par des financements européens .


Alain-Jean Chabert, président de l’AJRI

« C’est une belle façon d’apprendre à se connaître »

L’Association des Jumelages et des Relations internationales de la Ville d’Aix (AJRI) est l’acteur des échanges citoyens entre Aix-en-Provence et ses villes partenaires. Alain-Jean Chabert, président de l’AJRI depuis 2016, chef d’orchestre, entre autres, du marché international des villes jumelles, contribue à faire connaître ces villes auprès du jeune public, à donner à voir leurs traditions culturelles et leurs gastronomies et à dynamiser des liens sans cesse plus étroits avec ses alter-égo européens.
 
Quelle(s) évolution(s) avez-vous pu constater dans le domaine des jumelages avec les villes européennes ?​

Les échanges culturels, sportifs, semblent en être plus que jamais un des aspects les plus riches. Échanges entre élèves d’une même classe, entre groupes qui partagent une passion : deux chorales, deux clubs ou équipes sportives, par exemple. C’est une belle façon d’apprendre à se connaître, à découvrir la culture de l’autre, ses valeurs, à se respecter mutuellement, à travailler ensemble. C’est cette dimension "humaniste", de "citoyen d’Europe" voire du Monde, que porte le "principe" du jumelage.
 
Quelles sont les actions les plus fréquentes qui animent le jumelage ?

Premièrement, l’accueil de citoyens des villes jumelées à l’occasion de séjours "touristiques". Et deuxièmement, les grandes manifestations telles que les marchés - à Aix (marché international des villes jumelles), à Bath (Christmas market), Pérouse (à l’occasion de la Fiera dei morti) et Tübingen (marché Ombro Provençal) ; ou encore le Printemps Artistique des Villes Jumelles Européennes (PAVJE) organisé depuis trois ans à Aix avec la spécificité de réunir au même moment en un même lieu des représentants de plusieurs villes jumelles à l’invitation de l’AJRI.  

Qu’est-ce qui fait la force du jumelage avec Aix selon vous ?

Les points communs entre villes : d’art, d’eau, universitaires (...) ; la richesse de leur histoire et de leur culture ; la diversité des actions et des échanges (scolaires, culturels, sportifs,...) ; l’attractivité de la ville d’Aix et de ses alentours (la Provence !). C’est parfois aussi une "personnalité" qui rapproche deux villes. Exemple : Pécs et Aix reliées par Victor Vasarely, artiste emblématique des deux villes par son œuvre et son héritage. Pécs est sa ville natale et il a choisi Aix-en-Provence pour créer la Fondation. Un lien fort aujourd’hui : les Français peuvent découvrir ses origines à Pécs et les Hongrois son activité en France.

Et pour aller plus loin, la Fédération départementale des villes jumelées des Bouches-du-Rhône, vous propose une carte interactive des jumelages dans le département

 

INSOLITE

A Bath, sur un banc en pierre, est gravé un poème de l’auteur aixois contemporain Michel Cahour, que la responsable du jumelage de Bath avait découvert à l’occasion d’une visite à Aix et qu’elle avait beaucoup apprécié.
A Tübingen, il existe un club de boulistes appelé "la Fanny joyeuse"…

Être français, c’est aussi être européen. La notion de citoyenneté européenne est apparue en 1992 avec le traité de Maastricht. Elle ne remplace pas la citoyenneté nationale mais vient la compléter en accordant de nouveaux droits à toute personne ayant la nationalité d’un des 27 pays membres de l’UE. Cette citoyenneté s’est vue renforcée au fur et à mesure de la construction européenne avec la signature de chaque nouveau traité : Amsterdam en 1997, Nice en 2001 (qui a permis la mise en œuvre de la Charte des droits fondamentaux signée un an plus tôt) et Lisbonne en 2007, qui ont fait émerger de nouveaux droits pour les citoyens européens.

Désormais, le citoyen européen bénéficie de droits civiques, politiques, économiques et sociaux. Une grande partie d’entre eux sont énumérés par cette Charte des droits fondamentaux et regroupés en six thématiques : dignité humaine, liberté, égalité, solidarité, citoyenneté et justice.

La législation européenne accorde ainsi de nombreuses garanties ; des principes les plus fondamentaux comme la protection de la santé à l’étranger ou le droit de vote, à des questions aussi pratiques que la possibilité de renvoyer un article commandé en ligne ou des compensations pour un vol aérien retardé ou annulé.


A noter parmi tous ces droits qui peuvent parfois changer la vie au quotidien :

  • Libre circulation : il est possible de voyager, vivre, travailler ou étudier dans n’importe lequel des pays de l’UE.
  • Santé : sur simple présentation de la carte européenne d’assurance maladie (à demander auprès de son organisme), chaque citoyen peut bénéficier des soins du système de santé public dans les mêmes conditions que les habitants de ce pays.
  • Droit des consommateurs : le consommateur bénéficie d’un droit de retrait de 14 jours pour un achat en ligne et d’une sécurité sur les produits non alimentaires, grâce au système d’alerte rapide de l’UE qui permet d’identifier et de retirer du marché des articles dangereux.
  • Voyages : il existe toute une panoplie de droits des passagers et voyageurs, de l’information à l’indemnisation, en passant par l’assistance et même l’aide d’un consulat ou d’une ambassade de n’importe quel autre Etat membre de l’UE si votre pays n’est pas représenté sur votre lieu de déplacement.
  • Elections européennes et municipales : tout citoyen européen peut voter et être candidat dans les mêmes conditions que les ressortissants du pays où il réside.
  • Télécommunications : il est désormais possible de changer d’opérateur de téléphonie mobile à tout moment sans changer de numéro de téléphone. La réglementation européenne permet notamment aussi d’utiliser son téléphone partout dans l’UE sans frais d’itinérance supplémentaire. En outre, le numéro d’urgence 112 fonctionne dans tous les Etats membres. Pratique en cas de problème.
  • Aide et sécurité juridique en cas de divorce ou séparation transfrontières. Il existe aussi une protection européenne pour les victimes de violences et le droit à un procès équitable partout dans l’UE.
  • Expression personnelle : chacun peut lancer ou soutenir une initiative citoyenne à l’intention de la Commission européenne et adresser une pétition au Parlement européen, dans les domaines qui relèvent de leurs compétences. Depuis 2011, l’ICE (initiative citoyenne européenne) permet d’initier un débat ou une proposition de loi. Pour être recevable, elle doit recueillir au minimum 1 million de signatures, d’au moins 7 pays de l’UE. Pas de mininum en revanche pour une pétition ; celle-ci, qui prend la forme d’une plainte ou d’une requête, peut être adressée par tout citoyen de l’UE, individuellement ou collectivement.
  • Information et orientation : tout citoyen européen peut obtenir des informations et des conseils sur ses droits en contactant l’UE dans sa propre langue.
Une mine d’informations

Retrouvez plus de renseignements pratiques sur tous les droits des citoyens européens sur le site web « L’Europe est à vous », à l’adresse : https://europa.eu/youreurope/citizens/index_fr.htm

Le service Europe Direct répond aussi aux questions par téléphone au 00800 6 7 8 9 10 11, par mail ou en ligne sur internet (https://ec.europa.eu/france/services/contact-points_fr).


Le point de vue d’Alain-Pierre Merger, président de la Maison de l’Europe de Provence « Donner une envie européenne »

« L’UE existe depuis longtemps et elle a beaucoup avancé en termes de droits du citoyen européen. Elle défend nos libertés et apporte des progrès dans de nombreux domaines, particulièrement économique. Le droit des consommateurs est d’ailleurs celui qui concerne tout le monde à un moment ou à un autre de sa vie. Mais pourtant les citoyens se sentent éloignés des institutions européennes et cela fait partie de nos missions de développer ce sentiment de citoyenneté.
La Maison de l’Europe de Provence a à cœur de montrer que l’Europe vit au niveau local et d’éveiller cette prise de conscience que nous appartenons à un plus vaste territoire que celui de notre ville ou de notre pays.
A ce titre, nous sommes un relais d’informations, organisons de la formation en collèges et lycées, et proposons entre 1 et 2 événements pas mois qui participent à diffuser la citoyenneté européenne : débats d’actualité, célébrations de manifestations ou traditions européennes ou encore soirées culturelles... L’idée, c’est de donner une envie européenne. »