Les jumelages européens d’Aix

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En 1913, dans la ville de Gand (Belgique), un groupe de maires et de gouverneurs lançait l’Union Internationale des Villes, avec pour objectif de maintenir un dialogue permanent entre municipalités. Cette volonté s’est renforcée après la Seconde Guerre Mondiale, ouvrant la voie à des instances multilatérales à l’instar du Conseil des communes d’Europe, créé en 1951, donnant ainsi naissance au jumelage. Sa diffusion et sa pratique en France sont revenues à l’Association française du conseil des communes et des régions d’Europe.

Ce concept puisera sa force dans la volonté tout entière des pays de l’Europe à vouloir retisser des liens d’amitié entre citoyens, y compris entre anciens pays ennemis. L’après-deuxième Guerre Mondiale verra ainsi la naissance de nombreux jumelages, particulièrement entre villes françaises et allemandes.

Du jumelage à l’action internationale des villes

Nés d’un objectif de réconciliation, les jumelages ont petit à petit évolué pour intégrer de nouvelles thématiques : échanges culturels, apprentissage linguistique et mobilité des jeunes, solidarité avec les municipalités des Pays du Sud, programmes européens de coopération interrégionale, développement économique et urbain... et plus récemment la mise en œuvre de projets permettant le rayonnement et le développement de l’attractivité des territoires. C’est ainsi que l’on parle désormais de l’action internationale des villes.


Les partenaires Européens d’Aix-en-Provence

Qui se ressemble s’assemble !

Parmi les villes de la région Sud, la cité cézannienne fait figure de ville active dans le domaine du jumelage et de la coopération internationale avec 15 villes partenaires, dont 6 européennes : avec Tübingen d’abord, en 1960, avant de s’élargir à cinq autres villes d’Europe présentant de grandes similitudes (villes universitaires, patrimoniales…) : Pérouse (Italie - 1970), Bath (Angleterre – 1977), Grenade (Espagne – 1979), Coïmbra (Portugal - 1985) et enfin Pécs (Hongrie) en 2012.
Les actions sont multiples : projets culturels, échanges universitaires et citoyens, mobilité des jeunes, promotion de la citoyenneté européenne, échanges d’expériences entre les élus et les administrations, développement économique… autant de thématiques permettant de faire vivre le projet européen à Aix-en-Provence et dans ses villes partenaires avec une volonté de mise en réseau, soutenue par des financements européens .


Alain-Jean Chabert, président de l’AJRI

« C’est une belle façon d’apprendre à se connaître »

L’Association des Jumelages et des Relations internationales de la Ville d’Aix (AJRI) est l’acteur des échanges citoyens entre Aix-en-Provence et ses villes partenaires. Alain-Jean Chabert, président de l’AJRI depuis 2016, chef d’orchestre, entre autres, du marché international des villes jumelles, contribue à faire connaître ces villes auprès du jeune public, à donner à voir leurs traditions culturelles et leurs gastronomies et à dynamiser des liens sans cesse plus étroits avec ses alter-égo européens.
 
Quelle(s) évolution(s) avez-vous pu constater dans le domaine des jumelages avec les villes européennes ?​

Les échanges culturels, sportifs, semblent en être plus que jamais un des aspects les plus riches. Échanges entre élèves d’une même classe, entre groupes qui partagent une passion : deux chorales, deux clubs ou équipes sportives, par exemple. C’est une belle façon d’apprendre à se connaître, à découvrir la culture de l’autre, ses valeurs, à se respecter mutuellement, à travailler ensemble. C’est cette dimension "humaniste", de "citoyen d’Europe" voire du Monde, que porte le "principe" du jumelage.
 
Quelles sont les actions les plus fréquentes qui animent le jumelage ?

Premièrement, l’accueil de citoyens des villes jumelées à l’occasion de séjours "touristiques". Et deuxièmement, les grandes manifestations telles que les marchés - à Aix (marché international des villes jumelles), à Bath (Christmas market), Pérouse (à l’occasion de la Fiera dei morti) et Tübingen (marché Ombro Provençal) ; ou encore le Printemps Artistique des Villes Jumelles Européennes (PAVJE) organisé depuis trois ans à Aix avec la spécificité de réunir au même moment en un même lieu des représentants de plusieurs villes jumelles à l’invitation de l’AJRI.  

Qu’est-ce qui fait la force du jumelage avec Aix selon vous ?

Les points communs entre villes : d’art, d’eau, universitaires (...) ; la richesse de leur histoire et de leur culture ; la diversité des actions et des échanges (scolaires, culturels, sportifs,...) ; l’attractivité de la ville d’Aix et de ses alentours (la Provence !). C’est parfois aussi une "personnalité" qui rapproche deux villes. Exemple : Pécs et Aix reliées par Victor Vasarely, artiste emblématique des deux villes par son œuvre et son héritage. Pécs est sa ville natale et il a choisi Aix-en-Provence pour créer la Fondation. Un lien fort aujourd’hui : les Français peuvent découvrir ses origines à Pécs et les Hongrois son activité en France.

Et pour aller plus loin, la Fédération départementale des villes jumelées des Bouches-du-Rhône, vous propose une carte interactive des jumelages dans le département

 

INSOLITE

A Bath, sur un banc en pierre, est gravé un poème de l’auteur aixois contemporain Michel Cahour, que la responsable du jumelage de Bath avait découvert à l’occasion d’une visite à Aix et qu’elle avait beaucoup apprécié.
A Tübingen, il existe un club de boulistes appelé "la Fanny joyeuse"…