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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>Aix capitale : l'ouverture au monde</title>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108167 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44705_93-7085c.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108167 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien ins&#233;r&#233;e de tout temps dans le march&#233; de la c&#233;ramique r&#233;gionale et les r&#233;seaux de diffusion internationaux, Aix, si&#232;ge du Parlement de Provence o&#249; se regroupe toute la noblesse fieff&#233;e et de robe de la Provence, est largement ouverte aux apports &#233;trangers et &#224; la nouveaut&#233;, qu'il s'agisse des objets du quotidien le plus humble ou des curiosit&#233;s et des tr&#233;sors pr&#233;cieux de l'Orient fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objets certainement remarquables seulement connus au travers d'un acte notari&#233;, des &#171; potz longz et chevrettes terre de Lyon &#187; figurant dans l'inventaire de l'apothicaire Joseph Mille en 1638, prouvent, si besoin en &#233;tait, la diffusion &#224; longue distance de belles fa&#239;ences qui pour ce que l'on en sait &#233;taient sans doute de belles ma&#239;oliques polychromes r&#233;alis&#233;es par des fa&#239;enciers italiens ou leurs imm&#233;diats successeurs dans l'ancienne capitale des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon des fournisseurs autrefois dominants, la part de la Catalogne se fait de plus en plus discr&#232;te si l'on excepte des terres culinaires, pots verniss&#233;s assortis de couvercles, reconnus place de la Rotonde (ancien Office de Tourisme), et une splendide et clinquante parure de carreaux de fa&#239;ence polychromes. En revanche, la part de la Ligurie et plus g&#233;n&#233;ralement de l'Italie reste cons&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le XVIe si&#232;cle et pendant une partie du XVIIe si&#232;cle, de la Toscane et plus sp&#233;cifiquement de Montelupo proviennent quelques belles coupes en fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108169 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44707_94-7c2f9.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108169 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat et &#233;cuelle, Albisola, Thermes et Palais Monclar.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de la Riviera ligure exp&#233;dient encore quelques produits allant au feu (jattes et marmites), mais aussi divers types de fa&#239;ences vraies et plus encore des terres verniss&#233;es tr&#232;s fines, d'une excellente qualit&#233;, de couleur brune, qui recevaient un d&#233;cor informel, peint au noir de mangan&#232;se. Ces tessons &#171; traceurs &#187;, que les arch&#233;ologues ont d&#233;nomm&#233;s &#171; Albisola &#224; t&#226;ches noires &#187;, sont identifi&#233;s dans la plupart des contextes aixois du XVIIIe et du d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le haut de gamme, aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, est issu des officines de Savone et en fa&#239;ence, peinte en bleu et blanc, puis trait&#233;e en polychromie, de fa&#231;on toujours rapide, et explore toutes les variations du baroque au Rococo. Quelques tessons des contextes aixois (8, rue de Littera et Thermes Sextius) en donnent une p&#226;le id&#233;e. Des inventaires les identifient &#233;galement parfois, comme celui de l'apothicaire Joseph Mille en 1638 qui porte mention dans sa boutique de pots de Ligurie en terre de Savone, de la Dame de Fabri en 1653 chez laquelle se trouve douze assiettes, quatre plats et quatre bassins &#171; terre de g&#233;nes &#187; ou chez le marquis de Joyeuse Garde &#224; Aix en 1741, le d&#233;compte de deux bassins &#224; figures en fa&#239;ence de G&#234;nes. Mais le gros des c&#233;ramiques ligures appartient &#224; deux grandes cat&#233;gories de produits peu on&#233;reux aux qualit&#233;s intrins&#232;ques tr&#232;s diff&#233;rentes, qui voisinent presque toujours dans la vaisselle des m&#233;ridionaux de la fin du XVIIIe aux premi&#232;res d&#233;cennies du XIXe si&#232;cle. Il s'agit d'abord de ce que les textes nomment toujours les assiettes de Rome, confectionn&#233;es cependant &#224; G&#234;nes en immenses s&#233;ries, dont la m&#233;diocrit&#233; de la r&#233;alisation technique &#8211; objets pesants, fragiles, &#224; l'&#233;mail se desquamant tr&#232;s vite &#8211; semble cependant compens&#233;e par une position d'ersatz de la fa&#239;ence proven&#231;ale qui permettait le luxe inou&#239; de manger dans du blanc pour un prix incroyablement modique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108171 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44707_95-0730e.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108171 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupe moul&#233;e en terre rouge et engob&#233;e &#224; l'int&#233;rieur, Rue de Littera, fin XVIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite les &#171; terrailles couleur caf&#233; &#187; ou &#171; noires &#187;, confectionn&#233;es en masse innombrables dans les 50 &#224; 80 ateliers d'Albisola, selon les &#233;poques, dont &#224; l'inverse on ne saurait trop souligner la virtuosit&#233; d'ex&#233;cution, la l&#233;g&#232;ret&#233;, la solidit&#233; et l'&#233;l&#233;gance des formes inspir&#233;es de l'orf&#232;vrerie. Un admirable et &#233;nigmatique fragment de coupe &#224; d&#233;cor de mufle de lion moul&#233; sur p&#226;te rouge fine engob&#233;e en jaune &#224; l'int&#233;rieur, d&#233;couvert dans les fouilles de la rue de Littera, pourrait &#234;tre une belle illustration de ce savoir-faire. La ressemblance confondante entre ce mod&#232;le et ceux de l'atelier de Pierre Favier, fa&#239;encier actif &#224; Montpellier d&#232;s les ann&#233;es 1620, pose la question des mobilit&#233;s des artisans et plus prosa&#239;quement des copies et/ou de la circulation des moules. &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; encore, de nombreux inventaires mobiliers aixois illustrent la pr&#233;sence tr&#232;s significative de ces produits, dont les principaux sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le Tarif du Maximum d'Aix, dat&#233; de 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fa&#239;ences et pipes de Hollande constituent une nouveaut&#233; dans l'aire de chalandise de la Provence des XVIIe et XVIIIe si&#232;cles. Le grand commerce maritime am&#232;ne jusque dans les riches demeures aixoises quelques belles pi&#232;ces de Delft dans le go&#251;t de la Chine, surtout au XVIIIe si&#232;cle, et des pipes de Gouda blanches arrivent par millions &#224; Marseille avant d'&#234;tre distribu&#233;es dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, jusqu'aux plus humbles, attach&#233;s aux ivresses du p&#233;tun. Quelques fragments de tuyaux bris&#233;s en sont de modestes t&#233;moignages (ancien Office de Tourisme).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les Aixois, comme tous les proven&#231;aux ayant acc&#232;s aux marchandises du monde entier livr&#233;es par le n&#233;goce marseillais, adornent leurs int&#233;rieurs et leurs tables d'objets, charg&#233;s de tous les fantasmes des Orients ; le Levant m&#233;diterran&#233;en au premier chef, qui est l'arri&#232;re cour des marseillais depuis les &#171; Capitulations &#187; conclues entre la Sublime Porte et la France vers 1536, et bien plus myst&#233;rieux et lointains, la Chine et le Japon, avec lesquels pourtant ne se fait aucun commerce direct. Les fouilles n'ont pas livr&#233; pour l'instant de c&#233;ramiques venant du monde ottoman. Cependant, quelques mentions &#233;crites attestent leur pr&#233;sence assez anciennement d'ailleurs, comme au moins une aigui&#232;re de Constantinople chez l'apothicaire Joseph Mille, en 1637.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce sont les porcelaines de l'Extr&#234;me Orient qui repr&#233;sentent sans doute le mieux la part d'un r&#234;ve devenu somme toute assez commun, surtout au XVIIIe si&#232;cle, au cours duquel ces produits apparaissent tr&#232;s r&#233;pandus chez de simples particuliers comme dans les plus nobles demeures, &#224; ce paradoxe pr&#232;s qu'ils sont quasi absents des fouilles &#8211; &#224; quelques fragments pr&#232;s &#8211; sans doute en raison d'un souci de transmission qui les voit encore aujourd'hui conserv&#233;es en collection familiale ou disponibles sur le march&#233; des antiquit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les porcelaines, des plus communes aux plus pr&#233;cieuses, sont pourtant tr&#232;s fr&#233;quemment mentionn&#233;es dans les actes notari&#233;s, et la litanie des citations constituerait un &#233;tonnant inventaire &#224; la Pr&#233;vert. Cela va de quelques pi&#232;ces, comme six assiettes en porcelaine chez le marchand confiseur Jean Jaubert d'Aix en 1748, &#224; des ensembles plus ostentatoires, comme en 1731 chez le conseiller de Lambert o&#249; sont cit&#233;es sept pi&#232;ces de porcelaines hautes en garniture de chemin&#233;e. Il y en a &#224; ne plus savoir o&#249; donner du regard chez le pr&#233;sident de Coriolis &#224; Aix, en 1712. On d&#233;nombre ainsi dans son &#171; cabinet sur les consoles &#187; plus d'une centaine de tasses, jattes, pots, gobelets, urnes et autres dont &#171; quatorze petites tasses en urnes de couleurs peintes avec leur garnitures et pied bois dor&#233; &#187; et encore &#171; deux cornets avec leurs couverts bois dor&#233; &#187; qui viennent de Chine pour la plupart, mais aussi du Japon. Monsieur de la Joyeuse Garde, en 1741, expose dans sa maison du cours d'Aix des urnes en porcelaine de Chine avec leur couvercle, ainsi qu'une jatte en porcelaine bleue avec son pied d'argent dor&#233;. S'y ajoutent chez le pr&#233;sident De Coriolis et monsieur de la Joyeuse Garde, des figurines de lions ou de femmes, des pagodes purement d&#233;coratives, de nombreuses pi&#232;ces blanches, couleur de biche, de caf&#233; d&#233;cor&#233;es de fleurs de diverses couleurs et d'or. Il est &#224; noter que les manufactures europ&#233;ennes n&#233;es de volont&#233;s royales d'imiter l'Empire du Milieu sont aussi repr&#233;sent&#233;es, et que chez certains de ces m&#234;mes aristocrates aixois figurent aussi des porcelaines issues des fabriques de Saxe ou de Saint-Cloud comme chez monsieur de Larmilli&#232;re en 1762.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108167 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44705_93-b15e7.png?1776862982' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108167 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien ins&#233;r&#233;e de tout temps dans le march&#233; de la c&#233;ramique r&#233;gionale et les r&#233;seaux de diffusion internationaux, Aix, si&#232;ge du Parlement de Provence o&#249; se regroupe toute la noblesse fieff&#233;e et de robe de la Provence, est largement ouverte aux apports &#233;trangers et &#224; la nouveaut&#233;, qu'il s'agisse des objets du quotidien le plus humble ou des curiosit&#233;s et des tr&#233;sors pr&#233;cieux de l'Orient fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objets certainement remarquables seulement connus au travers d'un acte notari&#233;, des &#171; potz longz et chevrettes terre de Lyon &#187; figurant dans l'inventaire de l'apothicaire Joseph Mille en 1638, prouvent, si besoin en &#233;tait, la diffusion &#224; longue distance de belles fa&#239;ences qui pour ce que l'on en sait &#233;taient sans doute de belles ma&#239;oliques polychromes r&#233;alis&#233;es par des fa&#239;enciers italiens ou leurs imm&#233;diats successeurs dans l'ancienne capitale des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon des fournisseurs autrefois dominants, la part de la Catalogne se fait de plus en plus discr&#232;te si l'on excepte des terres culinaires, pots verniss&#233;s assortis de couvercles, reconnus place de la Rotonde (ancien Office de Tourisme), et une splendide et clinquante parure de carreaux de fa&#239;ence polychromes. En revanche, la part de la Ligurie et plus g&#233;n&#233;ralement de l'Italie reste cons&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le XVIe si&#232;cle et pendant une partie du XVIIe si&#232;cle, de la Toscane et plus sp&#233;cifiquement de Montelupo proviennent quelques belles coupes en fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108169 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
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&lt;dt class='crayon document-titre-108169 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat et &#233;cuelle, Albisola, Thermes et Palais Monclar.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de la Riviera ligure exp&#233;dient encore quelques produits allant au feu (jattes et marmites), mais aussi divers types de fa&#239;ences vraies et plus encore des terres verniss&#233;es tr&#232;s fines, d'une excellente qualit&#233;, de couleur brune, qui recevaient un d&#233;cor informel, peint au noir de mangan&#232;se. Ces tessons &#171; traceurs &#187;, que les arch&#233;ologues ont d&#233;nomm&#233;s &#171; Albisola &#224; t&#226;ches noires &#187;, sont identifi&#233;s dans la plupart des contextes aixois du XVIIIe et du d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le haut de gamme, aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, est issu des officines de Savone et en fa&#239;ence, peinte en bleu et blanc, puis trait&#233;e en polychromie, de fa&#231;on toujours rapide, et explore toutes les variations du baroque au Rococo. Quelques tessons des contextes aixois (8, rue de Littera et Thermes Sextius) en donnent une p&#226;le id&#233;e. Des inventaires les identifient &#233;galement parfois, comme celui de l'apothicaire Joseph Mille en 1638 qui porte mention dans sa boutique de pots de Ligurie en terre de Savone, de la Dame de Fabri en 1653 chez laquelle se trouve douze assiettes, quatre plats et quatre bassins &#171; terre de g&#233;nes &#187; ou chez le marquis de Joyeuse Garde &#224; Aix en 1741, le d&#233;compte de deux bassins &#224; figures en fa&#239;ence de G&#234;nes. Mais le gros des c&#233;ramiques ligures appartient &#224; deux grandes cat&#233;gories de produits peu on&#233;reux aux qualit&#233;s intrins&#232;ques tr&#232;s diff&#233;rentes, qui voisinent presque toujours dans la vaisselle des m&#233;ridionaux de la fin du XVIIIe aux premi&#232;res d&#233;cennies du XIXe si&#232;cle. Il s'agit d'abord de ce que les textes nomment toujours les assiettes de Rome, confectionn&#233;es cependant &#224; G&#234;nes en immenses s&#233;ries, dont la m&#233;diocrit&#233; de la r&#233;alisation technique &#8211; objets pesants, fragiles, &#224; l'&#233;mail se desquamant tr&#232;s vite &#8211; semble cependant compens&#233;e par une position d'ersatz de la fa&#239;ence proven&#231;ale qui permettait le luxe inou&#239; de manger dans du blanc pour un prix incroyablement modique.&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite les &#171; terrailles couleur caf&#233; &#187; ou &#171; noires &#187;, confectionn&#233;es en masse innombrables dans les 50 &#224; 80 ateliers d'Albisola, selon les &#233;poques, dont &#224; l'inverse on ne saurait trop souligner la virtuosit&#233; d'ex&#233;cution, la l&#233;g&#232;ret&#233;, la solidit&#233; et l'&#233;l&#233;gance des formes inspir&#233;es de l'orf&#232;vrerie. Un admirable et &#233;nigmatique fragment de coupe &#224; d&#233;cor de mufle de lion moul&#233; sur p&#226;te rouge fine engob&#233;e en jaune &#224; l'int&#233;rieur, d&#233;couvert dans les fouilles de la rue de Littera, pourrait &#234;tre une belle illustration de ce savoir-faire. La ressemblance confondante entre ce mod&#232;le et ceux de l'atelier de Pierre Favier, fa&#239;encier actif &#224; Montpellier d&#232;s les ann&#233;es 1620, pose la question des mobilit&#233;s des artisans et plus prosa&#239;quement des copies et/ou de la circulation des moules. &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; encore, de nombreux inventaires mobiliers aixois illustrent la pr&#233;sence tr&#232;s significative de ces produits, dont les principaux sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le Tarif du Maximum d'Aix, dat&#233; de 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fa&#239;ences et pipes de Hollande constituent une nouveaut&#233; dans l'aire de chalandise de la Provence des XVIIe et XVIIIe si&#232;cles. Le grand commerce maritime am&#232;ne jusque dans les riches demeures aixoises quelques belles pi&#232;ces de Delft dans le go&#251;t de la Chine, surtout au XVIIIe si&#232;cle, et des pipes de Gouda blanches arrivent par millions &#224; Marseille avant d'&#234;tre distribu&#233;es dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, jusqu'aux plus humbles, attach&#233;s aux ivresses du p&#233;tun. Quelques fragments de tuyaux bris&#233;s en sont de modestes t&#233;moignages (ancien Office de Tourisme).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les Aixois, comme tous les proven&#231;aux ayant acc&#232;s aux marchandises du monde entier livr&#233;es par le n&#233;goce marseillais, adornent leurs int&#233;rieurs et leurs tables d'objets, charg&#233;s de tous les fantasmes des Orients ; le Levant m&#233;diterran&#233;en au premier chef, qui est l'arri&#232;re cour des marseillais depuis les &#171; Capitulations &#187; conclues entre la Sublime Porte et la France vers 1536, et bien plus myst&#233;rieux et lointains, la Chine et le Japon, avec lesquels pourtant ne se fait aucun commerce direct. Les fouilles n'ont pas livr&#233; pour l'instant de c&#233;ramiques venant du monde ottoman. Cependant, quelques mentions &#233;crites attestent leur pr&#233;sence assez anciennement d'ailleurs, comme au moins une aigui&#232;re de Constantinople chez l'apothicaire Joseph Mille, en 1637.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce sont les porcelaines de l'Extr&#234;me Orient qui repr&#233;sentent sans doute le mieux la part d'un r&#234;ve devenu somme toute assez commun, surtout au XVIIIe si&#232;cle, au cours duquel ces produits apparaissent tr&#232;s r&#233;pandus chez de simples particuliers comme dans les plus nobles demeures, &#224; ce paradoxe pr&#232;s qu'ils sont quasi absents des fouilles &#8211; &#224; quelques fragments pr&#232;s &#8211; sans doute en raison d'un souci de transmission qui les voit encore aujourd'hui conserv&#233;es en collection familiale ou disponibles sur le march&#233; des antiquit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les porcelaines, des plus communes aux plus pr&#233;cieuses, sont pourtant tr&#232;s fr&#233;quemment mentionn&#233;es dans les actes notari&#233;s, et la litanie des citations constituerait un &#233;tonnant inventaire &#224; la Pr&#233;vert. Cela va de quelques pi&#232;ces, comme six assiettes en porcelaine chez le marchand confiseur Jean Jaubert d'Aix en 1748, &#224; des ensembles plus ostentatoires, comme en 1731 chez le conseiller de Lambert o&#249; sont cit&#233;es sept pi&#232;ces de porcelaines hautes en garniture de chemin&#233;e. Il y en a &#224; ne plus savoir o&#249; donner du regard chez le pr&#233;sident de Coriolis &#224; Aix, en 1712. On d&#233;nombre ainsi dans son &#171; cabinet sur les consoles &#187; plus d'une centaine de tasses, jattes, pots, gobelets, urnes et autres dont &#171; quatorze petites tasses en urnes de couleurs peintes avec leur garnitures et pied bois dor&#233; &#187; et encore &#171; deux cornets avec leurs couverts bois dor&#233; &#187; qui viennent de Chine pour la plupart, mais aussi du Japon. Monsieur de la Joyeuse Garde, en 1741, expose dans sa maison du cours d'Aix des urnes en porcelaine de Chine avec leur couvercle, ainsi qu'une jatte en porcelaine bleue avec son pied d'argent dor&#233;. S'y ajoutent chez le pr&#233;sident De Coriolis et monsieur de la Joyeuse Garde, des figurines de lions ou de femmes, des pagodes purement d&#233;coratives, de nombreuses pi&#232;ces blanches, couleur de biche, de caf&#233; d&#233;cor&#233;es de fleurs de diverses couleurs et d'or. Il est &#224; noter que les manufactures europ&#233;ennes n&#233;es de volont&#233;s royales d'imiter l'Empire du Milieu sont aussi repr&#233;sent&#233;es, et que chez certains de ces m&#234;mes aristocrates aixois figurent aussi des porcelaines issues des fabriques de Saxe ou de Saint-Cloud comme chez monsieur de Larmilli&#232;re en 1762.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Aix, les intermittences d'un artisanat </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix fut assez chichement dot&#233;e en terme d'artisanat de la c&#233;ramique, mis &#224; part une industrie tuili&#232;re continue et relativement florissante, nous avons vu qu'elle re&#231;ut r&#233;guli&#232;rement des fabricants depuis le Moyen &#194;ge, le plus souvent avec le soutien d'&#233;diles soucieux d'assurer le minimum n&#233;cessaire &#224; leurs concitoyens. Ce sont l&#224; des mentions &#233;crites t&#233;nues qui t&#233;moignent avec une fr&#233;quence suffisante pour que l'on imagine une pr&#233;sence intermittente, mais n&#233;anmoins significative. Ainsi, succ&#233;dant aux potiers form&#233;s &#224; l'&#233;cole de l'Italie qui ont tant &#339;uvr&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIe si&#232;cle, Fran&#231;ois Auriol, qualifi&#233; de fabricant d'&#233;cuelles qui exer&#231;ait auparavant &#224; Sisteron, s'installe-t-il suffisamment longtemps &#224; Aix pour y prendre, en 1562, un apprenti. Ce professionnel &#233;tait certainement dou&#233; de multiples capacit&#233;s, puisqu'il &#233;tait apte &#224; la confection de banales terres cuites de table, mais aussi de tuyaux verniss&#233;s et de carreaux de fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artisan gyrovague, comme beaucoup de ses contemporains aux connaissances &#233;tendues, il poursuivit sa carri&#232;re &#224; La Tour-d'Aigues, Pertuis, puis Digne, avant que nous ne perdions sa trace. En l'&#233;tat de la recherche, il n'est plus question de potier de terre &#224; Aix, avant les derni&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle. Un testament, dat&#233; de 1683 pass&#233; chez un notaire de Saint-Jean-de-Fos (H&#233;rault), nous apprend qu'Alexandre Hugol, originaire de la ville de Lyon, &#233;tait &#171; de la ville d'Aix o&#249; il avait boutique ouverte de son mestier de potier de terre &#187;, il d&#233;clare en outre &#171; devoir &#224; Pol Causse, la somme de 32 livres &#171; de son travail qu'il a fait chez luy audit Aix &#187;. Il y a donc bien &#224; cette &#233;poque au moins un atelier actif comptant un ma&#238;tre et un ouvrier, dont nous ignorons absolument ce qu'il fabriquait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, le registre de la Capitation de 1695, signale la pr&#233;sence de &#171; Henry Longuet potier de terre veuf a quatre gar&#231;ons Jean, Jacques, Joseph et Nicollas &#187; dans &#171; l'Isle Demeric et de Rebuffat cirurgiens &#187; sise au &#171; Faux Bourg des Cordelliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que probable qu'il y eut d'autres c&#233;ramistes dont la pr&#233;sence et l'activit&#233; furent intermittentes. Claude Durbec, issu d'une famille de potier de Rians, s'est install&#233; &#224; Aix-en-Provence vers 1740 et y fut actif au moins jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1770. Consid&#233;r&#233; dans la plupart des actes comme tuilier ou &#171; fabriquant de malons &#187;, cet homme &#224; l'honn&#234;te aisance, avait plus d'une corde &#224; son arc, comme nous l'apprenons &#224; l'occasion d'une mauvaise querelle qui lui est faite en 1748 par le corps des &#171; gipiers et ma&#238;tres ma&#231;ons &#187; qui cherchent &#224; l'imposer sur un m&#233;tier qui &#233;chappe &#224; l'emprise de leur confr&#233;rie. Le 19 ao&#251;t 1748, par devant le Bureau de Police de la ville, ils exigent qu'il paye un droit de ma&#238;trise et demande son agr&#233;gation forc&#233;e &#224; la confr&#233;rie en ces termes : &#171; Les prieurs du corps des Mes tailleurs de pierre, gipiers et mesme metier de cette ville ont presente requete au Bureau le 5 du Cant (courant) contre Claude Durbec et se sont present&#233;s au Bureau et ont dit quils demandent par leur requette quil feu inibe audit Durbec de faire des tuiles et autres ouvrages a paine dune amande et de dommages et interets attand&#251; nen a pas le droit pou netre pas maitre... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans surprise, le potier contre-attaque : &#171; Le dit Durbec est compar&#251; et sest raport&#233; au fins de sa requette contraire du (blanc) du meme mois et a requis detre mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#171; M. Mazet Procureur du Roi &#187; qui tranche la querelle en faveur du potier : &#171; a dit que par les statuts des ma&#231;ons il netoit du tout point parl&#233; des tuiliers et que les status ne souffrent point d&#233;xtantion que la fonction dominante de Durbec etoit de faire de la fayence, des tuyauts pour les fontaines et des malons verniss&#233;s pour les cuves quon lavait engag&#233; a faire une fabrique dans le territoire de cette ville pour linteret public que la fayencerie etoit un art liberal non sujet a maitrise ni a aucune sorte d'imposition que Durbec navoit aucun droit exclusif sur de tels ouvrages qu'on apporte en cette ville soit de St Zacarie de marseilles d'Auriol soit d'autres endroits et que si tous les divers fabriquans ne payoit aucun droit, Durbec ne devoit pas etre de pire condition qu'eux dont la fabrique avoit fait baisser le prix de ces differents ouvrages apport&#233;s en cette ville par lesd forains lui servant les habitans a meilleur comte au moyen de quoi il a conclud a ce que Durbec fut mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs et quil leur fut inib&#233; de le troubler dans le service de sa fabrique&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document fourmille de d&#233;tails concernant, outre l'approvisionnement de la cit&#233; depuis la vall&#233;e de l'Huveaune, l'organisation du march&#233; des produits c&#233;ramiques, la poursuite de la politique des consuls d'Aix qui soutiennent la pr&#233;sence des artisans dans le but &#233;nonc&#233; de peser sur les co&#251;ts, la libert&#233; compl&#232;te d'exercice de ce m&#233;tier et les capacit&#233;s techniques de Claude Durbec tuilier, certes, mais aussi faiseur de malons, d' &#171; escayes &#187; (tuiles plates) et borneaux (tuyaux) verniss&#233;s et de fa&#239;ence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de structures de production que l'on imagine modestes, faute peut-&#234;tre d'en conna&#238;tre l'organisation de d&#233;tail, est &#233;galement av&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque contemporaine, dans un contexte g&#233;n&#233;ral de floraison d'entreprises industrielles. Les fouilles conduites par Lucas Martin sur les terrains de l'ancienne Usine &#224; Gaz, rue Irma-Moreau, ont ainsi mis au jour les restes d'un atelier de poterie de la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, dont des pi&#232;ces timbr&#233;es &#171; Rippert Fr&#232;res &#187; nous donnent la raison sociale de ses propri&#233;taires. Cet atelier fit l'objet en 1857 d'une autorisation qui sugg&#232;re un transfert au Cours Sainte-Anne, dans la propri&#233;t&#233; de la Dame Archambault. Il est tout &#224; fait possible, enfin, que cette installation ait &#233;t&#233; abandonn&#233;e au profit d'une implantation &#224; Martigues, autoris&#233;e en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Des fa&#239;ences d'Aix-en-Provence ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En sus du document ci-dessus qui laisse &#224; penser que Claude Durbec en avait la capacit&#233; et la pratique, quelques autres mentions &#233;crites laissent &#233;galement entrevoir &#224; Aix l'existence d'une fabrication de fa&#239;ence &#224; l'&#233;poque moderne. En 1695, un rapport d'estime des fruits de la bastide d'un d&#233;nomm&#233; Pierre Bosc, a pour protagoniste principal un certain Pierre Ostat &#171; ouvrier en vesselle de fa&#255;ence d'Aix &#187; dont nous ne savons rien d'autre. En 1788, une fabrique semble exister ou avoir exist&#233; assez longtemps pour &#234;tre identifiable dans le paysage aixois, dans l'actuel quartier de l'Arc de Meyran, pr&#232;s du cabaret du sieur Andr&#233; dit Paquet, ce qu'indique un bref rapport de police : &#171; ... nous Auguste bertrand bourgeois de cette ville d'Aix commissaire de police capitaine de quartier, me trouvant &#224; la promenade au quartier de Meirand au dessous de la fabrique de fayence, ayant apperc&#251; un attroupement de bourgeois &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix fut assez chichement dot&#233;e en terme d'artisanat de la c&#233;ramique, mis &#224; part une industrie tuili&#232;re continue et relativement florissante, nous avons vu qu'elle re&#231;ut r&#233;guli&#232;rement des fabricants depuis le Moyen &#194;ge, le plus souvent avec le soutien d'&#233;diles soucieux d'assurer le minimum n&#233;cessaire &#224; leurs concitoyens. Ce sont l&#224; des mentions &#233;crites t&#233;nues qui t&#233;moignent avec une fr&#233;quence suffisante pour que l'on imagine une pr&#233;sence intermittente, mais n&#233;anmoins significative. Ainsi, succ&#233;dant aux potiers form&#233;s &#224; l'&#233;cole de l'Italie qui ont tant &#339;uvr&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIe si&#232;cle, Fran&#231;ois Auriol, qualifi&#233; de fabricant d'&#233;cuelles qui exer&#231;ait auparavant &#224; Sisteron, s'installe-t-il suffisamment longtemps &#224; Aix pour y prendre, en 1562, un apprenti. Ce professionnel &#233;tait certainement dou&#233; de multiples capacit&#233;s, puisqu'il &#233;tait apte &#224; la confection de banales terres cuites de table, mais aussi de tuyaux verniss&#233;s et de carreaux de fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artisan gyrovague, comme beaucoup de ses contemporains aux connaissances &#233;tendues, il poursuivit sa carri&#232;re &#224; La Tour-d'Aigues, Pertuis, puis Digne, avant que nous ne perdions sa trace. En l'&#233;tat de la recherche, il n'est plus question de potier de terre &#224; Aix, avant les derni&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle. Un testament, dat&#233; de 1683 pass&#233; chez un notaire de Saint-Jean-de-Fos (H&#233;rault), nous apprend qu'Alexandre Hugol, originaire de la ville de Lyon, &#233;tait &#171; de la ville d'Aix o&#249; il avait boutique ouverte de son mestier de potier de terre &#187;, il d&#233;clare en outre &#171; devoir &#224; Pol Causse, la somme de 32 livres &#171; de son travail qu'il a fait chez luy audit Aix &#187;. Il y a donc bien &#224; cette &#233;poque au moins un atelier actif comptant un ma&#238;tre et un ouvrier, dont nous ignorons absolument ce qu'il fabriquait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, le registre de la Capitation de 1695, signale la pr&#233;sence de &#171; Henry Longuet potier de terre veuf a quatre gar&#231;ons Jean, Jacques, Joseph et Nicollas &#187; dans &#171; l'Isle Demeric et de Rebuffat cirurgiens &#187; sise au &#171; Faux Bourg des Cordelliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que probable qu'il y eut d'autres c&#233;ramistes dont la pr&#233;sence et l'activit&#233; furent intermittentes. Claude Durbec, issu d'une famille de potier de Rians, s'est install&#233; &#224; Aix-en-Provence vers 1740 et y fut actif au moins jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1770. Consid&#233;r&#233; dans la plupart des actes comme tuilier ou &#171; fabriquant de malons &#187;, cet homme &#224; l'honn&#234;te aisance, avait plus d'une corde &#224; son arc, comme nous l'apprenons &#224; l'occasion d'une mauvaise querelle qui lui est faite en 1748 par le corps des &#171; gipiers et ma&#238;tres ma&#231;ons &#187; qui cherchent &#224; l'imposer sur un m&#233;tier qui &#233;chappe &#224; l'emprise de leur confr&#233;rie. Le 19 ao&#251;t 1748, par devant le Bureau de Police de la ville, ils exigent qu'il paye un droit de ma&#238;trise et demande son agr&#233;gation forc&#233;e &#224; la confr&#233;rie en ces termes : &#171; Les prieurs du corps des Mes tailleurs de pierre, gipiers et mesme metier de cette ville ont presente requete au Bureau le 5 du Cant (courant) contre Claude Durbec et se sont present&#233;s au Bureau et ont dit quils demandent par leur requette quil feu inibe audit Durbec de faire des tuiles et autres ouvrages a paine dune amande et de dommages et interets attand&#251; nen a pas le droit pou netre pas maitre... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans surprise, le potier contre-attaque : &#171; Le dit Durbec est compar&#251; et sest raport&#233; au fins de sa requette contraire du (blanc) du meme mois et a requis detre mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#171; M. Mazet Procureur du Roi &#187; qui tranche la querelle en faveur du potier : &#171; a dit que par les statuts des ma&#231;ons il netoit du tout point parl&#233; des tuiliers et que les status ne souffrent point d&#233;xtantion que la fonction dominante de Durbec etoit de faire de la fayence, des tuyauts pour les fontaines et des malons verniss&#233;s pour les cuves quon lavait engag&#233; a faire une fabrique dans le territoire de cette ville pour linteret public que la fayencerie etoit un art liberal non sujet a maitrise ni a aucune sorte d'imposition que Durbec navoit aucun droit exclusif sur de tels ouvrages qu'on apporte en cette ville soit de St Zacarie de marseilles d'Auriol soit d'autres endroits et que si tous les divers fabriquans ne payoit aucun droit, Durbec ne devoit pas etre de pire condition qu'eux dont la fabrique avoit fait baisser le prix de ces differents ouvrages apport&#233;s en cette ville par lesd forains lui servant les habitans a meilleur comte au moyen de quoi il a conclud a ce que Durbec fut mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs et quil leur fut inib&#233; de le troubler dans le service de sa fabrique&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document fourmille de d&#233;tails concernant, outre l'approvisionnement de la cit&#233; depuis la vall&#233;e de l'Huveaune, l'organisation du march&#233; des produits c&#233;ramiques, la poursuite de la politique des consuls d'Aix qui soutiennent la pr&#233;sence des artisans dans le but &#233;nonc&#233; de peser sur les co&#251;ts, la libert&#233; compl&#232;te d'exercice de ce m&#233;tier et les capacit&#233;s techniques de Claude Durbec tuilier, certes, mais aussi faiseur de malons, d' &#171; escayes &#187; (tuiles plates) et borneaux (tuyaux) verniss&#233;s et de fa&#239;ence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de structures de production que l'on imagine modestes, faute peut-&#234;tre d'en conna&#238;tre l'organisation de d&#233;tail, est &#233;galement av&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque contemporaine, dans un contexte g&#233;n&#233;ral de floraison d'entreprises industrielles. Les fouilles conduites par Lucas Martin sur les terrains de l'ancienne Usine &#224; Gaz, rue Irma-Moreau, ont ainsi mis au jour les restes d'un atelier de poterie de la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, dont des pi&#232;ces timbr&#233;es &#171; Rippert Fr&#232;res &#187; nous donnent la raison sociale de ses propri&#233;taires. Cet atelier fit l'objet en 1857 d'une autorisation qui sugg&#232;re un transfert au Cours Sainte-Anne, dans la propri&#233;t&#233; de la Dame Archambault. Il est tout &#224; fait possible, enfin, que cette installation ait &#233;t&#233; abandonn&#233;e au profit d'une implantation &#224; Martigues, autoris&#233;e en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Des fa&#239;ences d'Aix-en-Provence ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En sus du document ci-dessus qui laisse &#224; penser que Claude Durbec en avait la capacit&#233; et la pratique, quelques autres mentions &#233;crites laissent &#233;galement entrevoir &#224; Aix l'existence d'une fabrication de fa&#239;ence &#224; l'&#233;poque moderne. En 1695, un rapport d'estime des fruits de la bastide d'un d&#233;nomm&#233; Pierre Bosc, a pour protagoniste principal un certain Pierre Ostat &#171; ouvrier en vesselle de fa&#255;ence d'Aix &#187; dont nous ne savons rien d'autre. En 1788, une fabrique semble exister ou avoir exist&#233; assez longtemps pour &#234;tre identifiable dans le paysage aixois, dans l'actuel quartier de l'Arc de Meyran, pr&#232;s du cabaret du sieur Andr&#233; dit Paquet, ce qu'indique un bref rapport de police : &#171; ... nous Auguste bertrand bourgeois de cette ville d'Aix commissaire de police capitaine de quartier, me trouvant &#224; la promenade au quartier de Meirand au dessous de la fabrique de fayence, ayant apperc&#251; un attroupement de bourgeois &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du go&#251;t de l'Italie &#224; une identit&#233; proven&#231;ale ? XVIe-XVIIIe s.</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Du-gout-de-l-Italie-a-une-identite-provencale-XVIe-XVIIIe-s</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108159 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_89-b4280.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108159 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jarre estampill&#233;e &#224; l'&#233;cu de France et cha&#238;ne du Saint-Esprit, Fr&#233;jus, XVIIe s. Bastide d'Aix, coll. part. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute encore au savoir-faire originaire de l'Italie ligure, du Pi&#233;mont et de la Toscane que se rattachent, peu ou prou, les nouveaux produits livr&#233;s via le commerce international et r&#233;gional, mais aussi ceux de l'industrie proven&#231;ale des XVIe et XVIIe si&#232;cles. Ce succ&#232;s est aussi celui d'une mode, d'un go&#251;t pour des objets de prix modeste, mais aux vernis color&#233;s, dont les variantes les plus appr&#233;ci&#233;es furent assur&#233;ment les terres cuites &#224; d&#233;cor d'engobes marbr&#233;s, imitant les veines des pierres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de l'arch&#233;ologue, Fr&#233;jus, centre majeur de l'industrie c&#233;ramique au XVIe si&#232;cle, est le premier fournisseur proven&#231;al de &#171; terrailles &#187;, qui arrivent par bateaux dans le port de Marseille. Celui-ci redistribue dans l'arri&#232;re pays de rustiques bols, &#233;cuelles, jattes, pichets et pots de chambre, qui n'en connurent pas moins un d&#233;bit consid&#233;rable, m&#234;me si &#224; Aix, cette position &#233;minente n'est pas encore d&#233;montr&#233;e. Cette gamme de produits, color&#233;s en vert, orange et jaune, simples mais attrayants, est encore diffus&#233;e, mais en plus petit nombre au XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conjointement, Aix a re&#231;u des jarres estampill&#233;es de Fr&#233;jus comme de Biot, d&#233;di&#233;es principalement &#224; la resserre de l'huile, dont certaines encore conserv&#233;es en r&#233;emploi dans les jardins de ses bastides.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Aix, comme dans le restant de la Basse-Provence, ce sont d'abord les d&#233;cors structur&#233;s &#224; l'engobe d&#232;s le XVIe si&#232;cle, puis concomitamment avec ceux qualifi&#233;s de jasp&#233;s, peign&#233;s ou marbr&#233;s au XVIIe si&#232;cle qui font flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108165 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_90-8bbfe.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108165 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; Coupe &#224; d&#233;cor d'engobes peign&#233;s, bassin de Saint-Maximin, Fouille des Thermes.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les ateliers du bassin de Saint-Maximin, du Val de Trets, de Moustiers, puis de la vall&#233;e de l'Huveaune ont excell&#233; dans cette veine. Les ornements r&#233;alis&#233;s au barrolet (poire permettant de dessiner &#224; l'aide d'engobes) ou appliqu&#233;s au verre de lampe et avec des matrices ovales, ne se rattachent &#224; aucune tradition exog&#232;ne connue, et doivent donc &#234;tre consid&#233;r&#233;s, jusqu'&#224; preuve du contraire, comme une innovation m&#233;ridionale et sans doute proven&#231;ale .&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les m&#233;langes aux effets chatoyants et pr&#233;cieux sont directement dans la filiation des &#171; marmorizzatte &#187; de Pise, tout comme l'abondance des plats et &#233;cuelles aux ornements incis&#233;s &#224; la pointe &#171; au clou &#187;, rehauss&#233;s de vert de cuivre et de brun de fer, est fille de la &#171; graffita policroma &#187;, dont les fouilles ont livr&#233; et les originaux et leurs interpr&#233;tations r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sources historiques n'apportent que fort peu d'indices corroborant ce constat qui d&#233;coule pour l'essentiel des donn&#233;es de fouille. &#192; l'occasion cependant, quelques actes notari&#233;s font &#233;tat de &#171; terre jasp&#233;e &#187; ou indiquent une relation sans doute privil&#233;gi&#233;e entre la capitale de la Provence et le premier centre de la vall&#233;e de l'Huveaune, Saint-Zacharie, fondation d'artisans de Moustiers dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle encore, la dot d'Anne Gallois, femme de Barth&#233;l&#233;my Barriere, revendeur d'Aix r&#233;sidant dans la Maison du Sr Passaire place du march&#233;, deuxi&#232;me &#233;tage, &#233;num&#232;re &#171; Plus trois charges de terraille de St Zacarie consistant en potz platz assiettes et escuelles compos&#233;e de six nombres la charge quavons estim&#233; et apreti&#233; a neuf livres neuf sols qui est a raison de sept sols le nombre et trois livres trois solz la charche... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108161 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_91-52a71.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108161 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot de chambre &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233; et &#233;cuelle &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233;, atelier r&#233;gional, Rue de Littera. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La multiplication des ateliers dans le Midi, qui indique une adaptation &#224; un march&#233; &#233;largi, fa&#231;onne peu &#224; peu un vaisselier tr&#232;s enrichi au sein duquel les ateliers r&#233;gionaux tiennent une place de premier plan. Toutes les gammes de produits sont repr&#233;sent&#233;es sur la place aixoise et donc logiquement dans les fouilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;ramique allant au feu se partage entre les marmites, toupins et po&#234;lons de Vallauris qui devient, &#224; partir du d&#233;but du XVIe si&#232;cle et au fil du temps, le g&#233;ant de l'industrie culinaire que l'on sait, aux d&#233;pens de Saint-Quentin qui figure pourtant encore dans le Tarif du maximum d'Aix de 1793 sous l'appellation Arles (point d'entr&#233;e en Provence). Celui-ci diff&#233;rencie neuf formes &#171; assiettes, plats, cruche, pots dit toupins en cinq tailles, gamelles dites tian en 4 tailles, les plats en 4, usine dit pechi&#233;, pot de chambre, Beringui&#232;re &#187;. Ce texte pr&#233;cieux &#233;num&#232;re &#233;galement tout ce qui peut arriver de Dieulefit, de Biot et Vallauris, regroup&#233;s sous la d&#233;nomination de leur port d'arriv&#233;e, Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les sources sont bien moins prolixes en ce qui concerne les terres r&#233;fractaires de haute qualit&#233;, tourn&#233;es par les nombreux artisans de B&#233;doin en Vaucluse qui fut, d&#232;s le Moyen &#194;ge et jusqu'au XIXe si&#232;cle, un des grands centres de fabrication de poterie culinaire de la Provence, &#224; la diffusion mal reconnue, assur&#233;ment comtadine et sans doute au-del&#224;. Quelques rebords de marmite &#224; ressaut pourraient appartenir &#224; ce groupe m&#233;connu. Une &#171; oule &#187; noire &#224; p&#226;te grossi&#232;re, cuite en r&#233;duction, trouv&#233;e au 8, rue de Littera, prouve l'&#233;trange p&#233;rennit&#233; de techniques h&#233;rit&#233;es du Moyen &#194;ge, qui semblent s'&#234;tre prolong&#233;es dans la pratique de certains ateliers du Haut Var, sans doute &#224; Comps et peut-&#234;tre ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108163 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_92-a8a5b.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108163 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette affirmation d'une identit&#233; proven&#231;ale aux contours impr&#233;cis se fait aussi par l'adoption des fa&#239;ences r&#233;gionales et au chef d'un des plus glorieux centres de production fran&#231;ais : Moustiers et ses satellites, dont le plus important est Varages. Quelques fragments t&#233;moignent de l'usage de produits plut&#244;t communs, les plus beaux &#233;tant encore conserv&#233;s en collection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'anecdote, il convient enfin de signaler la d&#233;couverte d'un tr&#232;s modeste tesson de &#171; terres m&#234;l&#233;es &#187; d'Apt, sans doute de la fin du XVIIIe si&#232;cle, qui atteste n&#233;anmoins de la diffusion des fabriques vauclusiennes, tout comme quelques inventaires recelant des objets identifi&#233;s comme d'Apt ou du Castellet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108159 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_89-b61f8.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108159 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jarre estampill&#233;e &#224; l'&#233;cu de France et cha&#238;ne du Saint-Esprit, Fr&#233;jus, XVIIe s. Bastide d'Aix, coll. part. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute encore au savoir-faire originaire de l'Italie ligure, du Pi&#233;mont et de la Toscane que se rattachent, peu ou prou, les nouveaux produits livr&#233;s via le commerce international et r&#233;gional, mais aussi ceux de l'industrie proven&#231;ale des XVIe et XVIIe si&#232;cles. Ce succ&#232;s est aussi celui d'une mode, d'un go&#251;t pour des objets de prix modeste, mais aux vernis color&#233;s, dont les variantes les plus appr&#233;ci&#233;es furent assur&#233;ment les terres cuites &#224; d&#233;cor d'engobes marbr&#233;s, imitant les veines des pierres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de l'arch&#233;ologue, Fr&#233;jus, centre majeur de l'industrie c&#233;ramique au XVIe si&#232;cle, est le premier fournisseur proven&#231;al de &#171; terrailles &#187;, qui arrivent par bateaux dans le port de Marseille. Celui-ci redistribue dans l'arri&#232;re pays de rustiques bols, &#233;cuelles, jattes, pichets et pots de chambre, qui n'en connurent pas moins un d&#233;bit consid&#233;rable, m&#234;me si &#224; Aix, cette position &#233;minente n'est pas encore d&#233;montr&#233;e. Cette gamme de produits, color&#233;s en vert, orange et jaune, simples mais attrayants, est encore diffus&#233;e, mais en plus petit nombre au XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conjointement, Aix a re&#231;u des jarres estampill&#233;es de Fr&#233;jus comme de Biot, d&#233;di&#233;es principalement &#224; la resserre de l'huile, dont certaines encore conserv&#233;es en r&#233;emploi dans les jardins de ses bastides.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Aix, comme dans le restant de la Basse-Provence, ce sont d'abord les d&#233;cors structur&#233;s &#224; l'engobe d&#232;s le XVIe si&#232;cle, puis concomitamment avec ceux qualifi&#233;s de jasp&#233;s, peign&#233;s ou marbr&#233;s au XVIIe si&#232;cle qui font flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108165 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_90-a205e.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108165 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; Coupe &#224; d&#233;cor d'engobes peign&#233;s, bassin de Saint-Maximin, Fouille des Thermes.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les ateliers du bassin de Saint-Maximin, du Val de Trets, de Moustiers, puis de la vall&#233;e de l'Huveaune ont excell&#233; dans cette veine. Les ornements r&#233;alis&#233;s au barrolet (poire permettant de dessiner &#224; l'aide d'engobes) ou appliqu&#233;s au verre de lampe et avec des matrices ovales, ne se rattachent &#224; aucune tradition exog&#232;ne connue, et doivent donc &#234;tre consid&#233;r&#233;s, jusqu'&#224; preuve du contraire, comme une innovation m&#233;ridionale et sans doute proven&#231;ale .&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les m&#233;langes aux effets chatoyants et pr&#233;cieux sont directement dans la filiation des &#171; marmorizzatte &#187; de Pise, tout comme l'abondance des plats et &#233;cuelles aux ornements incis&#233;s &#224; la pointe &#171; au clou &#187;, rehauss&#233;s de vert de cuivre et de brun de fer, est fille de la &#171; graffita policroma &#187;, dont les fouilles ont livr&#233; et les originaux et leurs interpr&#233;tations r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sources historiques n'apportent que fort peu d'indices corroborant ce constat qui d&#233;coule pour l'essentiel des donn&#233;es de fouille. &#192; l'occasion cependant, quelques actes notari&#233;s font &#233;tat de &#171; terre jasp&#233;e &#187; ou indiquent une relation sans doute privil&#233;gi&#233;e entre la capitale de la Provence et le premier centre de la vall&#233;e de l'Huveaune, Saint-Zacharie, fondation d'artisans de Moustiers dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle encore, la dot d'Anne Gallois, femme de Barth&#233;l&#233;my Barriere, revendeur d'Aix r&#233;sidant dans la Maison du Sr Passaire place du march&#233;, deuxi&#232;me &#233;tage, &#233;num&#232;re &#171; Plus trois charges de terraille de St Zacarie consistant en potz platz assiettes et escuelles compos&#233;e de six nombres la charge quavons estim&#233; et apreti&#233; a neuf livres neuf sols qui est a raison de sept sols le nombre et trois livres trois solz la charche... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108161 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_91-f71e1.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108161 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot de chambre &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233; et &#233;cuelle &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233;, atelier r&#233;gional, Rue de Littera. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La multiplication des ateliers dans le Midi, qui indique une adaptation &#224; un march&#233; &#233;largi, fa&#231;onne peu &#224; peu un vaisselier tr&#232;s enrichi au sein duquel les ateliers r&#233;gionaux tiennent une place de premier plan. Toutes les gammes de produits sont repr&#233;sent&#233;es sur la place aixoise et donc logiquement dans les fouilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;ramique allant au feu se partage entre les marmites, toupins et po&#234;lons de Vallauris qui devient, &#224; partir du d&#233;but du XVIe si&#232;cle et au fil du temps, le g&#233;ant de l'industrie culinaire que l'on sait, aux d&#233;pens de Saint-Quentin qui figure pourtant encore dans le Tarif du maximum d'Aix de 1793 sous l'appellation Arles (point d'entr&#233;e en Provence). Celui-ci diff&#233;rencie neuf formes &#171; assiettes, plats, cruche, pots dit toupins en cinq tailles, gamelles dites tian en 4 tailles, les plats en 4, usine dit pechi&#233;, pot de chambre, Beringui&#232;re &#187;. Ce texte pr&#233;cieux &#233;num&#232;re &#233;galement tout ce qui peut arriver de Dieulefit, de Biot et Vallauris, regroup&#233;s sous la d&#233;nomination de leur port d'arriv&#233;e, Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les sources sont bien moins prolixes en ce qui concerne les terres r&#233;fractaires de haute qualit&#233;, tourn&#233;es par les nombreux artisans de B&#233;doin en Vaucluse qui fut, d&#232;s le Moyen &#194;ge et jusqu'au XIXe si&#232;cle, un des grands centres de fabrication de poterie culinaire de la Provence, &#224; la diffusion mal reconnue, assur&#233;ment comtadine et sans doute au-del&#224;. Quelques rebords de marmite &#224; ressaut pourraient appartenir &#224; ce groupe m&#233;connu. Une &#171; oule &#187; noire &#224; p&#226;te grossi&#232;re, cuite en r&#233;duction, trouv&#233;e au 8, rue de Littera, prouve l'&#233;trange p&#233;rennit&#233; de techniques h&#233;rit&#233;es du Moyen &#194;ge, qui semblent s'&#234;tre prolong&#233;es dans la pratique de certains ateliers du Haut Var, sans doute &#224; Comps et peut-&#234;tre ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108163 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_92-5045c.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette affirmation d'une identit&#233; proven&#231;ale aux contours impr&#233;cis se fait aussi par l'adoption des fa&#239;ences r&#233;gionales et au chef d'un des plus glorieux centres de production fran&#231;ais : Moustiers et ses satellites, dont le plus important est Varages. Quelques fragments t&#233;moignent de l'usage de produits plut&#244;t communs, les plus beaux &#233;tant encore conserv&#233;s en collection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'anecdote, il convient enfin de signaler la d&#233;couverte d'un tr&#232;s modeste tesson de &#171; terres m&#234;l&#233;es &#187; d'Apt, sans doute de la fin du XVIIIe si&#232;cle, qui atteste n&#233;anmoins de la diffusion des fabriques vauclusiennes, tout comme quelques inventaires recelant des objets identifi&#233;s comme d'Apt ou du Castellet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'installation de potiers &#224; Aix : une politique d'accueil et un savoir-faire italien </title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-installation-de-potiers-a-Aix-une-politique-d-accueil-et-un-savoir-faire-44701</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-installation-de-potiers-a-Aix-une-politique-d-accueil-et-un-savoir-faire-44701</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44701_87-530a7.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108155 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Bol &#224; d&#233;cor de fleur de lys incis&#233;e, Rue de Littera, Aix ou Manosque ? XVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&#232;cle, la situation change, dans un contexte &#233;conomique t&#233;moignant sans doute d'un besoin nouveau et d'une &#233;l&#233;vation du niveau de vie des Aixois. Dans la logique des approvisionnements de la ville qui re&#231;oit au XVe si&#232;cle r&#233;guli&#232;rement, nous disent les textes, des &#171; oules &#187; et autres &#171; terrailles &#187; confectionn&#233;es &#224; Apt, la communaut&#233; intervient directement pour &#233;tablir des potiers dans la ville et favorise leur installation gr&#226;ce &#224; une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi une convention est pass&#233;e en 1448 en faveur d'Antoine Gausi, originaire d'Apt justement. Au terme de cet accord, le potier s'engage &#224; r&#233;sider &#224; Aix et &#224; y exercer son art pendant deux ans. En &#233;change de quoi, la ville lui assure une location de logement et une avance pour l'achat de l'alquifoux pour la confection du vernis et la r&#233;paration de la couverture du four. Une boutique lui est en outre conc&#233;d&#233;e sur la place du march&#233;. On ignore si Antoine Gausi &#233;tait le seul potier &#224; exercer son m&#233;tier entre 1450 et 1470, mais d&#232;s 1474, c'est un potier italien venu d'un grand centre d'artisanat c&#233;ramique, Petrus de Pisa, qui profite &#224; son tour d'avantages et de subventions pour s'installer dans la ville au sein d'une soci&#233;t&#233; qu'il partage avec Antoine Giraud. L'acte &#233;num&#233;rant les objets produits est r&#233;v&#233;lateur des mutations en cours dans l'instrumentum domestique proven&#231;al. On y d&#233;nombre des marmites, mais aussi des &#233;cuelles et des pichets, formes nouvelles qui se retrouvent en abondance dans les contextes arch&#233;ologiques de la fin du XVe s. et du si&#232;cle suivant. Un autre personnage central, Andreas Nico, artisan pisano-ligure, fait son apparition en 1505. Ce &#171; p&#232;re &#187; de la c&#233;ramique moderne en Provence partage son activit&#233; entre Manosque et Aix o&#249; il r&#233;side &#224; temps partiel, se faisant seconder par des compatriotes, tel que Pierre de M&#233;riado de Savone. Dans un contrat d&#233;cennal qu'il conclut avec la ville, il lui faut assurer l'entretien des fontaines et tenir une boutique de son art. La localisation de son atelier est incertaine, apparemment intra-muros, confrontant les remparts, une rue publique, une tour de l'enceinte et le cimeti&#232;re Saint-Sauveur selon des actes pass&#233;s entre 1512 et 1525. Ce potier, commer&#231;ant et fort actif, faisait des ouvrages en terre engob&#233;e et verniss&#233;e, mais il pratiquait aussi l'art de la fa&#239;ence qu'il enseigna &#224; Avignon. Cette connaissance de l'art des couleurs est attest&#233;e par une commande d'ogives et de carreaux azurs pour les Carmes de Manosque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108157 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44701_88-69984.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108157 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daillon en fa&#239;ence moul&#233;e dans le style Della Robbia, Maison du Chapitre, fin XVe-d&#233;but XVIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de sa vie, son atelier fut lou&#233; en 1512 &#224; Nicolas Marini et &#224; son d&#233;c&#232;s en 1517, sa veuve poursuit l'ensemble de ses activit&#233;s. Nicolas Marini tient aussi un atelier dans le voisinage de celui de Nico entre 1513 et 1545. Ainsi, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, il semble bien qu'un petit &#238;lot artisanal se soit constitu&#233; dans la zone du cimeti&#232;re Saint-Sauveur, avec la pr&#233;sence d'autres artisans form&#233;s &#224; Manosque dont Laurent Borelli, probablement italien, faiseur d'&#233;cuelles de Fr&#233;jus. Il reste cependant &#224; attribuer &#224; l'un de ces artisans aixois ou manosquin, les s&#233;ries arch&#233;ologiques de bols et autres ouvrages engob&#233;s et gla&#231;ur&#233;s, si fr&#233;quents dans les contextes proven&#231;aux de cette &#233;poque. Tr&#232;s semblables dans leur forme comme dans les motifs incis&#233;s ou peints &#224; la croix vert de cuivre et brun de fer, seules des analyses de p&#226;tes en laboratoire peuvent les s&#233;parer avec certitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
In fine, le savoir-faire italien est encore illustr&#233; sur la fa&#231;ade de la maison du Chapitre, mise au jour en 1987. Deux m&#233;daillons, plac&#233;s de part et d'autre d'une grande fen&#234;tre &#224; meneaux, sont dans le style des ateliers Della Robbia du dernier tiers du XVe si&#232;cle - premiers tiers du XVIe si&#232;cle. Sur l'un, d&#233;pos&#233; au mus&#233;e Lapidaire de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, le buste d'une figure f&#233;minine en robe bleue est bord&#233; de feuillages en guirlandes et de fruits. Ces motifs moul&#233;s et simplifi&#233;s, pourraient avoir &#233;t&#233; import&#233;s ou imit&#233;s localement par des potiers venus d'Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44701_87-ab3d1.png?1776861387' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108155 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Bol &#224; d&#233;cor de fleur de lys incis&#233;e, Rue de Littera, Aix ou Manosque ? XVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&#232;cle, la situation change, dans un contexte &#233;conomique t&#233;moignant sans doute d'un besoin nouveau et d'une &#233;l&#233;vation du niveau de vie des Aixois. Dans la logique des approvisionnements de la ville qui re&#231;oit au XVe si&#232;cle r&#233;guli&#232;rement, nous disent les textes, des &#171; oules &#187; et autres &#171; terrailles &#187; confectionn&#233;es &#224; Apt, la communaut&#233; intervient directement pour &#233;tablir des potiers dans la ville et favorise leur installation gr&#226;ce &#224; une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi une convention est pass&#233;e en 1448 en faveur d'Antoine Gausi, originaire d'Apt justement. Au terme de cet accord, le potier s'engage &#224; r&#233;sider &#224; Aix et &#224; y exercer son art pendant deux ans. En &#233;change de quoi, la ville lui assure une location de logement et une avance pour l'achat de l'alquifoux pour la confection du vernis et la r&#233;paration de la couverture du four. Une boutique lui est en outre conc&#233;d&#233;e sur la place du march&#233;. On ignore si Antoine Gausi &#233;tait le seul potier &#224; exercer son m&#233;tier entre 1450 et 1470, mais d&#232;s 1474, c'est un potier italien venu d'un grand centre d'artisanat c&#233;ramique, Petrus de Pisa, qui profite &#224; son tour d'avantages et de subventions pour s'installer dans la ville au sein d'une soci&#233;t&#233; qu'il partage avec Antoine Giraud. L'acte &#233;num&#233;rant les objets produits est r&#233;v&#233;lateur des mutations en cours dans l'instrumentum domestique proven&#231;al. On y d&#233;nombre des marmites, mais aussi des &#233;cuelles et des pichets, formes nouvelles qui se retrouvent en abondance dans les contextes arch&#233;ologiques de la fin du XVe s. et du si&#232;cle suivant. Un autre personnage central, Andreas Nico, artisan pisano-ligure, fait son apparition en 1505. Ce &#171; p&#232;re &#187; de la c&#233;ramique moderne en Provence partage son activit&#233; entre Manosque et Aix o&#249; il r&#233;side &#224; temps partiel, se faisant seconder par des compatriotes, tel que Pierre de M&#233;riado de Savone. Dans un contrat d&#233;cennal qu'il conclut avec la ville, il lui faut assurer l'entretien des fontaines et tenir une boutique de son art. La localisation de son atelier est incertaine, apparemment intra-muros, confrontant les remparts, une rue publique, une tour de l'enceinte et le cimeti&#232;re Saint-Sauveur selon des actes pass&#233;s entre 1512 et 1525. Ce potier, commer&#231;ant et fort actif, faisait des ouvrages en terre engob&#233;e et verniss&#233;e, mais il pratiquait aussi l'art de la fa&#239;ence qu'il enseigna &#224; Avignon. Cette connaissance de l'art des couleurs est attest&#233;e par une commande d'ogives et de carreaux azurs pour les Carmes de Manosque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108157 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44701_88-0f137.png?1776861387' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108157 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daillon en fa&#239;ence moul&#233;e dans le style Della Robbia, Maison du Chapitre, fin XVe-d&#233;but XVIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de sa vie, son atelier fut lou&#233; en 1512 &#224; Nicolas Marini et &#224; son d&#233;c&#232;s en 1517, sa veuve poursuit l'ensemble de ses activit&#233;s. Nicolas Marini tient aussi un atelier dans le voisinage de celui de Nico entre 1513 et 1545. Ainsi, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, il semble bien qu'un petit &#238;lot artisanal se soit constitu&#233; dans la zone du cimeti&#232;re Saint-Sauveur, avec la pr&#233;sence d'autres artisans form&#233;s &#224; Manosque dont Laurent Borelli, probablement italien, faiseur d'&#233;cuelles de Fr&#233;jus. Il reste cependant &#224; attribuer &#224; l'un de ces artisans aixois ou manosquin, les s&#233;ries arch&#233;ologiques de bols et autres ouvrages engob&#233;s et gla&#231;ur&#233;s, si fr&#233;quents dans les contextes proven&#231;aux de cette &#233;poque. Tr&#232;s semblables dans leur forme comme dans les motifs incis&#233;s ou peints &#224; la croix vert de cuivre et brun de fer, seules des analyses de p&#226;tes en laboratoire peuvent les s&#233;parer avec certitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
In fine, le savoir-faire italien est encore illustr&#233; sur la fa&#231;ade de la maison du Chapitre, mise au jour en 1987. Deux m&#233;daillons, plac&#233;s de part et d'autre d'une grande fen&#234;tre &#224; meneaux, sont dans le style des ateliers Della Robbia du dernier tiers du XVe si&#232;cle - premiers tiers du XVIe si&#232;cle. Sur l'un, d&#233;pos&#233; au mus&#233;e Lapidaire de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, le buste d'une figure f&#233;minine en robe bleue est bord&#233; de feuillages en guirlandes et de fruits. Ces motifs moul&#233;s et simplifi&#233;s, pourraient avoir &#233;t&#233; import&#233;s ou imit&#233;s localement par des potiers venus d'Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;nigme de Bougie : entre Moyen-Age et &#233;poque Moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-enigme-de-Bougie-entre-Moyen-Age-et-epoque-Moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-enigme-de-Bougie-entre-Moyen-Age-et-epoque-Moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mentions de c&#233;ramiques dites en terre de Bougie (Bugeya, Bugia) ou de B&#233;gier, pr&#233;sentes dans des inventaires mobiliers apr&#232;s d&#233;c&#232;s ou dans les comptes et tarifs de p&#233;ages proven&#231;aux et ligures, restent &#224; ce jour, &#233;nigmatiques. Il n'en demeure pas moins qu'elles figurent chez des gens ais&#233;s et &#233;voquent de la belle vaisselle, venue de Bougie (Beja&#239;a) dans ce qu'il est convenu d'appeler alors la Barbarie. Les liens commerciaux avec Marseille en sont bien connus depuis le XIIIe s. jusqu'au XVe s. o&#249; le Foundouk des marseillais &#224; Bougie est un lieu tr&#232;s actif. Cette c&#233;ramique, identifi&#233;e clairement par les notaires, est signal&#233;e plusieurs fois &#224; Aix, en 1436 dans l'inventaire de tutelle pour les enfants de Plantalion de Molin, en 1460, &#224; Puyricard apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Noble Jean Bonilis, ou en 1504 dans l'inventaire des biens d'Antoine de Rive. Le pichet que poss&#232;de Louis Audibert, pl&#226;trier d'Aix en 1458, est un objet de prix rang&#233; dans une caisse fermant &#224; clef ; la tasse d'Antoine de Rive, boulanger ou les trois pots de Pierre Basilhe en 1500, sont signal&#233;s comme des &#339;uvres de qualit&#233;. Mais &#224; quelles trouvailles arch&#233;ologiques correspondent ces ouvrages ? S'agit-il de c&#233;ramiques &#224; lustre m&#233;tallique d'origine espagnole ayant transit&#233; par Bougie ou d'une appellation g&#233;n&#233;rique recouvrant des r&#233;alit&#233;s orientales ? Il n'en demeure pas moins, que ces mentions perdurent jusqu'au XVIIe si&#232;cle et qu'un pr&#234;tre aixois, Louis Trouihas, en 1648, compte parmi ses meubles &#171; un grand plat de terre de constantinople apelle begier &#187; et &#171; ung pot de terre de pize appelle begier &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mentions de c&#233;ramiques dites en terre de Bougie (Bugeya, Bugia) ou de B&#233;gier, pr&#233;sentes dans des inventaires mobiliers apr&#232;s d&#233;c&#232;s ou dans les comptes et tarifs de p&#233;ages proven&#231;aux et ligures, restent &#224; ce jour, &#233;nigmatiques. Il n'en demeure pas moins qu'elles figurent chez des gens ais&#233;s et &#233;voquent de la belle vaisselle, venue de Bougie (Beja&#239;a) dans ce qu'il est convenu d'appeler alors la Barbarie. Les liens commerciaux avec Marseille en sont bien connus depuis le XIIIe s. jusqu'au XVe s. o&#249; le Foundouk des marseillais &#224; Bougie est un lieu tr&#232;s actif. Cette c&#233;ramique, identifi&#233;e clairement par les notaires, est signal&#233;e plusieurs fois &#224; Aix, en 1436 dans l'inventaire de tutelle pour les enfants de Plantalion de Molin, en 1460, &#224; Puyricard apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Noble Jean Bonilis, ou en 1504 dans l'inventaire des biens d'Antoine de Rive. Le pichet que poss&#232;de Louis Audibert, pl&#226;trier d'Aix en 1458, est un objet de prix rang&#233; dans une caisse fermant &#224; clef ; la tasse d'Antoine de Rive, boulanger ou les trois pots de Pierre Basilhe en 1500, sont signal&#233;s comme des &#339;uvres de qualit&#233;. Mais &#224; quelles trouvailles arch&#233;ologiques correspondent ces ouvrages ? S'agit-il de c&#233;ramiques &#224; lustre m&#233;tallique d'origine espagnole ayant transit&#233; par Bougie ou d'une appellation g&#233;n&#233;rique recouvrant des r&#233;alit&#233;s orientales ? Il n'en demeure pas moins, que ces mentions perdurent jusqu'au XVIIe si&#232;cle et qu'un pr&#234;tre aixois, Louis Trouihas, en 1648, compte parmi ses meubles &#171; un grand plat de terre de constantinople apelle begier &#187; et &#171; ung pot de terre de pize appelle begier &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix et la M&#233;diterran&#233;e : entre Moyen &#194;ge et &#201;poque moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-la-Mediterranee-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-la-Mediterranee-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108133 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/png/archeo44695_81.png' title='Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. ' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_81-1ca31-f8db0.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108133 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Aix b&#233;n&#233;ficie amplement du grand commerce m&#233;diterran&#233;en, par le truchement du port de Marseille. Les comptages et &#233;valuations &#171; en nombre minimum d'individus &#187; qui rendent compte du nombre d'objets arch&#233;ologiquement complets, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des contextes de fouilles, montrent dans la plupart des cas une belle proportion d'importations qui atteint son maximum, soit les trois-quarts des pi&#232;ces, dans le couvent des nobles dames de Nazareth. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les sites n'ont pas connus, entre le XIIe et le XIVe si&#232;cle, ce riche achalandage, bien que de plus modestes s&#233;ries, sur d'autres sites aixois refl&#232;tent cependant des arrivages de m&#234;me origine, venus des quatre coins de la M&#233;diterran&#233;e, en particulier dans le palais de l'Archev&#234;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La M&#233;diterran&#233;e arabe livre un petit lot de c&#233;ramiques identifiables seulement &#224; partir de la fin du XIIe si&#232;cle. &#192; l'image de la plupart des contextes proven&#231;aux contemporains, on y d&#233;nombre des pichets, des coupelles et une seule lampe &#224; gla&#231;ure verte originaires de Sicile ou du Maghreb, ainsi que des fa&#239;ences peintes en bleu de cobalt et en brun venus de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie). Parall&#232;lement, de rares majoliques de Sicile, peintes selon la m&#234;me bichromie sont aussi recens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108135 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_82-e6238.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108135 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Margelle de puits &#224; d&#233;cor imprim&#233;, Andalousie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De grandes jarres pour contenir de l'eau, dont des fragments ont &#233;t&#233; exhum&#233;s au Prieur&#233; de la Sainte-Victoire ainsi qu'une exceptionnelle margelle de puits &#224; pans coup&#233;s dans la cour du couvent de Notre-Dame de Nazareth, illustrent ces grands contenants d'une superbe qualit&#233; plastique. Leur d&#233;cor islamisant divis&#233; en registres, imprim&#233; au tampon sous gla&#231;ure, renvoie &#224; des mod&#232;les almoravides et almohades du Maghreb. Mais ces motifs tr&#232;s st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sont aussi tr&#232;s proches de ceux produits dans la p&#233;ninsule hispanique, en Andalousie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vases tout aussi luxueux, en p&#226;te siliceuse rev&#234;tue de gla&#231;ure alcaline, sont parvenus de la vall&#233;e de l'Euphrate ou de la Syrie jusqu'au couvent de Notre-Dame de Nazareth, sans doute par le relais chypriote qui n'est repr&#233;sent&#233;, pour sa part, que par un fragment de coupelle engob&#233;e sous gla&#231;ure orn&#233; de palmettes en champlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108139 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_83-0fd9e.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108139 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;oupes &#224; d&#233;cor &#171; a sgraffito &#187;, Ligurie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mais le vrai march&#233; de la c&#233;ramique au bas Moyen &#194;ge est &#233;cartel&#233; entre les deux p&#233;ninsules, l'Italie et l'Espagne, qui fournissent des th&#233;ories de terres cuites, des plus communes aux plus sophistiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proche Ligurie fournit, d&#232;s la fin du XIIe et pendant tout le XIIIe si&#232;cle, des c&#233;ramiques de table et de cuisine. L'origine de jattes et marmites en argile model&#233;e gla&#231;ur&#233;e, consid&#233;r&#233;es comme ligures d'apr&#232;s leur concentration et diffusion en zone littorale, est aujourd'hui remise en question au vu des analyses p&#233;trographiques des p&#226;tes. N&#233;anmoins aucune comparaison ne permet de les attribuer &#224; un centre italique, &#233;g&#233;en ou espagnol ayant produit ce type de vases culinaires &#224; gros tenons de pr&#233;hension, certes frustes mais n&#233;anmoins verniss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la vaisselle engob&#233;e et incis&#233;e, dite &#171; graffita arcaica tirrenica &#187;, est par contre bien assur&#233;e et de beaux services, essentiellement des formes ouvertes, produites &#224; Savone sont tr&#232;s pr&#233;sentes sur les tables aixoises. La Toscane livre pour sa part des majoliques de Pise, peintes en vert et brun, des bols, des coupes et des pichets, avec alternance de rev&#234;tement au plomb donnant une couleur rouge &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur des formes. D'autres mod&#232;les peu fr&#233;quents, peints en bleu et brun sur &#233;mail sont produits dans le val d'Arno &#224; Montelupo.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108141 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_84-93300.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108141 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupes en fa&#239;ence, d&#233;cor vert et brun, Barcelone, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Espagne redevenue chr&#233;tienne, elle livre depuis la Catalogne, des formes utilitaires telles que de grands bassins ou de grosses cruches simplement verniss&#233;s en jaune miel ou vert, produits dans les ateliers de Barcelone. Les services &#233;maill&#233;s et peints en vert et brun qui les accompagnent, regroupent des &#233;cuelles, bols, coupes, ainsi que des lampes &#224; coupelle et anneau de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les importations les plus luxueuses proviennent des ateliers andalous de Malaga et Valence qui ont rivalis&#233; de virtuosit&#233;. La documentation recueillie &#224; Aix, dans le couvent royal, constitue &#224; ce jour le plus extraordinaire r&#233;pertoire de bols, coupes, lampes, pichets &#224; d&#233;cor bleu de cobalt rehauss&#233; de lustre m&#233;tallique de la fin du XIIIe si&#232;cle et du d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Cette quantit&#233; d'artefacts de grande qualit&#233; est unique en Provence, tout comme les s&#233;ries peintes en vert et brun, issues des officines valenciennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du Moyen &#194;ge, si la Catalogne continue d'approvisionner en contenants verniss&#233;s, Valence devient en revanche l'unique fournisseur de &#171; loza daurada &#187;, produite alors en masse et qui envahit tout le march&#233; pendant les XVe et XVIe si&#232;cle .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108145 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_85-339d4.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108145 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;vaisselle d&#233;cor&#233;e en bleu et lustre, Valence, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sources &#233;crites concernant les produits d'apothicairerie en rendent compte &#224; leur fa&#231;on, elliptique. Elles &#233;voquent cependant bien la r&#233;alit&#233; des &#233;changes avec l'Espagne. L'inventaire de l'apothicaire d'Aix-en-Provence, Jean Salvatoris, dat&#233; de 1443 mentionne ainsi des pots &#171; operis cathalonie &#187; (ouvrage de Catalogne). Jean Raynerii, apothicaire en 1466, poss&#232;de des pots peints de bleu et d'autres peints de vert dans sa boutique o&#249; sont pr&#233;sents d'autres vases et des bo&#238;tes identifi&#233;es comme valenciennes &#171; dor&#233;es &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; Aix, en 1506, un &#233;tat d'apothicairerie enregistre plus de 59 pi&#232;ces de Valence et de &#171; terre de pays &#187; dont on ignore ce qu'elles furent une fois de plus. En 1539, il est encore fait mention d'achat d'un pot de confiture de Valence qui pourrait correspondre aux pots larges et bas, d&#233;cor&#233;s en bleu et lustre, fr&#233;quents dans les contextes arch&#233;ologiques aixois de la fin du XVe si&#232;cle et du d&#233;but du XVIe si&#232;cle, en particulier dans la fouille du parking Pasteur et du 8, rue de Littera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108133 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/png/archeo44695_81.png' title='Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. ' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_81-1ca31-55ed0.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108133 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Aix b&#233;n&#233;ficie amplement du grand commerce m&#233;diterran&#233;en, par le truchement du port de Marseille. Les comptages et &#233;valuations &#171; en nombre minimum d'individus &#187; qui rendent compte du nombre d'objets arch&#233;ologiquement complets, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des contextes de fouilles, montrent dans la plupart des cas une belle proportion d'importations qui atteint son maximum, soit les trois-quarts des pi&#232;ces, dans le couvent des nobles dames de Nazareth. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les sites n'ont pas connus, entre le XIIe et le XIVe si&#232;cle, ce riche achalandage, bien que de plus modestes s&#233;ries, sur d'autres sites aixois refl&#232;tent cependant des arrivages de m&#234;me origine, venus des quatre coins de la M&#233;diterran&#233;e, en particulier dans le palais de l'Archev&#234;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La M&#233;diterran&#233;e arabe livre un petit lot de c&#233;ramiques identifiables seulement &#224; partir de la fin du XIIe si&#232;cle. &#192; l'image de la plupart des contextes proven&#231;aux contemporains, on y d&#233;nombre des pichets, des coupelles et une seule lampe &#224; gla&#231;ure verte originaires de Sicile ou du Maghreb, ainsi que des fa&#239;ences peintes en bleu de cobalt et en brun venus de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie). Parall&#232;lement, de rares majoliques de Sicile, peintes selon la m&#234;me bichromie sont aussi recens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108135 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_82-9b2ab.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108135 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Margelle de puits &#224; d&#233;cor imprim&#233;, Andalousie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De grandes jarres pour contenir de l'eau, dont des fragments ont &#233;t&#233; exhum&#233;s au Prieur&#233; de la Sainte-Victoire ainsi qu'une exceptionnelle margelle de puits &#224; pans coup&#233;s dans la cour du couvent de Notre-Dame de Nazareth, illustrent ces grands contenants d'une superbe qualit&#233; plastique. Leur d&#233;cor islamisant divis&#233; en registres, imprim&#233; au tampon sous gla&#231;ure, renvoie &#224; des mod&#232;les almoravides et almohades du Maghreb. Mais ces motifs tr&#232;s st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sont aussi tr&#232;s proches de ceux produits dans la p&#233;ninsule hispanique, en Andalousie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vases tout aussi luxueux, en p&#226;te siliceuse rev&#234;tue de gla&#231;ure alcaline, sont parvenus de la vall&#233;e de l'Euphrate ou de la Syrie jusqu'au couvent de Notre-Dame de Nazareth, sans doute par le relais chypriote qui n'est repr&#233;sent&#233;, pour sa part, que par un fragment de coupelle engob&#233;e sous gla&#231;ure orn&#233; de palmettes en champlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108139 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_83-fc072.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108139 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;oupes &#224; d&#233;cor &#171; a sgraffito &#187;, Ligurie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mais le vrai march&#233; de la c&#233;ramique au bas Moyen &#194;ge est &#233;cartel&#233; entre les deux p&#233;ninsules, l'Italie et l'Espagne, qui fournissent des th&#233;ories de terres cuites, des plus communes aux plus sophistiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proche Ligurie fournit, d&#232;s la fin du XIIe et pendant tout le XIIIe si&#232;cle, des c&#233;ramiques de table et de cuisine. L'origine de jattes et marmites en argile model&#233;e gla&#231;ur&#233;e, consid&#233;r&#233;es comme ligures d'apr&#232;s leur concentration et diffusion en zone littorale, est aujourd'hui remise en question au vu des analyses p&#233;trographiques des p&#226;tes. N&#233;anmoins aucune comparaison ne permet de les attribuer &#224; un centre italique, &#233;g&#233;en ou espagnol ayant produit ce type de vases culinaires &#224; gros tenons de pr&#233;hension, certes frustes mais n&#233;anmoins verniss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la vaisselle engob&#233;e et incis&#233;e, dite &#171; graffita arcaica tirrenica &#187;, est par contre bien assur&#233;e et de beaux services, essentiellement des formes ouvertes, produites &#224; Savone sont tr&#232;s pr&#233;sentes sur les tables aixoises. La Toscane livre pour sa part des majoliques de Pise, peintes en vert et brun, des bols, des coupes et des pichets, avec alternance de rev&#234;tement au plomb donnant une couleur rouge &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur des formes. D'autres mod&#232;les peu fr&#233;quents, peints en bleu et brun sur &#233;mail sont produits dans le val d'Arno &#224; Montelupo.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108141 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_84-df586.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108141 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupes en fa&#239;ence, d&#233;cor vert et brun, Barcelone, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Espagne redevenue chr&#233;tienne, elle livre depuis la Catalogne, des formes utilitaires telles que de grands bassins ou de grosses cruches simplement verniss&#233;s en jaune miel ou vert, produits dans les ateliers de Barcelone. Les services &#233;maill&#233;s et peints en vert et brun qui les accompagnent, regroupent des &#233;cuelles, bols, coupes, ainsi que des lampes &#224; coupelle et anneau de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les importations les plus luxueuses proviennent des ateliers andalous de Malaga et Valence qui ont rivalis&#233; de virtuosit&#233;. La documentation recueillie &#224; Aix, dans le couvent royal, constitue &#224; ce jour le plus extraordinaire r&#233;pertoire de bols, coupes, lampes, pichets &#224; d&#233;cor bleu de cobalt rehauss&#233; de lustre m&#233;tallique de la fin du XIIIe si&#232;cle et du d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Cette quantit&#233; d'artefacts de grande qualit&#233; est unique en Provence, tout comme les s&#233;ries peintes en vert et brun, issues des officines valenciennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du Moyen &#194;ge, si la Catalogne continue d'approvisionner en contenants verniss&#233;s, Valence devient en revanche l'unique fournisseur de &#171; loza daurada &#187;, produite alors en masse et qui envahit tout le march&#233; pendant les XVe et XVIe si&#232;cle .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108145 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_85-f4c77.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108145 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;vaisselle d&#233;cor&#233;e en bleu et lustre, Valence, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sources &#233;crites concernant les produits d'apothicairerie en rendent compte &#224; leur fa&#231;on, elliptique. Elles &#233;voquent cependant bien la r&#233;alit&#233; des &#233;changes avec l'Espagne. L'inventaire de l'apothicaire d'Aix-en-Provence, Jean Salvatoris, dat&#233; de 1443 mentionne ainsi des pots &#171; operis cathalonie &#187; (ouvrage de Catalogne). Jean Raynerii, apothicaire en 1466, poss&#232;de des pots peints de bleu et d'autres peints de vert dans sa boutique o&#249; sont pr&#233;sents d'autres vases et des bo&#238;tes identifi&#233;es comme valenciennes &#171; dor&#233;es &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; Aix, en 1506, un &#233;tat d'apothicairerie enregistre plus de 59 pi&#232;ces de Valence et de &#171; terre de pays &#187; dont on ignore ce qu'elles furent une fois de plus. En 1539, il est encore fait mention d'achat d'un pot de confiture de Valence qui pourrait correspondre aux pots larges et bas, d&#233;cor&#233;s en bleu et lustre, fr&#233;quents dans les contextes arch&#233;ologiques aixois de la fin du XVe si&#232;cle et du d&#233;but du XVIe si&#232;cle, en particulier dans la fouille du parking Pasteur et du 8, rue de Littera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix et sa r&#233;gion : entre Moyen &#194;ge et &#201;poque moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-sa-region-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-sa-region-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108113 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_1-72c00.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108113 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot &#224; bec tubulaire en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, XIIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233;e vers l'arri&#232;re-pays, la ville re&#231;oit essentiellement des ouvrages r&#233;alis&#233;s dans les ateliers r&#233;gionaux les plus proches. Depuis le haut Moyen &#194;ge, les vases de cuisson plac&#233;s dans les foyers, ou les pots pour r&#233;chauffer les liquides devant les braises, sont totalement gris. Cette couleur de l'argile r&#233;sulte de la cuisson effectu&#233;e en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans les fours qui sont litt&#233;ralement &#171; &#233;touff&#233;s &#187; en fin de chauffe, ce qui provoque, entre autres, une migration des ions carbones qui donnent une palette de teintes allant du gris au noir. De gros pots &#224; bec verseur, des petits pots &#224; anse trouv&#233;s dans le Bourg Saint-Sauveur tout comme les godets de noria du Palais Monclar en p&#226;te fine micac&#233;e ou r&#233;fractaire, pourraient provenir, entre les XIe et XIIIe si&#232;cles, des ateliers de Mimet, du val de l'Arc, voire de Cabasse dans le Var.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_2-1cc61.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108117 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Godets de noria en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais Monclar, XIe-XIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces officines artisanales qui alimentaient Aix et Marseille sont tr&#232;s vite concurrenc&#233;es par le grand centre varois d'Olli&#232;res, dans le bassin de Saint-Maximin. En effet, la qualit&#233; de ses argiles r&#233;fractaires, de type kaolinitique ferrugineuse, ont permis de produire en quantit&#233; une gamme de produits r&#233;sistant au feu, toujours en gris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La batterie de cuisine se diversifie au tournant des XIIe et XIIIe si&#232;cles et de nouvelles formes apparaissent telles que les marmites &#224; anses horizontales, les &#171; p&#233;gaus &#187; &#224; fond plat, les jattes et les couvercles, orn&#233;s de bandes imprim&#233;es &#224; la roulette ou &#224; la molette. Une mutation technique radicale visant &#224; imperm&#233;abiliser les r&#233;cipients intervient au tournant du XIIIe si&#232;cle avec l'apparition de la gla&#231;ure plombif&#232;re et de l'&#233;mail, li&#233;s &#224; la cuisson oxydante. Ce ph&#233;nom&#232;ne est bien reconnu par la d&#233;couverte &#224; Marseille, des ateliers du bourg des olliers dans le quartier Sainte-Barbe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_4-b6e9a.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108123 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cruche &#224; bec pinc&#233; en p&#226;te claire verniss&#233;e r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces innovations ont &#233;t&#233;, de toute &#233;vidence, introduites par des potiers ext&#233;rieurs &#224; la Provence et sans doute originaires de la p&#233;ninsule ib&#233;rique, de &#171; al-andalus &#187;. La plus ancienne diffusion de ce mat&#233;riel, pour les artefacts &#233;maill&#233;s en vert monochrome ou peints en vert et brun a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les niveaux du Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, de la fin du XIIe / d&#233;but XIIIe si&#232;cle, en association avec les c&#233;ramiques grises d'Olli&#232;res. Ces transmissions de savoir-faire gagnent progressivement les ateliers circonvoisins tels que ceux d'Olli&#232;res, dont la diffusion se poursuit, mais avec une nouvelle gamme de produits plus attrayants, en argile rouge cuite en atmosph&#232;re oxydante et rev&#234;tue de vernis &#224; l'alquifoux, un sulfure de plomb.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_5-c0feb.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108125 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat &#224; marli &#233;maill&#233; et d&#233;cor zoomorphe vert et brun, atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cipients culinaires conservent des formes comparables &#224; celles produites auparavant en gris et la vaisselle de table, simplement verniss&#233;e, s'enrichit de cruches et de pichets de couleur brun rouge pour le service des liquides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le grand centre dominant en mati&#232;re de culinaire, au Moyen &#194;ge, est Saint-Quentin dans l'Uz&#232;ge, terre d'&#233;lection de la poterie r&#233;fractaire, dont l'argile blanche fine est renomm&#233;e pour sa capacit&#233; &#224; supporter des chocs thermiques. La virtuosit&#233; des artisans et une concentration exceptionnelle de savoir-faire ont favoris&#233; la diffusion de ses marmites, po&#234;lons, pichets, jattes et couvercles, dans tout le Midi et au del&#224; des fronti&#232;res, loin en M&#233;diterran&#233;e. Les cuisines du couvent royal des nobles dames de Nazareth t&#233;moignent de ce succ&#232;s, lesquelles comptaient plusieurs centaines de ces pi&#232;ces, d&#233;clin&#233;es dans toutes les tailles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_6-9cd4a.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108127 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;figurine zoomorphe &#233;maill&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les services, qui ne n&#233;cessitaient pas d'argile sp&#233;cifique, proviennent essentiellement des ateliers de Marseille, jusqu'au d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Avec l'abandon progressif du bourg des olliers &#224; partir de 1320 et sa destruction vers 1350, les potiers de la cit&#233; phoc&#233;enne ont pu rejoindre la cit&#233; pontificale, nouveau centre du pouvoir et de la finance. De ce fait, certaines formes en argile calcaire &#233;maill&#233;e sont difficiles &#224; s&#233;parer des mod&#232;les marseillais tardifs, en l'absence d'analyses de p&#226;te syst&#233;matiques. Ainsi, un r&#233;pertoire de d&#233;cors communs aux ateliers du Bas-Rh&#244;ne en activit&#233; &#224; cette &#233;poque (Avignon et Beaucaire), se retrouve sur les bols, les plats &#224; marli, les jattes, les coupes, les albarelles et les cruches, peints en vert de cuivre et brun de mangan&#232;se sur fond d'&#233;mail blanc. Tr&#232;s souvent perc&#233;s de trous de suspension au pied, ces amples compositions g&#233;om&#233;triques, florales et parfois zoomorphes, que l'on trouvait dans les demeures aixoises poss&#233;daient une double fonction, utilitaire et ornementale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108129 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_7-17616.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108129 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lampe sur pied gla&#231;ur&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Une figurine model&#233;e, zoomorphe est plus inattendue ; elle a pu servir de pr&#233;hension, pour un couvercle ou un objet, ou d'applique sur un vase d&#233;coratif. Parmi les produits en argile calcaire simplement recouverts de gla&#231;ure monochrome verte ou jaune, des cruches &#224; bec pinc&#233; et un grand nombre de lampes &#224; r&#233;servoir et coupelle sur pied dans la tradition andalouse, de fabrication marseillaise sont &#233;galement reconnus &#224; Aix, tout comme des petites coupelles, des &#233;cuelles basses, des pots de fleurs, des bassins ou des mesures en argile sans rev&#234;tement qui &#233;taient r&#233;serv&#233;s &#224; des usages plus quotidiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108113 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_1-d7a2c.png?1776853465' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108113 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot &#224; bec tubulaire en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, XIIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233;e vers l'arri&#232;re-pays, la ville re&#231;oit essentiellement des ouvrages r&#233;alis&#233;s dans les ateliers r&#233;gionaux les plus proches. Depuis le haut Moyen &#194;ge, les vases de cuisson plac&#233;s dans les foyers, ou les pots pour r&#233;chauffer les liquides devant les braises, sont totalement gris. Cette couleur de l'argile r&#233;sulte de la cuisson effectu&#233;e en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans les fours qui sont litt&#233;ralement &#171; &#233;touff&#233;s &#187; en fin de chauffe, ce qui provoque, entre autres, une migration des ions carbones qui donnent une palette de teintes allant du gris au noir. De gros pots &#224; bec verseur, des petits pots &#224; anse trouv&#233;s dans le Bourg Saint-Sauveur tout comme les godets de noria du Palais Monclar en p&#226;te fine micac&#233;e ou r&#233;fractaire, pourraient provenir, entre les XIe et XIIIe si&#232;cles, des ateliers de Mimet, du val de l'Arc, voire de Cabasse dans le Var.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_2-58732.png?1776853465' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108117 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Godets de noria en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais Monclar, XIe-XIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces officines artisanales qui alimentaient Aix et Marseille sont tr&#232;s vite concurrenc&#233;es par le grand centre varois d'Olli&#232;res, dans le bassin de Saint-Maximin. En effet, la qualit&#233; de ses argiles r&#233;fractaires, de type kaolinitique ferrugineuse, ont permis de produire en quantit&#233; une gamme de produits r&#233;sistant au feu, toujours en gris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La batterie de cuisine se diversifie au tournant des XIIe et XIIIe si&#232;cles et de nouvelles formes apparaissent telles que les marmites &#224; anses horizontales, les &#171; p&#233;gaus &#187; &#224; fond plat, les jattes et les couvercles, orn&#233;s de bandes imprim&#233;es &#224; la roulette ou &#224; la molette. Une mutation technique radicale visant &#224; imperm&#233;abiliser les r&#233;cipients intervient au tournant du XIIIe si&#232;cle avec l'apparition de la gla&#231;ure plombif&#232;re et de l'&#233;mail, li&#233;s &#224; la cuisson oxydante. Ce ph&#233;nom&#232;ne est bien reconnu par la d&#233;couverte &#224; Marseille, des ateliers du bourg des olliers dans le quartier Sainte-Barbe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_4-cb509.png?1776858421' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108123 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cruche &#224; bec pinc&#233; en p&#226;te claire verniss&#233;e r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces innovations ont &#233;t&#233;, de toute &#233;vidence, introduites par des potiers ext&#233;rieurs &#224; la Provence et sans doute originaires de la p&#233;ninsule ib&#233;rique, de &#171; al-andalus &#187;. La plus ancienne diffusion de ce mat&#233;riel, pour les artefacts &#233;maill&#233;s en vert monochrome ou peints en vert et brun a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les niveaux du Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, de la fin du XIIe / d&#233;but XIIIe si&#232;cle, en association avec les c&#233;ramiques grises d'Olli&#232;res. Ces transmissions de savoir-faire gagnent progressivement les ateliers circonvoisins tels que ceux d'Olli&#232;res, dont la diffusion se poursuit, mais avec une nouvelle gamme de produits plus attrayants, en argile rouge cuite en atmosph&#232;re oxydante et rev&#234;tue de vernis &#224; l'alquifoux, un sulfure de plomb.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_5-0f5d2.png?1776857920' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108125 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat &#224; marli &#233;maill&#233; et d&#233;cor zoomorphe vert et brun, atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cipients culinaires conservent des formes comparables &#224; celles produites auparavant en gris et la vaisselle de table, simplement verniss&#233;e, s'enrichit de cruches et de pichets de couleur brun rouge pour le service des liquides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le grand centre dominant en mati&#232;re de culinaire, au Moyen &#194;ge, est Saint-Quentin dans l'Uz&#232;ge, terre d'&#233;lection de la poterie r&#233;fractaire, dont l'argile blanche fine est renomm&#233;e pour sa capacit&#233; &#224; supporter des chocs thermiques. La virtuosit&#233; des artisans et une concentration exceptionnelle de savoir-faire ont favoris&#233; la diffusion de ses marmites, po&#234;lons, pichets, jattes et couvercles, dans tout le Midi et au del&#224; des fronti&#232;res, loin en M&#233;diterran&#233;e. Les cuisines du couvent royal des nobles dames de Nazareth t&#233;moignent de ce succ&#232;s, lesquelles comptaient plusieurs centaines de ces pi&#232;ces, d&#233;clin&#233;es dans toutes les tailles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_6-9b395.png?1776857920' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108127 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;figurine zoomorphe &#233;maill&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les services, qui ne n&#233;cessitaient pas d'argile sp&#233;cifique, proviennent essentiellement des ateliers de Marseille, jusqu'au d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Avec l'abandon progressif du bourg des olliers &#224; partir de 1320 et sa destruction vers 1350, les potiers de la cit&#233; phoc&#233;enne ont pu rejoindre la cit&#233; pontificale, nouveau centre du pouvoir et de la finance. De ce fait, certaines formes en argile calcaire &#233;maill&#233;e sont difficiles &#224; s&#233;parer des mod&#232;les marseillais tardifs, en l'absence d'analyses de p&#226;te syst&#233;matiques. Ainsi, un r&#233;pertoire de d&#233;cors communs aux ateliers du Bas-Rh&#244;ne en activit&#233; &#224; cette &#233;poque (Avignon et Beaucaire), se retrouve sur les bols, les plats &#224; marli, les jattes, les coupes, les albarelles et les cruches, peints en vert de cuivre et brun de mangan&#232;se sur fond d'&#233;mail blanc. Tr&#232;s souvent perc&#233;s de trous de suspension au pied, ces amples compositions g&#233;om&#233;triques, florales et parfois zoomorphes, que l'on trouvait dans les demeures aixoises poss&#233;daient une double fonction, utilitaire et ornementale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108129 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_7-30a80.png?1776858098' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108129 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lampe sur pied gla&#231;ur&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Une figurine model&#233;e, zoomorphe est plus inattendue ; elle a pu servir de pr&#233;hension, pour un couvercle ou un objet, ou d'applique sur un vase d&#233;coratif. Parmi les produits en argile calcaire simplement recouverts de gla&#231;ure monochrome verte ou jaune, des cruches &#224; bec pinc&#233; et un grand nombre de lampes &#224; r&#233;servoir et coupelle sur pied dans la tradition andalouse, de fabrication marseillaise sont &#233;galement reconnus &#224; Aix, tout comme des petites coupelles, des &#233;cuelles basses, des pots de fleurs, des bassins ou des mesures en argile sans rev&#234;tement qui &#233;taient r&#233;serv&#233;s &#224; des usages plus quotidiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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