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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>L'arriv&#233;e du train &#224; vapeur (1840-1920)</title>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107525 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43963_2-67ff8.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107525 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Gare d'Aix-en-Provence - 1856&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si le chemin de fer a constitu&#233; un des vecteurs les plus importants de la politique d'am&#233;nagement de la ville d'Aix au XIXe si&#232;cle, son arriv&#233;e r&#233;sulte d'une histoire contrari&#233;e qui puise sa source dans l'&#233;chec de la fin des ann&#233;es 1830. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/9_5_le_chemin_de_fer_arrive_a_aix.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Le trac&#233; de la grande ligne ferroviaire PLM&lt;/a&gt; a alors, en effet, &#233;vit&#233; Aix-en-Provence au profit de la ville d'Arles, en d&#233;pit de l'implication du maire Aude aupr&#232;s du gouvernement. Et bien que l'influent d&#233;put&#233; d'Aix Thiers ait relay&#233; sans succ&#232;s la mobilisation en faveur du projet Montricher par Salon-Aix-Marseille, Talabot, concessionnaire priv&#233; de la future ligne, a ignor&#233; la requ&#234;te aixoise. L'axe du Rh&#244;ne s'est impos&#233; en raison de l'importance du trafic fluvial de marchandises &#224; destination d'Arles, des facilit&#233;s techniques et du moindre co&#251;t de r&#233;alisation d'un trac&#233; m&#233;ridien empruntant le site de la vall&#233;e du Rh&#244;ne. Dans ce dossier, il faut dire que la crise de l'industrie textile et la stabilit&#233; d&#233;mographique que conna&#238;t alors Aix-en-Provence n'ont pas pes&#233; favorablement en sa faveur d'autant que le compartimentage du relief avec un bassin aixois adoss&#233; &#224; des plateaux ou &#224; des cha&#238;nons ne facilite pas des trac&#233;s nord-sud. L'axe le plus favorable &#224; la r&#233;alisation d'une ligne ferroviaire emprunte la vall&#233;e de l'Arc en direction de l'&#233;tang de Berre, selon une orientation ouest-est. La pression exerc&#233;e aupr&#232;s du pouvoir central par Aude, maire de 1835 &#224; 1848, se traduit par l'obtention d'un embranchement de Rognac &#224; Aix empruntant la vall&#233;e de l'Arc en 1845, connect&#233; &#224; la ligne principale Avignon-Marseille ouverte en 1849. Les premiers travaux de la ligne secondaire d&#233;butent en 1846 et sont achev&#233;s en 1852. En 1856, l'inauguration de la gare construite en contrebas de la place de la Rotonde, &#224; l'ouest, permet l'ouverture de la ligne. D&#233;pourvue de salle d'attente, la gare comprend un quai de d&#233;chargement des marchandises, un quai &#224; bestiaux et un quai pour les voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107527 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43963_1-5f21b.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107527 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timent des voyageurs - 1873&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e au probl&#232;me de son insertion dans une armature urbaine r&#233;gionale privil&#233;giant Avignon et Arles, l'ancienne capitale de la Provence mise d&#233;sormais sur des embranchements &#224; partir des lignes principales, pour rattraper son retard. En 1857, la Compagnie PLM ayant obtenu une ligne d'Avignon &#224; Gap par le val de Durance qui &#233;vite la ville d'Aix, la municipalit&#233; Rigaud affirme la n&#233;cessit&#233; d'un embranchement vers Aix, &#224; partir de cette ligne d&#232;s le 5 mars 1861. Le tron&#231;on Aix-Meyrargues, d&#233;cid&#233; en 1866, est inaugur&#233; en 1870. Trois stations de marchandises et de voyageurs sont cr&#233;&#233;es : La Calade, Venelles, Meyrargues. Rest&#233; en suspend de 1862 &#224; 1867 malgr&#233; la forte mobilisation locale, le projet de ligne directe Aix-Marseille, en remplacement du trac&#233; indirect par Rognac, aboutit en 1877, mais cette ligne, &#224; voie unique, ne facilite pas les &#233;changes de marchandises entre les deux villes. La loi Freycinet aboutit &#224; la cr&#233;ation de deux autres lignes au nord du pays d'Aix entre 1878 et 1903. La premi&#232;re, d&#233;cid&#233;e et financ&#233;e en 1878 par le d&#233;partement des Bouches-du-Rh&#244;ne, emprunte la rive gauche de la Durance. Raccord&#233;e aux lignes des Alpes et d'Aix-Marseille, elle relie Meyrargues &#224; Salon-de-Provence par Le-Puy-Sainte-R&#233;parade et double la ligne principale d'Avignon &#224; Gap construite sur la rive droite de la Durance. Cr&#233;&#233;e en 1903, la seconde ligne reliant Aix &#224; Salon-de-Provence par Lambesc et Saint-Cannat ach&#232;ve la mise en place d'un r&#233;seau secondaire. Greff&#233;e sur la ligne des Alpes, &#224; partir de la gare de la Calade au nord d'Aix, elle ne parvient pas &#224; modifier la situation de la ville. Le n&#339;ud ferroviaire aixois exerce toujours une faible polarisation &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur de la construction de la ligne des Alpes, la gare initiale se sp&#233;cialise dans le fret et les bestiaux. Occupant un site m&#233;ridional de prairies achet&#233;es par la Ville &#224; la famille Grignan puis c&#233;d&#233;es &#224; la Compagnie PLM, la seconde gare r&#233;serv&#233;e aux voyageurs, comprenant petit jardin et salle d'attente, oriente, d&#232;s 1873, la structuration du tissu urbain en faisant &#233;merger un quartier neuf, polaris&#233; autour du doublet gare / avenue. Le chantier de la gare s'accompagne de la r&#233;alisation de l'avenue &#233;ponyme et, en 1880, la d&#233;cision prise par B&#233;darride de d&#233;molir l'enceinte m&#233;ridionale facilite la convergence des lignes de trafic en direction de cette nouvelle gare gr&#226;ce &#224; l'am&#233;nagement des boulevards. Elle impose une modification du trac&#233; de la RN 7 qui emprunte d&#233;sormais l'avenue Victor-Hugo puis le boulevard du Roi-Ren&#233;. Illustr&#233;e par l'ouverture de deux gares, la naissance d'une ville contemporaine est associ&#233;e &#224; l'apparition de nouvelles infrastructures qui ne se limitent pas aux seuls h&#233;ritages de la ville classique, en contradiction avec les repr&#233;sentations fig&#233;es, diffus&#233;es par les &#233;lites intellectuelles de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107531 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43963_5-319f9.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107531 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Fabrique de Calissons Parli, avenue de la Gare depuis 1880&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Consacrant l'&#233;mergence d'un quartier neuf li&#233; &#224; la gare de voyageurs, l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral du 5 d&#233;cembre 1884 ouvre officiellement une phase de lotissements &#224; l'initiative de n&#233;gociants. Si les nouveaux projets port&#233;s par des particuliers participent au d&#233;veloppement et &#224; l'essor &#233;conomique de la ville, ils suscitent aussi des nuisances en raison de l'absence de r&#233;seau d'assainissement notamment. Depoussier, agent g&#233;n&#233;ral de la Compagnie Occidentale d'Afrique, b&#233;n&#233;ficiaire du morcellement de la propri&#233;t&#233; Grignan, b&#226;tit ainsi, entre 1884 et 1887, une fabrique de fruits confits avec magasin de vente, du c&#244;t&#233; de l'avenue Victor-Hugo. Comme cette activit&#233; produit des rejets polluants en amont de la gare, la ville s'engage &#224; &#233;tablir un &#233;gout couvert, qui n'est toutefois r&#233;alis&#233; qu'en 1901. De 1890 &#224; 1900, l'insalubrit&#233; de l'avenue de la Gare, en l'absence de collecteurs, contribue &#224; diffuser une image n&#233;gative d'Aix-en-Provence parmi les voyageurs. Elle correspond &#224; l'&#233;tat des rues, jusqu'&#224; l'ach&#232;vement du r&#233;seau g&#233;n&#233;ral d'&#233;gouts, au lendemain de la Grande Guerre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La ville est aussi confront&#233;e au ph&#233;nom&#232;ne de l'urbanisation ill&#233;gale. En 1906, ayant achet&#233; la parcelle au n&#233;gociant Laforest en vue de la cr&#233;ation de magasins, le n&#233;gociant Bremond &#233;difie un immeuble &#224; l'angle des avenue de la Gare et Victor-Hugo, dans des conditions irr&#233;guli&#232;res. Ces travaux entra&#238;nent une r&#233;action imm&#233;diate du maire Cabassol qui souligne leur caract&#232;re ill&#233;gal. C'est la premi&#232;re fois que la ville admet officiellement l'existence d'une urbanisation &#233;chappant &#224; son autorit&#233;. Choisissant la strat&#233;gie de la fermet&#233; vis-&#224;-vis du propri&#233;taire fautif, elle envisage la d&#233;molition des b&#226;timents d&#233;j&#224; construits en l'absence de permis de construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, Bremond, install&#233; auparavant rue des Tanneurs, au c&#339;ur de la ville ancienne, confirme le red&#233;ploiement du groupe des marchands dans le noyau urbain r&#233;cent. Le fabricant de calissons Parli installe sa fabrique et son magasin de vente au d&#233;tail, en face de la gare, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1880. M&#234;lant fonction r&#233;sidentielle et commercial,e le quartier neuf b&#233;n&#233;ficie d'une excellente accessibilit&#233; qui constitue un atout majeur &#224; l'origine de son essor rapide.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107525 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43963_2-60064.png?1775047792' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107525 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Gare d'Aix-en-Provence - 1856&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si le chemin de fer a constitu&#233; un des vecteurs les plus importants de la politique d'am&#233;nagement de la ville d'Aix au XIXe si&#232;cle, son arriv&#233;e r&#233;sulte d'une histoire contrari&#233;e qui puise sa source dans l'&#233;chec de la fin des ann&#233;es 1830. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/9_5_le_chemin_de_fer_arrive_a_aix.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Le trac&#233; de la grande ligne ferroviaire PLM&lt;/a&gt; a alors, en effet, &#233;vit&#233; Aix-en-Provence au profit de la ville d'Arles, en d&#233;pit de l'implication du maire Aude aupr&#232;s du gouvernement. Et bien que l'influent d&#233;put&#233; d'Aix Thiers ait relay&#233; sans succ&#232;s la mobilisation en faveur du projet Montricher par Salon-Aix-Marseille, Talabot, concessionnaire priv&#233; de la future ligne, a ignor&#233; la requ&#234;te aixoise. L'axe du Rh&#244;ne s'est impos&#233; en raison de l'importance du trafic fluvial de marchandises &#224; destination d'Arles, des facilit&#233;s techniques et du moindre co&#251;t de r&#233;alisation d'un trac&#233; m&#233;ridien empruntant le site de la vall&#233;e du Rh&#244;ne. Dans ce dossier, il faut dire que la crise de l'industrie textile et la stabilit&#233; d&#233;mographique que conna&#238;t alors Aix-en-Provence n'ont pas pes&#233; favorablement en sa faveur d'autant que le compartimentage du relief avec un bassin aixois adoss&#233; &#224; des plateaux ou &#224; des cha&#238;nons ne facilite pas des trac&#233;s nord-sud. L'axe le plus favorable &#224; la r&#233;alisation d'une ligne ferroviaire emprunte la vall&#233;e de l'Arc en direction de l'&#233;tang de Berre, selon une orientation ouest-est. La pression exerc&#233;e aupr&#232;s du pouvoir central par Aude, maire de 1835 &#224; 1848, se traduit par l'obtention d'un embranchement de Rognac &#224; Aix empruntant la vall&#233;e de l'Arc en 1845, connect&#233; &#224; la ligne principale Avignon-Marseille ouverte en 1849. Les premiers travaux de la ligne secondaire d&#233;butent en 1846 et sont achev&#233;s en 1852. En 1856, l'inauguration de la gare construite en contrebas de la place de la Rotonde, &#224; l'ouest, permet l'ouverture de la ligne. D&#233;pourvue de salle d'attente, la gare comprend un quai de d&#233;chargement des marchandises, un quai &#224; bestiaux et un quai pour les voyageurs.&lt;/p&gt;
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&lt;dt class='crayon document-titre-107527 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timent des voyageurs - 1873&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e au probl&#232;me de son insertion dans une armature urbaine r&#233;gionale privil&#233;giant Avignon et Arles, l'ancienne capitale de la Provence mise d&#233;sormais sur des embranchements &#224; partir des lignes principales, pour rattraper son retard. En 1857, la Compagnie PLM ayant obtenu une ligne d'Avignon &#224; Gap par le val de Durance qui &#233;vite la ville d'Aix, la municipalit&#233; Rigaud affirme la n&#233;cessit&#233; d'un embranchement vers Aix, &#224; partir de cette ligne d&#232;s le 5 mars 1861. Le tron&#231;on Aix-Meyrargues, d&#233;cid&#233; en 1866, est inaugur&#233; en 1870. Trois stations de marchandises et de voyageurs sont cr&#233;&#233;es : La Calade, Venelles, Meyrargues. Rest&#233; en suspend de 1862 &#224; 1867 malgr&#233; la forte mobilisation locale, le projet de ligne directe Aix-Marseille, en remplacement du trac&#233; indirect par Rognac, aboutit en 1877, mais cette ligne, &#224; voie unique, ne facilite pas les &#233;changes de marchandises entre les deux villes. La loi Freycinet aboutit &#224; la cr&#233;ation de deux autres lignes au nord du pays d'Aix entre 1878 et 1903. La premi&#232;re, d&#233;cid&#233;e et financ&#233;e en 1878 par le d&#233;partement des Bouches-du-Rh&#244;ne, emprunte la rive gauche de la Durance. Raccord&#233;e aux lignes des Alpes et d'Aix-Marseille, elle relie Meyrargues &#224; Salon-de-Provence par Le-Puy-Sainte-R&#233;parade et double la ligne principale d'Avignon &#224; Gap construite sur la rive droite de la Durance. Cr&#233;&#233;e en 1903, la seconde ligne reliant Aix &#224; Salon-de-Provence par Lambesc et Saint-Cannat ach&#232;ve la mise en place d'un r&#233;seau secondaire. Greff&#233;e sur la ligne des Alpes, &#224; partir de la gare de la Calade au nord d'Aix, elle ne parvient pas &#224; modifier la situation de la ville. Le n&#339;ud ferroviaire aixois exerce toujours une faible polarisation &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur de la construction de la ligne des Alpes, la gare initiale se sp&#233;cialise dans le fret et les bestiaux. Occupant un site m&#233;ridional de prairies achet&#233;es par la Ville &#224; la famille Grignan puis c&#233;d&#233;es &#224; la Compagnie PLM, la seconde gare r&#233;serv&#233;e aux voyageurs, comprenant petit jardin et salle d'attente, oriente, d&#232;s 1873, la structuration du tissu urbain en faisant &#233;merger un quartier neuf, polaris&#233; autour du doublet gare / avenue. Le chantier de la gare s'accompagne de la r&#233;alisation de l'avenue &#233;ponyme et, en 1880, la d&#233;cision prise par B&#233;darride de d&#233;molir l'enceinte m&#233;ridionale facilite la convergence des lignes de trafic en direction de cette nouvelle gare gr&#226;ce &#224; l'am&#233;nagement des boulevards. Elle impose une modification du trac&#233; de la RN 7 qui emprunte d&#233;sormais l'avenue Victor-Hugo puis le boulevard du Roi-Ren&#233;. Illustr&#233;e par l'ouverture de deux gares, la naissance d'une ville contemporaine est associ&#233;e &#224; l'apparition de nouvelles infrastructures qui ne se limitent pas aux seuls h&#233;ritages de la ville classique, en contradiction avec les repr&#233;sentations fig&#233;es, diffus&#233;es par les &#233;lites intellectuelles de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Consacrant l'&#233;mergence d'un quartier neuf li&#233; &#224; la gare de voyageurs, l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral du 5 d&#233;cembre 1884 ouvre officiellement une phase de lotissements &#224; l'initiative de n&#233;gociants. Si les nouveaux projets port&#233;s par des particuliers participent au d&#233;veloppement et &#224; l'essor &#233;conomique de la ville, ils suscitent aussi des nuisances en raison de l'absence de r&#233;seau d'assainissement notamment. Depoussier, agent g&#233;n&#233;ral de la Compagnie Occidentale d'Afrique, b&#233;n&#233;ficiaire du morcellement de la propri&#233;t&#233; Grignan, b&#226;tit ainsi, entre 1884 et 1887, une fabrique de fruits confits avec magasin de vente, du c&#244;t&#233; de l'avenue Victor-Hugo. Comme cette activit&#233; produit des rejets polluants en amont de la gare, la ville s'engage &#224; &#233;tablir un &#233;gout couvert, qui n'est toutefois r&#233;alis&#233; qu'en 1901. De 1890 &#224; 1900, l'insalubrit&#233; de l'avenue de la Gare, en l'absence de collecteurs, contribue &#224; diffuser une image n&#233;gative d'Aix-en-Provence parmi les voyageurs. Elle correspond &#224; l'&#233;tat des rues, jusqu'&#224; l'ach&#232;vement du r&#233;seau g&#233;n&#233;ral d'&#233;gouts, au lendemain de la Grande Guerre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La ville est aussi confront&#233;e au ph&#233;nom&#232;ne de l'urbanisation ill&#233;gale. En 1906, ayant achet&#233; la parcelle au n&#233;gociant Laforest en vue de la cr&#233;ation de magasins, le n&#233;gociant Bremond &#233;difie un immeuble &#224; l'angle des avenue de la Gare et Victor-Hugo, dans des conditions irr&#233;guli&#232;res. Ces travaux entra&#238;nent une r&#233;action imm&#233;diate du maire Cabassol qui souligne leur caract&#232;re ill&#233;gal. C'est la premi&#232;re fois que la ville admet officiellement l'existence d'une urbanisation &#233;chappant &#224; son autorit&#233;. Choisissant la strat&#233;gie de la fermet&#233; vis-&#224;-vis du propri&#233;taire fautif, elle envisage la d&#233;molition des b&#226;timents d&#233;j&#224; construits en l'absence de permis de construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, Bremond, install&#233; auparavant rue des Tanneurs, au c&#339;ur de la ville ancienne, confirme le red&#233;ploiement du groupe des marchands dans le noyau urbain r&#233;cent. Le fabricant de calissons Parli installe sa fabrique et son magasin de vente au d&#233;tail, en face de la gare, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1880. M&#234;lant fonction r&#233;sidentielle et commercial,e le quartier neuf b&#233;n&#233;ficie d'une excellente accessibilit&#233; qui constitue un atout majeur &#224; l'origine de son essor rapide.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;veloppement touristique</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-developpement-touristique</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:21:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107533 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43965_1-0208b.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107533 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Piscine des Thermes Sextius 1935&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'appareil h&#244;telier, en mati&#232;re d'offre qualitative, demeure insuffisant pour accueillir de riches touristes d'Europe du Nord et rivaliser avec des stations thermales de m&#234;me taille. L'h&#244;tel des Princes, construit en 1785 sur le cours Mirabeau, seul h&#244;tel de luxe accueillant une client&#232;le anglaise, souffrant de l'absence de chemin de fer, cesse son activit&#233; en 1874. Situ&#233; sur le cours Mirabeau, l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'origine un garni ouvert en 1822, prend son relais jusqu'en 1928, date de l'ouverture du palace du Roi Ren&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Port&#233; par les radicaux Abram et Bertrand, le projet &#171; Aix, ville d'eaux &#187; de la p&#233;riode 1890-1920 pose les bases d'un d&#233;veloppement thermal. En 1895, Abram reprend l'analyse du docteur Bourguet, publi&#233;e en 1880. L'excellence de la station hydromin&#233;rale aixoise proc&#232;de, non point de la nature de ses eaux, mais plut&#244;t de ses atouts touristiques. Entretenant un silence habile sur la temp&#233;rature insuffisante des eaux thermales, il parie sur l'impact de l'excursionnisme. Le tourisme devient d&#232;s lors l'&#233;l&#233;ment d'impulsion de la r&#233;volution thermale, couronn&#233;e par l'ouverture du casino municipal en 1924. La fabrication d'une station thermale renvoyant &#224; la ville d'art, construction id&#233;ologique compl&#233;mentaire de la ville d'eaux, la synth&#232;se de ces deux concepts forge le slogan moderniste de &#171; ville d'eaux et d'art &#187;, fer de lance du discours municipal d&#233;fendant un mod&#232;le distingu&#233; de d&#233;veloppement touristique durant tout le XXe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que l'impulsion ferroviaire reste d&#233;connect&#233;e &#224; Aix de l'&#233;mergence du thermalisme, &#224; la diff&#233;rence des autres villes d'eaux, la structuration du fait touristique offre la possibilit&#233; de compl&#233;ter les articulations manquantes gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation d'un Office de Tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107535 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43965_2-22872.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107535 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Office du tourisme - 1930&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville souffre, en effet, du faible rayonnement d'un syndicat d'initiative apparu tardivement en 1919. L'Acad&#233;mie d'Aix ayant proclam&#233; en 1923, que &#171; le tourisme constitue une id&#233;e directrice de l'activit&#233; &#233;conomique au profit possible et d&#233;sirable de la ville d'Aix &#187;, en avril 1925, le conservateur Jourdan soutient le projet d'un pavillon de tourisme, place de la Rotonde, et propose &#224; l'architecte Liautaud de construire &#171; un pavillon dans le style du XVIIe ou du XVIIIe pour &#234;tre en harmonie avec le style particulier de la ville &#187;. De style n&#233;o-classique, alliant la pierre de taille et de larges ouvertures vitr&#233;es, l'&#233;difice est surmont&#233; par une vaste toiture-terrasse . L'id&#233;e qui pr&#233;vaut alors est que le renouveau d'Aix doit passer par l'essor de la fonction touristique, vecteur de croissance des villes qui n'ont pas profit&#233; des dividendes de la R&#233;volution Industrielle. Edifi&#233; sur la place de la Rotonde au carrefour de la RN 8 de Paris &#224; Marseille et de la RN 7 de Paris &#224; Nice, le pavillon de tourisme, achev&#233; en juillet 1928, est destin&#233; &#224; diffuser le mythe de la &#171; ville d'eaux et d'art &#187;. Les nouvelles installations h&#244;teli&#232;res proches de la gare, l'h&#244;tel Moderne, avenue de la Gare, et l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; sur le boulevard &#233;ponyme, plaident en faveur d'une solution connect&#233;e avec le chemin de fer. Comme le transport de voyageurs en direction de Marseille sur une ligne de chemin de fer unique constitue un handicap important, en 1930, Jourdan &#233;met le v&#339;u d'un doublement de la voie profitable au tourisme. Cependant, la modernisation de la ligne n'est pas retenue par le puissant directeur de la Compagnie PLM qui justifie son refus par une politique de travaux visant &#224; &#171; augmenter le d&#233;bit [des] grandes art&#232;res &#187;. La recherche de la rentabilit&#233; par les compagnies priv&#233;es aboutit depuis 1914 &#224; une contraction du r&#233;seau ferr&#233; secondaire au b&#233;n&#233;fice des axes majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107537 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43965_3-ebb19.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107537 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re couverture du programme du Festival d'art lyrique 1948&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1948, le tourisme culturel profite d'une initiative priv&#233;e, la cr&#233;ation du Festival de musique par Dussurget dans la cour du palais de l'Archev&#234;ch&#233;. L'&#233;v&#232;nement rencontre un grand succ&#232;s si bien qu'en novembre 1949, s&#233;duite par une manifestation consolidant son image &#233;litiste, la ville propose de collaborer &#224; son organisation. Le syndicat des h&#244;teliers aixois met 500 chambres &#224; la disposition des participants. Cette capacit&#233; h&#244;teli&#232;re importante constitue, en apparence, un atout du p&#244;le aixois. Mais le directeur du comit&#233; du Festival Bigonnet insiste, en 1949, sur la n&#233;cessit&#233; urgente de r&#233;gler la question du logement des festivaliers. Devant la commission du Festival, il &#233;voque le probl&#232;me pos&#233; par l'insuffisance qualitative de l'appareil h&#244;telier dans le cadre d'un tourisme haut de gamme. L'offre de luxe se limite &#224; l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; et &#224; l'h&#244;tel PLM, sur la route de Marseille, dont la capacit&#233; totale d'h&#233;bergement repr&#233;sente pr&#232;s de cent lits, soit le cinqui&#232;me d'une offre dispers&#233;e en de multiples h&#244;tels vieillissants. Ainsi, si les trois h&#244;tels de luxe contribuent &#224; la r&#233;ussite de l'&#233;v&#232;nement, ils ne gomment pas les d&#233;ficiences de l'infrastructure d'accueil dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107533 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43965_1-25484.png?1775048459' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107533 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Piscine des Thermes Sextius 1935&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'appareil h&#244;telier, en mati&#232;re d'offre qualitative, demeure insuffisant pour accueillir de riches touristes d'Europe du Nord et rivaliser avec des stations thermales de m&#234;me taille. L'h&#244;tel des Princes, construit en 1785 sur le cours Mirabeau, seul h&#244;tel de luxe accueillant une client&#232;le anglaise, souffrant de l'absence de chemin de fer, cesse son activit&#233; en 1874. Situ&#233; sur le cours Mirabeau, l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'origine un garni ouvert en 1822, prend son relais jusqu'en 1928, date de l'ouverture du palace du Roi Ren&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Port&#233; par les radicaux Abram et Bertrand, le projet &#171; Aix, ville d'eaux &#187; de la p&#233;riode 1890-1920 pose les bases d'un d&#233;veloppement thermal. En 1895, Abram reprend l'analyse du docteur Bourguet, publi&#233;e en 1880. L'excellence de la station hydromin&#233;rale aixoise proc&#232;de, non point de la nature de ses eaux, mais plut&#244;t de ses atouts touristiques. Entretenant un silence habile sur la temp&#233;rature insuffisante des eaux thermales, il parie sur l'impact de l'excursionnisme. Le tourisme devient d&#232;s lors l'&#233;l&#233;ment d'impulsion de la r&#233;volution thermale, couronn&#233;e par l'ouverture du casino municipal en 1924. La fabrication d'une station thermale renvoyant &#224; la ville d'art, construction id&#233;ologique compl&#233;mentaire de la ville d'eaux, la synth&#232;se de ces deux concepts forge le slogan moderniste de &#171; ville d'eaux et d'art &#187;, fer de lance du discours municipal d&#233;fendant un mod&#232;le distingu&#233; de d&#233;veloppement touristique durant tout le XXe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que l'impulsion ferroviaire reste d&#233;connect&#233;e &#224; Aix de l'&#233;mergence du thermalisme, &#224; la diff&#233;rence des autres villes d'eaux, la structuration du fait touristique offre la possibilit&#233; de compl&#233;ter les articulations manquantes gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation d'un Office de Tourisme.&lt;/p&gt;
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&lt;dt class='crayon document-titre-107535 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Office du tourisme - 1930&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville souffre, en effet, du faible rayonnement d'un syndicat d'initiative apparu tardivement en 1919. L'Acad&#233;mie d'Aix ayant proclam&#233; en 1923, que &#171; le tourisme constitue une id&#233;e directrice de l'activit&#233; &#233;conomique au profit possible et d&#233;sirable de la ville d'Aix &#187;, en avril 1925, le conservateur Jourdan soutient le projet d'un pavillon de tourisme, place de la Rotonde, et propose &#224; l'architecte Liautaud de construire &#171; un pavillon dans le style du XVIIe ou du XVIIIe pour &#234;tre en harmonie avec le style particulier de la ville &#187;. De style n&#233;o-classique, alliant la pierre de taille et de larges ouvertures vitr&#233;es, l'&#233;difice est surmont&#233; par une vaste toiture-terrasse . L'id&#233;e qui pr&#233;vaut alors est que le renouveau d'Aix doit passer par l'essor de la fonction touristique, vecteur de croissance des villes qui n'ont pas profit&#233; des dividendes de la R&#233;volution Industrielle. Edifi&#233; sur la place de la Rotonde au carrefour de la RN 8 de Paris &#224; Marseille et de la RN 7 de Paris &#224; Nice, le pavillon de tourisme, achev&#233; en juillet 1928, est destin&#233; &#224; diffuser le mythe de la &#171; ville d'eaux et d'art &#187;. Les nouvelles installations h&#244;teli&#232;res proches de la gare, l'h&#244;tel Moderne, avenue de la Gare, et l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; sur le boulevard &#233;ponyme, plaident en faveur d'une solution connect&#233;e avec le chemin de fer. Comme le transport de voyageurs en direction de Marseille sur une ligne de chemin de fer unique constitue un handicap important, en 1930, Jourdan &#233;met le v&#339;u d'un doublement de la voie profitable au tourisme. Cependant, la modernisation de la ligne n'est pas retenue par le puissant directeur de la Compagnie PLM qui justifie son refus par une politique de travaux visant &#224; &#171; augmenter le d&#233;bit [des] grandes art&#232;res &#187;. La recherche de la rentabilit&#233; par les compagnies priv&#233;es aboutit depuis 1914 &#224; une contraction du r&#233;seau ferr&#233; secondaire au b&#233;n&#233;fice des axes majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107537 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
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&lt;dt class='crayon document-titre-107537 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re couverture du programme du Festival d'art lyrique 1948&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1948, le tourisme culturel profite d'une initiative priv&#233;e, la cr&#233;ation du Festival de musique par Dussurget dans la cour du palais de l'Archev&#234;ch&#233;. L'&#233;v&#232;nement rencontre un grand succ&#232;s si bien qu'en novembre 1949, s&#233;duite par une manifestation consolidant son image &#233;litiste, la ville propose de collaborer &#224; son organisation. Le syndicat des h&#244;teliers aixois met 500 chambres &#224; la disposition des participants. Cette capacit&#233; h&#244;teli&#232;re importante constitue, en apparence, un atout du p&#244;le aixois. Mais le directeur du comit&#233; du Festival Bigonnet insiste, en 1949, sur la n&#233;cessit&#233; urgente de r&#233;gler la question du logement des festivaliers. Devant la commission du Festival, il &#233;voque le probl&#232;me pos&#233; par l'insuffisance qualitative de l'appareil h&#244;telier dans le cadre d'un tourisme haut de gamme. L'offre de luxe se limite &#224; l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; et &#224; l'h&#244;tel PLM, sur la route de Marseille, dont la capacit&#233; totale d'h&#233;bergement repr&#233;sente pr&#232;s de cent lits, soit le cinqui&#232;me d'une offre dispers&#233;e en de multiples h&#244;tels vieillissants. Ainsi, si les trois h&#244;tels de luxe contribuent &#224; la r&#233;ussite de l'&#233;v&#232;nement, ils ne gomment pas les d&#233;ficiences de l'infrastructure d'accueil dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les politiques publiques d'am&#233;nagement urbain</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Les-politiques-publiques-d-amenagement-urbain</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:21:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;pit de l'&#233;mergence de classes moyennes, largement issues de la fonction publique, les orientations urbanistiques restent dict&#233;es par le monde de la robe, surrepr&#233;sent&#233; au sein des &#233;lites politiques. La d&#233;marche des ann&#233;es 1920, visant &#224; subordonner la planification &#224; l'emprise fonctionnelle du thermalisme, constitue un contresens de taille, corrig&#233; partiellement durant la d&#233;cennie suivante. La planification des ann&#233;es 1930-50 est un outil conceptuel de l&#233;gitimation des conservateurs au pouvoir. Ce n'est pas un hasard si la relance du plan d'extension, interrompu par les radicaux entre 1935 et 1940, intervient &#224; l'initiative de la municipalit&#233; vichyste de Coq. D&#233;couvrant la crise des quartiers populaires, l'approche urbanistique, orient&#233;e vers la d&#233;finition d'une ville centrale de prestige, aboutit au p&#233;rim&#232;tre distinctif du Vieil Aix en 1942. L'&#233;mergence de la politique sociale, principal enjeu d'apr&#232;s-guerre, introduit une nouvelle &#233;chelle de valeurs. La croissance rapide de 46 053 habitants en 1946, 54 217 habitants en 1954 puis 72 696 habitants en 1962 scelle la fin du mythe de la ville finie et immobile. Le mod&#232;le retenu par la municipalit&#233; Mouret de centre-droit, entre 1945 et 1965, ne remet pas en cause le tripode universit&#233; / tourisme culturel / patrimoine. En 1952, la construction innovante du programme des 200 logements, cours des Alpes, par l'architecte Pouillon pose les jalons d'une requalification des espaces centraux profitant aux classes moyennes plut&#244;t qu'aux pauvres du centre taudifi&#233;. Le curetage de l'&#238;lot des Cardeurs apr&#232;s 1957, concomitant de la cr&#233;ation des premi&#232;res cit&#233;s HLM en p&#233;riph&#233;rie, esquisse une politique de relogement des populations d&#233;favoris&#233;es. La r&#233;alisation de la couronne de cit&#233;s &#224; habitat collectif de type HLM en p&#233;riph&#233;rie lointaine, au nord, &#224; l'est et &#224; l'ouest du noyau urbanis&#233;, fonde une autre ville dans les ann&#233;es 1960-70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acceptation d'une p&#233;riph&#233;rie &#224; dimension sociale, celle des ZAC impliquant des continuit&#233;s et des interconnexions avec le noyau historique &#233;largi &#224; la ville du XIXe si&#232;cle, constitue le grand chantier de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Le grand projet public de la ZAC Sextius Mirabeau des ann&#233;es 1992-2001 restructure en profondeur le site de la gare de marchandises et celui du faubourg industriel du XIXe si&#232;cle. Il constitue le symbole d'une politique ambitieuse de transformation urbaine qui parvient &#224; d&#233;placer le centre de gravit&#233; de la ville centrale &#224; l'ouest du cours Mirabeau, prolongement tardif du projet Jourdan de 1930 ordonn&#233; autour du simple d&#233;placement de la gare et de la cr&#233;ation d'un jardin p&#233;ricentral. Il pose les bases d'une continuit&#233; entre deux espaces disjoints, la ville historique attractive et la p&#233;riph&#233;rie occidentale r&#233;cente masqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;pit de l'&#233;mergence de classes moyennes, largement issues de la fonction publique, les orientations urbanistiques restent dict&#233;es par le monde de la robe, surrepr&#233;sent&#233; au sein des &#233;lites politiques. La d&#233;marche des ann&#233;es 1920, visant &#224; subordonner la planification &#224; l'emprise fonctionnelle du thermalisme, constitue un contresens de taille, corrig&#233; partiellement durant la d&#233;cennie suivante. La planification des ann&#233;es 1930-50 est un outil conceptuel de l&#233;gitimation des conservateurs au pouvoir. Ce n'est pas un hasard si la relance du plan d'extension, interrompu par les radicaux entre 1935 et 1940, intervient &#224; l'initiative de la municipalit&#233; vichyste de Coq. D&#233;couvrant la crise des quartiers populaires, l'approche urbanistique, orient&#233;e vers la d&#233;finition d'une ville centrale de prestige, aboutit au p&#233;rim&#232;tre distinctif du Vieil Aix en 1942. L'&#233;mergence de la politique sociale, principal enjeu d'apr&#232;s-guerre, introduit une nouvelle &#233;chelle de valeurs. La croissance rapide de 46 053 habitants en 1946, 54 217 habitants en 1954 puis 72 696 habitants en 1962 scelle la fin du mythe de la ville finie et immobile. Le mod&#232;le retenu par la municipalit&#233; Mouret de centre-droit, entre 1945 et 1965, ne remet pas en cause le tripode universit&#233; / tourisme culturel / patrimoine. En 1952, la construction innovante du programme des 200 logements, cours des Alpes, par l'architecte Pouillon pose les jalons d'une requalification des espaces centraux profitant aux classes moyennes plut&#244;t qu'aux pauvres du centre taudifi&#233;. Le curetage de l'&#238;lot des Cardeurs apr&#232;s 1957, concomitant de la cr&#233;ation des premi&#232;res cit&#233;s HLM en p&#233;riph&#233;rie, esquisse une politique de relogement des populations d&#233;favoris&#233;es. La r&#233;alisation de la couronne de cit&#233;s &#224; habitat collectif de type HLM en p&#233;riph&#233;rie lointaine, au nord, &#224; l'est et &#224; l'ouest du noyau urbanis&#233;, fonde une autre ville dans les ann&#233;es 1960-70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acceptation d'une p&#233;riph&#233;rie &#224; dimension sociale, celle des ZAC impliquant des continuit&#233;s et des interconnexions avec le noyau historique &#233;largi &#224; la ville du XIXe si&#232;cle, constitue le grand chantier de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Le grand projet public de la ZAC Sextius Mirabeau des ann&#233;es 1992-2001 restructure en profondeur le site de la gare de marchandises et celui du faubourg industriel du XIXe si&#232;cle. Il constitue le symbole d'une politique ambitieuse de transformation urbaine qui parvient &#224; d&#233;placer le centre de gravit&#233; de la ville centrale &#224; l'ouest du cours Mirabeau, prolongement tardif du projet Jourdan de 1930 ordonn&#233; autour du simple d&#233;placement de la gare et de la cr&#233;ation d'un jardin p&#233;ricentral. Il pose les bases d'une continuit&#233; entre deux espaces disjoints, la ville historique attractive et la p&#233;riph&#233;rie occidentale r&#233;cente masqu&#233;e.&lt;/p&gt;
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&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La destruction des remparts</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/La-destruction-des-remparts</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/La-destruction-des-remparts</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:21:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107517 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH129/archeo43961_1-5b0c8.png?1777019037' width='180' height='129' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107517 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan d'Aix-en-Provence en 1848&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_107519 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43961_2-22461.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107519 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Porte Notre-Dame -1786&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XIXe si&#232;cle, Aix pr&#233;sente les caract&#233;ristiques d'une ville endormie, repli&#233;e sur elle-m&#234;me et en d&#233;calage avec les transformations qui affectent le monde des villes &#224; cette &#233;poque. Les h&#244;tels particuliers du quartier Mazarin et du cours Mirabeau sont mal entretenus et menac&#233;s de d&#233;p&#233;rissement. Les quartiers populaires du nord de la ville, aux densit&#233;s plus fortes, sont marqu&#233;s par une paup&#233;risation croissante et par une exposition &#233;lev&#233;e aux &#233;pid&#233;mies de chol&#233;ra. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1848, la ville est toujours enclose par une muraille d'une longueur de trois kilom&#232;tres, que longent deux lices, int&#233;rieure et ext&#233;rieure. Dix portes, chacune dot&#233;e d'une architecture imposante et fortifi&#233;e par une tour, percent ce rempart et leur &#233;troitesse ne facilite pas la connexion avec les voies ext&#233;rieures. Le soir, elles sont toutes ferm&#233;es, sauf deux. L'absence manifeste d'entretien de la fortification souligne le d&#233;sint&#233;r&#234;t des &#233;diles pour un &#233;difice d&#233;pourvu d'utilit&#233; d&#233;fensive depuis l'entr&#233;e des Autrichiens en 1815. Mais si elle a perdu sa finalit&#233; militaire, l'enceinte conserve toutefois encore une utilit&#233; en mati&#232;re de perception de l'octroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIXe si&#232;cle, la ville ferm&#233;e poss&#232;de un espace non aedificandi autour de l'enceinte sous forme de couronne concentrique. En raison de la faiblesse de l'essaimage r&#233;sidentiel de type faubourg, la ceinture fortement ruralis&#233;e englobe un abattoir moderne et une poudri&#232;re d'&#201;tat en p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale, l'h&#244;pital Saint-Jacques et le march&#233; aux bestiaux au nord de la porte Notre-Dame, l'asile d'ali&#233;n&#233;s au nord de la place Bellegarde, l'&#201;cole des Arts-et-M&#233;tiers, des congr&#233;gations religieuses et les casernes Miollis et Forbin dans la p&#233;riph&#233;rie orientale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107521 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43961_3-72220.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107521 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Projet d'extension de la partie gard&#233;e de l'octroi - Mus&#233;e Arbaud&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;1848, le maire Aude pose l'acte fondateur d'une nouvelle configuration urbaine en d&#233;cidant la suppression de l'enceinte et des portes qui vont &#234;tre les premi&#232;res concern&#233;es par les travaux de d&#233;molition. Les portes Bellegarde, d'Italie, de Villeverte, d'Orbitelle, ainsi que le rabaissement du rempart du cours Orbitelle sont mis &#224; adjudication le 23 d&#233;cembre 1848. Le chantier est r&#233;alis&#233; entre mars et juillet 1849. La d&#233;molition de la porte des Cordeliers est effective le 10 mars 1851. La suppression des deux derni&#232;res portes, Notre Dame au nord et de la Plateforme &#224; l'est, intervient plus tardivement, en 1874. Le chantier de d&#233;molition des dix portes s'est ainsi &#233;tal&#233; sur une p&#233;riode de vingt-cinq ans. La rapidit&#233; des travaux sur les portes d'Italie au sud, de Villeverte et des Cordeliers sur le cours Sextius &#224; l'ouest, s'explique par la fonction de n&#339;uds qu'exercent ces trois entr&#233;es, connect&#233;es &#224; l'axe routier majeur de la RN 7. Il faut aussi &#233;tablir un lien avec le nouveau quartier de la gare de marchandises dans le prolongement du cours Sextius. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les besoins d'espace urbain sont exprim&#233;s par une bourgeoisie qui accompagne le projet municipal dans la mesure o&#249; il lui permet de fuir le centre en voie de paup&#233;risation. En d&#233;truisant les portes puis les remparts de mani&#232;re s&#233;lective, les pouvoirs locaux facilitent, en effet, le glissement vers l'ext&#233;rieur de populations mobiles d&#233;sireuses d'une autre ville. Prise en 1880 par le maire radical Salomon B&#233;darride, la d&#233;cision de d&#233;molition des remparts d&#233;bouche sur la cr&#233;ation de boulevards. Mais la perte de valeur symbolique de l'enceinte a permis des empi&#232;tements autoris&#233;s au d&#233;triment d'une structure devenue obsol&#232;te et, &#224; plusieurs reprises, la ville a, par le pass&#233;, officialis&#233; une privatisation de nombreuses parties du rempart au b&#233;n&#233;fice de propri&#233;taires priv&#233;s, la propri&#233;t&#233; des remparts relevant du ressort communal et non plus de l'&#201;tat depuis le d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107523 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43961_4-6d0f5.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107523 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Projets et r&#233;alisations municipales de 1857 &#224; 1930&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La tol&#233;rance municipale participait d'une volont&#233; de ne pas m&#233;contenter le monde des petits propri&#233;taires, les couches de l'artisanat et de la boutique au moment o&#249; la crise du logement s'affirmait dans le centre. Ce processus d'urbanisation ill&#233;gale va compliquer la d&#233;molition de l'enceinte. Dans son avis rendu au maire radical Bertrand le 20 d&#233;cembre 1900, le juriste Ripert d&#233;nonce les ali&#233;nations pratiqu&#233;es depuis plus de soixante ans au d&#233;triment de l'&#233;difice public. La d&#233;molition du rempart ne doit pas &#234;tre entrav&#233;e par la pr&#233;sence de constructions contigu&#235;s. Cette th&#232;se consacre la fin de la privatisation du rempart sans remettre en cause les ali&#233;nations ant&#233;rieures &#224; 1900. La d&#233;cision de suppression de l'enceinte, devenue un &#233;difice-relique dans le domaine militaire, est toutefois diff&#233;r&#233;e pour des raisons fiscales. Le trac&#233; du rempart mat&#233;rialise, en effet, les limites du p&#233;rim&#232;tre de l'octroi. En 1877, l'extension du p&#233;rim&#232;tre fiscal facilite le d&#233;mant&#232;lement des fortifications.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107517 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH358/archeo43961_1-85eee.png?1777019037' width='500' height='358' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107517 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan d'Aix-en-Provence en 1848&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_107519 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43961_2-37219.png?1775046565' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107519 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Porte Notre-Dame -1786&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XIXe si&#232;cle, Aix pr&#233;sente les caract&#233;ristiques d'une ville endormie, repli&#233;e sur elle-m&#234;me et en d&#233;calage avec les transformations qui affectent le monde des villes &#224; cette &#233;poque. Les h&#244;tels particuliers du quartier Mazarin et du cours Mirabeau sont mal entretenus et menac&#233;s de d&#233;p&#233;rissement. Les quartiers populaires du nord de la ville, aux densit&#233;s plus fortes, sont marqu&#233;s par une paup&#233;risation croissante et par une exposition &#233;lev&#233;e aux &#233;pid&#233;mies de chol&#233;ra. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1848, la ville est toujours enclose par une muraille d'une longueur de trois kilom&#232;tres, que longent deux lices, int&#233;rieure et ext&#233;rieure. Dix portes, chacune dot&#233;e d'une architecture imposante et fortifi&#233;e par une tour, percent ce rempart et leur &#233;troitesse ne facilite pas la connexion avec les voies ext&#233;rieures. Le soir, elles sont toutes ferm&#233;es, sauf deux. L'absence manifeste d'entretien de la fortification souligne le d&#233;sint&#233;r&#234;t des &#233;diles pour un &#233;difice d&#233;pourvu d'utilit&#233; d&#233;fensive depuis l'entr&#233;e des Autrichiens en 1815. Mais si elle a perdu sa finalit&#233; militaire, l'enceinte conserve toutefois encore une utilit&#233; en mati&#232;re de perception de l'octroi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XIXe si&#232;cle, la ville ferm&#233;e poss&#232;de un espace non aedificandi autour de l'enceinte sous forme de couronne concentrique. En raison de la faiblesse de l'essaimage r&#233;sidentiel de type faubourg, la ceinture fortement ruralis&#233;e englobe un abattoir moderne et une poudri&#232;re d'&#201;tat en p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale, l'h&#244;pital Saint-Jacques et le march&#233; aux bestiaux au nord de la porte Notre-Dame, l'asile d'ali&#233;n&#233;s au nord de la place Bellegarde, l'&#201;cole des Arts-et-M&#233;tiers, des congr&#233;gations religieuses et les casernes Miollis et Forbin dans la p&#233;riph&#233;rie orientale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107521 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43961_3-fec02.png?1775046565' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107521 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Projet d'extension de la partie gard&#233;e de l'octroi - Mus&#233;e Arbaud&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;1848, le maire Aude pose l'acte fondateur d'une nouvelle configuration urbaine en d&#233;cidant la suppression de l'enceinte et des portes qui vont &#234;tre les premi&#232;res concern&#233;es par les travaux de d&#233;molition. Les portes Bellegarde, d'Italie, de Villeverte, d'Orbitelle, ainsi que le rabaissement du rempart du cours Orbitelle sont mis &#224; adjudication le 23 d&#233;cembre 1848. Le chantier est r&#233;alis&#233; entre mars et juillet 1849. La d&#233;molition de la porte des Cordeliers est effective le 10 mars 1851. La suppression des deux derni&#232;res portes, Notre Dame au nord et de la Plateforme &#224; l'est, intervient plus tardivement, en 1874. Le chantier de d&#233;molition des dix portes s'est ainsi &#233;tal&#233; sur une p&#233;riode de vingt-cinq ans. La rapidit&#233; des travaux sur les portes d'Italie au sud, de Villeverte et des Cordeliers sur le cours Sextius &#224; l'ouest, s'explique par la fonction de n&#339;uds qu'exercent ces trois entr&#233;es, connect&#233;es &#224; l'axe routier majeur de la RN 7. Il faut aussi &#233;tablir un lien avec le nouveau quartier de la gare de marchandises dans le prolongement du cours Sextius. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les besoins d'espace urbain sont exprim&#233;s par une bourgeoisie qui accompagne le projet municipal dans la mesure o&#249; il lui permet de fuir le centre en voie de paup&#233;risation. En d&#233;truisant les portes puis les remparts de mani&#232;re s&#233;lective, les pouvoirs locaux facilitent, en effet, le glissement vers l'ext&#233;rieur de populations mobiles d&#233;sireuses d'une autre ville. Prise en 1880 par le maire radical Salomon B&#233;darride, la d&#233;cision de d&#233;molition des remparts d&#233;bouche sur la cr&#233;ation de boulevards. Mais la perte de valeur symbolique de l'enceinte a permis des empi&#232;tements autoris&#233;s au d&#233;triment d'une structure devenue obsol&#232;te et, &#224; plusieurs reprises, la ville a, par le pass&#233;, officialis&#233; une privatisation de nombreuses parties du rempart au b&#233;n&#233;fice de propri&#233;taires priv&#233;s, la propri&#233;t&#233; des remparts relevant du ressort communal et non plus de l'&#201;tat depuis le d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107523 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43961_4-bd31d.png?1775046565' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107523 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Projets et r&#233;alisations municipales de 1857 &#224; 1930&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La tol&#233;rance municipale participait d'une volont&#233; de ne pas m&#233;contenter le monde des petits propri&#233;taires, les couches de l'artisanat et de la boutique au moment o&#249; la crise du logement s'affirmait dans le centre. Ce processus d'urbanisation ill&#233;gale va compliquer la d&#233;molition de l'enceinte. Dans son avis rendu au maire radical Bertrand le 20 d&#233;cembre 1900, le juriste Ripert d&#233;nonce les ali&#233;nations pratiqu&#233;es depuis plus de soixante ans au d&#233;triment de l'&#233;difice public. La d&#233;molition du rempart ne doit pas &#234;tre entrav&#233;e par la pr&#233;sence de constructions contigu&#235;s. Cette th&#232;se consacre la fin de la privatisation du rempart sans remettre en cause les ali&#233;nations ant&#233;rieures &#224; 1900. La d&#233;cision de suppression de l'enceinte, devenue un &#233;difice-relique dans le domaine militaire, est toutefois diff&#233;r&#233;e pour des raisons fiscales. Le trac&#233; du rempart mat&#233;rialise, en effet, les limites du p&#233;rim&#232;tre de l'octroi. En 1877, l'extension du p&#233;rim&#232;tre fiscal facilite le d&#233;mant&#232;lement des fortifications.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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