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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>Aix capitale : l'ouverture au monde</title>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108167 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44705_93-7085c.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108167 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien ins&#233;r&#233;e de tout temps dans le march&#233; de la c&#233;ramique r&#233;gionale et les r&#233;seaux de diffusion internationaux, Aix, si&#232;ge du Parlement de Provence o&#249; se regroupe toute la noblesse fieff&#233;e et de robe de la Provence, est largement ouverte aux apports &#233;trangers et &#224; la nouveaut&#233;, qu'il s'agisse des objets du quotidien le plus humble ou des curiosit&#233;s et des tr&#233;sors pr&#233;cieux de l'Orient fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objets certainement remarquables seulement connus au travers d'un acte notari&#233;, des &#171; potz longz et chevrettes terre de Lyon &#187; figurant dans l'inventaire de l'apothicaire Joseph Mille en 1638, prouvent, si besoin en &#233;tait, la diffusion &#224; longue distance de belles fa&#239;ences qui pour ce que l'on en sait &#233;taient sans doute de belles ma&#239;oliques polychromes r&#233;alis&#233;es par des fa&#239;enciers italiens ou leurs imm&#233;diats successeurs dans l'ancienne capitale des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon des fournisseurs autrefois dominants, la part de la Catalogne se fait de plus en plus discr&#232;te si l'on excepte des terres culinaires, pots verniss&#233;s assortis de couvercles, reconnus place de la Rotonde (ancien Office de Tourisme), et une splendide et clinquante parure de carreaux de fa&#239;ence polychromes. En revanche, la part de la Ligurie et plus g&#233;n&#233;ralement de l'Italie reste cons&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le XVIe si&#232;cle et pendant une partie du XVIIe si&#232;cle, de la Toscane et plus sp&#233;cifiquement de Montelupo proviennent quelques belles coupes en fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108169 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44707_94-7c2f9.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108169 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat et &#233;cuelle, Albisola, Thermes et Palais Monclar.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de la Riviera ligure exp&#233;dient encore quelques produits allant au feu (jattes et marmites), mais aussi divers types de fa&#239;ences vraies et plus encore des terres verniss&#233;es tr&#232;s fines, d'une excellente qualit&#233;, de couleur brune, qui recevaient un d&#233;cor informel, peint au noir de mangan&#232;se. Ces tessons &#171; traceurs &#187;, que les arch&#233;ologues ont d&#233;nomm&#233;s &#171; Albisola &#224; t&#226;ches noires &#187;, sont identifi&#233;s dans la plupart des contextes aixois du XVIIIe et du d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le haut de gamme, aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, est issu des officines de Savone et en fa&#239;ence, peinte en bleu et blanc, puis trait&#233;e en polychromie, de fa&#231;on toujours rapide, et explore toutes les variations du baroque au Rococo. Quelques tessons des contextes aixois (8, rue de Littera et Thermes Sextius) en donnent une p&#226;le id&#233;e. Des inventaires les identifient &#233;galement parfois, comme celui de l'apothicaire Joseph Mille en 1638 qui porte mention dans sa boutique de pots de Ligurie en terre de Savone, de la Dame de Fabri en 1653 chez laquelle se trouve douze assiettes, quatre plats et quatre bassins &#171; terre de g&#233;nes &#187; ou chez le marquis de Joyeuse Garde &#224; Aix en 1741, le d&#233;compte de deux bassins &#224; figures en fa&#239;ence de G&#234;nes. Mais le gros des c&#233;ramiques ligures appartient &#224; deux grandes cat&#233;gories de produits peu on&#233;reux aux qualit&#233;s intrins&#232;ques tr&#232;s diff&#233;rentes, qui voisinent presque toujours dans la vaisselle des m&#233;ridionaux de la fin du XVIIIe aux premi&#232;res d&#233;cennies du XIXe si&#232;cle. Il s'agit d'abord de ce que les textes nomment toujours les assiettes de Rome, confectionn&#233;es cependant &#224; G&#234;nes en immenses s&#233;ries, dont la m&#233;diocrit&#233; de la r&#233;alisation technique &#8211; objets pesants, fragiles, &#224; l'&#233;mail se desquamant tr&#232;s vite &#8211; semble cependant compens&#233;e par une position d'ersatz de la fa&#239;ence proven&#231;ale qui permettait le luxe inou&#239; de manger dans du blanc pour un prix incroyablement modique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108171 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44707_95-0730e.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108171 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupe moul&#233;e en terre rouge et engob&#233;e &#224; l'int&#233;rieur, Rue de Littera, fin XVIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite les &#171; terrailles couleur caf&#233; &#187; ou &#171; noires &#187;, confectionn&#233;es en masse innombrables dans les 50 &#224; 80 ateliers d'Albisola, selon les &#233;poques, dont &#224; l'inverse on ne saurait trop souligner la virtuosit&#233; d'ex&#233;cution, la l&#233;g&#232;ret&#233;, la solidit&#233; et l'&#233;l&#233;gance des formes inspir&#233;es de l'orf&#232;vrerie. Un admirable et &#233;nigmatique fragment de coupe &#224; d&#233;cor de mufle de lion moul&#233; sur p&#226;te rouge fine engob&#233;e en jaune &#224; l'int&#233;rieur, d&#233;couvert dans les fouilles de la rue de Littera, pourrait &#234;tre une belle illustration de ce savoir-faire. La ressemblance confondante entre ce mod&#232;le et ceux de l'atelier de Pierre Favier, fa&#239;encier actif &#224; Montpellier d&#232;s les ann&#233;es 1620, pose la question des mobilit&#233;s des artisans et plus prosa&#239;quement des copies et/ou de la circulation des moules. &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; encore, de nombreux inventaires mobiliers aixois illustrent la pr&#233;sence tr&#232;s significative de ces produits, dont les principaux sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le Tarif du Maximum d'Aix, dat&#233; de 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fa&#239;ences et pipes de Hollande constituent une nouveaut&#233; dans l'aire de chalandise de la Provence des XVIIe et XVIIIe si&#232;cles. Le grand commerce maritime am&#232;ne jusque dans les riches demeures aixoises quelques belles pi&#232;ces de Delft dans le go&#251;t de la Chine, surtout au XVIIIe si&#232;cle, et des pipes de Gouda blanches arrivent par millions &#224; Marseille avant d'&#234;tre distribu&#233;es dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, jusqu'aux plus humbles, attach&#233;s aux ivresses du p&#233;tun. Quelques fragments de tuyaux bris&#233;s en sont de modestes t&#233;moignages (ancien Office de Tourisme).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les Aixois, comme tous les proven&#231;aux ayant acc&#232;s aux marchandises du monde entier livr&#233;es par le n&#233;goce marseillais, adornent leurs int&#233;rieurs et leurs tables d'objets, charg&#233;s de tous les fantasmes des Orients ; le Levant m&#233;diterran&#233;en au premier chef, qui est l'arri&#232;re cour des marseillais depuis les &#171; Capitulations &#187; conclues entre la Sublime Porte et la France vers 1536, et bien plus myst&#233;rieux et lointains, la Chine et le Japon, avec lesquels pourtant ne se fait aucun commerce direct. Les fouilles n'ont pas livr&#233; pour l'instant de c&#233;ramiques venant du monde ottoman. Cependant, quelques mentions &#233;crites attestent leur pr&#233;sence assez anciennement d'ailleurs, comme au moins une aigui&#232;re de Constantinople chez l'apothicaire Joseph Mille, en 1637.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce sont les porcelaines de l'Extr&#234;me Orient qui repr&#233;sentent sans doute le mieux la part d'un r&#234;ve devenu somme toute assez commun, surtout au XVIIIe si&#232;cle, au cours duquel ces produits apparaissent tr&#232;s r&#233;pandus chez de simples particuliers comme dans les plus nobles demeures, &#224; ce paradoxe pr&#232;s qu'ils sont quasi absents des fouilles &#8211; &#224; quelques fragments pr&#232;s &#8211; sans doute en raison d'un souci de transmission qui les voit encore aujourd'hui conserv&#233;es en collection familiale ou disponibles sur le march&#233; des antiquit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les porcelaines, des plus communes aux plus pr&#233;cieuses, sont pourtant tr&#232;s fr&#233;quemment mentionn&#233;es dans les actes notari&#233;s, et la litanie des citations constituerait un &#233;tonnant inventaire &#224; la Pr&#233;vert. Cela va de quelques pi&#232;ces, comme six assiettes en porcelaine chez le marchand confiseur Jean Jaubert d'Aix en 1748, &#224; des ensembles plus ostentatoires, comme en 1731 chez le conseiller de Lambert o&#249; sont cit&#233;es sept pi&#232;ces de porcelaines hautes en garniture de chemin&#233;e. Il y en a &#224; ne plus savoir o&#249; donner du regard chez le pr&#233;sident de Coriolis &#224; Aix, en 1712. On d&#233;nombre ainsi dans son &#171; cabinet sur les consoles &#187; plus d'une centaine de tasses, jattes, pots, gobelets, urnes et autres dont &#171; quatorze petites tasses en urnes de couleurs peintes avec leur garnitures et pied bois dor&#233; &#187; et encore &#171; deux cornets avec leurs couverts bois dor&#233; &#187; qui viennent de Chine pour la plupart, mais aussi du Japon. Monsieur de la Joyeuse Garde, en 1741, expose dans sa maison du cours d'Aix des urnes en porcelaine de Chine avec leur couvercle, ainsi qu'une jatte en porcelaine bleue avec son pied d'argent dor&#233;. S'y ajoutent chez le pr&#233;sident De Coriolis et monsieur de la Joyeuse Garde, des figurines de lions ou de femmes, des pagodes purement d&#233;coratives, de nombreuses pi&#232;ces blanches, couleur de biche, de caf&#233; d&#233;cor&#233;es de fleurs de diverses couleurs et d'or. Il est &#224; noter que les manufactures europ&#233;ennes n&#233;es de volont&#233;s royales d'imiter l'Empire du Milieu sont aussi repr&#233;sent&#233;es, et que chez certains de ces m&#234;mes aristocrates aixois figurent aussi des porcelaines issues des fabriques de Saxe ou de Saint-Cloud comme chez monsieur de Larmilli&#232;re en 1762.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108167 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44705_93-b15e7.png?1776862982' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108167 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien ins&#233;r&#233;e de tout temps dans le march&#233; de la c&#233;ramique r&#233;gionale et les r&#233;seaux de diffusion internationaux, Aix, si&#232;ge du Parlement de Provence o&#249; se regroupe toute la noblesse fieff&#233;e et de robe de la Provence, est largement ouverte aux apports &#233;trangers et &#224; la nouveaut&#233;, qu'il s'agisse des objets du quotidien le plus humble ou des curiosit&#233;s et des tr&#233;sors pr&#233;cieux de l'Orient fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objets certainement remarquables seulement connus au travers d'un acte notari&#233;, des &#171; potz longz et chevrettes terre de Lyon &#187; figurant dans l'inventaire de l'apothicaire Joseph Mille en 1638, prouvent, si besoin en &#233;tait, la diffusion &#224; longue distance de belles fa&#239;ences qui pour ce que l'on en sait &#233;taient sans doute de belles ma&#239;oliques polychromes r&#233;alis&#233;es par des fa&#239;enciers italiens ou leurs imm&#233;diats successeurs dans l'ancienne capitale des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon des fournisseurs autrefois dominants, la part de la Catalogne se fait de plus en plus discr&#232;te si l'on excepte des terres culinaires, pots verniss&#233;s assortis de couvercles, reconnus place de la Rotonde (ancien Office de Tourisme), et une splendide et clinquante parure de carreaux de fa&#239;ence polychromes. En revanche, la part de la Ligurie et plus g&#233;n&#233;ralement de l'Italie reste cons&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le XVIe si&#232;cle et pendant une partie du XVIIe si&#232;cle, de la Toscane et plus sp&#233;cifiquement de Montelupo proviennent quelques belles coupes en fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108169 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
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&lt;dt class='crayon document-titre-108169 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat et &#233;cuelle, Albisola, Thermes et Palais Monclar.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de la Riviera ligure exp&#233;dient encore quelques produits allant au feu (jattes et marmites), mais aussi divers types de fa&#239;ences vraies et plus encore des terres verniss&#233;es tr&#232;s fines, d'une excellente qualit&#233;, de couleur brune, qui recevaient un d&#233;cor informel, peint au noir de mangan&#232;se. Ces tessons &#171; traceurs &#187;, que les arch&#233;ologues ont d&#233;nomm&#233;s &#171; Albisola &#224; t&#226;ches noires &#187;, sont identifi&#233;s dans la plupart des contextes aixois du XVIIIe et du d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le haut de gamme, aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, est issu des officines de Savone et en fa&#239;ence, peinte en bleu et blanc, puis trait&#233;e en polychromie, de fa&#231;on toujours rapide, et explore toutes les variations du baroque au Rococo. Quelques tessons des contextes aixois (8, rue de Littera et Thermes Sextius) en donnent une p&#226;le id&#233;e. Des inventaires les identifient &#233;galement parfois, comme celui de l'apothicaire Joseph Mille en 1638 qui porte mention dans sa boutique de pots de Ligurie en terre de Savone, de la Dame de Fabri en 1653 chez laquelle se trouve douze assiettes, quatre plats et quatre bassins &#171; terre de g&#233;nes &#187; ou chez le marquis de Joyeuse Garde &#224; Aix en 1741, le d&#233;compte de deux bassins &#224; figures en fa&#239;ence de G&#234;nes. Mais le gros des c&#233;ramiques ligures appartient &#224; deux grandes cat&#233;gories de produits peu on&#233;reux aux qualit&#233;s intrins&#232;ques tr&#232;s diff&#233;rentes, qui voisinent presque toujours dans la vaisselle des m&#233;ridionaux de la fin du XVIIIe aux premi&#232;res d&#233;cennies du XIXe si&#232;cle. Il s'agit d'abord de ce que les textes nomment toujours les assiettes de Rome, confectionn&#233;es cependant &#224; G&#234;nes en immenses s&#233;ries, dont la m&#233;diocrit&#233; de la r&#233;alisation technique &#8211; objets pesants, fragiles, &#224; l'&#233;mail se desquamant tr&#232;s vite &#8211; semble cependant compens&#233;e par une position d'ersatz de la fa&#239;ence proven&#231;ale qui permettait le luxe inou&#239; de manger dans du blanc pour un prix incroyablement modique.&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite les &#171; terrailles couleur caf&#233; &#187; ou &#171; noires &#187;, confectionn&#233;es en masse innombrables dans les 50 &#224; 80 ateliers d'Albisola, selon les &#233;poques, dont &#224; l'inverse on ne saurait trop souligner la virtuosit&#233; d'ex&#233;cution, la l&#233;g&#232;ret&#233;, la solidit&#233; et l'&#233;l&#233;gance des formes inspir&#233;es de l'orf&#232;vrerie. Un admirable et &#233;nigmatique fragment de coupe &#224; d&#233;cor de mufle de lion moul&#233; sur p&#226;te rouge fine engob&#233;e en jaune &#224; l'int&#233;rieur, d&#233;couvert dans les fouilles de la rue de Littera, pourrait &#234;tre une belle illustration de ce savoir-faire. La ressemblance confondante entre ce mod&#232;le et ceux de l'atelier de Pierre Favier, fa&#239;encier actif &#224; Montpellier d&#232;s les ann&#233;es 1620, pose la question des mobilit&#233;s des artisans et plus prosa&#239;quement des copies et/ou de la circulation des moules. &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; encore, de nombreux inventaires mobiliers aixois illustrent la pr&#233;sence tr&#232;s significative de ces produits, dont les principaux sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le Tarif du Maximum d'Aix, dat&#233; de 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fa&#239;ences et pipes de Hollande constituent une nouveaut&#233; dans l'aire de chalandise de la Provence des XVIIe et XVIIIe si&#232;cles. Le grand commerce maritime am&#232;ne jusque dans les riches demeures aixoises quelques belles pi&#232;ces de Delft dans le go&#251;t de la Chine, surtout au XVIIIe si&#232;cle, et des pipes de Gouda blanches arrivent par millions &#224; Marseille avant d'&#234;tre distribu&#233;es dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, jusqu'aux plus humbles, attach&#233;s aux ivresses du p&#233;tun. Quelques fragments de tuyaux bris&#233;s en sont de modestes t&#233;moignages (ancien Office de Tourisme).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les Aixois, comme tous les proven&#231;aux ayant acc&#232;s aux marchandises du monde entier livr&#233;es par le n&#233;goce marseillais, adornent leurs int&#233;rieurs et leurs tables d'objets, charg&#233;s de tous les fantasmes des Orients ; le Levant m&#233;diterran&#233;en au premier chef, qui est l'arri&#232;re cour des marseillais depuis les &#171; Capitulations &#187; conclues entre la Sublime Porte et la France vers 1536, et bien plus myst&#233;rieux et lointains, la Chine et le Japon, avec lesquels pourtant ne se fait aucun commerce direct. Les fouilles n'ont pas livr&#233; pour l'instant de c&#233;ramiques venant du monde ottoman. Cependant, quelques mentions &#233;crites attestent leur pr&#233;sence assez anciennement d'ailleurs, comme au moins une aigui&#232;re de Constantinople chez l'apothicaire Joseph Mille, en 1637.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce sont les porcelaines de l'Extr&#234;me Orient qui repr&#233;sentent sans doute le mieux la part d'un r&#234;ve devenu somme toute assez commun, surtout au XVIIIe si&#232;cle, au cours duquel ces produits apparaissent tr&#232;s r&#233;pandus chez de simples particuliers comme dans les plus nobles demeures, &#224; ce paradoxe pr&#232;s qu'ils sont quasi absents des fouilles &#8211; &#224; quelques fragments pr&#232;s &#8211; sans doute en raison d'un souci de transmission qui les voit encore aujourd'hui conserv&#233;es en collection familiale ou disponibles sur le march&#233; des antiquit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les porcelaines, des plus communes aux plus pr&#233;cieuses, sont pourtant tr&#232;s fr&#233;quemment mentionn&#233;es dans les actes notari&#233;s, et la litanie des citations constituerait un &#233;tonnant inventaire &#224; la Pr&#233;vert. Cela va de quelques pi&#232;ces, comme six assiettes en porcelaine chez le marchand confiseur Jean Jaubert d'Aix en 1748, &#224; des ensembles plus ostentatoires, comme en 1731 chez le conseiller de Lambert o&#249; sont cit&#233;es sept pi&#232;ces de porcelaines hautes en garniture de chemin&#233;e. Il y en a &#224; ne plus savoir o&#249; donner du regard chez le pr&#233;sident de Coriolis &#224; Aix, en 1712. On d&#233;nombre ainsi dans son &#171; cabinet sur les consoles &#187; plus d'une centaine de tasses, jattes, pots, gobelets, urnes et autres dont &#171; quatorze petites tasses en urnes de couleurs peintes avec leur garnitures et pied bois dor&#233; &#187; et encore &#171; deux cornets avec leurs couverts bois dor&#233; &#187; qui viennent de Chine pour la plupart, mais aussi du Japon. Monsieur de la Joyeuse Garde, en 1741, expose dans sa maison du cours d'Aix des urnes en porcelaine de Chine avec leur couvercle, ainsi qu'une jatte en porcelaine bleue avec son pied d'argent dor&#233;. S'y ajoutent chez le pr&#233;sident De Coriolis et monsieur de la Joyeuse Garde, des figurines de lions ou de femmes, des pagodes purement d&#233;coratives, de nombreuses pi&#232;ces blanches, couleur de biche, de caf&#233; d&#233;cor&#233;es de fleurs de diverses couleurs et d'or. Il est &#224; noter que les manufactures europ&#233;ennes n&#233;es de volont&#233;s royales d'imiter l'Empire du Milieu sont aussi repr&#233;sent&#233;es, et que chez certains de ces m&#234;mes aristocrates aixois figurent aussi des porcelaines issues des fabriques de Saxe ou de Saint-Cloud comme chez monsieur de Larmilli&#232;re en 1762.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Aix, les intermittences d'un artisanat </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix fut assez chichement dot&#233;e en terme d'artisanat de la c&#233;ramique, mis &#224; part une industrie tuili&#232;re continue et relativement florissante, nous avons vu qu'elle re&#231;ut r&#233;guli&#232;rement des fabricants depuis le Moyen &#194;ge, le plus souvent avec le soutien d'&#233;diles soucieux d'assurer le minimum n&#233;cessaire &#224; leurs concitoyens. Ce sont l&#224; des mentions &#233;crites t&#233;nues qui t&#233;moignent avec une fr&#233;quence suffisante pour que l'on imagine une pr&#233;sence intermittente, mais n&#233;anmoins significative. Ainsi, succ&#233;dant aux potiers form&#233;s &#224; l'&#233;cole de l'Italie qui ont tant &#339;uvr&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIe si&#232;cle, Fran&#231;ois Auriol, qualifi&#233; de fabricant d'&#233;cuelles qui exer&#231;ait auparavant &#224; Sisteron, s'installe-t-il suffisamment longtemps &#224; Aix pour y prendre, en 1562, un apprenti. Ce professionnel &#233;tait certainement dou&#233; de multiples capacit&#233;s, puisqu'il &#233;tait apte &#224; la confection de banales terres cuites de table, mais aussi de tuyaux verniss&#233;s et de carreaux de fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artisan gyrovague, comme beaucoup de ses contemporains aux connaissances &#233;tendues, il poursuivit sa carri&#232;re &#224; La Tour-d'Aigues, Pertuis, puis Digne, avant que nous ne perdions sa trace. En l'&#233;tat de la recherche, il n'est plus question de potier de terre &#224; Aix, avant les derni&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle. Un testament, dat&#233; de 1683 pass&#233; chez un notaire de Saint-Jean-de-Fos (H&#233;rault), nous apprend qu'Alexandre Hugol, originaire de la ville de Lyon, &#233;tait &#171; de la ville d'Aix o&#249; il avait boutique ouverte de son mestier de potier de terre &#187;, il d&#233;clare en outre &#171; devoir &#224; Pol Causse, la somme de 32 livres &#171; de son travail qu'il a fait chez luy audit Aix &#187;. Il y a donc bien &#224; cette &#233;poque au moins un atelier actif comptant un ma&#238;tre et un ouvrier, dont nous ignorons absolument ce qu'il fabriquait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, le registre de la Capitation de 1695, signale la pr&#233;sence de &#171; Henry Longuet potier de terre veuf a quatre gar&#231;ons Jean, Jacques, Joseph et Nicollas &#187; dans &#171; l'Isle Demeric et de Rebuffat cirurgiens &#187; sise au &#171; Faux Bourg des Cordelliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que probable qu'il y eut d'autres c&#233;ramistes dont la pr&#233;sence et l'activit&#233; furent intermittentes. Claude Durbec, issu d'une famille de potier de Rians, s'est install&#233; &#224; Aix-en-Provence vers 1740 et y fut actif au moins jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1770. Consid&#233;r&#233; dans la plupart des actes comme tuilier ou &#171; fabriquant de malons &#187;, cet homme &#224; l'honn&#234;te aisance, avait plus d'une corde &#224; son arc, comme nous l'apprenons &#224; l'occasion d'une mauvaise querelle qui lui est faite en 1748 par le corps des &#171; gipiers et ma&#238;tres ma&#231;ons &#187; qui cherchent &#224; l'imposer sur un m&#233;tier qui &#233;chappe &#224; l'emprise de leur confr&#233;rie. Le 19 ao&#251;t 1748, par devant le Bureau de Police de la ville, ils exigent qu'il paye un droit de ma&#238;trise et demande son agr&#233;gation forc&#233;e &#224; la confr&#233;rie en ces termes : &#171; Les prieurs du corps des Mes tailleurs de pierre, gipiers et mesme metier de cette ville ont presente requete au Bureau le 5 du Cant (courant) contre Claude Durbec et se sont present&#233;s au Bureau et ont dit quils demandent par leur requette quil feu inibe audit Durbec de faire des tuiles et autres ouvrages a paine dune amande et de dommages et interets attand&#251; nen a pas le droit pou netre pas maitre... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans surprise, le potier contre-attaque : &#171; Le dit Durbec est compar&#251; et sest raport&#233; au fins de sa requette contraire du (blanc) du meme mois et a requis detre mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#171; M. Mazet Procureur du Roi &#187; qui tranche la querelle en faveur du potier : &#171; a dit que par les statuts des ma&#231;ons il netoit du tout point parl&#233; des tuiliers et que les status ne souffrent point d&#233;xtantion que la fonction dominante de Durbec etoit de faire de la fayence, des tuyauts pour les fontaines et des malons verniss&#233;s pour les cuves quon lavait engag&#233; a faire une fabrique dans le territoire de cette ville pour linteret public que la fayencerie etoit un art liberal non sujet a maitrise ni a aucune sorte d'imposition que Durbec navoit aucun droit exclusif sur de tels ouvrages qu'on apporte en cette ville soit de St Zacarie de marseilles d'Auriol soit d'autres endroits et que si tous les divers fabriquans ne payoit aucun droit, Durbec ne devoit pas etre de pire condition qu'eux dont la fabrique avoit fait baisser le prix de ces differents ouvrages apport&#233;s en cette ville par lesd forains lui servant les habitans a meilleur comte au moyen de quoi il a conclud a ce que Durbec fut mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs et quil leur fut inib&#233; de le troubler dans le service de sa fabrique&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document fourmille de d&#233;tails concernant, outre l'approvisionnement de la cit&#233; depuis la vall&#233;e de l'Huveaune, l'organisation du march&#233; des produits c&#233;ramiques, la poursuite de la politique des consuls d'Aix qui soutiennent la pr&#233;sence des artisans dans le but &#233;nonc&#233; de peser sur les co&#251;ts, la libert&#233; compl&#232;te d'exercice de ce m&#233;tier et les capacit&#233;s techniques de Claude Durbec tuilier, certes, mais aussi faiseur de malons, d' &#171; escayes &#187; (tuiles plates) et borneaux (tuyaux) verniss&#233;s et de fa&#239;ence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de structures de production que l'on imagine modestes, faute peut-&#234;tre d'en conna&#238;tre l'organisation de d&#233;tail, est &#233;galement av&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque contemporaine, dans un contexte g&#233;n&#233;ral de floraison d'entreprises industrielles. Les fouilles conduites par Lucas Martin sur les terrains de l'ancienne Usine &#224; Gaz, rue Irma-Moreau, ont ainsi mis au jour les restes d'un atelier de poterie de la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, dont des pi&#232;ces timbr&#233;es &#171; Rippert Fr&#232;res &#187; nous donnent la raison sociale de ses propri&#233;taires. Cet atelier fit l'objet en 1857 d'une autorisation qui sugg&#232;re un transfert au Cours Sainte-Anne, dans la propri&#233;t&#233; de la Dame Archambault. Il est tout &#224; fait possible, enfin, que cette installation ait &#233;t&#233; abandonn&#233;e au profit d'une implantation &#224; Martigues, autoris&#233;e en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Des fa&#239;ences d'Aix-en-Provence ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En sus du document ci-dessus qui laisse &#224; penser que Claude Durbec en avait la capacit&#233; et la pratique, quelques autres mentions &#233;crites laissent &#233;galement entrevoir &#224; Aix l'existence d'une fabrication de fa&#239;ence &#224; l'&#233;poque moderne. En 1695, un rapport d'estime des fruits de la bastide d'un d&#233;nomm&#233; Pierre Bosc, a pour protagoniste principal un certain Pierre Ostat &#171; ouvrier en vesselle de fa&#255;ence d'Aix &#187; dont nous ne savons rien d'autre. En 1788, une fabrique semble exister ou avoir exist&#233; assez longtemps pour &#234;tre identifiable dans le paysage aixois, dans l'actuel quartier de l'Arc de Meyran, pr&#232;s du cabaret du sieur Andr&#233; dit Paquet, ce qu'indique un bref rapport de police : &#171; ... nous Auguste bertrand bourgeois de cette ville d'Aix commissaire de police capitaine de quartier, me trouvant &#224; la promenade au quartier de Meirand au dessous de la fabrique de fayence, ayant apperc&#251; un attroupement de bourgeois &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix fut assez chichement dot&#233;e en terme d'artisanat de la c&#233;ramique, mis &#224; part une industrie tuili&#232;re continue et relativement florissante, nous avons vu qu'elle re&#231;ut r&#233;guli&#232;rement des fabricants depuis le Moyen &#194;ge, le plus souvent avec le soutien d'&#233;diles soucieux d'assurer le minimum n&#233;cessaire &#224; leurs concitoyens. Ce sont l&#224; des mentions &#233;crites t&#233;nues qui t&#233;moignent avec une fr&#233;quence suffisante pour que l'on imagine une pr&#233;sence intermittente, mais n&#233;anmoins significative. Ainsi, succ&#233;dant aux potiers form&#233;s &#224; l'&#233;cole de l'Italie qui ont tant &#339;uvr&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIe si&#232;cle, Fran&#231;ois Auriol, qualifi&#233; de fabricant d'&#233;cuelles qui exer&#231;ait auparavant &#224; Sisteron, s'installe-t-il suffisamment longtemps &#224; Aix pour y prendre, en 1562, un apprenti. Ce professionnel &#233;tait certainement dou&#233; de multiples capacit&#233;s, puisqu'il &#233;tait apte &#224; la confection de banales terres cuites de table, mais aussi de tuyaux verniss&#233;s et de carreaux de fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artisan gyrovague, comme beaucoup de ses contemporains aux connaissances &#233;tendues, il poursuivit sa carri&#232;re &#224; La Tour-d'Aigues, Pertuis, puis Digne, avant que nous ne perdions sa trace. En l'&#233;tat de la recherche, il n'est plus question de potier de terre &#224; Aix, avant les derni&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle. Un testament, dat&#233; de 1683 pass&#233; chez un notaire de Saint-Jean-de-Fos (H&#233;rault), nous apprend qu'Alexandre Hugol, originaire de la ville de Lyon, &#233;tait &#171; de la ville d'Aix o&#249; il avait boutique ouverte de son mestier de potier de terre &#187;, il d&#233;clare en outre &#171; devoir &#224; Pol Causse, la somme de 32 livres &#171; de son travail qu'il a fait chez luy audit Aix &#187;. Il y a donc bien &#224; cette &#233;poque au moins un atelier actif comptant un ma&#238;tre et un ouvrier, dont nous ignorons absolument ce qu'il fabriquait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, le registre de la Capitation de 1695, signale la pr&#233;sence de &#171; Henry Longuet potier de terre veuf a quatre gar&#231;ons Jean, Jacques, Joseph et Nicollas &#187; dans &#171; l'Isle Demeric et de Rebuffat cirurgiens &#187; sise au &#171; Faux Bourg des Cordelliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que probable qu'il y eut d'autres c&#233;ramistes dont la pr&#233;sence et l'activit&#233; furent intermittentes. Claude Durbec, issu d'une famille de potier de Rians, s'est install&#233; &#224; Aix-en-Provence vers 1740 et y fut actif au moins jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1770. Consid&#233;r&#233; dans la plupart des actes comme tuilier ou &#171; fabriquant de malons &#187;, cet homme &#224; l'honn&#234;te aisance, avait plus d'une corde &#224; son arc, comme nous l'apprenons &#224; l'occasion d'une mauvaise querelle qui lui est faite en 1748 par le corps des &#171; gipiers et ma&#238;tres ma&#231;ons &#187; qui cherchent &#224; l'imposer sur un m&#233;tier qui &#233;chappe &#224; l'emprise de leur confr&#233;rie. Le 19 ao&#251;t 1748, par devant le Bureau de Police de la ville, ils exigent qu'il paye un droit de ma&#238;trise et demande son agr&#233;gation forc&#233;e &#224; la confr&#233;rie en ces termes : &#171; Les prieurs du corps des Mes tailleurs de pierre, gipiers et mesme metier de cette ville ont presente requete au Bureau le 5 du Cant (courant) contre Claude Durbec et se sont present&#233;s au Bureau et ont dit quils demandent par leur requette quil feu inibe audit Durbec de faire des tuiles et autres ouvrages a paine dune amande et de dommages et interets attand&#251; nen a pas le droit pou netre pas maitre... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans surprise, le potier contre-attaque : &#171; Le dit Durbec est compar&#251; et sest raport&#233; au fins de sa requette contraire du (blanc) du meme mois et a requis detre mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#171; M. Mazet Procureur du Roi &#187; qui tranche la querelle en faveur du potier : &#171; a dit que par les statuts des ma&#231;ons il netoit du tout point parl&#233; des tuiliers et que les status ne souffrent point d&#233;xtantion que la fonction dominante de Durbec etoit de faire de la fayence, des tuyauts pour les fontaines et des malons verniss&#233;s pour les cuves quon lavait engag&#233; a faire une fabrique dans le territoire de cette ville pour linteret public que la fayencerie etoit un art liberal non sujet a maitrise ni a aucune sorte d'imposition que Durbec navoit aucun droit exclusif sur de tels ouvrages qu'on apporte en cette ville soit de St Zacarie de marseilles d'Auriol soit d'autres endroits et que si tous les divers fabriquans ne payoit aucun droit, Durbec ne devoit pas etre de pire condition qu'eux dont la fabrique avoit fait baisser le prix de ces differents ouvrages apport&#233;s en cette ville par lesd forains lui servant les habitans a meilleur comte au moyen de quoi il a conclud a ce que Durbec fut mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs et quil leur fut inib&#233; de le troubler dans le service de sa fabrique&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document fourmille de d&#233;tails concernant, outre l'approvisionnement de la cit&#233; depuis la vall&#233;e de l'Huveaune, l'organisation du march&#233; des produits c&#233;ramiques, la poursuite de la politique des consuls d'Aix qui soutiennent la pr&#233;sence des artisans dans le but &#233;nonc&#233; de peser sur les co&#251;ts, la libert&#233; compl&#232;te d'exercice de ce m&#233;tier et les capacit&#233;s techniques de Claude Durbec tuilier, certes, mais aussi faiseur de malons, d' &#171; escayes &#187; (tuiles plates) et borneaux (tuyaux) verniss&#233;s et de fa&#239;ence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de structures de production que l'on imagine modestes, faute peut-&#234;tre d'en conna&#238;tre l'organisation de d&#233;tail, est &#233;galement av&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque contemporaine, dans un contexte g&#233;n&#233;ral de floraison d'entreprises industrielles. Les fouilles conduites par Lucas Martin sur les terrains de l'ancienne Usine &#224; Gaz, rue Irma-Moreau, ont ainsi mis au jour les restes d'un atelier de poterie de la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, dont des pi&#232;ces timbr&#233;es &#171; Rippert Fr&#232;res &#187; nous donnent la raison sociale de ses propri&#233;taires. Cet atelier fit l'objet en 1857 d'une autorisation qui sugg&#232;re un transfert au Cours Sainte-Anne, dans la propri&#233;t&#233; de la Dame Archambault. Il est tout &#224; fait possible, enfin, que cette installation ait &#233;t&#233; abandonn&#233;e au profit d'une implantation &#224; Martigues, autoris&#233;e en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Des fa&#239;ences d'Aix-en-Provence ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En sus du document ci-dessus qui laisse &#224; penser que Claude Durbec en avait la capacit&#233; et la pratique, quelques autres mentions &#233;crites laissent &#233;galement entrevoir &#224; Aix l'existence d'une fabrication de fa&#239;ence &#224; l'&#233;poque moderne. En 1695, un rapport d'estime des fruits de la bastide d'un d&#233;nomm&#233; Pierre Bosc, a pour protagoniste principal un certain Pierre Ostat &#171; ouvrier en vesselle de fa&#255;ence d'Aix &#187; dont nous ne savons rien d'autre. En 1788, une fabrique semble exister ou avoir exist&#233; assez longtemps pour &#234;tre identifiable dans le paysage aixois, dans l'actuel quartier de l'Arc de Meyran, pr&#232;s du cabaret du sieur Andr&#233; dit Paquet, ce qu'indique un bref rapport de police : &#171; ... nous Auguste bertrand bourgeois de cette ville d'Aix commissaire de police capitaine de quartier, me trouvant &#224; la promenade au quartier de Meirand au dessous de la fabrique de fayence, ayant apperc&#251; un attroupement de bourgeois &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du go&#251;t de l'Italie &#224; une identit&#233; proven&#231;ale ? XVIe-XVIIIe s.</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Du-gout-de-l-Italie-a-une-identite-provencale-XVIe-XVIIIe-s</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108159 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_89-b4280.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108159 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jarre estampill&#233;e &#224; l'&#233;cu de France et cha&#238;ne du Saint-Esprit, Fr&#233;jus, XVIIe s. Bastide d'Aix, coll. part. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute encore au savoir-faire originaire de l'Italie ligure, du Pi&#233;mont et de la Toscane que se rattachent, peu ou prou, les nouveaux produits livr&#233;s via le commerce international et r&#233;gional, mais aussi ceux de l'industrie proven&#231;ale des XVIe et XVIIe si&#232;cles. Ce succ&#232;s est aussi celui d'une mode, d'un go&#251;t pour des objets de prix modeste, mais aux vernis color&#233;s, dont les variantes les plus appr&#233;ci&#233;es furent assur&#233;ment les terres cuites &#224; d&#233;cor d'engobes marbr&#233;s, imitant les veines des pierres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de l'arch&#233;ologue, Fr&#233;jus, centre majeur de l'industrie c&#233;ramique au XVIe si&#232;cle, est le premier fournisseur proven&#231;al de &#171; terrailles &#187;, qui arrivent par bateaux dans le port de Marseille. Celui-ci redistribue dans l'arri&#232;re pays de rustiques bols, &#233;cuelles, jattes, pichets et pots de chambre, qui n'en connurent pas moins un d&#233;bit consid&#233;rable, m&#234;me si &#224; Aix, cette position &#233;minente n'est pas encore d&#233;montr&#233;e. Cette gamme de produits, color&#233;s en vert, orange et jaune, simples mais attrayants, est encore diffus&#233;e, mais en plus petit nombre au XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conjointement, Aix a re&#231;u des jarres estampill&#233;es de Fr&#233;jus comme de Biot, d&#233;di&#233;es principalement &#224; la resserre de l'huile, dont certaines encore conserv&#233;es en r&#233;emploi dans les jardins de ses bastides.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Aix, comme dans le restant de la Basse-Provence, ce sont d'abord les d&#233;cors structur&#233;s &#224; l'engobe d&#232;s le XVIe si&#232;cle, puis concomitamment avec ceux qualifi&#233;s de jasp&#233;s, peign&#233;s ou marbr&#233;s au XVIIe si&#232;cle qui font flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108165 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_90-8bbfe.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108165 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; Coupe &#224; d&#233;cor d'engobes peign&#233;s, bassin de Saint-Maximin, Fouille des Thermes.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les ateliers du bassin de Saint-Maximin, du Val de Trets, de Moustiers, puis de la vall&#233;e de l'Huveaune ont excell&#233; dans cette veine. Les ornements r&#233;alis&#233;s au barrolet (poire permettant de dessiner &#224; l'aide d'engobes) ou appliqu&#233;s au verre de lampe et avec des matrices ovales, ne se rattachent &#224; aucune tradition exog&#232;ne connue, et doivent donc &#234;tre consid&#233;r&#233;s, jusqu'&#224; preuve du contraire, comme une innovation m&#233;ridionale et sans doute proven&#231;ale .&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les m&#233;langes aux effets chatoyants et pr&#233;cieux sont directement dans la filiation des &#171; marmorizzatte &#187; de Pise, tout comme l'abondance des plats et &#233;cuelles aux ornements incis&#233;s &#224; la pointe &#171; au clou &#187;, rehauss&#233;s de vert de cuivre et de brun de fer, est fille de la &#171; graffita policroma &#187;, dont les fouilles ont livr&#233; et les originaux et leurs interpr&#233;tations r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sources historiques n'apportent que fort peu d'indices corroborant ce constat qui d&#233;coule pour l'essentiel des donn&#233;es de fouille. &#192; l'occasion cependant, quelques actes notari&#233;s font &#233;tat de &#171; terre jasp&#233;e &#187; ou indiquent une relation sans doute privil&#233;gi&#233;e entre la capitale de la Provence et le premier centre de la vall&#233;e de l'Huveaune, Saint-Zacharie, fondation d'artisans de Moustiers dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle encore, la dot d'Anne Gallois, femme de Barth&#233;l&#233;my Barriere, revendeur d'Aix r&#233;sidant dans la Maison du Sr Passaire place du march&#233;, deuxi&#232;me &#233;tage, &#233;num&#232;re &#171; Plus trois charges de terraille de St Zacarie consistant en potz platz assiettes et escuelles compos&#233;e de six nombres la charge quavons estim&#233; et apreti&#233; a neuf livres neuf sols qui est a raison de sept sols le nombre et trois livres trois solz la charche... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108161 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_91-52a71.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108161 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot de chambre &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233; et &#233;cuelle &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233;, atelier r&#233;gional, Rue de Littera. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La multiplication des ateliers dans le Midi, qui indique une adaptation &#224; un march&#233; &#233;largi, fa&#231;onne peu &#224; peu un vaisselier tr&#232;s enrichi au sein duquel les ateliers r&#233;gionaux tiennent une place de premier plan. Toutes les gammes de produits sont repr&#233;sent&#233;es sur la place aixoise et donc logiquement dans les fouilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;ramique allant au feu se partage entre les marmites, toupins et po&#234;lons de Vallauris qui devient, &#224; partir du d&#233;but du XVIe si&#232;cle et au fil du temps, le g&#233;ant de l'industrie culinaire que l'on sait, aux d&#233;pens de Saint-Quentin qui figure pourtant encore dans le Tarif du maximum d'Aix de 1793 sous l'appellation Arles (point d'entr&#233;e en Provence). Celui-ci diff&#233;rencie neuf formes &#171; assiettes, plats, cruche, pots dit toupins en cinq tailles, gamelles dites tian en 4 tailles, les plats en 4, usine dit pechi&#233;, pot de chambre, Beringui&#232;re &#187;. Ce texte pr&#233;cieux &#233;num&#232;re &#233;galement tout ce qui peut arriver de Dieulefit, de Biot et Vallauris, regroup&#233;s sous la d&#233;nomination de leur port d'arriv&#233;e, Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les sources sont bien moins prolixes en ce qui concerne les terres r&#233;fractaires de haute qualit&#233;, tourn&#233;es par les nombreux artisans de B&#233;doin en Vaucluse qui fut, d&#232;s le Moyen &#194;ge et jusqu'au XIXe si&#232;cle, un des grands centres de fabrication de poterie culinaire de la Provence, &#224; la diffusion mal reconnue, assur&#233;ment comtadine et sans doute au-del&#224;. Quelques rebords de marmite &#224; ressaut pourraient appartenir &#224; ce groupe m&#233;connu. Une &#171; oule &#187; noire &#224; p&#226;te grossi&#232;re, cuite en r&#233;duction, trouv&#233;e au 8, rue de Littera, prouve l'&#233;trange p&#233;rennit&#233; de techniques h&#233;rit&#233;es du Moyen &#194;ge, qui semblent s'&#234;tre prolong&#233;es dans la pratique de certains ateliers du Haut Var, sans doute &#224; Comps et peut-&#234;tre ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108163 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_92-a8a5b.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108163 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette affirmation d'une identit&#233; proven&#231;ale aux contours impr&#233;cis se fait aussi par l'adoption des fa&#239;ences r&#233;gionales et au chef d'un des plus glorieux centres de production fran&#231;ais : Moustiers et ses satellites, dont le plus important est Varages. Quelques fragments t&#233;moignent de l'usage de produits plut&#244;t communs, les plus beaux &#233;tant encore conserv&#233;s en collection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'anecdote, il convient enfin de signaler la d&#233;couverte d'un tr&#232;s modeste tesson de &#171; terres m&#234;l&#233;es &#187; d'Apt, sans doute de la fin du XVIIIe si&#232;cle, qui atteste n&#233;anmoins de la diffusion des fabriques vauclusiennes, tout comme quelques inventaires recelant des objets identifi&#233;s comme d'Apt ou du Castellet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108159 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_89-b61f8.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108159 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jarre estampill&#233;e &#224; l'&#233;cu de France et cha&#238;ne du Saint-Esprit, Fr&#233;jus, XVIIe s. Bastide d'Aix, coll. part. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute encore au savoir-faire originaire de l'Italie ligure, du Pi&#233;mont et de la Toscane que se rattachent, peu ou prou, les nouveaux produits livr&#233;s via le commerce international et r&#233;gional, mais aussi ceux de l'industrie proven&#231;ale des XVIe et XVIIe si&#232;cles. Ce succ&#232;s est aussi celui d'une mode, d'un go&#251;t pour des objets de prix modeste, mais aux vernis color&#233;s, dont les variantes les plus appr&#233;ci&#233;es furent assur&#233;ment les terres cuites &#224; d&#233;cor d'engobes marbr&#233;s, imitant les veines des pierres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de l'arch&#233;ologue, Fr&#233;jus, centre majeur de l'industrie c&#233;ramique au XVIe si&#232;cle, est le premier fournisseur proven&#231;al de &#171; terrailles &#187;, qui arrivent par bateaux dans le port de Marseille. Celui-ci redistribue dans l'arri&#232;re pays de rustiques bols, &#233;cuelles, jattes, pichets et pots de chambre, qui n'en connurent pas moins un d&#233;bit consid&#233;rable, m&#234;me si &#224; Aix, cette position &#233;minente n'est pas encore d&#233;montr&#233;e. Cette gamme de produits, color&#233;s en vert, orange et jaune, simples mais attrayants, est encore diffus&#233;e, mais en plus petit nombre au XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conjointement, Aix a re&#231;u des jarres estampill&#233;es de Fr&#233;jus comme de Biot, d&#233;di&#233;es principalement &#224; la resserre de l'huile, dont certaines encore conserv&#233;es en r&#233;emploi dans les jardins de ses bastides.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Aix, comme dans le restant de la Basse-Provence, ce sont d'abord les d&#233;cors structur&#233;s &#224; l'engobe d&#232;s le XVIe si&#232;cle, puis concomitamment avec ceux qualifi&#233;s de jasp&#233;s, peign&#233;s ou marbr&#233;s au XVIIe si&#232;cle qui font flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108165 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_90-a205e.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108165 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; Coupe &#224; d&#233;cor d'engobes peign&#233;s, bassin de Saint-Maximin, Fouille des Thermes.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les ateliers du bassin de Saint-Maximin, du Val de Trets, de Moustiers, puis de la vall&#233;e de l'Huveaune ont excell&#233; dans cette veine. Les ornements r&#233;alis&#233;s au barrolet (poire permettant de dessiner &#224; l'aide d'engobes) ou appliqu&#233;s au verre de lampe et avec des matrices ovales, ne se rattachent &#224; aucune tradition exog&#232;ne connue, et doivent donc &#234;tre consid&#233;r&#233;s, jusqu'&#224; preuve du contraire, comme une innovation m&#233;ridionale et sans doute proven&#231;ale .&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les m&#233;langes aux effets chatoyants et pr&#233;cieux sont directement dans la filiation des &#171; marmorizzatte &#187; de Pise, tout comme l'abondance des plats et &#233;cuelles aux ornements incis&#233;s &#224; la pointe &#171; au clou &#187;, rehauss&#233;s de vert de cuivre et de brun de fer, est fille de la &#171; graffita policroma &#187;, dont les fouilles ont livr&#233; et les originaux et leurs interpr&#233;tations r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sources historiques n'apportent que fort peu d'indices corroborant ce constat qui d&#233;coule pour l'essentiel des donn&#233;es de fouille. &#192; l'occasion cependant, quelques actes notari&#233;s font &#233;tat de &#171; terre jasp&#233;e &#187; ou indiquent une relation sans doute privil&#233;gi&#233;e entre la capitale de la Provence et le premier centre de la vall&#233;e de l'Huveaune, Saint-Zacharie, fondation d'artisans de Moustiers dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle encore, la dot d'Anne Gallois, femme de Barth&#233;l&#233;my Barriere, revendeur d'Aix r&#233;sidant dans la Maison du Sr Passaire place du march&#233;, deuxi&#232;me &#233;tage, &#233;num&#232;re &#171; Plus trois charges de terraille de St Zacarie consistant en potz platz assiettes et escuelles compos&#233;e de six nombres la charge quavons estim&#233; et apreti&#233; a neuf livres neuf sols qui est a raison de sept sols le nombre et trois livres trois solz la charche... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108161 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_91-f71e1.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108161 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot de chambre &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233; et &#233;cuelle &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233;, atelier r&#233;gional, Rue de Littera. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La multiplication des ateliers dans le Midi, qui indique une adaptation &#224; un march&#233; &#233;largi, fa&#231;onne peu &#224; peu un vaisselier tr&#232;s enrichi au sein duquel les ateliers r&#233;gionaux tiennent une place de premier plan. Toutes les gammes de produits sont repr&#233;sent&#233;es sur la place aixoise et donc logiquement dans les fouilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;ramique allant au feu se partage entre les marmites, toupins et po&#234;lons de Vallauris qui devient, &#224; partir du d&#233;but du XVIe si&#232;cle et au fil du temps, le g&#233;ant de l'industrie culinaire que l'on sait, aux d&#233;pens de Saint-Quentin qui figure pourtant encore dans le Tarif du maximum d'Aix de 1793 sous l'appellation Arles (point d'entr&#233;e en Provence). Celui-ci diff&#233;rencie neuf formes &#171; assiettes, plats, cruche, pots dit toupins en cinq tailles, gamelles dites tian en 4 tailles, les plats en 4, usine dit pechi&#233;, pot de chambre, Beringui&#232;re &#187;. Ce texte pr&#233;cieux &#233;num&#232;re &#233;galement tout ce qui peut arriver de Dieulefit, de Biot et Vallauris, regroup&#233;s sous la d&#233;nomination de leur port d'arriv&#233;e, Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les sources sont bien moins prolixes en ce qui concerne les terres r&#233;fractaires de haute qualit&#233;, tourn&#233;es par les nombreux artisans de B&#233;doin en Vaucluse qui fut, d&#232;s le Moyen &#194;ge et jusqu'au XIXe si&#232;cle, un des grands centres de fabrication de poterie culinaire de la Provence, &#224; la diffusion mal reconnue, assur&#233;ment comtadine et sans doute au-del&#224;. Quelques rebords de marmite &#224; ressaut pourraient appartenir &#224; ce groupe m&#233;connu. Une &#171; oule &#187; noire &#224; p&#226;te grossi&#232;re, cuite en r&#233;duction, trouv&#233;e au 8, rue de Littera, prouve l'&#233;trange p&#233;rennit&#233; de techniques h&#233;rit&#233;es du Moyen &#194;ge, qui semblent s'&#234;tre prolong&#233;es dans la pratique de certains ateliers du Haut Var, sans doute &#224; Comps et peut-&#234;tre ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108163 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_92-5045c.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette affirmation d'une identit&#233; proven&#231;ale aux contours impr&#233;cis se fait aussi par l'adoption des fa&#239;ences r&#233;gionales et au chef d'un des plus glorieux centres de production fran&#231;ais : Moustiers et ses satellites, dont le plus important est Varages. Quelques fragments t&#233;moignent de l'usage de produits plut&#244;t communs, les plus beaux &#233;tant encore conserv&#233;s en collection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'anecdote, il convient enfin de signaler la d&#233;couverte d'un tr&#232;s modeste tesson de &#171; terres m&#234;l&#233;es &#187; d'Apt, sans doute de la fin du XVIIIe si&#232;cle, qui atteste n&#233;anmoins de la diffusion des fabriques vauclusiennes, tout comme quelques inventaires recelant des objets identifi&#233;s comme d'Apt ou du Castellet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'installation de potiers &#224; Aix : une politique d'accueil et un savoir-faire italien </title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-installation-de-potiers-a-Aix-une-politique-d-accueil-et-un-savoir-faire-44701</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-installation-de-potiers-a-Aix-une-politique-d-accueil-et-un-savoir-faire-44701</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44701_87-530a7.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108155 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Bol &#224; d&#233;cor de fleur de lys incis&#233;e, Rue de Littera, Aix ou Manosque ? XVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&#232;cle, la situation change, dans un contexte &#233;conomique t&#233;moignant sans doute d'un besoin nouveau et d'une &#233;l&#233;vation du niveau de vie des Aixois. Dans la logique des approvisionnements de la ville qui re&#231;oit au XVe si&#232;cle r&#233;guli&#232;rement, nous disent les textes, des &#171; oules &#187; et autres &#171; terrailles &#187; confectionn&#233;es &#224; Apt, la communaut&#233; intervient directement pour &#233;tablir des potiers dans la ville et favorise leur installation gr&#226;ce &#224; une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi une convention est pass&#233;e en 1448 en faveur d'Antoine Gausi, originaire d'Apt justement. Au terme de cet accord, le potier s'engage &#224; r&#233;sider &#224; Aix et &#224; y exercer son art pendant deux ans. En &#233;change de quoi, la ville lui assure une location de logement et une avance pour l'achat de l'alquifoux pour la confection du vernis et la r&#233;paration de la couverture du four. Une boutique lui est en outre conc&#233;d&#233;e sur la place du march&#233;. On ignore si Antoine Gausi &#233;tait le seul potier &#224; exercer son m&#233;tier entre 1450 et 1470, mais d&#232;s 1474, c'est un potier italien venu d'un grand centre d'artisanat c&#233;ramique, Petrus de Pisa, qui profite &#224; son tour d'avantages et de subventions pour s'installer dans la ville au sein d'une soci&#233;t&#233; qu'il partage avec Antoine Giraud. L'acte &#233;num&#233;rant les objets produits est r&#233;v&#233;lateur des mutations en cours dans l'instrumentum domestique proven&#231;al. On y d&#233;nombre des marmites, mais aussi des &#233;cuelles et des pichets, formes nouvelles qui se retrouvent en abondance dans les contextes arch&#233;ologiques de la fin du XVe s. et du si&#232;cle suivant. Un autre personnage central, Andreas Nico, artisan pisano-ligure, fait son apparition en 1505. Ce &#171; p&#232;re &#187; de la c&#233;ramique moderne en Provence partage son activit&#233; entre Manosque et Aix o&#249; il r&#233;side &#224; temps partiel, se faisant seconder par des compatriotes, tel que Pierre de M&#233;riado de Savone. Dans un contrat d&#233;cennal qu'il conclut avec la ville, il lui faut assurer l'entretien des fontaines et tenir une boutique de son art. La localisation de son atelier est incertaine, apparemment intra-muros, confrontant les remparts, une rue publique, une tour de l'enceinte et le cimeti&#232;re Saint-Sauveur selon des actes pass&#233;s entre 1512 et 1525. Ce potier, commer&#231;ant et fort actif, faisait des ouvrages en terre engob&#233;e et verniss&#233;e, mais il pratiquait aussi l'art de la fa&#239;ence qu'il enseigna &#224; Avignon. Cette connaissance de l'art des couleurs est attest&#233;e par une commande d'ogives et de carreaux azurs pour les Carmes de Manosque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108157 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44701_88-69984.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108157 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daillon en fa&#239;ence moul&#233;e dans le style Della Robbia, Maison du Chapitre, fin XVe-d&#233;but XVIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de sa vie, son atelier fut lou&#233; en 1512 &#224; Nicolas Marini et &#224; son d&#233;c&#232;s en 1517, sa veuve poursuit l'ensemble de ses activit&#233;s. Nicolas Marini tient aussi un atelier dans le voisinage de celui de Nico entre 1513 et 1545. Ainsi, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, il semble bien qu'un petit &#238;lot artisanal se soit constitu&#233; dans la zone du cimeti&#232;re Saint-Sauveur, avec la pr&#233;sence d'autres artisans form&#233;s &#224; Manosque dont Laurent Borelli, probablement italien, faiseur d'&#233;cuelles de Fr&#233;jus. Il reste cependant &#224; attribuer &#224; l'un de ces artisans aixois ou manosquin, les s&#233;ries arch&#233;ologiques de bols et autres ouvrages engob&#233;s et gla&#231;ur&#233;s, si fr&#233;quents dans les contextes proven&#231;aux de cette &#233;poque. Tr&#232;s semblables dans leur forme comme dans les motifs incis&#233;s ou peints &#224; la croix vert de cuivre et brun de fer, seules des analyses de p&#226;tes en laboratoire peuvent les s&#233;parer avec certitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
In fine, le savoir-faire italien est encore illustr&#233; sur la fa&#231;ade de la maison du Chapitre, mise au jour en 1987. Deux m&#233;daillons, plac&#233;s de part et d'autre d'une grande fen&#234;tre &#224; meneaux, sont dans le style des ateliers Della Robbia du dernier tiers du XVe si&#232;cle - premiers tiers du XVIe si&#232;cle. Sur l'un, d&#233;pos&#233; au mus&#233;e Lapidaire de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, le buste d'une figure f&#233;minine en robe bleue est bord&#233; de feuillages en guirlandes et de fruits. Ces motifs moul&#233;s et simplifi&#233;s, pourraient avoir &#233;t&#233; import&#233;s ou imit&#233;s localement par des potiers venus d'Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44701_87-ab3d1.png?1776861387' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108155 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Bol &#224; d&#233;cor de fleur de lys incis&#233;e, Rue de Littera, Aix ou Manosque ? XVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&#232;cle, la situation change, dans un contexte &#233;conomique t&#233;moignant sans doute d'un besoin nouveau et d'une &#233;l&#233;vation du niveau de vie des Aixois. Dans la logique des approvisionnements de la ville qui re&#231;oit au XVe si&#232;cle r&#233;guli&#232;rement, nous disent les textes, des &#171; oules &#187; et autres &#171; terrailles &#187; confectionn&#233;es &#224; Apt, la communaut&#233; intervient directement pour &#233;tablir des potiers dans la ville et favorise leur installation gr&#226;ce &#224; une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi une convention est pass&#233;e en 1448 en faveur d'Antoine Gausi, originaire d'Apt justement. Au terme de cet accord, le potier s'engage &#224; r&#233;sider &#224; Aix et &#224; y exercer son art pendant deux ans. En &#233;change de quoi, la ville lui assure une location de logement et une avance pour l'achat de l'alquifoux pour la confection du vernis et la r&#233;paration de la couverture du four. Une boutique lui est en outre conc&#233;d&#233;e sur la place du march&#233;. On ignore si Antoine Gausi &#233;tait le seul potier &#224; exercer son m&#233;tier entre 1450 et 1470, mais d&#232;s 1474, c'est un potier italien venu d'un grand centre d'artisanat c&#233;ramique, Petrus de Pisa, qui profite &#224; son tour d'avantages et de subventions pour s'installer dans la ville au sein d'une soci&#233;t&#233; qu'il partage avec Antoine Giraud. L'acte &#233;num&#233;rant les objets produits est r&#233;v&#233;lateur des mutations en cours dans l'instrumentum domestique proven&#231;al. On y d&#233;nombre des marmites, mais aussi des &#233;cuelles et des pichets, formes nouvelles qui se retrouvent en abondance dans les contextes arch&#233;ologiques de la fin du XVe s. et du si&#232;cle suivant. Un autre personnage central, Andreas Nico, artisan pisano-ligure, fait son apparition en 1505. Ce &#171; p&#232;re &#187; de la c&#233;ramique moderne en Provence partage son activit&#233; entre Manosque et Aix o&#249; il r&#233;side &#224; temps partiel, se faisant seconder par des compatriotes, tel que Pierre de M&#233;riado de Savone. Dans un contrat d&#233;cennal qu'il conclut avec la ville, il lui faut assurer l'entretien des fontaines et tenir une boutique de son art. La localisation de son atelier est incertaine, apparemment intra-muros, confrontant les remparts, une rue publique, une tour de l'enceinte et le cimeti&#232;re Saint-Sauveur selon des actes pass&#233;s entre 1512 et 1525. Ce potier, commer&#231;ant et fort actif, faisait des ouvrages en terre engob&#233;e et verniss&#233;e, mais il pratiquait aussi l'art de la fa&#239;ence qu'il enseigna &#224; Avignon. Cette connaissance de l'art des couleurs est attest&#233;e par une commande d'ogives et de carreaux azurs pour les Carmes de Manosque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108157 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44701_88-0f137.png?1776861387' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108157 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daillon en fa&#239;ence moul&#233;e dans le style Della Robbia, Maison du Chapitre, fin XVe-d&#233;but XVIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de sa vie, son atelier fut lou&#233; en 1512 &#224; Nicolas Marini et &#224; son d&#233;c&#232;s en 1517, sa veuve poursuit l'ensemble de ses activit&#233;s. Nicolas Marini tient aussi un atelier dans le voisinage de celui de Nico entre 1513 et 1545. Ainsi, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, il semble bien qu'un petit &#238;lot artisanal se soit constitu&#233; dans la zone du cimeti&#232;re Saint-Sauveur, avec la pr&#233;sence d'autres artisans form&#233;s &#224; Manosque dont Laurent Borelli, probablement italien, faiseur d'&#233;cuelles de Fr&#233;jus. Il reste cependant &#224; attribuer &#224; l'un de ces artisans aixois ou manosquin, les s&#233;ries arch&#233;ologiques de bols et autres ouvrages engob&#233;s et gla&#231;ur&#233;s, si fr&#233;quents dans les contextes proven&#231;aux de cette &#233;poque. Tr&#232;s semblables dans leur forme comme dans les motifs incis&#233;s ou peints &#224; la croix vert de cuivre et brun de fer, seules des analyses de p&#226;tes en laboratoire peuvent les s&#233;parer avec certitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
In fine, le savoir-faire italien est encore illustr&#233; sur la fa&#231;ade de la maison du Chapitre, mise au jour en 1987. Deux m&#233;daillons, plac&#233;s de part et d'autre d'une grande fen&#234;tre &#224; meneaux, sont dans le style des ateliers Della Robbia du dernier tiers du XVe si&#232;cle - premiers tiers du XVIe si&#232;cle. Sur l'un, d&#233;pos&#233; au mus&#233;e Lapidaire de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, le buste d'une figure f&#233;minine en robe bleue est bord&#233; de feuillages en guirlandes et de fruits. Ces motifs moul&#233;s et simplifi&#233;s, pourraient avoir &#233;t&#233; import&#233;s ou imit&#233;s localement par des potiers venus d'Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;nigme de Bougie : entre Moyen-Age et &#233;poque Moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-enigme-de-Bougie-entre-Moyen-Age-et-epoque-Moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-enigme-de-Bougie-entre-Moyen-Age-et-epoque-Moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mentions de c&#233;ramiques dites en terre de Bougie (Bugeya, Bugia) ou de B&#233;gier, pr&#233;sentes dans des inventaires mobiliers apr&#232;s d&#233;c&#232;s ou dans les comptes et tarifs de p&#233;ages proven&#231;aux et ligures, restent &#224; ce jour, &#233;nigmatiques. Il n'en demeure pas moins qu'elles figurent chez des gens ais&#233;s et &#233;voquent de la belle vaisselle, venue de Bougie (Beja&#239;a) dans ce qu'il est convenu d'appeler alors la Barbarie. Les liens commerciaux avec Marseille en sont bien connus depuis le XIIIe s. jusqu'au XVe s. o&#249; le Foundouk des marseillais &#224; Bougie est un lieu tr&#232;s actif. Cette c&#233;ramique, identifi&#233;e clairement par les notaires, est signal&#233;e plusieurs fois &#224; Aix, en 1436 dans l'inventaire de tutelle pour les enfants de Plantalion de Molin, en 1460, &#224; Puyricard apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Noble Jean Bonilis, ou en 1504 dans l'inventaire des biens d'Antoine de Rive. Le pichet que poss&#232;de Louis Audibert, pl&#226;trier d'Aix en 1458, est un objet de prix rang&#233; dans une caisse fermant &#224; clef ; la tasse d'Antoine de Rive, boulanger ou les trois pots de Pierre Basilhe en 1500, sont signal&#233;s comme des &#339;uvres de qualit&#233;. Mais &#224; quelles trouvailles arch&#233;ologiques correspondent ces ouvrages ? S'agit-il de c&#233;ramiques &#224; lustre m&#233;tallique d'origine espagnole ayant transit&#233; par Bougie ou d'une appellation g&#233;n&#233;rique recouvrant des r&#233;alit&#233;s orientales ? Il n'en demeure pas moins, que ces mentions perdurent jusqu'au XVIIe si&#232;cle et qu'un pr&#234;tre aixois, Louis Trouihas, en 1648, compte parmi ses meubles &#171; un grand plat de terre de constantinople apelle begier &#187; et &#171; ung pot de terre de pize appelle begier &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mentions de c&#233;ramiques dites en terre de Bougie (Bugeya, Bugia) ou de B&#233;gier, pr&#233;sentes dans des inventaires mobiliers apr&#232;s d&#233;c&#232;s ou dans les comptes et tarifs de p&#233;ages proven&#231;aux et ligures, restent &#224; ce jour, &#233;nigmatiques. Il n'en demeure pas moins qu'elles figurent chez des gens ais&#233;s et &#233;voquent de la belle vaisselle, venue de Bougie (Beja&#239;a) dans ce qu'il est convenu d'appeler alors la Barbarie. Les liens commerciaux avec Marseille en sont bien connus depuis le XIIIe s. jusqu'au XVe s. o&#249; le Foundouk des marseillais &#224; Bougie est un lieu tr&#232;s actif. Cette c&#233;ramique, identifi&#233;e clairement par les notaires, est signal&#233;e plusieurs fois &#224; Aix, en 1436 dans l'inventaire de tutelle pour les enfants de Plantalion de Molin, en 1460, &#224; Puyricard apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Noble Jean Bonilis, ou en 1504 dans l'inventaire des biens d'Antoine de Rive. Le pichet que poss&#232;de Louis Audibert, pl&#226;trier d'Aix en 1458, est un objet de prix rang&#233; dans une caisse fermant &#224; clef ; la tasse d'Antoine de Rive, boulanger ou les trois pots de Pierre Basilhe en 1500, sont signal&#233;s comme des &#339;uvres de qualit&#233;. Mais &#224; quelles trouvailles arch&#233;ologiques correspondent ces ouvrages ? S'agit-il de c&#233;ramiques &#224; lustre m&#233;tallique d'origine espagnole ayant transit&#233; par Bougie ou d'une appellation g&#233;n&#233;rique recouvrant des r&#233;alit&#233;s orientales ? Il n'en demeure pas moins, que ces mentions perdurent jusqu'au XVIIe si&#232;cle et qu'un pr&#234;tre aixois, Louis Trouihas, en 1648, compte parmi ses meubles &#171; un grand plat de terre de constantinople apelle begier &#187; et &#171; ung pot de terre de pize appelle begier &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix et la M&#233;diterran&#233;e : entre Moyen &#194;ge et &#201;poque moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-la-Mediterranee-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-la-Mediterranee-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108133 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/png/archeo44695_81.png' title='Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. ' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_81-1ca31-f8db0.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108133 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Aix b&#233;n&#233;ficie amplement du grand commerce m&#233;diterran&#233;en, par le truchement du port de Marseille. Les comptages et &#233;valuations &#171; en nombre minimum d'individus &#187; qui rendent compte du nombre d'objets arch&#233;ologiquement complets, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des contextes de fouilles, montrent dans la plupart des cas une belle proportion d'importations qui atteint son maximum, soit les trois-quarts des pi&#232;ces, dans le couvent des nobles dames de Nazareth. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les sites n'ont pas connus, entre le XIIe et le XIVe si&#232;cle, ce riche achalandage, bien que de plus modestes s&#233;ries, sur d'autres sites aixois refl&#232;tent cependant des arrivages de m&#234;me origine, venus des quatre coins de la M&#233;diterran&#233;e, en particulier dans le palais de l'Archev&#234;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La M&#233;diterran&#233;e arabe livre un petit lot de c&#233;ramiques identifiables seulement &#224; partir de la fin du XIIe si&#232;cle. &#192; l'image de la plupart des contextes proven&#231;aux contemporains, on y d&#233;nombre des pichets, des coupelles et une seule lampe &#224; gla&#231;ure verte originaires de Sicile ou du Maghreb, ainsi que des fa&#239;ences peintes en bleu de cobalt et en brun venus de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie). Parall&#232;lement, de rares majoliques de Sicile, peintes selon la m&#234;me bichromie sont aussi recens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108135 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_82-e6238.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108135 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Margelle de puits &#224; d&#233;cor imprim&#233;, Andalousie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De grandes jarres pour contenir de l'eau, dont des fragments ont &#233;t&#233; exhum&#233;s au Prieur&#233; de la Sainte-Victoire ainsi qu'une exceptionnelle margelle de puits &#224; pans coup&#233;s dans la cour du couvent de Notre-Dame de Nazareth, illustrent ces grands contenants d'une superbe qualit&#233; plastique. Leur d&#233;cor islamisant divis&#233; en registres, imprim&#233; au tampon sous gla&#231;ure, renvoie &#224; des mod&#232;les almoravides et almohades du Maghreb. Mais ces motifs tr&#232;s st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sont aussi tr&#232;s proches de ceux produits dans la p&#233;ninsule hispanique, en Andalousie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vases tout aussi luxueux, en p&#226;te siliceuse rev&#234;tue de gla&#231;ure alcaline, sont parvenus de la vall&#233;e de l'Euphrate ou de la Syrie jusqu'au couvent de Notre-Dame de Nazareth, sans doute par le relais chypriote qui n'est repr&#233;sent&#233;, pour sa part, que par un fragment de coupelle engob&#233;e sous gla&#231;ure orn&#233; de palmettes en champlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108139 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_83-0fd9e.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108139 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;oupes &#224; d&#233;cor &#171; a sgraffito &#187;, Ligurie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mais le vrai march&#233; de la c&#233;ramique au bas Moyen &#194;ge est &#233;cartel&#233; entre les deux p&#233;ninsules, l'Italie et l'Espagne, qui fournissent des th&#233;ories de terres cuites, des plus communes aux plus sophistiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proche Ligurie fournit, d&#232;s la fin du XIIe et pendant tout le XIIIe si&#232;cle, des c&#233;ramiques de table et de cuisine. L'origine de jattes et marmites en argile model&#233;e gla&#231;ur&#233;e, consid&#233;r&#233;es comme ligures d'apr&#232;s leur concentration et diffusion en zone littorale, est aujourd'hui remise en question au vu des analyses p&#233;trographiques des p&#226;tes. N&#233;anmoins aucune comparaison ne permet de les attribuer &#224; un centre italique, &#233;g&#233;en ou espagnol ayant produit ce type de vases culinaires &#224; gros tenons de pr&#233;hension, certes frustes mais n&#233;anmoins verniss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la vaisselle engob&#233;e et incis&#233;e, dite &#171; graffita arcaica tirrenica &#187;, est par contre bien assur&#233;e et de beaux services, essentiellement des formes ouvertes, produites &#224; Savone sont tr&#232;s pr&#233;sentes sur les tables aixoises. La Toscane livre pour sa part des majoliques de Pise, peintes en vert et brun, des bols, des coupes et des pichets, avec alternance de rev&#234;tement au plomb donnant une couleur rouge &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur des formes. D'autres mod&#232;les peu fr&#233;quents, peints en bleu et brun sur &#233;mail sont produits dans le val d'Arno &#224; Montelupo.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108141 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_84-93300.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108141 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupes en fa&#239;ence, d&#233;cor vert et brun, Barcelone, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Espagne redevenue chr&#233;tienne, elle livre depuis la Catalogne, des formes utilitaires telles que de grands bassins ou de grosses cruches simplement verniss&#233;s en jaune miel ou vert, produits dans les ateliers de Barcelone. Les services &#233;maill&#233;s et peints en vert et brun qui les accompagnent, regroupent des &#233;cuelles, bols, coupes, ainsi que des lampes &#224; coupelle et anneau de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les importations les plus luxueuses proviennent des ateliers andalous de Malaga et Valence qui ont rivalis&#233; de virtuosit&#233;. La documentation recueillie &#224; Aix, dans le couvent royal, constitue &#224; ce jour le plus extraordinaire r&#233;pertoire de bols, coupes, lampes, pichets &#224; d&#233;cor bleu de cobalt rehauss&#233; de lustre m&#233;tallique de la fin du XIIIe si&#232;cle et du d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Cette quantit&#233; d'artefacts de grande qualit&#233; est unique en Provence, tout comme les s&#233;ries peintes en vert et brun, issues des officines valenciennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du Moyen &#194;ge, si la Catalogne continue d'approvisionner en contenants verniss&#233;s, Valence devient en revanche l'unique fournisseur de &#171; loza daurada &#187;, produite alors en masse et qui envahit tout le march&#233; pendant les XVe et XVIe si&#232;cle .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108145 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_85-339d4.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108145 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;vaisselle d&#233;cor&#233;e en bleu et lustre, Valence, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sources &#233;crites concernant les produits d'apothicairerie en rendent compte &#224; leur fa&#231;on, elliptique. Elles &#233;voquent cependant bien la r&#233;alit&#233; des &#233;changes avec l'Espagne. L'inventaire de l'apothicaire d'Aix-en-Provence, Jean Salvatoris, dat&#233; de 1443 mentionne ainsi des pots &#171; operis cathalonie &#187; (ouvrage de Catalogne). Jean Raynerii, apothicaire en 1466, poss&#232;de des pots peints de bleu et d'autres peints de vert dans sa boutique o&#249; sont pr&#233;sents d'autres vases et des bo&#238;tes identifi&#233;es comme valenciennes &#171; dor&#233;es &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; Aix, en 1506, un &#233;tat d'apothicairerie enregistre plus de 59 pi&#232;ces de Valence et de &#171; terre de pays &#187; dont on ignore ce qu'elles furent une fois de plus. En 1539, il est encore fait mention d'achat d'un pot de confiture de Valence qui pourrait correspondre aux pots larges et bas, d&#233;cor&#233;s en bleu et lustre, fr&#233;quents dans les contextes arch&#233;ologiques aixois de la fin du XVe si&#232;cle et du d&#233;but du XVIe si&#232;cle, en particulier dans la fouille du parking Pasteur et du 8, rue de Littera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108133 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/png/archeo44695_81.png' title='Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. ' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_81-1ca31-55ed0.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108133 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Aix b&#233;n&#233;ficie amplement du grand commerce m&#233;diterran&#233;en, par le truchement du port de Marseille. Les comptages et &#233;valuations &#171; en nombre minimum d'individus &#187; qui rendent compte du nombre d'objets arch&#233;ologiquement complets, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des contextes de fouilles, montrent dans la plupart des cas une belle proportion d'importations qui atteint son maximum, soit les trois-quarts des pi&#232;ces, dans le couvent des nobles dames de Nazareth. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les sites n'ont pas connus, entre le XIIe et le XIVe si&#232;cle, ce riche achalandage, bien que de plus modestes s&#233;ries, sur d'autres sites aixois refl&#232;tent cependant des arrivages de m&#234;me origine, venus des quatre coins de la M&#233;diterran&#233;e, en particulier dans le palais de l'Archev&#234;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La M&#233;diterran&#233;e arabe livre un petit lot de c&#233;ramiques identifiables seulement &#224; partir de la fin du XIIe si&#232;cle. &#192; l'image de la plupart des contextes proven&#231;aux contemporains, on y d&#233;nombre des pichets, des coupelles et une seule lampe &#224; gla&#231;ure verte originaires de Sicile ou du Maghreb, ainsi que des fa&#239;ences peintes en bleu de cobalt et en brun venus de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie). Parall&#232;lement, de rares majoliques de Sicile, peintes selon la m&#234;me bichromie sont aussi recens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108135 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_82-9b2ab.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108135 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Margelle de puits &#224; d&#233;cor imprim&#233;, Andalousie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De grandes jarres pour contenir de l'eau, dont des fragments ont &#233;t&#233; exhum&#233;s au Prieur&#233; de la Sainte-Victoire ainsi qu'une exceptionnelle margelle de puits &#224; pans coup&#233;s dans la cour du couvent de Notre-Dame de Nazareth, illustrent ces grands contenants d'une superbe qualit&#233; plastique. Leur d&#233;cor islamisant divis&#233; en registres, imprim&#233; au tampon sous gla&#231;ure, renvoie &#224; des mod&#232;les almoravides et almohades du Maghreb. Mais ces motifs tr&#232;s st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sont aussi tr&#232;s proches de ceux produits dans la p&#233;ninsule hispanique, en Andalousie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vases tout aussi luxueux, en p&#226;te siliceuse rev&#234;tue de gla&#231;ure alcaline, sont parvenus de la vall&#233;e de l'Euphrate ou de la Syrie jusqu'au couvent de Notre-Dame de Nazareth, sans doute par le relais chypriote qui n'est repr&#233;sent&#233;, pour sa part, que par un fragment de coupelle engob&#233;e sous gla&#231;ure orn&#233; de palmettes en champlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108139 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_83-fc072.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108139 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;oupes &#224; d&#233;cor &#171; a sgraffito &#187;, Ligurie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mais le vrai march&#233; de la c&#233;ramique au bas Moyen &#194;ge est &#233;cartel&#233; entre les deux p&#233;ninsules, l'Italie et l'Espagne, qui fournissent des th&#233;ories de terres cuites, des plus communes aux plus sophistiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proche Ligurie fournit, d&#232;s la fin du XIIe et pendant tout le XIIIe si&#232;cle, des c&#233;ramiques de table et de cuisine. L'origine de jattes et marmites en argile model&#233;e gla&#231;ur&#233;e, consid&#233;r&#233;es comme ligures d'apr&#232;s leur concentration et diffusion en zone littorale, est aujourd'hui remise en question au vu des analyses p&#233;trographiques des p&#226;tes. N&#233;anmoins aucune comparaison ne permet de les attribuer &#224; un centre italique, &#233;g&#233;en ou espagnol ayant produit ce type de vases culinaires &#224; gros tenons de pr&#233;hension, certes frustes mais n&#233;anmoins verniss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la vaisselle engob&#233;e et incis&#233;e, dite &#171; graffita arcaica tirrenica &#187;, est par contre bien assur&#233;e et de beaux services, essentiellement des formes ouvertes, produites &#224; Savone sont tr&#232;s pr&#233;sentes sur les tables aixoises. La Toscane livre pour sa part des majoliques de Pise, peintes en vert et brun, des bols, des coupes et des pichets, avec alternance de rev&#234;tement au plomb donnant une couleur rouge &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur des formes. D'autres mod&#232;les peu fr&#233;quents, peints en bleu et brun sur &#233;mail sont produits dans le val d'Arno &#224; Montelupo.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108141 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_84-df586.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108141 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupes en fa&#239;ence, d&#233;cor vert et brun, Barcelone, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Espagne redevenue chr&#233;tienne, elle livre depuis la Catalogne, des formes utilitaires telles que de grands bassins ou de grosses cruches simplement verniss&#233;s en jaune miel ou vert, produits dans les ateliers de Barcelone. Les services &#233;maill&#233;s et peints en vert et brun qui les accompagnent, regroupent des &#233;cuelles, bols, coupes, ainsi que des lampes &#224; coupelle et anneau de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les importations les plus luxueuses proviennent des ateliers andalous de Malaga et Valence qui ont rivalis&#233; de virtuosit&#233;. La documentation recueillie &#224; Aix, dans le couvent royal, constitue &#224; ce jour le plus extraordinaire r&#233;pertoire de bols, coupes, lampes, pichets &#224; d&#233;cor bleu de cobalt rehauss&#233; de lustre m&#233;tallique de la fin du XIIIe si&#232;cle et du d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Cette quantit&#233; d'artefacts de grande qualit&#233; est unique en Provence, tout comme les s&#233;ries peintes en vert et brun, issues des officines valenciennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du Moyen &#194;ge, si la Catalogne continue d'approvisionner en contenants verniss&#233;s, Valence devient en revanche l'unique fournisseur de &#171; loza daurada &#187;, produite alors en masse et qui envahit tout le march&#233; pendant les XVe et XVIe si&#232;cle .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108145 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_85-f4c77.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108145 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;vaisselle d&#233;cor&#233;e en bleu et lustre, Valence, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sources &#233;crites concernant les produits d'apothicairerie en rendent compte &#224; leur fa&#231;on, elliptique. Elles &#233;voquent cependant bien la r&#233;alit&#233; des &#233;changes avec l'Espagne. L'inventaire de l'apothicaire d'Aix-en-Provence, Jean Salvatoris, dat&#233; de 1443 mentionne ainsi des pots &#171; operis cathalonie &#187; (ouvrage de Catalogne). Jean Raynerii, apothicaire en 1466, poss&#232;de des pots peints de bleu et d'autres peints de vert dans sa boutique o&#249; sont pr&#233;sents d'autres vases et des bo&#238;tes identifi&#233;es comme valenciennes &#171; dor&#233;es &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; Aix, en 1506, un &#233;tat d'apothicairerie enregistre plus de 59 pi&#232;ces de Valence et de &#171; terre de pays &#187; dont on ignore ce qu'elles furent une fois de plus. En 1539, il est encore fait mention d'achat d'un pot de confiture de Valence qui pourrait correspondre aux pots larges et bas, d&#233;cor&#233;s en bleu et lustre, fr&#233;quents dans les contextes arch&#233;ologiques aixois de la fin du XVe si&#232;cle et du d&#233;but du XVIe si&#232;cle, en particulier dans la fouille du parking Pasteur et du 8, rue de Littera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix et sa r&#233;gion : entre Moyen &#194;ge et &#201;poque moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-sa-region-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Aix-et-sa-region-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108113 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_1-72c00.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108113 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot &#224; bec tubulaire en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, XIIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233;e vers l'arri&#232;re-pays, la ville re&#231;oit essentiellement des ouvrages r&#233;alis&#233;s dans les ateliers r&#233;gionaux les plus proches. Depuis le haut Moyen &#194;ge, les vases de cuisson plac&#233;s dans les foyers, ou les pots pour r&#233;chauffer les liquides devant les braises, sont totalement gris. Cette couleur de l'argile r&#233;sulte de la cuisson effectu&#233;e en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans les fours qui sont litt&#233;ralement &#171; &#233;touff&#233;s &#187; en fin de chauffe, ce qui provoque, entre autres, une migration des ions carbones qui donnent une palette de teintes allant du gris au noir. De gros pots &#224; bec verseur, des petits pots &#224; anse trouv&#233;s dans le Bourg Saint-Sauveur tout comme les godets de noria du Palais Monclar en p&#226;te fine micac&#233;e ou r&#233;fractaire, pourraient provenir, entre les XIe et XIIIe si&#232;cles, des ateliers de Mimet, du val de l'Arc, voire de Cabasse dans le Var.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_2-1cc61.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108117 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Godets de noria en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais Monclar, XIe-XIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces officines artisanales qui alimentaient Aix et Marseille sont tr&#232;s vite concurrenc&#233;es par le grand centre varois d'Olli&#232;res, dans le bassin de Saint-Maximin. En effet, la qualit&#233; de ses argiles r&#233;fractaires, de type kaolinitique ferrugineuse, ont permis de produire en quantit&#233; une gamme de produits r&#233;sistant au feu, toujours en gris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La batterie de cuisine se diversifie au tournant des XIIe et XIIIe si&#232;cles et de nouvelles formes apparaissent telles que les marmites &#224; anses horizontales, les &#171; p&#233;gaus &#187; &#224; fond plat, les jattes et les couvercles, orn&#233;s de bandes imprim&#233;es &#224; la roulette ou &#224; la molette. Une mutation technique radicale visant &#224; imperm&#233;abiliser les r&#233;cipients intervient au tournant du XIIIe si&#232;cle avec l'apparition de la gla&#231;ure plombif&#232;re et de l'&#233;mail, li&#233;s &#224; la cuisson oxydante. Ce ph&#233;nom&#232;ne est bien reconnu par la d&#233;couverte &#224; Marseille, des ateliers du bourg des olliers dans le quartier Sainte-Barbe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_4-b6e9a.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108123 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cruche &#224; bec pinc&#233; en p&#226;te claire verniss&#233;e r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces innovations ont &#233;t&#233;, de toute &#233;vidence, introduites par des potiers ext&#233;rieurs &#224; la Provence et sans doute originaires de la p&#233;ninsule ib&#233;rique, de &#171; al-andalus &#187;. La plus ancienne diffusion de ce mat&#233;riel, pour les artefacts &#233;maill&#233;s en vert monochrome ou peints en vert et brun a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les niveaux du Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, de la fin du XIIe / d&#233;but XIIIe si&#232;cle, en association avec les c&#233;ramiques grises d'Olli&#232;res. Ces transmissions de savoir-faire gagnent progressivement les ateliers circonvoisins tels que ceux d'Olli&#232;res, dont la diffusion se poursuit, mais avec une nouvelle gamme de produits plus attrayants, en argile rouge cuite en atmosph&#232;re oxydante et rev&#234;tue de vernis &#224; l'alquifoux, un sulfure de plomb.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_5-c0feb.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108125 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat &#224; marli &#233;maill&#233; et d&#233;cor zoomorphe vert et brun, atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cipients culinaires conservent des formes comparables &#224; celles produites auparavant en gris et la vaisselle de table, simplement verniss&#233;e, s'enrichit de cruches et de pichets de couleur brun rouge pour le service des liquides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le grand centre dominant en mati&#232;re de culinaire, au Moyen &#194;ge, est Saint-Quentin dans l'Uz&#232;ge, terre d'&#233;lection de la poterie r&#233;fractaire, dont l'argile blanche fine est renomm&#233;e pour sa capacit&#233; &#224; supporter des chocs thermiques. La virtuosit&#233; des artisans et une concentration exceptionnelle de savoir-faire ont favoris&#233; la diffusion de ses marmites, po&#234;lons, pichets, jattes et couvercles, dans tout le Midi et au del&#224; des fronti&#232;res, loin en M&#233;diterran&#233;e. Les cuisines du couvent royal des nobles dames de Nazareth t&#233;moignent de ce succ&#232;s, lesquelles comptaient plusieurs centaines de ces pi&#232;ces, d&#233;clin&#233;es dans toutes les tailles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_6-9cd4a.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108127 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;figurine zoomorphe &#233;maill&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les services, qui ne n&#233;cessitaient pas d'argile sp&#233;cifique, proviennent essentiellement des ateliers de Marseille, jusqu'au d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Avec l'abandon progressif du bourg des olliers &#224; partir de 1320 et sa destruction vers 1350, les potiers de la cit&#233; phoc&#233;enne ont pu rejoindre la cit&#233; pontificale, nouveau centre du pouvoir et de la finance. De ce fait, certaines formes en argile calcaire &#233;maill&#233;e sont difficiles &#224; s&#233;parer des mod&#232;les marseillais tardifs, en l'absence d'analyses de p&#226;te syst&#233;matiques. Ainsi, un r&#233;pertoire de d&#233;cors communs aux ateliers du Bas-Rh&#244;ne en activit&#233; &#224; cette &#233;poque (Avignon et Beaucaire), se retrouve sur les bols, les plats &#224; marli, les jattes, les coupes, les albarelles et les cruches, peints en vert de cuivre et brun de mangan&#232;se sur fond d'&#233;mail blanc. Tr&#232;s souvent perc&#233;s de trous de suspension au pied, ces amples compositions g&#233;om&#233;triques, florales et parfois zoomorphes, que l'on trouvait dans les demeures aixoises poss&#233;daient une double fonction, utilitaire et ornementale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108129 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_7-17616.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108129 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lampe sur pied gla&#231;ur&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Une figurine model&#233;e, zoomorphe est plus inattendue ; elle a pu servir de pr&#233;hension, pour un couvercle ou un objet, ou d'applique sur un vase d&#233;coratif. Parmi les produits en argile calcaire simplement recouverts de gla&#231;ure monochrome verte ou jaune, des cruches &#224; bec pinc&#233; et un grand nombre de lampes &#224; r&#233;servoir et coupelle sur pied dans la tradition andalouse, de fabrication marseillaise sont &#233;galement reconnus &#224; Aix, tout comme des petites coupelles, des &#233;cuelles basses, des pots de fleurs, des bassins ou des mesures en argile sans rev&#234;tement qui &#233;taient r&#233;serv&#233;s &#224; des usages plus quotidiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108113 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_1-d7a2c.png?1776853465' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108113 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot &#224; bec tubulaire en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, XIIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233;e vers l'arri&#232;re-pays, la ville re&#231;oit essentiellement des ouvrages r&#233;alis&#233;s dans les ateliers r&#233;gionaux les plus proches. Depuis le haut Moyen &#194;ge, les vases de cuisson plac&#233;s dans les foyers, ou les pots pour r&#233;chauffer les liquides devant les braises, sont totalement gris. Cette couleur de l'argile r&#233;sulte de la cuisson effectu&#233;e en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans les fours qui sont litt&#233;ralement &#171; &#233;touff&#233;s &#187; en fin de chauffe, ce qui provoque, entre autres, une migration des ions carbones qui donnent une palette de teintes allant du gris au noir. De gros pots &#224; bec verseur, des petits pots &#224; anse trouv&#233;s dans le Bourg Saint-Sauveur tout comme les godets de noria du Palais Monclar en p&#226;te fine micac&#233;e ou r&#233;fractaire, pourraient provenir, entre les XIe et XIIIe si&#232;cles, des ateliers de Mimet, du val de l'Arc, voire de Cabasse dans le Var.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_2-58732.png?1776853465' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108117 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Godets de noria en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais Monclar, XIe-XIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces officines artisanales qui alimentaient Aix et Marseille sont tr&#232;s vite concurrenc&#233;es par le grand centre varois d'Olli&#232;res, dans le bassin de Saint-Maximin. En effet, la qualit&#233; de ses argiles r&#233;fractaires, de type kaolinitique ferrugineuse, ont permis de produire en quantit&#233; une gamme de produits r&#233;sistant au feu, toujours en gris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La batterie de cuisine se diversifie au tournant des XIIe et XIIIe si&#232;cles et de nouvelles formes apparaissent telles que les marmites &#224; anses horizontales, les &#171; p&#233;gaus &#187; &#224; fond plat, les jattes et les couvercles, orn&#233;s de bandes imprim&#233;es &#224; la roulette ou &#224; la molette. Une mutation technique radicale visant &#224; imperm&#233;abiliser les r&#233;cipients intervient au tournant du XIIIe si&#232;cle avec l'apparition de la gla&#231;ure plombif&#232;re et de l'&#233;mail, li&#233;s &#224; la cuisson oxydante. Ce ph&#233;nom&#232;ne est bien reconnu par la d&#233;couverte &#224; Marseille, des ateliers du bourg des olliers dans le quartier Sainte-Barbe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_4-cb509.png?1776858421' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108123 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cruche &#224; bec pinc&#233; en p&#226;te claire verniss&#233;e r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces innovations ont &#233;t&#233;, de toute &#233;vidence, introduites par des potiers ext&#233;rieurs &#224; la Provence et sans doute originaires de la p&#233;ninsule ib&#233;rique, de &#171; al-andalus &#187;. La plus ancienne diffusion de ce mat&#233;riel, pour les artefacts &#233;maill&#233;s en vert monochrome ou peints en vert et brun a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les niveaux du Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, de la fin du XIIe / d&#233;but XIIIe si&#232;cle, en association avec les c&#233;ramiques grises d'Olli&#232;res. Ces transmissions de savoir-faire gagnent progressivement les ateliers circonvoisins tels que ceux d'Olli&#232;res, dont la diffusion se poursuit, mais avec une nouvelle gamme de produits plus attrayants, en argile rouge cuite en atmosph&#232;re oxydante et rev&#234;tue de vernis &#224; l'alquifoux, un sulfure de plomb.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_5-0f5d2.png?1776857920' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108125 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat &#224; marli &#233;maill&#233; et d&#233;cor zoomorphe vert et brun, atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cipients culinaires conservent des formes comparables &#224; celles produites auparavant en gris et la vaisselle de table, simplement verniss&#233;e, s'enrichit de cruches et de pichets de couleur brun rouge pour le service des liquides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le grand centre dominant en mati&#232;re de culinaire, au Moyen &#194;ge, est Saint-Quentin dans l'Uz&#232;ge, terre d'&#233;lection de la poterie r&#233;fractaire, dont l'argile blanche fine est renomm&#233;e pour sa capacit&#233; &#224; supporter des chocs thermiques. La virtuosit&#233; des artisans et une concentration exceptionnelle de savoir-faire ont favoris&#233; la diffusion de ses marmites, po&#234;lons, pichets, jattes et couvercles, dans tout le Midi et au del&#224; des fronti&#232;res, loin en M&#233;diterran&#233;e. Les cuisines du couvent royal des nobles dames de Nazareth t&#233;moignent de ce succ&#232;s, lesquelles comptaient plusieurs centaines de ces pi&#232;ces, d&#233;clin&#233;es dans toutes les tailles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_6-9b395.png?1776857920' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108127 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;figurine zoomorphe &#233;maill&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les services, qui ne n&#233;cessitaient pas d'argile sp&#233;cifique, proviennent essentiellement des ateliers de Marseille, jusqu'au d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Avec l'abandon progressif du bourg des olliers &#224; partir de 1320 et sa destruction vers 1350, les potiers de la cit&#233; phoc&#233;enne ont pu rejoindre la cit&#233; pontificale, nouveau centre du pouvoir et de la finance. De ce fait, certaines formes en argile calcaire &#233;maill&#233;e sont difficiles &#224; s&#233;parer des mod&#232;les marseillais tardifs, en l'absence d'analyses de p&#226;te syst&#233;matiques. Ainsi, un r&#233;pertoire de d&#233;cors communs aux ateliers du Bas-Rh&#244;ne en activit&#233; &#224; cette &#233;poque (Avignon et Beaucaire), se retrouve sur les bols, les plats &#224; marli, les jattes, les coupes, les albarelles et les cruches, peints en vert de cuivre et brun de mangan&#232;se sur fond d'&#233;mail blanc. Tr&#232;s souvent perc&#233;s de trous de suspension au pied, ces amples compositions g&#233;om&#233;triques, florales et parfois zoomorphes, que l'on trouvait dans les demeures aixoises poss&#233;daient une double fonction, utilitaire et ornementale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108129 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_7-30a80.png?1776858098' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108129 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lampe sur pied gla&#231;ur&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Une figurine model&#233;e, zoomorphe est plus inattendue ; elle a pu servir de pr&#233;hension, pour un couvercle ou un objet, ou d'applique sur un vase d&#233;coratif. Parmi les produits en argile calcaire simplement recouverts de gla&#231;ure monochrome verte ou jaune, des cruches &#224; bec pinc&#233; et un grand nombre de lampes &#224; r&#233;servoir et coupelle sur pied dans la tradition andalouse, de fabrication marseillaise sont &#233;galement reconnus &#224; Aix, tout comme des petites coupelles, des &#233;cuelles basses, des pots de fleurs, des bassins ou des mesures en argile sans rev&#234;tement qui &#233;taient r&#233;serv&#233;s &#224; des usages plus quotidiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'espace rural du Moyen Age &#224; l'&#233;poque Moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-espace-rural-du-Moyen-Age-a-l-epoque-Moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-espace-rural-du-Moyen-Age-a-l-epoque-Moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:20:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/vignette_archeo_44719-1a812.png?1777037451' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le monde des morts du Moyen-&#226;ge &#224; l'&#233;poque moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-monde-des-morts-du-Moyen-age-a-l-epoque-moderne-44717</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Le-monde-des-morts-du-Moyen-age-a-l-epoque-moderne-44717</guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>

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-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/vignette_archeo_44717-2-35550.png?1777037083' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La ville &#224; l'oeuvre : cartographies d'un quartier</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/La-ville-a-l-oeuvre-cartographies-d-un-quartier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/La-ville-a-l-oeuvre-cartographies-d-un-quartier</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:20:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233; aux pieds des remparts occidentaux de la ville, dans sa premi&#232;re ceinture p&#233;riph&#233;rique, le secteur Sextius-Mirabeau / Cordeliers n'a pas &#233;chapp&#233; aux lev&#233;es des cartographes qui, depuis Fran&#231;ois de Belleforest (1573-1575), ont repr&#233;sent&#233; la capitale de la Provence. Parfois oblit&#233;r&#233; par un cartouche ou une l&#233;gende (plans Maretz 1623, Devoux 1741 et 1762), ce quartier aujourd'hui tr&#232;s urbanis&#233;, reste ainsi bien document&#233; par cette iconographie riche qui, sur quelque deux si&#232;cles et demi jusqu'&#224; l'&#233;tablissement du premier cadastre figur&#233; en 1828 (dit napol&#233;onien), en a enregistr&#233; les principales &#233;volutions. La cartographie permet ici de rectifier l'image partielle livr&#233;e par l'arch&#233;ologie qui, si elle a largement explor&#233; ce secteur au fil des op&#233;rations de la ZAC, en a mieux appr&#233;hend&#233; les occupations ant&#233;rieures au Moyen &#194;ge, et les am&#233;nagements plus r&#233;cents qui l'ont amen&#233; au seuil de l'&#232;re industrielle. Elle permet &#233;galement de sortir des limites impos&#233;es par la fouille et d'&#233;largir le point de vue pour saisir, dans son ensemble, les dynamiques &#224; l'origine de la constitution d'un quartier.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108091 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44683_1-76ef5.png?1777019038' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108091 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de Fran&#231;ois Belleforest (1575-1575)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Point de d&#233;part de cette &#233;vocation, le plan de Belleforest montre que le d&#233;coupage des rues et chemins est d&#233;j&#224; bien en place en 1575. On suit, en effet, parfaitement le dessin de l'avenue Napol&#233;on-Bonaparte et, dans son prolongement, le cours de la R&#233;publique (chemin d'Avignon), sur lesquels d&#233;bouchent la traverse de l'Aigle-d'Or, le chemin du Petit-Barth&#233;l&#233;my dont les fouilles ont d&#233;montr&#233; l'origine antique, et la traverse du Bras-d'Or. Imm&#233;diatement au nord, l'axe du cours Sextius existe d&#233;j&#224;, ainsi que les rues Van-Loo, C&#233;lony et de la Paix, autour desquelles s'organise le faubourg des Gypi&#232;res ou des Cordeliers. Ce syst&#232;me n'&#233;voluera qu'&#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle, avec la cr&#233;ation du cours des Belges et de la place de la Rotonde, et l'alignement de certains axes de p&#233;n&#233;tration du corps de ville (cours de la R&#233;publique, avenue Bonaparte).&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit de sa proximit&#233; avec la ville, ce secteur ainsi desservi reste durant tout l'Ancien R&#233;gime, un quartier &#224; pr&#233;dominance rurale, d&#233;volu aux jardins, vergers, clos, ferrages et aux pr&#233;s. Haies v&#233;g&#233;tales, cl&#244;tures de bois ou murets y d&#233;limitent des espaces de cultures vivri&#232;res et des p&#226;tures, associ&#233;s &#224; des cabanons agricoles et &#224; un habitat encore tr&#232;s l&#226;che &#224; la fin du XVIe s. qui se densifie par la suite. Plusieurs aires de battages y sont attest&#233;es, sur toute la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, notamment au Pr&#233; Bataill&#233; ; des aires communales dites de Saint-Roch, fouill&#233;es en 1986, sont encore am&#233;nag&#233;es entre 1770 et 1780, sur une surface d'environ 8 000 m&#178;, le long de la rue Irma-Moreau.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108093 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH101/archeo44683_2-a0187.png?1777019038' width='180' height='101' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108093 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue d'Aix - Par Pierre Aveline le Vieux d'apr&#232;s celle de Boisseau (D&#233;but XVIIIe)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les plans anciens renvoient &#233;galement l'image d'un quartier marqu&#233;, au nord, par l'artisanat qui trouvait sans doute dans la proximit&#233; de la ville, l'avantage de d&#233;bouch&#233;s commerciaux. Belleforest y pointe une tuilerie au niveau de l'actuelle rue du 11-Novembre et rel&#232;ve plus en amont, au sud de la rue C&#233;lony, le &#171; fauxbourg des gipieres &#187; encore repr&#233;sent&#233; chez Boisseau en 1646, o&#249; sont signal&#233;es, d&#232;s le XVe si&#232;cle, la plupart des &#171; forges &#187; pour la fabrique du pl&#226;tre et o&#249;, la capitation de 1695 enregistre de nombreux fabricants de pl&#226;tre, de fours &#224; chaux et de salp&#234;tre. Zone de passage, abord&#233;e par les grandes routes d'Avignon et de Sisteron, au nord, et de Marseille, au sud, ce faubourg artisanal compte plusieurs auberges d&#232;s le XVe si&#232;cle, dont certaines enseignes, telles le Bras d'or et l'Aigle d'or, ont m&#234;me marqu&#233; la toponymie du quartier. D&#233;sign&#233; chez Maretz (1623) sous l'appellation de faubourg des Cordeliers, il s'est alors &#233;toff&#233;, depuis le relev&#233; de Belleforest, de quelques maisons organis&#233;es le long des voies. Son dynamisme &#233;conomique se confirme, en 1670, avec l'ouverture du futur cours Sextius destin&#233; &#224; &#233;tablir un champ de foire, tandis que le lotissement de la rive occidentale du cours, sur les plans de Louis Cundier, intervient en 1678. Au d&#233;but du XVIIIe si&#232;cle, la chapelle Saint-Jean-Baptiste, fond&#233;e en 1685, est &#233;rig&#233;e en paroisse pour le faubourg des Cordeliers.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108095 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44683_3-d7c01.png?1777019038' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108095 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de Louis Cundier 1680 (1=Faubourg des Cordeliers 2= Jeu de mail)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au sud du faubourg des Cordeliers, le secteur garde longtemps sa vocation rurale. Le quartier au nom &#233;loquent de Villeverte, lui aussi largement d&#233;volu aux cultures &#224; la fin du XVIe si&#232;cle, int&#232;gre le corps de ville sur une initiative priv&#233;e de lotissement en 1605. Au-del&#224;, dans la zone concern&#233;e par la ZAC Sextius-Mirabeau, le recul de l'espace agricole reste tr&#232;s limit&#233; et se fait au profit de la cr&#233;ation d'infrastructures collectives. Bien communal de longue date, le Pr&#233; Bataill&#233; appara&#238;t dans les diff&#233;rentes repr&#233;sentations d'Aix, comme un terrain accident&#233;. Ces plans, ainsi qu'un bail conc&#233;d&#233; en 1369 par la communaut&#233; &#224; plusieurs particuliers, confirment ici l'emprise importante des terres incultes et des p&#226;tures que c&#244;toyaient des aires de battage attest&#233;es au d&#233;but du XVe si&#232;cle. Situ&#233; non loin des portes de la ville, le Pr&#233; Bataillier re&#231;oit, d&#232;s avant la fin du XVIe si&#232;cle, les fourches patibulaires de la communaut&#233;. Belleforest y repr&#233;sente un premier gibet sur un l&#233;ger relief, &#224; proximit&#233; du d&#233;bouch&#233; actuel du cours Sextius ; il figure encore au XVIIe si&#232;cle, en marge des vues de Boisseau et de Pierre Aveline. Les seconds, plus au sud, doivent &#234;tre localis&#233;s &#224; Montperrin. Ici comme ailleurs, l'implantation classique de ces potences sur des &#233;minences remarquables, &#224; un carrefour de grandes voies, trahit, par la volont&#233; patente d'exhiber les supplici&#233;s en exemple, la charge coercitive plac&#233;e dans la peine inflig&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La large all&#233;e d'un jeu de mail ou palamard, repr&#233;sent&#233;e sur les plans de Louis Cundier (1680), est am&#233;nag&#233;e vers 1611 &#224; l'emplacement des fourches, en une position tangente &#224; la traverse du Bras-d'Or. Enfin, &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle, la communaut&#233; installe, toujours dans le m&#234;me secteur, entre le cours de la R&#233;publique, le chemin du Petit-Barth&#233;l&#233;my et la traverse du Bras-d'Or, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_25_la_cueillette_de_la_glace.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;un complexe de trois glaci&#232;res&lt;/a&gt; pour l'approvisionnement de la population ; deux de ces structures, repr&#233;sent&#233;es par Vallon en 1721 et par Devoux en 1753, ont &#233;t&#233; fouill&#233;es en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108101 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH160/archeo44683_4_2_-3460c.png?1777019038' width='180' height='160' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108101 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de Esprit Devoux 1753&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;ti se densifie, enfin, dans ce secteur qui offrait encore aux portes de la ville, de vastes espaces libres, avec la multiplication des fondations religieuses. En 1634, les Chartreux sont les premiers &#224; s'&#233;tablir &#224; l'ouest du faubourg des Cordeliers, suivis en 1647 par les Carmes D&#233;chauss&#233;s dont les fondations du couvent construit en 1671 ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es en 2004, &#224; l'ouest de la Rotonde. La construction d'une chapelle sous le vocable de Saint-Roch, au d&#233;bouch&#233; de la rue Irma-Moreau, fait suite &#224; la peste de 1720.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108099 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH157/archeo44683_5-52b2a.png?1777019038' width='180' height='157' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108099 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restitution &#233;tablie sur la base du plan cadastral de 1828&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ultime repr&#233;sentation avant que l'industrialisation ne s'empare du quartier pour en transformer radicalement le faci&#232;s, le plan du cadastre napol&#233;onien, dress&#233; en 1828, est &#233;galement le premier enregistrement pr&#233;cis des modes d'occupation des sols. En d&#233;pit des alignements de voirie du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent et des d&#233;mant&#232;lements r&#233;volutionnaires de la plupart des &#233;tablissements religieux, le secteur garde, en 1828 encore, certains traits de ces occupations ant&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'habitat dans le faubourg des Cordeliers a investi les b&#226;timents laiss&#233;s vacants par les Chartreux, plus &#224; l'ouest ; il se d&#233;veloppe discr&#232;tement sur la rive sud de la traverse de l'Aigle-d'Or (rue Irma-Moreau). Aux abords des glaci&#232;res communales encore en usage, et, plus au sud, le long de l'actuelle rue Gustave-Desplaces, les habitations en enfilade sont toutes dot&#233;es d'un jardin d'agr&#233;ment &#224; l'arri&#232;re, sans toutefois faire basculer dans l'urbanisation ce qui deviendra le quartier Sextius-Mirabeau qui garde une forte pr&#233;dominance agricole. Aires de battages, terres de labour, p&#226;tures, vignes, oliviers, plantations de m&#251;riers, jardins fruitiers et potagers, y sont toujours associ&#233;s &#224; une habitation. &#192; moins de 400 m des murs de la ville, au-del&#224; de cette premi&#232;re ceinture &#224; l'occupation tr&#232;s morcel&#233;e, les terres labourables, vignes, oliveraies, plantations d'amandiers et p&#226;tures, s'organisent en domaines polyculturaux autour de bastides dot&#233;es d'aires &#224; battre le grain, portant le nom de leur propri&#233;taire. Sur les reliefs de Montperrin (la bastide de Perrin), autour du chemin du Petit-Barth&#233;l&#233;my, domine l'arboriculture fruiti&#232;re avec une concentration de vignes en oulli&#232;res, associ&#233;es &#224; des oliviers et des amandiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi en 1829, le quartier et sa mise en valeur gardent-ils encore l'h&#233;ritage de l'Ancien R&#233;gime, jusque dans la toponymie des voies qui, en d&#233;pit de l'ouverture de nouveaux axes, n'a pas int&#233;gr&#233; les noms comm&#233;moratifs et reste toujours tr&#232;s marqu&#233;e par les d&#233;nominations ant&#233;rieures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Situ&#233; aux pieds des remparts occidentaux de la ville, dans sa premi&#232;re ceinture p&#233;riph&#233;rique, le secteur Sextius-Mirabeau / Cordeliers n'a pas &#233;chapp&#233; aux lev&#233;es des cartographes qui, depuis Fran&#231;ois de Belleforest (1573-1575), ont repr&#233;sent&#233; la capitale de la Provence. Parfois oblit&#233;r&#233; par un cartouche ou une l&#233;gende (plans Maretz 1623, Devoux 1741 et 1762), ce quartier aujourd'hui tr&#232;s urbanis&#233;, reste ainsi bien document&#233; par cette iconographie riche qui, sur quelque deux si&#232;cles et demi jusqu'&#224; l'&#233;tablissement du premier cadastre figur&#233; en 1828 (dit napol&#233;onien), en a enregistr&#233; les principales &#233;volutions. La cartographie permet ici de rectifier l'image partielle livr&#233;e par l'arch&#233;ologie qui, si elle a largement explor&#233; ce secteur au fil des op&#233;rations de la ZAC, en a mieux appr&#233;hend&#233; les occupations ant&#233;rieures au Moyen &#194;ge, et les am&#233;nagements plus r&#233;cents qui l'ont amen&#233; au seuil de l'&#232;re industrielle. Elle permet &#233;galement de sortir des limites impos&#233;es par la fouille et d'&#233;largir le point de vue pour saisir, dans son ensemble, les dynamiques &#224; l'origine de la constitution d'un quartier.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108091 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/archeo44683_1-2c3b6.png?1777019038' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108091 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de Fran&#231;ois Belleforest (1575-1575)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Point de d&#233;part de cette &#233;vocation, le plan de Belleforest montre que le d&#233;coupage des rues et chemins est d&#233;j&#224; bien en place en 1575. On suit, en effet, parfaitement le dessin de l'avenue Napol&#233;on-Bonaparte et, dans son prolongement, le cours de la R&#233;publique (chemin d'Avignon), sur lesquels d&#233;bouchent la traverse de l'Aigle-d'Or, le chemin du Petit-Barth&#233;l&#233;my dont les fouilles ont d&#233;montr&#233; l'origine antique, et la traverse du Bras-d'Or. Imm&#233;diatement au nord, l'axe du cours Sextius existe d&#233;j&#224;, ainsi que les rues Van-Loo, C&#233;lony et de la Paix, autour desquelles s'organise le faubourg des Gypi&#232;res ou des Cordeliers. Ce syst&#232;me n'&#233;voluera qu'&#224; la fin du XVIIIe si&#232;cle, avec la cr&#233;ation du cours des Belges et de la place de la Rotonde, et l'alignement de certains axes de p&#233;n&#233;tration du corps de ville (cours de la R&#233;publique, avenue Bonaparte).&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit de sa proximit&#233; avec la ville, ce secteur ainsi desservi reste durant tout l'Ancien R&#233;gime, un quartier &#224; pr&#233;dominance rurale, d&#233;volu aux jardins, vergers, clos, ferrages et aux pr&#233;s. Haies v&#233;g&#233;tales, cl&#244;tures de bois ou murets y d&#233;limitent des espaces de cultures vivri&#232;res et des p&#226;tures, associ&#233;s &#224; des cabanons agricoles et &#224; un habitat encore tr&#232;s l&#226;che &#224; la fin du XVIe s. qui se densifie par la suite. Plusieurs aires de battages y sont attest&#233;es, sur toute la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, notamment au Pr&#233; Bataill&#233; ; des aires communales dites de Saint-Roch, fouill&#233;es en 1986, sont encore am&#233;nag&#233;es entre 1770 et 1780, sur une surface d'environ 8 000 m&#178;, le long de la rue Irma-Moreau.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108093 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/archeo44683_2-d91f1.png?1777019038' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108093 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue d'Aix - Par Pierre Aveline le Vieux d'apr&#232;s celle de Boisseau (D&#233;but XVIIIe)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les plans anciens renvoient &#233;galement l'image d'un quartier marqu&#233;, au nord, par l'artisanat qui trouvait sans doute dans la proximit&#233; de la ville, l'avantage de d&#233;bouch&#233;s commerciaux. Belleforest y pointe une tuilerie au niveau de l'actuelle rue du 11-Novembre et rel&#232;ve plus en amont, au sud de la rue C&#233;lony, le &#171; fauxbourg des gipieres &#187; encore repr&#233;sent&#233; chez Boisseau en 1646, o&#249; sont signal&#233;es, d&#232;s le XVe si&#232;cle, la plupart des &#171; forges &#187; pour la fabrique du pl&#226;tre et o&#249;, la capitation de 1695 enregistre de nombreux fabricants de pl&#226;tre, de fours &#224; chaux et de salp&#234;tre. Zone de passage, abord&#233;e par les grandes routes d'Avignon et de Sisteron, au nord, et de Marseille, au sud, ce faubourg artisanal compte plusieurs auberges d&#232;s le XVe si&#232;cle, dont certaines enseignes, telles le Bras d'or et l'Aigle d'or, ont m&#234;me marqu&#233; la toponymie du quartier. D&#233;sign&#233; chez Maretz (1623) sous l'appellation de faubourg des Cordeliers, il s'est alors &#233;toff&#233;, depuis le relev&#233; de Belleforest, de quelques maisons organis&#233;es le long des voies. Son dynamisme &#233;conomique se confirme, en 1670, avec l'ouverture du futur cours Sextius destin&#233; &#224; &#233;tablir un champ de foire, tandis que le lotissement de la rive occidentale du cours, sur les plans de Louis Cundier, intervient en 1678. Au d&#233;but du XVIIIe si&#232;cle, la chapelle Saint-Jean-Baptiste, fond&#233;e en 1685, est &#233;rig&#233;e en paroisse pour le faubourg des Cordeliers.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108095 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44683_3-a3213.png?1776847651' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108095 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de Louis Cundier 1680 (1=Faubourg des Cordeliers 2= Jeu de mail)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au sud du faubourg des Cordeliers, le secteur garde longtemps sa vocation rurale. Le quartier au nom &#233;loquent de Villeverte, lui aussi largement d&#233;volu aux cultures &#224; la fin du XVIe si&#232;cle, int&#232;gre le corps de ville sur une initiative priv&#233;e de lotissement en 1605. Au-del&#224;, dans la zone concern&#233;e par la ZAC Sextius-Mirabeau, le recul de l'espace agricole reste tr&#232;s limit&#233; et se fait au profit de la cr&#233;ation d'infrastructures collectives. Bien communal de longue date, le Pr&#233; Bataill&#233; appara&#238;t dans les diff&#233;rentes repr&#233;sentations d'Aix, comme un terrain accident&#233;. Ces plans, ainsi qu'un bail conc&#233;d&#233; en 1369 par la communaut&#233; &#224; plusieurs particuliers, confirment ici l'emprise importante des terres incultes et des p&#226;tures que c&#244;toyaient des aires de battage attest&#233;es au d&#233;but du XVe si&#232;cle. Situ&#233; non loin des portes de la ville, le Pr&#233; Bataillier re&#231;oit, d&#232;s avant la fin du XVIe si&#232;cle, les fourches patibulaires de la communaut&#233;. Belleforest y repr&#233;sente un premier gibet sur un l&#233;ger relief, &#224; proximit&#233; du d&#233;bouch&#233; actuel du cours Sextius ; il figure encore au XVIIe si&#232;cle, en marge des vues de Boisseau et de Pierre Aveline. Les seconds, plus au sud, doivent &#234;tre localis&#233;s &#224; Montperrin. Ici comme ailleurs, l'implantation classique de ces potences sur des &#233;minences remarquables, &#224; un carrefour de grandes voies, trahit, par la volont&#233; patente d'exhiber les supplici&#233;s en exemple, la charge coercitive plac&#233;e dans la peine inflig&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La large all&#233;e d'un jeu de mail ou palamard, repr&#233;sent&#233;e sur les plans de Louis Cundier (1680), est am&#233;nag&#233;e vers 1611 &#224; l'emplacement des fourches, en une position tangente &#224; la traverse du Bras-d'Or. Enfin, &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle, la communaut&#233; installe, toujours dans le m&#234;me secteur, entre le cours de la R&#233;publique, le chemin du Petit-Barth&#233;l&#233;my et la traverse du Bras-d'Or, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_25_la_cueillette_de_la_glace.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;un complexe de trois glaci&#232;res&lt;/a&gt; pour l'approvisionnement de la population ; deux de ces structures, repr&#233;sent&#233;es par Vallon en 1721 et par Devoux en 1753, ont &#233;t&#233; fouill&#233;es en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108101 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH355/archeo44683_4_2_-e3e80.png?1776847970' width='400' height='355' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108101 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de Esprit Devoux 1753&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;ti se densifie, enfin, dans ce secteur qui offrait encore aux portes de la ville, de vastes espaces libres, avec la multiplication des fondations religieuses. En 1634, les Chartreux sont les premiers &#224; s'&#233;tablir &#224; l'ouest du faubourg des Cordeliers, suivis en 1647 par les Carmes D&#233;chauss&#233;s dont les fondations du couvent construit en 1671 ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es en 2004, &#224; l'ouest de la Rotonde. La construction d'une chapelle sous le vocable de Saint-Roch, au d&#233;bouch&#233; de la rue Irma-Moreau, fait suite &#224; la peste de 1720.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108099 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH436/archeo44683_5-b8029.png?1777019038' width='500' height='436' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108099 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restitution &#233;tablie sur la base du plan cadastral de 1828&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ultime repr&#233;sentation avant que l'industrialisation ne s'empare du quartier pour en transformer radicalement le faci&#232;s, le plan du cadastre napol&#233;onien, dress&#233; en 1828, est &#233;galement le premier enregistrement pr&#233;cis des modes d'occupation des sols. En d&#233;pit des alignements de voirie du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent et des d&#233;mant&#232;lements r&#233;volutionnaires de la plupart des &#233;tablissements religieux, le secteur garde, en 1828 encore, certains traits de ces occupations ant&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'habitat dans le faubourg des Cordeliers a investi les b&#226;timents laiss&#233;s vacants par les Chartreux, plus &#224; l'ouest ; il se d&#233;veloppe discr&#232;tement sur la rive sud de la traverse de l'Aigle-d'Or (rue Irma-Moreau). Aux abords des glaci&#232;res communales encore en usage, et, plus au sud, le long de l'actuelle rue Gustave-Desplaces, les habitations en enfilade sont toutes dot&#233;es d'un jardin d'agr&#233;ment &#224; l'arri&#232;re, sans toutefois faire basculer dans l'urbanisation ce qui deviendra le quartier Sextius-Mirabeau qui garde une forte pr&#233;dominance agricole. Aires de battages, terres de labour, p&#226;tures, vignes, oliviers, plantations de m&#251;riers, jardins fruitiers et potagers, y sont toujours associ&#233;s &#224; une habitation. &#192; moins de 400 m des murs de la ville, au-del&#224; de cette premi&#232;re ceinture &#224; l'occupation tr&#232;s morcel&#233;e, les terres labourables, vignes, oliveraies, plantations d'amandiers et p&#226;tures, s'organisent en domaines polyculturaux autour de bastides dot&#233;es d'aires &#224; battre le grain, portant le nom de leur propri&#233;taire. Sur les reliefs de Montperrin (la bastide de Perrin), autour du chemin du Petit-Barth&#233;l&#233;my, domine l'arboriculture fruiti&#232;re avec une concentration de vignes en oulli&#232;res, associ&#233;es &#224; des oliviers et des amandiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi en 1829, le quartier et sa mise en valeur gardent-ils encore l'h&#233;ritage de l'Ancien R&#233;gime, jusque dans la toponymie des voies qui, en d&#233;pit de l'ouverture de nouveaux axes, n'a pas int&#233;gr&#233; les noms comm&#233;moratifs et reste toujours tr&#232;s marqu&#233;e par les d&#233;nominations ant&#233;rieures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>


<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;clin d'une capitale</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-declin-d-une-capitale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Le-declin-d-une-capitale</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:20:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107515 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH225/archeo43959_1_-85d09.png?1777019038' width='180' height='225' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107515 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte du terroir d'Aix, divis&#233; en dix quartiers par les chemins royaux - Vallon 1696&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au XVIIIe si&#232;cle, Aix est une ville &#224; la d&#233;mographie stagnante frapp&#233;e en 1720 par la peste qui emporte pr&#232;s d'un tiers des habitants, et fragilis&#233;e par des pics r&#233;currents et conjoncturels de mortalit&#233;. Sa population fluctuante tout au long du si&#232;cle, plafonne &#224; la veille de la R&#233;volution autour de 28 000 habitants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan &#233;conomique, la ville garde son profil ant&#233;rieur, marqu&#233; par la faiblesse des activit&#233;s de production et des services au contraire sur-d&#233;velopp&#233;s. L'&#233;tiolement des industries traditionnelles (tanneries, draperies) est modestement relay&#233; par les nouvelles activit&#233;s textiles sans toutefois faire d&#233;coller l'&#233;conomie locale. Dans les ann&#233;es qui pr&#233;c&#232;dent la R&#233;volution, on trouve ainsi &#224; Aix quatre fabriques d'indiennes qui emploient environ mille ouvri&#232;res, douze ateliers de bas de soie et de filoselle, et d'autres de velours et de gaze, plus une fabrique de bonnets (1787). Dans cette cit&#233; qui reste encore tr&#232;s li&#233;e &#224; son territoire, le n&#233;goce est principalement celui des productions agricoles, dont on retrouve les infrastructures de transformation aux portes de la ville. Plusieurs aires &#224; battre sont, en effet, attest&#233;es en p&#233;riph&#233;rie urbaine : Esprit Devoux en repr&#233;sente dans l'impasse Bellegarde en 1753 ; les aires communales de Saint-Roch que le conseil de ville fait am&#233;nager sur plus de 8000 m&#178;, entre 1770 et 1780, ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es en 1986, au niveau de l'actuel &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_5_le_chemin_royal_d_avignon.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;boulevard de la R&#233;publique et de la rue Irma-Moreau &lt;/a&gt; ; au niveau du cours Sainte-Anne (actuel cours Gambetta), est r&#233;pertori&#233;e une grande aire de 2 300 m&#178; ; les aires du Chapitre pour battre le bl&#233; issu de la d&#238;me, sont connues par une estimation des biens nationaux de 1790.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aix, profite de l'&#233;lan baroque jusque dans les ann&#233;es 1725 au cours desquelles s'illustre l'architecte Laurent Vallon. Les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIIe si&#232;cle parach&#232;vent ainsi la ville dessin&#233;e au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent. Le maillage paroissial renforc&#233; &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle par la cr&#233;ation de la paroisse Saint-J&#233;r&#244;me (1673) dont l'&#233;glise est reconstruite par Vallon, en 1706, sur celle de l'h&#244;pital du Saint-Esprit, est compl&#233;t&#233;, en 1703, de la chapelle Saint-Jean-Baptiste &#233;lev&#233;e en paroisse et confi&#233;e aux Doctrinaires. Ce sont &#233;galement les chapelles du s&#233;minaire, des Ursulines et des Carm&#233;lites qui voient le jour dans les m&#234;mes ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIIe si&#232;cle comptent encore quelques remarquables r&#233;alisations d'h&#244;tels particuliers &#8211; celui d'Albertas que Laurent Vallon ach&#232;ve vers 1724, celui de Joseph R&#233;auville construit par le parisien Robert de Cotte et l'h&#244;tel de Tressemannes apr&#232;s 1720 &#8211; et reconstructions de fa&#231;ades, mais les commandes s'&#233;tiolent et &#233;voluent vers le d&#233;cor int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'activit&#233; constructrice ralentit dans l'habitat priv&#233; aristocratique, l'autorit&#233; publique continue son programme de modernisation des anciennes infrastructures collectives et de l'habitat, par le r&#233;am&#233;nagement de nouvelles fontaines et &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_9_deux_reseaux_medievaux_et_modernes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;une reprise des r&#233;seaux des &#233;gouts et adduction d'eau&lt;/a&gt;. Dans le m&#234;me temps, les boulevards cr&#233;&#233;s sur les anciens foss&#233;s sont plant&#233;s d'arbres et am&#233;nag&#233;s en promenades, tandis que la restauration des thermes de cures, d&#232;s 1704, par Laurent Vallon, la cr&#233;ation d'une halle aux grains (1718), celle des casernes Saint-Jean cours Gambetta en 1727 et leur extension en 1776, l'&#233;dification d'un h&#244;pital des Incurables en 1737 et la reconstruction des locaux de l'Universit&#233; en 1740, compl&#232;tent, dans la premi&#232;re moiti&#233; du si&#232;cle, l'&#233;quipement public de la ville. Les interventions sur le tissu urbain am&#232;nent &#233;galement l'alignement de plusieurs rues pour a&#233;rer l'urbanisme &#233;triqu&#233; des quartiers anciens, ainsi que l'ouverture de nouvelles places : celle du March&#233; (place Richelme) est cr&#233;&#233;e sur des anciens entrep&#244;ts priv&#233;s &#224; partir de 1717 ; la place de l'archev&#234;ch&#233; (actuellement des Martyrs-de-la-R&#233;sistance) est am&#233;nag&#233;e avant 1741 ; la place neuve qui donne lieu, &#224; partir de 1717, au curetage de plusieurs &#238;lots, d&#233;gage une esplanade large et r&#233;guli&#232;re devant l'h&#244;tel de ville et les nouvelles halles aux grains, en 1756. &#192; la diff&#233;rence des places pr&#233;c&#233;dentes, la place d'Albertas n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue par les pouvoirs publics, mais est le fait d'un particulier, le marquis Henry-Reynaud d'Albertas, Premier Pr&#233;sident de la Cour des Comptes d'Aix, qui, entre 1735 et 1741, confia &#224; l'architecte de la Ville, Georges Vallon, l'am&#233;nagement d'un d&#233;gagement en face de son h&#244;tel. Les places existantes sont &#233;galement l'objet de travaux d'embellissement telle celle des Pr&#234;cheurs nettoy&#233;e des gibets de potence en 1775 et orn&#233;e d'un ob&#233;lisque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dernier tiers du si&#232;cle, apr&#232;s un ralentissement des chantiers, la reprise de l'activit&#233; constructrice et le r&#233;am&#233;nagement urbain passent par la d&#233;molition d'un certain nombre d'&#233;difices, notamment l'ermitage Sainte-Croix et la chapelle Saint-Laurent (vers 1770), ainsi que la porte Notre-Dame imm&#233;diatement reconstruite. Le couvent des Carmes d&#233;chauss&#233;s est ras&#233;, en 1778, pour am&#233;nager la place de la Rotonde au bas du cours &#224; carrosses, au carrefour des routes de Marseille (avenue des Belges) et d'Avignon (avenue Napol&#233;on-Bonaparte), sur les remblais de la d&#233;molition de l'ancien parlement de Provence. Entre 1778 et 1786, la mise en &#339;uvre du projet con&#231;u par &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/9.2_claude-nicolas_ledoux_architecte_du_palais.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Claude-Nicolas Ledoux&lt;/a&gt; pour &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_8_le_quartier_du_palais_un_exemple_de_restitution_urbaine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le palais de justice&lt;/a&gt; et les prisons, a, en effet, impos&#233; la destruction de l'ancien palais et d'une partie du quartier &#224; ses abords. Les fondations du nouveau complexe qui, en marge de la ville m&#233;di&#233;vale, s'inscrit dans les perspectives cr&#233;&#233;es pour le lotissement Villeneuve, sortent &#224; peine de terre que le chantier est arr&#234;t&#233; par la R&#233;volution laissant, au c&#339;ur de la ville une friche b&#233;ante jusqu'en 1822.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce dernier si&#232;cle de l'Ancien r&#233;gime a consid&#233;rablement remodel&#233; l'habitat intra-muros, la ville reste confin&#233;e dans ses murs. Seul voit le jour, entre 1775 et 1789, au d&#233;bouch&#233; de la porte Notre-Dame, un modeste lotissement de dix-sept maisons sur l'initiative du bourgeois Joseph Sec qui fait &#233;lever, au c&#339;ur de ce nouveau quartier, sur le cours Notre-Dame (avenue Pasteur), son c&#233;notaphe. Achev&#233; en 1792, deux ans avant la mort de son commanditaire qui en a con&#231;u le programme iconographique en puisant ses th&#232;mes dans l'Ancien et le Nouveau Testaments, ce monument dont Michel Vovelle a livr&#233; un brillant d&#233;cryptage, est la synth&#232;se complexe des convictions religieuses de Joseph Sec, de son engagement r&#233;volutionnaire et de ses probables relations ma&#231;onniques.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107515 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH625/archeo43959_1_-fcb87.png?1777019038' width='500' height='625' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107515 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte du terroir d'Aix, divis&#233; en dix quartiers par les chemins royaux - Vallon 1696&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au XVIIIe si&#232;cle, Aix est une ville &#224; la d&#233;mographie stagnante frapp&#233;e en 1720 par la peste qui emporte pr&#232;s d'un tiers des habitants, et fragilis&#233;e par des pics r&#233;currents et conjoncturels de mortalit&#233;. Sa population fluctuante tout au long du si&#232;cle, plafonne &#224; la veille de la R&#233;volution autour de 28 000 habitants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan &#233;conomique, la ville garde son profil ant&#233;rieur, marqu&#233; par la faiblesse des activit&#233;s de production et des services au contraire sur-d&#233;velopp&#233;s. L'&#233;tiolement des industries traditionnelles (tanneries, draperies) est modestement relay&#233; par les nouvelles activit&#233;s textiles sans toutefois faire d&#233;coller l'&#233;conomie locale. Dans les ann&#233;es qui pr&#233;c&#232;dent la R&#233;volution, on trouve ainsi &#224; Aix quatre fabriques d'indiennes qui emploient environ mille ouvri&#232;res, douze ateliers de bas de soie et de filoselle, et d'autres de velours et de gaze, plus une fabrique de bonnets (1787). Dans cette cit&#233; qui reste encore tr&#232;s li&#233;e &#224; son territoire, le n&#233;goce est principalement celui des productions agricoles, dont on retrouve les infrastructures de transformation aux portes de la ville. Plusieurs aires &#224; battre sont, en effet, attest&#233;es en p&#233;riph&#233;rie urbaine : Esprit Devoux en repr&#233;sente dans l'impasse Bellegarde en 1753 ; les aires communales de Saint-Roch que le conseil de ville fait am&#233;nager sur plus de 8000 m&#178;, entre 1770 et 1780, ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es en 1986, au niveau de l'actuel &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_5_le_chemin_royal_d_avignon.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;boulevard de la R&#233;publique et de la rue Irma-Moreau &lt;/a&gt; ; au niveau du cours Sainte-Anne (actuel cours Gambetta), est r&#233;pertori&#233;e une grande aire de 2 300 m&#178; ; les aires du Chapitre pour battre le bl&#233; issu de la d&#238;me, sont connues par une estimation des biens nationaux de 1790.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aix, profite de l'&#233;lan baroque jusque dans les ann&#233;es 1725 au cours desquelles s'illustre l'architecte Laurent Vallon. Les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIIe si&#232;cle parach&#232;vent ainsi la ville dessin&#233;e au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent. Le maillage paroissial renforc&#233; &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle par la cr&#233;ation de la paroisse Saint-J&#233;r&#244;me (1673) dont l'&#233;glise est reconstruite par Vallon, en 1706, sur celle de l'h&#244;pital du Saint-Esprit, est compl&#233;t&#233;, en 1703, de la chapelle Saint-Jean-Baptiste &#233;lev&#233;e en paroisse et confi&#233;e aux Doctrinaires. Ce sont &#233;galement les chapelles du s&#233;minaire, des Ursulines et des Carm&#233;lites qui voient le jour dans les m&#234;mes ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIIe si&#232;cle comptent encore quelques remarquables r&#233;alisations d'h&#244;tels particuliers &#8211; celui d'Albertas que Laurent Vallon ach&#232;ve vers 1724, celui de Joseph R&#233;auville construit par le parisien Robert de Cotte et l'h&#244;tel de Tressemannes apr&#232;s 1720 &#8211; et reconstructions de fa&#231;ades, mais les commandes s'&#233;tiolent et &#233;voluent vers le d&#233;cor int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'activit&#233; constructrice ralentit dans l'habitat priv&#233; aristocratique, l'autorit&#233; publique continue son programme de modernisation des anciennes infrastructures collectives et de l'habitat, par le r&#233;am&#233;nagement de nouvelles fontaines et &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_9_deux_reseaux_medievaux_et_modernes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;une reprise des r&#233;seaux des &#233;gouts et adduction d'eau&lt;/a&gt;. Dans le m&#234;me temps, les boulevards cr&#233;&#233;s sur les anciens foss&#233;s sont plant&#233;s d'arbres et am&#233;nag&#233;s en promenades, tandis que la restauration des thermes de cures, d&#232;s 1704, par Laurent Vallon, la cr&#233;ation d'une halle aux grains (1718), celle des casernes Saint-Jean cours Gambetta en 1727 et leur extension en 1776, l'&#233;dification d'un h&#244;pital des Incurables en 1737 et la reconstruction des locaux de l'Universit&#233; en 1740, compl&#232;tent, dans la premi&#232;re moiti&#233; du si&#232;cle, l'&#233;quipement public de la ville. Les interventions sur le tissu urbain am&#232;nent &#233;galement l'alignement de plusieurs rues pour a&#233;rer l'urbanisme &#233;triqu&#233; des quartiers anciens, ainsi que l'ouverture de nouvelles places : celle du March&#233; (place Richelme) est cr&#233;&#233;e sur des anciens entrep&#244;ts priv&#233;s &#224; partir de 1717 ; la place de l'archev&#234;ch&#233; (actuellement des Martyrs-de-la-R&#233;sistance) est am&#233;nag&#233;e avant 1741 ; la place neuve qui donne lieu, &#224; partir de 1717, au curetage de plusieurs &#238;lots, d&#233;gage une esplanade large et r&#233;guli&#232;re devant l'h&#244;tel de ville et les nouvelles halles aux grains, en 1756. &#192; la diff&#233;rence des places pr&#233;c&#233;dentes, la place d'Albertas n'a pas &#233;t&#233; con&#231;ue par les pouvoirs publics, mais est le fait d'un particulier, le marquis Henry-Reynaud d'Albertas, Premier Pr&#233;sident de la Cour des Comptes d'Aix, qui, entre 1735 et 1741, confia &#224; l'architecte de la Ville, Georges Vallon, l'am&#233;nagement d'un d&#233;gagement en face de son h&#244;tel. Les places existantes sont &#233;galement l'objet de travaux d'embellissement telle celle des Pr&#234;cheurs nettoy&#233;e des gibets de potence en 1775 et orn&#233;e d'un ob&#233;lisque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dernier tiers du si&#232;cle, apr&#232;s un ralentissement des chantiers, la reprise de l'activit&#233; constructrice et le r&#233;am&#233;nagement urbain passent par la d&#233;molition d'un certain nombre d'&#233;difices, notamment l'ermitage Sainte-Croix et la chapelle Saint-Laurent (vers 1770), ainsi que la porte Notre-Dame imm&#233;diatement reconstruite. Le couvent des Carmes d&#233;chauss&#233;s est ras&#233;, en 1778, pour am&#233;nager la place de la Rotonde au bas du cours &#224; carrosses, au carrefour des routes de Marseille (avenue des Belges) et d'Avignon (avenue Napol&#233;on-Bonaparte), sur les remblais de la d&#233;molition de l'ancien parlement de Provence. Entre 1778 et 1786, la mise en &#339;uvre du projet con&#231;u par &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/9.2_claude-nicolas_ledoux_architecte_du_palais.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Claude-Nicolas Ledoux&lt;/a&gt; pour &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_8_le_quartier_du_palais_un_exemple_de_restitution_urbaine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le palais de justice&lt;/a&gt; et les prisons, a, en effet, impos&#233; la destruction de l'ancien palais et d'une partie du quartier &#224; ses abords. Les fondations du nouveau complexe qui, en marge de la ville m&#233;di&#233;vale, s'inscrit dans les perspectives cr&#233;&#233;es pour le lotissement Villeneuve, sortent &#224; peine de terre que le chantier est arr&#234;t&#233; par la R&#233;volution laissant, au c&#339;ur de la ville une friche b&#233;ante jusqu'en 1822.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce dernier si&#232;cle de l'Ancien r&#233;gime a consid&#233;rablement remodel&#233; l'habitat intra-muros, la ville reste confin&#233;e dans ses murs. Seul voit le jour, entre 1775 et 1789, au d&#233;bouch&#233; de la porte Notre-Dame, un modeste lotissement de dix-sept maisons sur l'initiative du bourgeois Joseph Sec qui fait &#233;lever, au c&#339;ur de ce nouveau quartier, sur le cours Notre-Dame (avenue Pasteur), son c&#233;notaphe. Achev&#233; en 1792, deux ans avant la mort de son commanditaire qui en a con&#231;u le programme iconographique en puisant ses th&#232;mes dans l'Ancien et le Nouveau Testaments, ce monument dont Michel Vovelle a livr&#233; un brillant d&#233;cryptage, est la synth&#232;se complexe des convictions religieuses de Joseph Sec, de son engagement r&#233;volutionnaire et de ses probables relations ma&#231;onniques.&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Grand Si&#232;cle</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-Grand-Siecle</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:20:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107483 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH87/archeo43957_1-dca18.png?1777019039' width='180' height='87' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107483 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le quartier Mazarin - Plan Lombard 1646&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_107485 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH270/archeo43957_2-fb432.png?1777019039' width='180' height='270' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107485 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Rue Cardinale, perspective sur l'&#233;glise Saint-Jean de Malte&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sistances d'Aix revendiquant ses privil&#232;ges face aux pressions fiscales et &#224; la politique centralisatrice de la monarchie, maintiennent, jusqu'en 1660, un climat de troubles. Les agitations de la Fronde corr&#233;l&#233;es aux &#233;pisodes &#233;pid&#233;miques r&#233;currents et aux disettes, ne semblent, pas plus qu'au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent, avoir eu d'incidence n&#233;faste sur le d&#233;veloppement urbain et l'activit&#233; constructrice dans cette ville qui conna&#238;t, au XVIIe si&#232;cle, une p&#233;riode d'essor et d'embellissement sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cit&#233; s'&#233;mancipe alors des anciennes limites &#233;tablies au Moyen &#194;ge, par la cr&#233;ation de deux quartiers neufs. En 1602, l'extension de Villeverte au sud-ouest du bourg, est une initiative priv&#233;e de lotissement due &#224; Joseph Bonfils, dont le d&#233;veloppement, faute de soutien public, est rest&#233; inabouti. Le lotissement du quartier Mazarin, en revanche, con&#231;u par l'architecte Jean Lombard, a &#233;t&#233; port&#233; et financ&#233; par l'archev&#234;que Michel Mazarin et le banquier Jean-Henri Hervart d'Hevinquem, promoteur de l'op&#233;ration. Sur pr&#232;s de vingt hectares tenus pour l'essentiel par l'&#201;glise, son urbanisme r&#233;gulier, r&#233;&#233;quilibre la ville au sud en int&#233;grant l'ancien faubourg Saint-Jean n&#233;, au XIIIe si&#232;cle, autour du prieur&#233; de de l'Ordre de Malte . Avec la rue Cardinale, une perspective est cr&#233;&#233;e sur la fa&#231;ade de l'&#233;glise, tandis que &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.10_la_commanderie_saint-jean-de-jerusalem.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les b&#226;timents du prieur&#233;&lt;/a&gt;, par trop d&#233;labr&#233;s pour &#234;tre restaur&#233;s, sont reconstruits &#224; partir de 1670 sur les orientations du quartier Mazarin (actuel mus&#233;e Granet) . &#192; cette initiative, le prieur Jean-Claude Viany ajoute le d&#233;mant&#232;lement de tout l'enclos Saint-Jean, dont il se fait le promoteur des terrains ainsi lotis dans le respect des alignements du nouveau quartier. Il compose, avec la rue Saint-Claude (actuelle rue Peyssonnel), une perspective perpendiculaire &#224; celle de la rue Cardinale, ponctu&#233;e &#224; ses deux extr&#233;mit&#233;s, de monuments : la chapelle des Dames-du-Refuge au sud, &#233;difi&#233;e entre 1706 et 1715, et celle de la Visitation pr&#233;vue au carrefour de la rue Fernand-Dol, mais qui ne sera jamais r&#233;alis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mise en chantier du quartier Mazarin n'a pas &#233;t&#233; sans poser probl&#232;me. Cr&#233;ant une retenue en aval de la vieille ville et du quartier des Tanneurs, son enceinte d&#233;pourvue d'&#233;vacuation &#224; la base, a transform&#233;, d&#232;s les premi&#232;res ann&#233;es, le nouveau quartier en v&#233;ritable bourbier. Nettoy&#233; de ses cloaques, il est progressivement investi par les h&#244;tels particuliers dot&#233;s de vastes jardins et les &#233;tablissements religieux. En 1680, de nombreuses parcelles restent encore &#224; lotir, notamment &#224; l'ouest, sur le plan de ville dress&#233; par Louis Cundier, et ce n'est qu'en 1715 que le quartier Mazarin acquiert sa coh&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107487 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43957_3-2568f.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107487 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Alignements projet&#233;s par J.-C Viany au Quartier Saint-Jean, pour le lotissement du quartier Mazarin - Plan E.Devoux 1753&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, sur l'ancienne ligne de fortification m&#233;di&#233;vale sud, le Parlement fait am&#233;nager en 1651-1661, &#224; la jonction de la vieille ville et du nouveau quartier Mazarin, le &#171; cours &#224; carrosses &#187; ample promenade plant&#233;e d'arbres que bordent, sur ses deux rives, des h&#244;tels (actuel cours Mirabeau).&lt;br class='autobr' /&gt;
En moins d'un si&#232;cle et demi, les trois op&#233;rations de lotissement, de Villeneuve, Villeverte et du quartier Mazarin, ont doubl&#233; la superficie de la ville qui, de 32 ha au d&#233;but du XVe si&#232;cle, couvre apr&#232;s le milieu du XVIIe si&#232;cle une surface d'environ 62 ha. La population qui a &#233;galement suivi cette progression est &#233;valu&#233;e, &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle &#224; quelque 30 500 habitants. Ce chiffre t&#233;moigne d'une forte reprise d&#233;mographique apr&#232;s la peste de 1630 &#8211; pr&#232;s de 12 000 personnes ont &#233;t&#233; alors emport&#233;es par l'&#233;pid&#233;mie &#8211;, sans doute favoris&#233;e par l'inflation des charges publiques qui a attir&#233; &#224; Aix de nombreux officiers et, avec eux, leur entourage familial et domestique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mutations politiques, le d&#233;veloppement de ses fonctions administratives et judiciaires, et celui de la noblesse de robe, ainsi que l'application des directives de la r&#233;forme catholique et l'ampleur des nouveaux terrains &#224; lotir, dynamisent alors, dans un contexte &#233;conomique prosp&#232;re, la commande artistique &#224; Aix. Gommant le b&#226;ti ant&#233;rieur m&#233;di&#233;val qui n'a, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, laiss&#233; son h&#233;ritage que dans le parcellaire et la trame urbaine &#233;triqu&#233;s du centre ancien, les chantiers dont se couvre la ville, au XVIIe si&#232;cle, la transfigurent. Deux temps dans cette m&#233;tamorphose qui s'amorce d&#232;s 1590, ont &#233;t&#233; propos&#233;s par Jean-Jacques Gloton. Sous les r&#232;gnes d'Henri IV et de Louis XIII, jusque dans les ann&#233;es 1650, les premi&#232;res r&#233;alisations, sont empreintes du style mani&#233;riste. Le r&#232;gne de Louis XIV qui am&#232;ne une stabilisation int&#233;rieure, est celui du Baroque dont les formes et le vocabulaire triomphent, dans l'architecture comme dans le d&#233;cor, jusque vers 1725, port&#233;s par des m&#233;c&#232;nes d'exception : quelques eccl&#233;siastiques comme l'archev&#234;que Grimaldi ou le prieur Viany, mais surtout des la&#239;cs dans les fondations religieuses qu'ils financent largement, telle &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_16_les_penitents_blancs_des_carmes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la chapelle des P&#233;nitents des Carmes&lt;/a&gt; &#224; laquelle contribue le conseiller Vincent Boyer d'&#201;guilles d&#232;s 1654, et dans leurs r&#233;sidences ou pavillons urbains et ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107489 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43957_4-2deed.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107489 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Rempart du quartier Mazarin &#233;difi&#233; vers 1650 et d&#233;moli pour la construction du parking Mignet en 1990&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la fin du XVIe si&#232;cle, les r&#233;cents quartiers de lotissement voient na&#238;tre et se multiplier un nouveau cadre de vie pour l'aristocratie parlementaire et plus occasionnellement pour la noblesse d'&#233;p&#233;e, qui embellissent ainsi la ville de leurs demeures : l'h&#244;tel particulier. Leurs dispositions d&#233;velopp&#233;es, int&#233;grant une cour, des d&#233;pendances (&#233;curies, remises) et parfois un jardin d'agr&#233;ment, s'amplifient et trouvent de nouvelles distributions dans les r&#233;alisations baroques qui connaissent leur acm&#233; entre 1650 et 1680. Les h&#244;tels particuliers qui marquent le tissu urbain de leur large emprise fonci&#232;re, participent &#233;galement &#224; la transformation de la vieille ville. Bien attest&#233;e par les textes et l'arch&#233;ologie, toute une &#233;conomie de la r&#233;cup&#233;ration des mat&#233;riaux de construction se met en place sur ces chantiers qui, &#224; l'image de l'h&#244;tel Boyer d'&#201;guilles, ont &#233;radiqu&#233; des pans entiers de l'habitat ant&#233;rieur. Trois habitations contigu&#235;s donnant sur la rue Espariat, ont ainsi &#233;t&#233; acquises &#224; partir de 1628 par les Boyer d'&#201;guilles et ras&#233;es pour laisser place, entre 1672 et 1675, &#224; &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_18_l_aile_est_de_l_hotel_boyer_d_eguilles.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'h&#244;tel sur cour de plan parisien&lt;/a&gt;, qui a accueilli jusqu'&#224; aujourd'hui le mus&#233;um d'histoire naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;tamorphose urbaine n'a pas &#233;t&#233; le seul fait des grands m&#233;c&#232;nes, et des habitations priv&#233;es de moindre ampleur, t&#233;moins secondaires de l'assimilation locale des grands courants artistiques venus de Paris ou d'Italie, ont massivement vu le jour, durant cette p&#233;riode. Les r&#233;cents travaux conduits sur l'immeuble du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_19_occupation_souterraine_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;8, rue de Littera&lt;/a&gt;, ont ainsi bien montr&#233;, dans l'un des quartiers de la ville les plus anciennement urbanis&#233;s, combien la construction de cette habitation bourgeoise dot&#233;e de caves, avait &#233;t&#233; destructrice pour l'habitat ant&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107491 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43957_9_1_-29f40.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107491 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville d'Aix par Louis Cundier 1680&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le XVIIe si&#232;cle est &#233;galement celui des ordres religieux nouveaux et des confr&#233;ries dont les &#233;glises, chapelles et b&#226;timents de vie, sortent de terre un peu partout dans la ville et &#224; ses abords, accompagnant, d&#232;s les ann&#233;es 1580, la mise en &#339;uvre de la Contre-R&#233;forme. Entre 1620 et 1660, la fondation d'une vingtaine de couvents (douze d'hommes, huit de femmes) renouvelle le paysage religieux aixois tenu jusqu'alors par les six ordres mendiants traditionnels (Augustins, Carmes, Mineurs, Pr&#234;cheurs, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_26_inhumer_chez_les_mendiants_.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Observantins&lt;/a&gt; et Servites). Parmi ces nouvelles fondations, plusieurs sont des ordres contemplatifs, tels les Augustins d&#233;chauss&#233;s qui commencent leur &#233;glise Saint-Pierre (traverse Saint-Pierre) en 1621, les Chartreux (1624), les Carm&#233;lites (1625) ou les B&#233;n&#233;dictines dont le couvent &#233;tabli, en 1681, dans le quartier Mazarin, a &#233;t&#233; retrouv&#233; en 2007, lors de l'extension du parc de stationnement Mignet. D'autres sont des missionnaires : les R&#233;collets s'&#233;tablissent &#224; Aix en 1613 dans l'ermitage Saint-Pierre, puis &#224; Saint-Laurent et finissent par construire leur &#233;glise, en 1621, sur la route de Vauvenargues (cours des Arts-et-M&#233;tiers) dont la fa&#231;ade n'est r&#233;alis&#233;e qu'en 1645. Les Carmes r&#233;form&#233;s ou D&#233;chauss&#233;s sont accueillis &#224; Aix en 1647 ; ils construisent leur couvent, en 1671, hors de la porte des Augustins d'o&#249; ils seront chass&#233;s par la cr&#233;ation de la place de la Rotonde vers 1778. Seul l'angle sud-ouest de cet &#233;tablissement qui se dressait au carrefour des avenues Bonaparte et Verdi, a &#233;t&#233; saisi &#224; l'occasion des travaux du parking Rotonde, en 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; des ordres traditionnels, plusieurs &#233;tablissements vou&#233;s &#224; l'&#233;ducation et &#224; l'assistance aux d&#233;munis s'implantent &#224; Aix dans les m&#234;mes ann&#233;es, diff&#233;rant souvent la reconstruction de leurs locaux. Les J&#233;suites s'installent ainsi, en 1621, au quartier Villeneuve, dans le Coll&#232;ge royal de Bourbon tenu par les Oratoriens ; ils reconstruisent en l'agrandissant leur &#233;glise, entre 1680 et 1697. Les Oratoriens fond&#233;s en 1615, rue du Bon-Pasteur, commencent leur chapelle en 1638. Fond&#233; en 1624 rue Mignet, le premier couvent des Visitandines n'est construit qu'entre 1642 et 1647, tandis qu'une seconde maison de l'ordre est &#233;tablie, en 1652, rue de l'Op&#233;ra. De m&#234;me, la premi&#232;re congr&#233;gation des Ursulines &#233;tablie rue du Bon-Pasteur au d&#233;but du si&#232;cle, a &#233;t&#233; doubl&#233;e en 1666, d'une seconde &#8211; les Andrettes &#8211; qui a profit&#233; d'emplacements encore disponibles dans le quartier Mazarin. &#192; ces &#233;tablissements s'ajoutent ceux, souvent plus modestes, des confr&#233;ries de la&#239;cs, professionnelles ou d&#233;votes qui, comme la chapelle des P&#233;nitents des Carmes, peuvent occuper des surfaces consid&#233;rables dans le tissu urbain. Ce sont en tout quelque soixante dix lieux de culte et chapelles qui ont &#233;t&#233; alors recens&#233;s &#224; Aix. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du si&#232;cle, Mgr. J&#233;r&#244;me Grimaldi (1655-1685) s'illustre dans la r&#233;forme catholique en soutenant de nombreux programmes de construction (Carmes d&#233;chauss&#233;s, les couvents des Andrettes, de la Visitation et des B&#233;n&#233;dictines ...). Pour encadrer la formation du clerg&#233;, il fonde un s&#233;minaire en 1656, dont la construction s'&#233;tale sur pr&#232;s d'un demi si&#232;cle, au nord du quartier Bellegarde (rue Loubet, emplacement de l'actuel coll&#232;ge Campra) ; afin de compl&#233;ter le tissu paroissial d&#233;ficient qui limitait les structures d'accueil des fid&#232;les &#224; la cath&#233;drale et &#224; la Madeleine, Grimaldi &#233;rige en paroisse l'&#233;glise de l'h&#244;pital du Saint-Esprit sous le titre de Saint-J&#233;r&#244;me (1673).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107493 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43957_6-1971f.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107493 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Eglise des grands Augustins&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans ce paysage eccl&#233;siastique, les anciens &#233;tablissements font, eux-aussi, l'objet de travaux qui les mettent aux go&#251;ts du moment. Les fr&#232;res Jean et Laurent Vallon travaillent ainsi au &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_15_sous_la_madeleine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;r&#233;am&#233;nagement de l'&#233;glise des Pr&#234;cheurs&lt;/a&gt;, entre 1691 et 1703 ; parall&#232;lement, entre 1694 et 1705, ils remod&#232;lent compl&#232;tement les dispositions du flanc nord de la cath&#233;drale, h&#233;rit&#233;es de la fin du Moyen &#194;ge, cr&#233;ant le bas-c&#244;t&#233; nord, la chapelle Notre-Dame-d'Esp&#233;rance et les chapelles lat&#233;rales Saint-Lazare, Saint-Joseph et Saint-Maximin. Les Minimes dotent quant &#224; eux leur &#233;glise d'une nouvelle fa&#231;ade, en 1701.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les initiatives priv&#233;es tiennent une place pr&#233;pond&#233;rante dans la r&#233;novation et l'embellissement urbains, ces derniers ont &#233;t&#233; &#233;galement port&#233;s par l'autorit&#233; publique. Avec la participation financi&#232;re des riverains, la ville amorce au XVIIe si&#232;cle une rectification de la voirie, cr&#233;e et restaure des fontaines &#8211; celle des Chevaux marins ach&#232;ve en 1698 la mise en valeur du cours &#8211; et &#233;tablit des promenades &#224; l'emplacement des anciens foss&#233;s d&#233;fensifs combl&#233;s. Apr&#232;s le cours &#224; carrosse, ce sont ainsi les cours Saint-Louis (1661-1667), d'Orbitelle (bd. du roi Ren&#233;), Saint-Jean (fin XVIIe si&#232;cle), des Cordeliers (1680, cours Sextius), Notre-Dame (1680-1724) qui voient le jour. Le conseil r&#233;am&#233;nage aussi les anciennes entr&#233;es de ville, telle la porte Bellegarde (1647) , et en cr&#233;e une nouvelle au quartier Villeneuve (porte de la plate-forme, 1685). Les grands lieux d'exercice de l'autorit&#233; publique ne restent pas en marge de ce mouvement : l'h&#244;tel de ville est reconstruit entre 1655 et 1671 sur les plans de Pierre Pavillon, les infirmeries agrandies en 1671, tandis que l'on dote le palais des cours souveraines d'une nouvelle fa&#231;ade (1675-1680).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107495 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43957_7-bcda0.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107495 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Porte Bellegarde avant 1850&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En ces temps encore r&#233;guli&#232;rement frapp&#233;s par les &#233;pid&#233;mies et la famine, le maintien de l'ordre social, qui passe par l'aide aux n&#233;cessiteux, conduit &#224; un renfort du r&#233;seau d'accueil hospitalier. En cr&#233;ant les maisons du Bon-Pasteur pour les filles repenties (1630) et des Filles-de-la-Puret&#233; (1682), le Refuge du faubourg des Cordeliers pour les condamn&#233;es ou femmes de mauvaise vie (1640), la Charit&#233;, fond&#233;e cours Saint-Louis pour six cents pauvres et mendiants &#233;duqu&#233;s &#224; &#234;tre de bons domestiques et de bons soldats (1641), l'orphelinat des Enfants-Rouges (1657), l'h&#244;pital des insens&#233;s (1691), le Mont-de-Pi&#233;t&#233; (1687) et d'autres, la ville double le nombre de ses h&#244;pitaux, qui passe &#224; seize.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aix sort ainsi profond&#233;ment transform&#233;e du XVIIe si&#232;cle. En d&#233;pit des moyens investis dans la r&#233;novation de la vieille ville, c'est aussi une capitale contrast&#233;e, o&#249; les quartiers de lotissement r&#233;cent opposent leur parcellaire r&#233;gulier et leur trame a&#233;r&#233;e, &#224; celui plus contourn&#233; et serr&#233; des secteurs urbanis&#233;s au Moyen &#194;ge. Moins tranch&#233;e, la r&#233;partition socio-professionnelle au sein de la ville que dessine la capitation de 1695, si finement analys&#233;e par Jean-Paul Coste, ne r&#233;percute cependant pas exactement ces diff&#233;rences de cadres de vie. C'est une relative mixit&#233; sociale qui domine ainsi &#224; l'int&#233;rieur des murs o&#249; nobles, bourgeois, parlementaires, artisans, domestiques, peuvent habiter les m&#234;mes rues, parfois les m&#234;mes immeubles, sans gommer pour autant les sp&#233;cificit&#233;s de chaque quartier et les regroupements professionnels parfois li&#233;s aux lieux de pouvoir. Dans le bourg Saint-Sauveur, le groupe cath&#233;dral a polaris&#233; &#224; c&#244;t&#233; d'artisans (menuisiers), de travailleurs, de paysans et de porteurs de chaise, une forte proportion de clercs s&#233;culiers et de pauvres mendiants. Dans l'ancienne ville comtale, autour du palais et de la maison commune, dominent logiquement les membres des deux cours souveraines et hommes de lois (procureurs, avocats &#8230;), mais aussi des services et des artisans (m&#233;tiers du tissu et du m&#233;tal). La pr&#233;sence d'&#233;tablissements conventuels fond&#233;s au Moyen &#194;ge, dans l'environnement comtal, y am&#232;ne &#233;galement une forte population monastique. Seule la frange sud du quartier est exclusivement tenue, apr&#232;s l'am&#233;nagement du cours &#224; carrosses, par une &#233;lite sociale (prieurs, chanoines, nobles, chevaliers de Malte, officiers militaires, parlementaires &#8230;).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; des quartiers orientaux (Bellegarde, Saint-Jean) aux populations tr&#232;s bigarr&#233;es, le quartier Mazarin est celui de la noblesse traditionnelle et surtout de robe, et sa diversit&#233; reste &#233;troitement li&#233;e &#224; cette pr&#233;&#233;minence aristocratique : des m&#233;tiers du b&#226;timent &#233;tablis &#224; proximit&#233; des commanditaires (architectes, sculpteurs, peintres, ma&#231;on, serruriers), des services (porteurs de chaise) et domesticit&#233;s log&#233;es dans les maisons des ma&#238;tres.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107497 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43957_9-45403.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107497 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Porte de la Plate-forme avant 1850&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ouest, le quartier des Cordeliers et son faubourg sont les plus populaires. La pr&#233;sence aristocratique et le clerg&#233; y est anecdotique voire nulle, et la population, essentiellement artisanale (gipiers, cardeurs, tisserands et tanneurs), se distribue autour de rues sp&#233;cialis&#233;es. S'y ajoutent, autour de la route des Alpes, de nombreux h&#244;tels et auberges, et des travailleurs ruraux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se dessinent ici les grandes lignes d'une &#233;conomie locale o&#249; les services occupent une part importante de l'activit&#233; et qui repose sur la transaction immobili&#232;re, l'artisanat (notamment celui de la construction) ; les productions de luxe qui, dynamis&#233;es par les commandes des classes dirigeantes parlementaires, trouvent leurs d&#233;bouch&#233;s commerciaux sur place, comme les productions agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme aux si&#232;cles pr&#233;c&#233;dents, la ville a, en effet, maintenu des liens &#233;troits avec son territoire dont les habitants dispers&#233;s dans des bastides d&#232;s la fin du XVIe si&#232;cle, repr&#233;sentent, &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle, environ un dixi&#232;me de la population aixoise. La capitation de 1695 recense, sur le territoire, plus de 410 bastides aux mains des citadins aixois. Celles-ci sont tout &#224; la fois des maisons de campagne, lieux de plaisance en temps normal ou de refuge quand revient la peste, et des domaines de production agricole qui assurent une rente &#224; leurs propri&#233;taires et du travail &#224; pr&#232;s de 1 400 aixois. Plus simples et proches du centre de leurs activit&#233;s que leurs ch&#226;teaux, ces maisons rurales ont la faveur de cette m&#234;me aristocratie qui habille la ville de ses h&#244;tels particuliers. Certaines sont toutefois tenues par des propri&#233;taires plus modestes issus des professions lib&#233;rales (avocats, apothicaires), marchands et m&#234;me artisans.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107483 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH242/archeo43957_1-aa27e.png?1777019039' width='500' height='242' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107483 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le quartier Mazarin - Plan Lombard 1646&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;dl class='spip_document_107485 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH600/archeo43957_2-366ef.png?1775026822' width='400' height='600' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107485 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Rue Cardinale, perspective sur l'&#233;glise Saint-Jean de Malte&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sistances d'Aix revendiquant ses privil&#232;ges face aux pressions fiscales et &#224; la politique centralisatrice de la monarchie, maintiennent, jusqu'en 1660, un climat de troubles. Les agitations de la Fronde corr&#233;l&#233;es aux &#233;pisodes &#233;pid&#233;miques r&#233;currents et aux disettes, ne semblent, pas plus qu'au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent, avoir eu d'incidence n&#233;faste sur le d&#233;veloppement urbain et l'activit&#233; constructrice dans cette ville qui conna&#238;t, au XVIIe si&#232;cle, une p&#233;riode d'essor et d'embellissement sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cit&#233; s'&#233;mancipe alors des anciennes limites &#233;tablies au Moyen &#194;ge, par la cr&#233;ation de deux quartiers neufs. En 1602, l'extension de Villeverte au sud-ouest du bourg, est une initiative priv&#233;e de lotissement due &#224; Joseph Bonfils, dont le d&#233;veloppement, faute de soutien public, est rest&#233; inabouti. Le lotissement du quartier Mazarin, en revanche, con&#231;u par l'architecte Jean Lombard, a &#233;t&#233; port&#233; et financ&#233; par l'archev&#234;que Michel Mazarin et le banquier Jean-Henri Hervart d'Hevinquem, promoteur de l'op&#233;ration. Sur pr&#232;s de vingt hectares tenus pour l'essentiel par l'&#201;glise, son urbanisme r&#233;gulier, r&#233;&#233;quilibre la ville au sud en int&#233;grant l'ancien faubourg Saint-Jean n&#233;, au XIIIe si&#232;cle, autour du prieur&#233; de de l'Ordre de Malte . Avec la rue Cardinale, une perspective est cr&#233;&#233;e sur la fa&#231;ade de l'&#233;glise, tandis que &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.10_la_commanderie_saint-jean-de-jerusalem.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les b&#226;timents du prieur&#233;&lt;/a&gt;, par trop d&#233;labr&#233;s pour &#234;tre restaur&#233;s, sont reconstruits &#224; partir de 1670 sur les orientations du quartier Mazarin (actuel mus&#233;e Granet) . &#192; cette initiative, le prieur Jean-Claude Viany ajoute le d&#233;mant&#232;lement de tout l'enclos Saint-Jean, dont il se fait le promoteur des terrains ainsi lotis dans le respect des alignements du nouveau quartier. Il compose, avec la rue Saint-Claude (actuelle rue Peyssonnel), une perspective perpendiculaire &#224; celle de la rue Cardinale, ponctu&#233;e &#224; ses deux extr&#233;mit&#233;s, de monuments : la chapelle des Dames-du-Refuge au sud, &#233;difi&#233;e entre 1706 et 1715, et celle de la Visitation pr&#233;vue au carrefour de la rue Fernand-Dol, mais qui ne sera jamais r&#233;alis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mise en chantier du quartier Mazarin n'a pas &#233;t&#233; sans poser probl&#232;me. Cr&#233;ant une retenue en aval de la vieille ville et du quartier des Tanneurs, son enceinte d&#233;pourvue d'&#233;vacuation &#224; la base, a transform&#233;, d&#232;s les premi&#232;res ann&#233;es, le nouveau quartier en v&#233;ritable bourbier. Nettoy&#233; de ses cloaques, il est progressivement investi par les h&#244;tels particuliers dot&#233;s de vastes jardins et les &#233;tablissements religieux. En 1680, de nombreuses parcelles restent encore &#224; lotir, notamment &#224; l'ouest, sur le plan de ville dress&#233; par Louis Cundier, et ce n'est qu'en 1715 que le quartier Mazarin acquiert sa coh&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107487 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43957_3-63784.png?1775026822' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107487 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Alignements projet&#233;s par J.-C Viany au Quartier Saint-Jean, pour le lotissement du quartier Mazarin - Plan E.Devoux 1753&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, sur l'ancienne ligne de fortification m&#233;di&#233;vale sud, le Parlement fait am&#233;nager en 1651-1661, &#224; la jonction de la vieille ville et du nouveau quartier Mazarin, le &#171; cours &#224; carrosses &#187; ample promenade plant&#233;e d'arbres que bordent, sur ses deux rives, des h&#244;tels (actuel cours Mirabeau).&lt;br class='autobr' /&gt;
En moins d'un si&#232;cle et demi, les trois op&#233;rations de lotissement, de Villeneuve, Villeverte et du quartier Mazarin, ont doubl&#233; la superficie de la ville qui, de 32 ha au d&#233;but du XVe si&#232;cle, couvre apr&#232;s le milieu du XVIIe si&#232;cle une surface d'environ 62 ha. La population qui a &#233;galement suivi cette progression est &#233;valu&#233;e, &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle &#224; quelque 30 500 habitants. Ce chiffre t&#233;moigne d'une forte reprise d&#233;mographique apr&#232;s la peste de 1630 &#8211; pr&#232;s de 12 000 personnes ont &#233;t&#233; alors emport&#233;es par l'&#233;pid&#233;mie &#8211;, sans doute favoris&#233;e par l'inflation des charges publiques qui a attir&#233; &#224; Aix de nombreux officiers et, avec eux, leur entourage familial et domestique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mutations politiques, le d&#233;veloppement de ses fonctions administratives et judiciaires, et celui de la noblesse de robe, ainsi que l'application des directives de la r&#233;forme catholique et l'ampleur des nouveaux terrains &#224; lotir, dynamisent alors, dans un contexte &#233;conomique prosp&#232;re, la commande artistique &#224; Aix. Gommant le b&#226;ti ant&#233;rieur m&#233;di&#233;val qui n'a, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, laiss&#233; son h&#233;ritage que dans le parcellaire et la trame urbaine &#233;triqu&#233;s du centre ancien, les chantiers dont se couvre la ville, au XVIIe si&#232;cle, la transfigurent. Deux temps dans cette m&#233;tamorphose qui s'amorce d&#232;s 1590, ont &#233;t&#233; propos&#233;s par Jean-Jacques Gloton. Sous les r&#232;gnes d'Henri IV et de Louis XIII, jusque dans les ann&#233;es 1650, les premi&#232;res r&#233;alisations, sont empreintes du style mani&#233;riste. Le r&#232;gne de Louis XIV qui am&#232;ne une stabilisation int&#233;rieure, est celui du Baroque dont les formes et le vocabulaire triomphent, dans l'architecture comme dans le d&#233;cor, jusque vers 1725, port&#233;s par des m&#233;c&#232;nes d'exception : quelques eccl&#233;siastiques comme l'archev&#234;que Grimaldi ou le prieur Viany, mais surtout des la&#239;cs dans les fondations religieuses qu'ils financent largement, telle &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_16_les_penitents_blancs_des_carmes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la chapelle des P&#233;nitents des Carmes&lt;/a&gt; &#224; laquelle contribue le conseiller Vincent Boyer d'&#201;guilles d&#232;s 1654, et dans leurs r&#233;sidences ou pavillons urbains et ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107489 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43957_4-7f0a3.png?1775026822' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107489 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Rempart du quartier Mazarin &#233;difi&#233; vers 1650 et d&#233;moli pour la construction du parking Mignet en 1990&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la fin du XVIe si&#232;cle, les r&#233;cents quartiers de lotissement voient na&#238;tre et se multiplier un nouveau cadre de vie pour l'aristocratie parlementaire et plus occasionnellement pour la noblesse d'&#233;p&#233;e, qui embellissent ainsi la ville de leurs demeures : l'h&#244;tel particulier. Leurs dispositions d&#233;velopp&#233;es, int&#233;grant une cour, des d&#233;pendances (&#233;curies, remises) et parfois un jardin d'agr&#233;ment, s'amplifient et trouvent de nouvelles distributions dans les r&#233;alisations baroques qui connaissent leur acm&#233; entre 1650 et 1680. Les h&#244;tels particuliers qui marquent le tissu urbain de leur large emprise fonci&#232;re, participent &#233;galement &#224; la transformation de la vieille ville. Bien attest&#233;e par les textes et l'arch&#233;ologie, toute une &#233;conomie de la r&#233;cup&#233;ration des mat&#233;riaux de construction se met en place sur ces chantiers qui, &#224; l'image de l'h&#244;tel Boyer d'&#201;guilles, ont &#233;radiqu&#233; des pans entiers de l'habitat ant&#233;rieur. Trois habitations contigu&#235;s donnant sur la rue Espariat, ont ainsi &#233;t&#233; acquises &#224; partir de 1628 par les Boyer d'&#201;guilles et ras&#233;es pour laisser place, entre 1672 et 1675, &#224; &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_18_l_aile_est_de_l_hotel_boyer_d_eguilles.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'h&#244;tel sur cour de plan parisien&lt;/a&gt;, qui a accueilli jusqu'&#224; aujourd'hui le mus&#233;um d'histoire naturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;tamorphose urbaine n'a pas &#233;t&#233; le seul fait des grands m&#233;c&#232;nes, et des habitations priv&#233;es de moindre ampleur, t&#233;moins secondaires de l'assimilation locale des grands courants artistiques venus de Paris ou d'Italie, ont massivement vu le jour, durant cette p&#233;riode. Les r&#233;cents travaux conduits sur l'immeuble du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_19_occupation_souterraine_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;8, rue de Littera&lt;/a&gt;, ont ainsi bien montr&#233;, dans l'un des quartiers de la ville les plus anciennement urbanis&#233;s, combien la construction de cette habitation bourgeoise dot&#233;e de caves, avait &#233;t&#233; destructrice pour l'habitat ant&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107491 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43957_9_1_-9bb5e.png?1775043740' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107491 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville d'Aix par Louis Cundier 1680&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le XVIIe si&#232;cle est &#233;galement celui des ordres religieux nouveaux et des confr&#233;ries dont les &#233;glises, chapelles et b&#226;timents de vie, sortent de terre un peu partout dans la ville et &#224; ses abords, accompagnant, d&#232;s les ann&#233;es 1580, la mise en &#339;uvre de la Contre-R&#233;forme. Entre 1620 et 1660, la fondation d'une vingtaine de couvents (douze d'hommes, huit de femmes) renouvelle le paysage religieux aixois tenu jusqu'alors par les six ordres mendiants traditionnels (Augustins, Carmes, Mineurs, Pr&#234;cheurs, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_26_inhumer_chez_les_mendiants_.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Observantins&lt;/a&gt; et Servites). Parmi ces nouvelles fondations, plusieurs sont des ordres contemplatifs, tels les Augustins d&#233;chauss&#233;s qui commencent leur &#233;glise Saint-Pierre (traverse Saint-Pierre) en 1621, les Chartreux (1624), les Carm&#233;lites (1625) ou les B&#233;n&#233;dictines dont le couvent &#233;tabli, en 1681, dans le quartier Mazarin, a &#233;t&#233; retrouv&#233; en 2007, lors de l'extension du parc de stationnement Mignet. D'autres sont des missionnaires : les R&#233;collets s'&#233;tablissent &#224; Aix en 1613 dans l'ermitage Saint-Pierre, puis &#224; Saint-Laurent et finissent par construire leur &#233;glise, en 1621, sur la route de Vauvenargues (cours des Arts-et-M&#233;tiers) dont la fa&#231;ade n'est r&#233;alis&#233;e qu'en 1645. Les Carmes r&#233;form&#233;s ou D&#233;chauss&#233;s sont accueillis &#224; Aix en 1647 ; ils construisent leur couvent, en 1671, hors de la porte des Augustins d'o&#249; ils seront chass&#233;s par la cr&#233;ation de la place de la Rotonde vers 1778. Seul l'angle sud-ouest de cet &#233;tablissement qui se dressait au carrefour des avenues Bonaparte et Verdi, a &#233;t&#233; saisi &#224; l'occasion des travaux du parking Rotonde, en 2004.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; des ordres traditionnels, plusieurs &#233;tablissements vou&#233;s &#224; l'&#233;ducation et &#224; l'assistance aux d&#233;munis s'implantent &#224; Aix dans les m&#234;mes ann&#233;es, diff&#233;rant souvent la reconstruction de leurs locaux. Les J&#233;suites s'installent ainsi, en 1621, au quartier Villeneuve, dans le Coll&#232;ge royal de Bourbon tenu par les Oratoriens ; ils reconstruisent en l'agrandissant leur &#233;glise, entre 1680 et 1697. Les Oratoriens fond&#233;s en 1615, rue du Bon-Pasteur, commencent leur chapelle en 1638. Fond&#233; en 1624 rue Mignet, le premier couvent des Visitandines n'est construit qu'entre 1642 et 1647, tandis qu'une seconde maison de l'ordre est &#233;tablie, en 1652, rue de l'Op&#233;ra. De m&#234;me, la premi&#232;re congr&#233;gation des Ursulines &#233;tablie rue du Bon-Pasteur au d&#233;but du si&#232;cle, a &#233;t&#233; doubl&#233;e en 1666, d'une seconde &#8211; les Andrettes &#8211; qui a profit&#233; d'emplacements encore disponibles dans le quartier Mazarin. &#192; ces &#233;tablissements s'ajoutent ceux, souvent plus modestes, des confr&#233;ries de la&#239;cs, professionnelles ou d&#233;votes qui, comme la chapelle des P&#233;nitents des Carmes, peuvent occuper des surfaces consid&#233;rables dans le tissu urbain. Ce sont en tout quelque soixante dix lieux de culte et chapelles qui ont &#233;t&#233; alors recens&#233;s &#224; Aix. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du si&#232;cle, Mgr. J&#233;r&#244;me Grimaldi (1655-1685) s'illustre dans la r&#233;forme catholique en soutenant de nombreux programmes de construction (Carmes d&#233;chauss&#233;s, les couvents des Andrettes, de la Visitation et des B&#233;n&#233;dictines ...). Pour encadrer la formation du clerg&#233;, il fonde un s&#233;minaire en 1656, dont la construction s'&#233;tale sur pr&#232;s d'un demi si&#232;cle, au nord du quartier Bellegarde (rue Loubet, emplacement de l'actuel coll&#232;ge Campra) ; afin de compl&#233;ter le tissu paroissial d&#233;ficient qui limitait les structures d'accueil des fid&#232;les &#224; la cath&#233;drale et &#224; la Madeleine, Grimaldi &#233;rige en paroisse l'&#233;glise de l'h&#244;pital du Saint-Esprit sous le titre de Saint-J&#233;r&#244;me (1673).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107493 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43957_6-d7229.png?1775026823' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107493 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Eglise des grands Augustins&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans ce paysage eccl&#233;siastique, les anciens &#233;tablissements font, eux-aussi, l'objet de travaux qui les mettent aux go&#251;ts du moment. Les fr&#232;res Jean et Laurent Vallon travaillent ainsi au &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_15_sous_la_madeleine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;r&#233;am&#233;nagement de l'&#233;glise des Pr&#234;cheurs&lt;/a&gt;, entre 1691 et 1703 ; parall&#232;lement, entre 1694 et 1705, ils remod&#232;lent compl&#232;tement les dispositions du flanc nord de la cath&#233;drale, h&#233;rit&#233;es de la fin du Moyen &#194;ge, cr&#233;ant le bas-c&#244;t&#233; nord, la chapelle Notre-Dame-d'Esp&#233;rance et les chapelles lat&#233;rales Saint-Lazare, Saint-Joseph et Saint-Maximin. Les Minimes dotent quant &#224; eux leur &#233;glise d'une nouvelle fa&#231;ade, en 1701.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les initiatives priv&#233;es tiennent une place pr&#233;pond&#233;rante dans la r&#233;novation et l'embellissement urbains, ces derniers ont &#233;t&#233; &#233;galement port&#233;s par l'autorit&#233; publique. Avec la participation financi&#232;re des riverains, la ville amorce au XVIIe si&#232;cle une rectification de la voirie, cr&#233;e et restaure des fontaines &#8211; celle des Chevaux marins ach&#232;ve en 1698 la mise en valeur du cours &#8211; et &#233;tablit des promenades &#224; l'emplacement des anciens foss&#233;s d&#233;fensifs combl&#233;s. Apr&#232;s le cours &#224; carrosse, ce sont ainsi les cours Saint-Louis (1661-1667), d'Orbitelle (bd. du roi Ren&#233;), Saint-Jean (fin XVIIe si&#232;cle), des Cordeliers (1680, cours Sextius), Notre-Dame (1680-1724) qui voient le jour. Le conseil r&#233;am&#233;nage aussi les anciennes entr&#233;es de ville, telle la porte Bellegarde (1647) , et en cr&#233;e une nouvelle au quartier Villeneuve (porte de la plate-forme, 1685). Les grands lieux d'exercice de l'autorit&#233; publique ne restent pas en marge de ce mouvement : l'h&#244;tel de ville est reconstruit entre 1655 et 1671 sur les plans de Pierre Pavillon, les infirmeries agrandies en 1671, tandis que l'on dote le palais des cours souveraines d'une nouvelle fa&#231;ade (1675-1680).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107495 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43957_7-24797.png?1775026823' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107495 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Porte Bellegarde avant 1850&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En ces temps encore r&#233;guli&#232;rement frapp&#233;s par les &#233;pid&#233;mies et la famine, le maintien de l'ordre social, qui passe par l'aide aux n&#233;cessiteux, conduit &#224; un renfort du r&#233;seau d'accueil hospitalier. En cr&#233;ant les maisons du Bon-Pasteur pour les filles repenties (1630) et des Filles-de-la-Puret&#233; (1682), le Refuge du faubourg des Cordeliers pour les condamn&#233;es ou femmes de mauvaise vie (1640), la Charit&#233;, fond&#233;e cours Saint-Louis pour six cents pauvres et mendiants &#233;duqu&#233;s &#224; &#234;tre de bons domestiques et de bons soldats (1641), l'orphelinat des Enfants-Rouges (1657), l'h&#244;pital des insens&#233;s (1691), le Mont-de-Pi&#233;t&#233; (1687) et d'autres, la ville double le nombre de ses h&#244;pitaux, qui passe &#224; seize.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aix sort ainsi profond&#233;ment transform&#233;e du XVIIe si&#232;cle. En d&#233;pit des moyens investis dans la r&#233;novation de la vieille ville, c'est aussi une capitale contrast&#233;e, o&#249; les quartiers de lotissement r&#233;cent opposent leur parcellaire r&#233;gulier et leur trame a&#233;r&#233;e, &#224; celui plus contourn&#233; et serr&#233; des secteurs urbanis&#233;s au Moyen &#194;ge. Moins tranch&#233;e, la r&#233;partition socio-professionnelle au sein de la ville que dessine la capitation de 1695, si finement analys&#233;e par Jean-Paul Coste, ne r&#233;percute cependant pas exactement ces diff&#233;rences de cadres de vie. C'est une relative mixit&#233; sociale qui domine ainsi &#224; l'int&#233;rieur des murs o&#249; nobles, bourgeois, parlementaires, artisans, domestiques, peuvent habiter les m&#234;mes rues, parfois les m&#234;mes immeubles, sans gommer pour autant les sp&#233;cificit&#233;s de chaque quartier et les regroupements professionnels parfois li&#233;s aux lieux de pouvoir. Dans le bourg Saint-Sauveur, le groupe cath&#233;dral a polaris&#233; &#224; c&#244;t&#233; d'artisans (menuisiers), de travailleurs, de paysans et de porteurs de chaise, une forte proportion de clercs s&#233;culiers et de pauvres mendiants. Dans l'ancienne ville comtale, autour du palais et de la maison commune, dominent logiquement les membres des deux cours souveraines et hommes de lois (procureurs, avocats &#8230;), mais aussi des services et des artisans (m&#233;tiers du tissu et du m&#233;tal). La pr&#233;sence d'&#233;tablissements conventuels fond&#233;s au Moyen &#194;ge, dans l'environnement comtal, y am&#232;ne &#233;galement une forte population monastique. Seule la frange sud du quartier est exclusivement tenue, apr&#232;s l'am&#233;nagement du cours &#224; carrosses, par une &#233;lite sociale (prieurs, chanoines, nobles, chevaliers de Malte, officiers militaires, parlementaires &#8230;).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; des quartiers orientaux (Bellegarde, Saint-Jean) aux populations tr&#232;s bigarr&#233;es, le quartier Mazarin est celui de la noblesse traditionnelle et surtout de robe, et sa diversit&#233; reste &#233;troitement li&#233;e &#224; cette pr&#233;&#233;minence aristocratique : des m&#233;tiers du b&#226;timent &#233;tablis &#224; proximit&#233; des commanditaires (architectes, sculpteurs, peintres, ma&#231;on, serruriers), des services (porteurs de chaise) et domesticit&#233;s log&#233;es dans les maisons des ma&#238;tres.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107497 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43957_9-d052a.png?1775026823' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107497 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Porte de la Plate-forme avant 1850&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ouest, le quartier des Cordeliers et son faubourg sont les plus populaires. La pr&#233;sence aristocratique et le clerg&#233; y est anecdotique voire nulle, et la population, essentiellement artisanale (gipiers, cardeurs, tisserands et tanneurs), se distribue autour de rues sp&#233;cialis&#233;es. S'y ajoutent, autour de la route des Alpes, de nombreux h&#244;tels et auberges, et des travailleurs ruraux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se dessinent ici les grandes lignes d'une &#233;conomie locale o&#249; les services occupent une part importante de l'activit&#233; et qui repose sur la transaction immobili&#232;re, l'artisanat (notamment celui de la construction) ; les productions de luxe qui, dynamis&#233;es par les commandes des classes dirigeantes parlementaires, trouvent leurs d&#233;bouch&#233;s commerciaux sur place, comme les productions agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme aux si&#232;cles pr&#233;c&#233;dents, la ville a, en effet, maintenu des liens &#233;troits avec son territoire dont les habitants dispers&#233;s dans des bastides d&#232;s la fin du XVIe si&#232;cle, repr&#233;sentent, &#224; la fin du XVIIe si&#232;cle, environ un dixi&#232;me de la population aixoise. La capitation de 1695 recense, sur le territoire, plus de 410 bastides aux mains des citadins aixois. Celles-ci sont tout &#224; la fois des maisons de campagne, lieux de plaisance en temps normal ou de refuge quand revient la peste, et des domaines de production agricole qui assurent une rente &#224; leurs propri&#233;taires et du travail &#224; pr&#232;s de 1 400 aixois. Plus simples et proches du centre de leurs activit&#233;s que leurs ch&#226;teaux, ces maisons rurales ont la faveur de cette m&#234;me aristocratie qui habille la ville de ses h&#244;tels particuliers. Certaines sont toutefois tenues par des propri&#233;taires plus modestes issus des professions lib&#233;rales (avocats, apothicaires), marchands et m&#234;me artisans.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le XVIe si&#232;cle ou le temps des conflits</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-XVIe-siecle-ou-le-temps-des-conflits</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Le-XVIe-siecle-ou-le-temps-des-conflits</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:20:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La difficile succession du roi Ren&#233;, mort en 1480, am&#232;ne le rattachement de la Provence au royaume de France en 1482. Capitale provinciale, Aix s'impose bient&#244;t comme capitale administrative r&#233;gionale en accueillant, &#224; partir de 1501, &#224; c&#244;t&#233; de la Chambre des Comptes, le Parlement de Provence. Ces fonctions administratives renouvel&#233;es qui installent, dans l'ancien palais comtal, ces deux cours souveraines, ouvrent la soci&#233;t&#233; aixoise &#224; une &#233;lite r&#233;gionale qui va faire le prestige de la ville et sera le moteur de son d&#233;veloppement jusqu'&#224; la fin de l'Ancien R&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107471 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH145/archeo43955_0-31171.png?1777019039' width='180' height='145' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107471 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Ecole Fran&#231;aise d&#233;but XVII&#232; Le si&#232;ge d'Aix...Epernon - Mus&#233;e Granet Aix &#169; B.Terlay&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les changements structurels que conna&#238;t alors la soci&#233;t&#233; accompagnent un contexte politique tendu, marqu&#233; par les &#233;pisodes militaires qui secouent la Provence tout au long du XVIe si&#232;cle, et en premier lieu, les conqu&#234;tes imp&#233;riales. Si, en 1524, la br&#232;ve occupation de la ville par le conn&#233;table de Bourbon alli&#233; &#224; Charles Quint, n'a occasionn&#233; aucun dommage, la seconde invasion de la Provence par les Imp&#233;riaux, en 1536, qui a laiss&#233; exsangue le pays, a &#233;t&#233; en revanche marqu&#233;e par l'incendie du Parlement et celui de la maison commune, d&#233;truisant une grande partie de leurs archives. &#192; partir de 1560, le quotidien des Aixois est rythm&#233; par les affrontements entre catholiques et protestants, qui dans leur derni&#232;re d&#233;cennie (de 1584 &#224; 1594), c&#232;dent le pas aux guerres de la Ligue. Face &#224; un Parlement divis&#233;, Aix se place dans le camp des ligueurs. Point culminant de ces guerres civiles auxquelles met fin l'abjuration d'Henri IV, le si&#232;ge de la ville par les troupes du gouverneur royaliste, le duc d'Epernon, a entra&#238;n&#233; une r&#233;activation du syst&#232;me de d&#233;fense collective et sa modernisation ponctuelle, donnant parfois lieu &#224; des projets plus ambitieux mais avort&#233;s comme &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_4_le_plan_d_aix_conserve_a_turin_un_projet_de_defense_avorte_de_1591.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la mise en d&#233;fense du nouveau quartier Villeneuve&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce si&#232;cle &#233;galement troubl&#233; par les &#233;pid&#233;mies et par ces autres fl&#233;aux que sont famine et mis&#232;re, l'autorit&#233; municipale se saisit de l'assistance aux d&#233;munis et r&#233;organise son &#233;quipement hospitalier. Celui-ci s'&#233;toffe, extra-muros, de trois nouveaux &#233;tablissements : l'h&#244;pital Saint-Jacques (actuel centre hospitalier) &#233;difi&#233; en 1518, fondation due au consul Jacques de la Roque qui y unit, en 1531, les autres h&#244;pitaux avant de le c&#233;der &#224; la ville ; des infirmeries construites vers 1565, plus au sud, au bord de l'Arc que repr&#233;sente Fran&#231;ois de Belleforest dix ans plus tard ; l'h&#244;pital de la Mis&#233;ricorde cr&#233;&#233; en 1590, sur la place de l'h&#244;tel de ville, pour les pauvres et malades honteux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107473 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH133/archeo43955_1-e98c7.png?1777019039' width='180' height='133' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107473 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville par Fran&#231;ois de Belleforest (1573/1575)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Loin d'avoir fig&#233; la soci&#233;t&#233; qui fait montre d'une large ouverture sur l'ext&#233;rieur, ces &#233;v&#233;nements difficiles, parfois m&#234;me dramatiques, ont &#233;t&#233; les catalyseurs de ses &#233;volutions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Source d'attractivit&#233; pour une &#233;lite sociale et politique, mais &#233;galement culturelle, l'accession de la ville &#224; un statut parlementaire a &#233;t&#233;, sans nul doute, un facteur de dynamisme d&#233;mographique. Aix retrouve ainsi, au milieu du XVIe si&#232;cle, son niveau d&#233;mographique du d&#233;but du XIVe si&#232;cle, soit environ 15 000 &#226;mes auxquelles s'ajoutent les populations des villages p&#233;riph&#233;riques d&#233;sert&#233;s apr&#232;s la grande peste et qui commencent &#224; se reconstituer, d&#232;s avant le d&#233;but du si&#232;cle, dans la zone d'influence de la capitale. La campagne aussi se couvre de bastides qui participent &#224; la reconqu&#234;te des terres abandonn&#233;es au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent ; tirant profit de la hausse des prix du bl&#233; qui quadruplent entre 1570 et 1592, ce sont les notables aixois qui investissent alors massivement dans la terre. En ville, les capacit&#233;s d'accueil accrues sont un autre indice de la vitalit&#233; de la cit&#233; et de son ouverture sur l'ext&#233;rieur : en 1578, sont recens&#233;s soixante sept h&#244;tels ou cabarets dans la ville qui ne comptait qu'une vingtaine d'auberges au XVe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette croissance d&#233;mographique mod&#233;r&#233;e mais constante, qui se maintient en d&#233;pit des retours d'&#233;pid&#233;mie de peste, en 1522, 1546, 1556, 1565, 1580 notamment, est principalement due &#224; l'immigration proven&#231;ale et extra-proven&#231;ale ; elle fait d'Aix, au milieu du XVe si&#232;cle, une cit&#233; comparable &#224; Avignon sur le plan d&#233;mographique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107475 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43955_2-a877e.png?1777019039' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107475 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville d'Aix par Merian Zeiller - Vers 1655&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Confin&#233; derri&#232;re les murs de la fin du XIVe si&#232;cle, jusque dans le dernier quart du XVIe si&#232;cle, l'habitat urbain reste longtemps emprunt de ruralit&#233; &#224; sa p&#233;riph&#233;rie, comme le montre le &#171; vray pourtraict de la ville d'Aix en Provence &#187; dress&#233; par Fran&#231;ois de Belleforest en 1573-1575. La ville ancienne au tissu habit&#233; tr&#232;s dense et morcel&#233; et &#224; la voirie contourn&#233;e, h&#233;rit&#233;s du Moyen &#194;ge, conna&#238;t ses premi&#232;res tentatives d'a&#233;ration, peu avant le milieu du si&#232;cle, avec la cr&#233;ation en 1541 d'une place devant la cath&#233;drale (place de l'Universit&#233;) qui entra&#238;ne le curetage d'&#238;lots et la condamnation du cimeti&#232;re du parvis, tandis que le projet d'&#233;largir la place du March&#233; (place aux Herbes), en 1545, en d&#233;pla&#231;ant la chapelle Saint-S&#233;bastien ne sera r&#233;alis&#233; qu'en 1618. L'am&#233;lioration des cadres de vie se per&#231;oit &#233;galement dans les travaux d'adduction d'eau : la Torse est canalis&#233;e pour alimenter les fontaines et abreuvoirs de la ville (1542) et le conseil de ville appelle, en 1559, l'ing&#233;nieur Adam de Craponne qui a r&#233;alis&#233; avec succ&#232;s la conduite des eaux de la Durance jusqu'&#224; Salon. Se multiplient les mesures pour assainir la ville : pavements et nettoyage des rues, interdiction de laisser le b&#233;tail en libert&#233; en ville et de laisser s'&#233;couler les latrines dans les rues&#8230; Ce qui fait dire &#224; Jean-Jacques Gloton : &#171; Aix vit au Moyen Age et veut clairement en sortir &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de 1583, la cr&#233;ation du quartier Villeneuve, dans le prolongement du quartier Bellegarde, appara&#238;t comme la premi&#232;re op&#233;ration immobili&#232;re d'envergure r&#233;alis&#233;e &#224; Aix. Le conseiller au Parlement, Jean de Lac&#233;p&#232;de, propri&#233;taire du jardin du roi, en est le principal promoteur. Cr&#233;&#233; au contact de la place dessin&#233;e dans les ann&#233;es 1470 par le roi Ren&#233;, ce quartier neuf oppose au parcellaire contourn&#233; et serr&#233; de la ville m&#233;di&#233;vale, un urbanisme orthonorm&#233; plus r&#233;gulier et con&#231;u sur des lignes perspectives. Sa fortification, au cours des guerres de la Ligue, probablement entre 1590 et 1593, n'a &#233;t&#233; que la r&#233;alisation pr&#233;cipit&#233;e et incompl&#232;te d'un projet beaucoup plus &#233;labor&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107481 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH270/archeo43955_3-3-f2f8b.png?1777019039' width='180' height='270' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107481 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville d'Aix par Jacques Maretz - 1623&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au sein m&#234;me de l'aire rempar&#233;e, la topographie religieuse et hospitali&#232;re en place au XIVe si&#232;cle, ne se modifie que tr&#232;s sensiblement. Pour les &#233;tablissements conventuels mendiants, le XVIe si&#232;cle appara&#238;t, apr&#232;s les grands chantiers de reconstruction du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent li&#233;s &#224; leur transfert intra-muros, et avant les r&#233;am&#233;nagements des ann&#233;es 1620-1650, comme une p&#233;riode sensiblement plus calme en mati&#232;re de construction. Seul &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_16_les_penitents_blancs_des_carmes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le couvent des Observantins&lt;/a&gt; est &#233;difi&#233; durant les premi&#232;res d&#233;cennies du si&#232;cle, mais il est vrai que la communaut&#233; n'est &#233;tablie &#224; Aix que depuis 1467. Les transformations de ces &#233;tablissements restent essentiellement li&#233;es &#224; la pouss&#233;e des d&#233;votions particuli&#232;res. Aux confr&#233;ries professionnelles qui, comme au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent, sollicitent de construire leurs chapelles dans ces couvents, s'ajoutent les P&#233;nitents qui font leur entr&#233;e discr&#232;te dans la soci&#233;t&#233; urbaine aixoise. La compagnie des Cinq Plaies de Notre Seigneur fond&#233;e dans l'&#233;glise Sainte-Catherine en 1520, est ainsi re&#231;ue successivement &#224; Saint-Laurent, puis aux Cordeliers, pour finalement s'associer aux Carmes en 1563. Les P&#233;nitents Blancs de Notre-Dame-de-Piti&#233; font construire leur chapelle, en 1521, dans l'enclos de l'Observance, au chevet de l'&#233;glise conventuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de nouvelles communaut&#233;s r&#233;guli&#232;res, souvent implant&#233;es dans les murs d'&#233;tablissements existants, n'eut &#233;galement qu'un impact mod&#233;r&#233; sur la topographie religieuse. Leurs &#233;glises qui sont les b&#226;timents les mieux connus, ont pour la plupart disparu ou ont &#233;t&#233; reconstruites. C'est le cas de l'&#233;glise des Servites &#233;difi&#233;e, en 1516, au faubourg Saint-Jean, sur un terrain donn&#233; par une riche Aixoise, d&#233;truite sur l'ordre d'Anne de Montmorency, futur conn&#233;table alors &#171; commandant pour le roi de cette province &#187;, pour qu'elle ne puisse pas servir &#224; l'offensive mena&#231;ante des troupes de Charles-Quint. Pour d&#233;dommager les religieux, le conseil de ville leur donne l'&#233;glise qu'il avait fait b&#226;tir intra-muros sous le vocable de Saint-Antoine et qui prend alors le titre de Notre-Dame-de-l'Annonciade (rue Verrerie). Cet &#233;difice agrandi dans les ann&#233;es suivantes, sera reconstruit au milieu du XVIIIe si&#232;cle. &#192; la Seds, &#224; l'emplacement de l'ancienne &#233;glise Notre-Dame, les Minimes construisent une nouvelle &#233;glise en 1521, r&#233;&#233;difi&#233;e &#224; partir de 1556. En 1585, les Capucins soutenus par le conseil de ville et le chapitre de Saint-Sauveur, re&#231;oivent avec ses d&#233;pendances, l'ancienne &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.13_la_chapelle_notre-dame_de_consoloation.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;&#233;glise Notre-Dame-de-Consolation&lt;/a&gt; qu'ils r&#233;orientent et restaurent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Face aux paroisses en d&#233;clin, ces &#233;tablissements conservent jusqu'au milieu du XVIe si&#232;cle la faveur des fid&#232;les pour l'&#233;lection de s&#233;pultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chantiers qui accompagnent ces fondations, participent au renouveau artistique. Aix que ses &#233;lites parlementaires ouvrent sur l'Italie et les milieux parisiens, a jou&#233; un r&#244;le d&#233;terminant dans la p&#233;n&#233;tration et la diffusion des nouvelles formes architecturales et d&#233;coratives de la Renaissance, &#224; travers la province. Cohabitant avec les productions du dernier gothique, ce renouveau reste fortement influenc&#233; par les mod&#232;les italiens jusque vers 1525. Les portes de la cath&#233;drale Saint-Sauveur achev&#233;es par Jean Guiramand en 1510 et la fa&#231;ade de l'&#233;glise Notre-Dame-de-Consolation initialement ouverte &#224; l'ouest et que Jean-Jacques Gloton propose d'attribuer au m&#234;me artiste, en sont deux t&#233;moins remarquables. &#192; partir de 1525, les influences fran&#231;aises qui essaiment &#233;galement depuis Aix, imposent l'&#233;l&#233;gance de leurs formes, avant de laisser le pas au classicisme au milieu du si&#232;cle qui, &#224; la cath&#233;drale, a donn&#233; la chapelle rayonnante d'Estienne de Saint-Jean construite &#224; partir de 1576, et le d&#244;me du baptist&#232;re, attribu&#233;s &#224; la famille Laurens par Jean Boyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation est une autre pr&#233;occupation de la Renaissance. Les efforts consentis pour la diffusion de l'enseignement qui purent s'appuyer sur l'imprimerie &#224; partir de 1572, traduisent &#233;galement les mutations et le dynamisme de la soci&#233;t&#233;. Les enseignements sont d&#233;livr&#233;s dans les couvents, &#224; la ma&#238;trise de Saint-Sauveur et surtout, pour le primaire, &#224; l'&#233;cole de grammaire soutenue par l'autorit&#233; communale qui s'implique aussi dans la r&#233;organisation de l'Universit&#233; et la dote de meilleurs revenus. En 1583, le conseil de ville et les &#201;tats de Provence projettent d'&#233;tablir un coll&#232;ge dans le jardin du roi (quartier Villeneuve, rue des Bretons). Ils ont l'appui de l'archev&#234;que qui souhaite confier cet &#233;tablissement aux j&#233;suites. Sollicit&#233; pour donner son aval &#224; un accroissement de taxes destin&#233;es &#224; financer le coll&#232;ge, Henri IV cr&#233;e, en 1603, dans ces locaux, une universit&#233; nouvelle avec ses quatre facult&#233;s, &#224; laquelle il donne le nom de Coll&#232;ge royal de Bourbon. En 1583 &#233;galement, l'archev&#234;que fonde un s&#233;minaire en application des prescriptions du concile de Trente, mais cet &#233;tablissement n'aura qu'une existence &#233;ph&#233;m&#232;re jusqu'en 1590.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La difficile succession du roi Ren&#233;, mort en 1480, am&#232;ne le rattachement de la Provence au royaume de France en 1482. Capitale provinciale, Aix s'impose bient&#244;t comme capitale administrative r&#233;gionale en accueillant, &#224; partir de 1501, &#224; c&#244;t&#233; de la Chambre des Comptes, le Parlement de Provence. Ces fonctions administratives renouvel&#233;es qui installent, dans l'ancien palais comtal, ces deux cours souveraines, ouvrent la soci&#233;t&#233; aixoise &#224; une &#233;lite r&#233;gionale qui va faire le prestige de la ville et sera le moteur de son d&#233;veloppement jusqu'&#224; la fin de l'Ancien R&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107471 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH403/archeo43955_0-55d58.png?1777019040' width='500' height='403' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107471 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Ecole Fran&#231;aise d&#233;but XVII&#232; Le si&#232;ge d'Aix...Epernon - Mus&#233;e Granet Aix &#169; B.Terlay&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les changements structurels que conna&#238;t alors la soci&#233;t&#233; accompagnent un contexte politique tendu, marqu&#233; par les &#233;pisodes militaires qui secouent la Provence tout au long du XVIe si&#232;cle, et en premier lieu, les conqu&#234;tes imp&#233;riales. Si, en 1524, la br&#232;ve occupation de la ville par le conn&#233;table de Bourbon alli&#233; &#224; Charles Quint, n'a occasionn&#233; aucun dommage, la seconde invasion de la Provence par les Imp&#233;riaux, en 1536, qui a laiss&#233; exsangue le pays, a &#233;t&#233; en revanche marqu&#233;e par l'incendie du Parlement et celui de la maison commune, d&#233;truisant une grande partie de leurs archives. &#192; partir de 1560, le quotidien des Aixois est rythm&#233; par les affrontements entre catholiques et protestants, qui dans leur derni&#232;re d&#233;cennie (de 1584 &#224; 1594), c&#232;dent le pas aux guerres de la Ligue. Face &#224; un Parlement divis&#233;, Aix se place dans le camp des ligueurs. Point culminant de ces guerres civiles auxquelles met fin l'abjuration d'Henri IV, le si&#232;ge de la ville par les troupes du gouverneur royaliste, le duc d'Epernon, a entra&#238;n&#233; une r&#233;activation du syst&#232;me de d&#233;fense collective et sa modernisation ponctuelle, donnant parfois lieu &#224; des projets plus ambitieux mais avort&#233;s comme &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_4_le_plan_d_aix_conserve_a_turin_un_projet_de_defense_avorte_de_1591.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la mise en d&#233;fense du nouveau quartier Villeneuve&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce si&#232;cle &#233;galement troubl&#233; par les &#233;pid&#233;mies et par ces autres fl&#233;aux que sont famine et mis&#232;re, l'autorit&#233; municipale se saisit de l'assistance aux d&#233;munis et r&#233;organise son &#233;quipement hospitalier. Celui-ci s'&#233;toffe, extra-muros, de trois nouveaux &#233;tablissements : l'h&#244;pital Saint-Jacques (actuel centre hospitalier) &#233;difi&#233; en 1518, fondation due au consul Jacques de la Roque qui y unit, en 1531, les autres h&#244;pitaux avant de le c&#233;der &#224; la ville ; des infirmeries construites vers 1565, plus au sud, au bord de l'Arc que repr&#233;sente Fran&#231;ois de Belleforest dix ans plus tard ; l'h&#244;pital de la Mis&#233;ricorde cr&#233;&#233; en 1590, sur la place de l'h&#244;tel de ville, pour les pauvres et malades honteux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107473 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH368/archeo43955_1-5b952.png?1777019040' width='500' height='368' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107473 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville par Fran&#231;ois de Belleforest (1573/1575)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Loin d'avoir fig&#233; la soci&#233;t&#233; qui fait montre d'une large ouverture sur l'ext&#233;rieur, ces &#233;v&#233;nements difficiles, parfois m&#234;me dramatiques, ont &#233;t&#233; les catalyseurs de ses &#233;volutions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Source d'attractivit&#233; pour une &#233;lite sociale et politique, mais &#233;galement culturelle, l'accession de la ville &#224; un statut parlementaire a &#233;t&#233;, sans nul doute, un facteur de dynamisme d&#233;mographique. Aix retrouve ainsi, au milieu du XVIe si&#232;cle, son niveau d&#233;mographique du d&#233;but du XIVe si&#232;cle, soit environ 15 000 &#226;mes auxquelles s'ajoutent les populations des villages p&#233;riph&#233;riques d&#233;sert&#233;s apr&#232;s la grande peste et qui commencent &#224; se reconstituer, d&#232;s avant le d&#233;but du si&#232;cle, dans la zone d'influence de la capitale. La campagne aussi se couvre de bastides qui participent &#224; la reconqu&#234;te des terres abandonn&#233;es au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent ; tirant profit de la hausse des prix du bl&#233; qui quadruplent entre 1570 et 1592, ce sont les notables aixois qui investissent alors massivement dans la terre. En ville, les capacit&#233;s d'accueil accrues sont un autre indice de la vitalit&#233; de la cit&#233; et de son ouverture sur l'ext&#233;rieur : en 1578, sont recens&#233;s soixante sept h&#244;tels ou cabarets dans la ville qui ne comptait qu'une vingtaine d'auberges au XVe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette croissance d&#233;mographique mod&#233;r&#233;e mais constante, qui se maintient en d&#233;pit des retours d'&#233;pid&#233;mie de peste, en 1522, 1546, 1556, 1565, 1580 notamment, est principalement due &#224; l'immigration proven&#231;ale et extra-proven&#231;ale ; elle fait d'Aix, au milieu du XVe si&#232;cle, une cit&#233; comparable &#224; Avignon sur le plan d&#233;mographique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107475 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43955_2-dcafb.png?1775023914' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107475 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville d'Aix par Merian Zeiller - Vers 1655&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Confin&#233; derri&#232;re les murs de la fin du XIVe si&#232;cle, jusque dans le dernier quart du XVIe si&#232;cle, l'habitat urbain reste longtemps emprunt de ruralit&#233; &#224; sa p&#233;riph&#233;rie, comme le montre le &#171; vray pourtraict de la ville d'Aix en Provence &#187; dress&#233; par Fran&#231;ois de Belleforest en 1573-1575. La ville ancienne au tissu habit&#233; tr&#232;s dense et morcel&#233; et &#224; la voirie contourn&#233;e, h&#233;rit&#233;s du Moyen &#194;ge, conna&#238;t ses premi&#232;res tentatives d'a&#233;ration, peu avant le milieu du si&#232;cle, avec la cr&#233;ation en 1541 d'une place devant la cath&#233;drale (place de l'Universit&#233;) qui entra&#238;ne le curetage d'&#238;lots et la condamnation du cimeti&#232;re du parvis, tandis que le projet d'&#233;largir la place du March&#233; (place aux Herbes), en 1545, en d&#233;pla&#231;ant la chapelle Saint-S&#233;bastien ne sera r&#233;alis&#233; qu'en 1618. L'am&#233;lioration des cadres de vie se per&#231;oit &#233;galement dans les travaux d'adduction d'eau : la Torse est canalis&#233;e pour alimenter les fontaines et abreuvoirs de la ville (1542) et le conseil de ville appelle, en 1559, l'ing&#233;nieur Adam de Craponne qui a r&#233;alis&#233; avec succ&#232;s la conduite des eaux de la Durance jusqu'&#224; Salon. Se multiplient les mesures pour assainir la ville : pavements et nettoyage des rues, interdiction de laisser le b&#233;tail en libert&#233; en ville et de laisser s'&#233;couler les latrines dans les rues&#8230; Ce qui fait dire &#224; Jean-Jacques Gloton : &#171; Aix vit au Moyen Age et veut clairement en sortir &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de 1583, la cr&#233;ation du quartier Villeneuve, dans le prolongement du quartier Bellegarde, appara&#238;t comme la premi&#232;re op&#233;ration immobili&#232;re d'envergure r&#233;alis&#233;e &#224; Aix. Le conseiller au Parlement, Jean de Lac&#233;p&#232;de, propri&#233;taire du jardin du roi, en est le principal promoteur. Cr&#233;&#233; au contact de la place dessin&#233;e dans les ann&#233;es 1470 par le roi Ren&#233;, ce quartier neuf oppose au parcellaire contourn&#233; et serr&#233; de la ville m&#233;di&#233;vale, un urbanisme orthonorm&#233; plus r&#233;gulier et con&#231;u sur des lignes perspectives. Sa fortification, au cours des guerres de la Ligue, probablement entre 1590 et 1593, n'a &#233;t&#233; que la r&#233;alisation pr&#233;cipit&#233;e et incompl&#232;te d'un projet beaucoup plus &#233;labor&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107481 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH601/archeo43955_3-3-864e9.png?1775023914' width='400' height='601' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107481 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville d'Aix par Jacques Maretz - 1623&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au sein m&#234;me de l'aire rempar&#233;e, la topographie religieuse et hospitali&#232;re en place au XIVe si&#232;cle, ne se modifie que tr&#232;s sensiblement. Pour les &#233;tablissements conventuels mendiants, le XVIe si&#232;cle appara&#238;t, apr&#232;s les grands chantiers de reconstruction du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent li&#233;s &#224; leur transfert intra-muros, et avant les r&#233;am&#233;nagements des ann&#233;es 1620-1650, comme une p&#233;riode sensiblement plus calme en mati&#232;re de construction. Seul &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_16_les_penitents_blancs_des_carmes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le couvent des Observantins&lt;/a&gt; est &#233;difi&#233; durant les premi&#232;res d&#233;cennies du si&#232;cle, mais il est vrai que la communaut&#233; n'est &#233;tablie &#224; Aix que depuis 1467. Les transformations de ces &#233;tablissements restent essentiellement li&#233;es &#224; la pouss&#233;e des d&#233;votions particuli&#232;res. Aux confr&#233;ries professionnelles qui, comme au si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent, sollicitent de construire leurs chapelles dans ces couvents, s'ajoutent les P&#233;nitents qui font leur entr&#233;e discr&#232;te dans la soci&#233;t&#233; urbaine aixoise. La compagnie des Cinq Plaies de Notre Seigneur fond&#233;e dans l'&#233;glise Sainte-Catherine en 1520, est ainsi re&#231;ue successivement &#224; Saint-Laurent, puis aux Cordeliers, pour finalement s'associer aux Carmes en 1563. Les P&#233;nitents Blancs de Notre-Dame-de-Piti&#233; font construire leur chapelle, en 1521, dans l'enclos de l'Observance, au chevet de l'&#233;glise conventuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e de nouvelles communaut&#233;s r&#233;guli&#232;res, souvent implant&#233;es dans les murs d'&#233;tablissements existants, n'eut &#233;galement qu'un impact mod&#233;r&#233; sur la topographie religieuse. Leurs &#233;glises qui sont les b&#226;timents les mieux connus, ont pour la plupart disparu ou ont &#233;t&#233; reconstruites. C'est le cas de l'&#233;glise des Servites &#233;difi&#233;e, en 1516, au faubourg Saint-Jean, sur un terrain donn&#233; par une riche Aixoise, d&#233;truite sur l'ordre d'Anne de Montmorency, futur conn&#233;table alors &#171; commandant pour le roi de cette province &#187;, pour qu'elle ne puisse pas servir &#224; l'offensive mena&#231;ante des troupes de Charles-Quint. Pour d&#233;dommager les religieux, le conseil de ville leur donne l'&#233;glise qu'il avait fait b&#226;tir intra-muros sous le vocable de Saint-Antoine et qui prend alors le titre de Notre-Dame-de-l'Annonciade (rue Verrerie). Cet &#233;difice agrandi dans les ann&#233;es suivantes, sera reconstruit au milieu du XVIIIe si&#232;cle. &#192; la Seds, &#224; l'emplacement de l'ancienne &#233;glise Notre-Dame, les Minimes construisent une nouvelle &#233;glise en 1521, r&#233;&#233;difi&#233;e &#224; partir de 1556. En 1585, les Capucins soutenus par le conseil de ville et le chapitre de Saint-Sauveur, re&#231;oivent avec ses d&#233;pendances, l'ancienne &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.13_la_chapelle_notre-dame_de_consoloation.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;&#233;glise Notre-Dame-de-Consolation&lt;/a&gt; qu'ils r&#233;orientent et restaurent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Face aux paroisses en d&#233;clin, ces &#233;tablissements conservent jusqu'au milieu du XVIe si&#232;cle la faveur des fid&#232;les pour l'&#233;lection de s&#233;pultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chantiers qui accompagnent ces fondations, participent au renouveau artistique. Aix que ses &#233;lites parlementaires ouvrent sur l'Italie et les milieux parisiens, a jou&#233; un r&#244;le d&#233;terminant dans la p&#233;n&#233;tration et la diffusion des nouvelles formes architecturales et d&#233;coratives de la Renaissance, &#224; travers la province. Cohabitant avec les productions du dernier gothique, ce renouveau reste fortement influenc&#233; par les mod&#232;les italiens jusque vers 1525. Les portes de la cath&#233;drale Saint-Sauveur achev&#233;es par Jean Guiramand en 1510 et la fa&#231;ade de l'&#233;glise Notre-Dame-de-Consolation initialement ouverte &#224; l'ouest et que Jean-Jacques Gloton propose d'attribuer au m&#234;me artiste, en sont deux t&#233;moins remarquables. &#192; partir de 1525, les influences fran&#231;aises qui essaiment &#233;galement depuis Aix, imposent l'&#233;l&#233;gance de leurs formes, avant de laisser le pas au classicisme au milieu du si&#232;cle qui, &#224; la cath&#233;drale, a donn&#233; la chapelle rayonnante d'Estienne de Saint-Jean construite &#224; partir de 1576, et le d&#244;me du baptist&#232;re, attribu&#233;s &#224; la famille Laurens par Jean Boyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation est une autre pr&#233;occupation de la Renaissance. Les efforts consentis pour la diffusion de l'enseignement qui purent s'appuyer sur l'imprimerie &#224; partir de 1572, traduisent &#233;galement les mutations et le dynamisme de la soci&#233;t&#233;. Les enseignements sont d&#233;livr&#233;s dans les couvents, &#224; la ma&#238;trise de Saint-Sauveur et surtout, pour le primaire, &#224; l'&#233;cole de grammaire soutenue par l'autorit&#233; communale qui s'implique aussi dans la r&#233;organisation de l'Universit&#233; et la dote de meilleurs revenus. En 1583, le conseil de ville et les &#201;tats de Provence projettent d'&#233;tablir un coll&#232;ge dans le jardin du roi (quartier Villeneuve, rue des Bretons). Ils ont l'appui de l'archev&#234;que qui souhaite confier cet &#233;tablissement aux j&#233;suites. Sollicit&#233; pour donner son aval &#224; un accroissement de taxes destin&#233;es &#224; financer le coll&#232;ge, Henri IV cr&#233;e, en 1603, dans ces locaux, une universit&#233; nouvelle avec ses quatre facult&#233;s, &#224; laquelle il donne le nom de Coll&#232;ge royal de Bourbon. En 1583 &#233;galement, l'archev&#234;que fonde un s&#233;minaire en application des prescriptions du concile de Trente, mais cet &#233;tablissement n'aura qu'une existence &#233;ph&#233;m&#232;re jusqu'en 1590.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Vers la ville moderne</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Vers-la-ville-moderne</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:20:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107467 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43953_2-e279b.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107467 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La place des Pr&#234;cheurs &#224; la fin du XVe si&#232;cle - Pierre Aveline le Vieux 1656-1726&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; dissip&#233;e, les remparts perdent leur utilit&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVe si&#232;cle. Et si, dans les ann&#233;es 1420, une nouvelle extension vers l'est int&#232;gre &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_3_l_extension_urbaine_du_faubourg_bellegarde.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le quartier Bellegarde&lt;/a&gt; au corps de ville, le conseil donne &#224; bail, d&#232;s 1418, les foss&#233;s qui bordent les remparts et servent d&#233;sormais de d&#233;potoirs. Il en va de m&#234;me des tours que les locataires devront entretenir et qu'ils s'engagent &#224; restituer &#224; la ville en cas de guerre. Ces contrats sont r&#233;guli&#232;rement renouvel&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faudra attendre le milieu du XVe si&#232;cle et le roi Ren&#233; pour voir de nouveaux am&#233;nagements de l'espace urbain. Une s&#233;rie d'acquisitions de terrains ruraux amorc&#233;e en 1447 aboutit &#224; la cr&#233;ation du &#171; Jardin du Roi &#187; situ&#233; en face du palais et qui s'&#233;tend jusqu'&#224; la muraille ouest de la ville. Travers&#233; par une rivi&#232;re qui fait tourner plusieurs moulins, il comprend des jardins potagers et d'agr&#233;ment, des voli&#232;res et un ensemble de logis &#224; l'usage du roi et de ses grands officiers. &#192; la fin du r&#232;gne du roi Ren&#233;, l'am&#233;nagement d'une vaste place devant le couvent des Pr&#234;cheurs appara&#238;t comme la premi&#232;re op&#233;ration d'urbanisme concert&#233;e r&#233;sultant d'un lotissement accompagn&#233; de normes de construction. Des familles notables s'y installent, notamment la fille du s&#233;n&#233;chal Jean Cossa et le chancelier Jean Martin. Ces maisons donnent sur une vaste esplanade &#8211; pr&#233;figuration de la place des Pr&#234;cheurs &#8211; qui sert de cadre &#224; la repr&#233;sentation de myst&#232;res et sur laquelle existent peut-&#234;tre d&#233;j&#224; des gibets de potence pour les pendaisons publiques, repr&#233;sent&#233;s un si&#232;cle plus tard par Fran&#231;ois de Belleforest. &#192; l'oppos&#233;, sur les marges de l'aire rempar&#233;e et non loin de la Tourreluque, est entreprise dans les m&#234;mes ann&#233;es 1470, la construction d&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_14_le_couvent_disparu_des_franciscains_de_l_observance.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;'un nouveau couvent pour les Franciscains de l'Observance&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107465 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43953_1-ca37d.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107465 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La place des Pr&#234;cheurs &#224; la fin du XVe si&#232;cle - Jollain 1680&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; un vaste chantier, la ville baigne encore, &#224; l'or&#233;e de l'&#201;poque moderne, dans la campagne. On trouve des bergeries &#224; l'int&#233;rieur des remparts au quartier Bellegarde. Les jardins pr&#233;sents en nombre dans l'espace urbain entourent la ville d'un halo de semi-campagne. Les fosses &#224; purin ceinturent les murailles et le chapitre a ses aires au sud-est de Notre-Dame-de-Consolation. Aix est, certes, une ville marchande qui fait vivre plusieurs boutiques de draperie comme la boutique rouge situ&#233;e sur la rue droite de la ville comtale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces commerces ne sont pas en &#233;tat de r&#233;pondre &#224; toutes les demandes de la cour du roi Ren&#233; qui s'approvisionne en produits de luxe chez les Italiens d'Avignon et &#224; Marseille aupr&#232;s des patrons de gal&#232;res. Avignon domine le commerce de l'argent et seule, &#224; Aix, la boutique des Guiran comporte un comptoir de change. Porte des Alpes du sud, Aix est une plaque tournante de l'&#233;levage transhumant des ovins, un foyer de redistribution de la laine o&#249; de nombreux artisans regroup&#233;s dans le quartier des tanneurs, autour de la &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_17_deux_maisons_medievales.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;rue des Magnans&lt;/a&gt; (rue Vieille-Tannerie) et de la rue de Tanneurs, vivent de la transformation des peaux.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107467 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43953_2-34176.png?1774965510' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107467 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La place des Pr&#234;cheurs &#224; la fin du XVe si&#232;cle - Pierre Aveline le Vieux 1656-1726&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; dissip&#233;e, les remparts perdent leur utilit&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVe si&#232;cle. Et si, dans les ann&#233;es 1420, une nouvelle extension vers l'est int&#232;gre &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_3_l_extension_urbaine_du_faubourg_bellegarde.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le quartier Bellegarde&lt;/a&gt; au corps de ville, le conseil donne &#224; bail, d&#232;s 1418, les foss&#233;s qui bordent les remparts et servent d&#233;sormais de d&#233;potoirs. Il en va de m&#234;me des tours que les locataires devront entretenir et qu'ils s'engagent &#224; restituer &#224; la ville en cas de guerre. Ces contrats sont r&#233;guli&#232;rement renouvel&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faudra attendre le milieu du XVe si&#232;cle et le roi Ren&#233; pour voir de nouveaux am&#233;nagements de l'espace urbain. Une s&#233;rie d'acquisitions de terrains ruraux amorc&#233;e en 1447 aboutit &#224; la cr&#233;ation du &#171; Jardin du Roi &#187; situ&#233; en face du palais et qui s'&#233;tend jusqu'&#224; la muraille ouest de la ville. Travers&#233; par une rivi&#232;re qui fait tourner plusieurs moulins, il comprend des jardins potagers et d'agr&#233;ment, des voli&#232;res et un ensemble de logis &#224; l'usage du roi et de ses grands officiers. &#192; la fin du r&#232;gne du roi Ren&#233;, l'am&#233;nagement d'une vaste place devant le couvent des Pr&#234;cheurs appara&#238;t comme la premi&#232;re op&#233;ration d'urbanisme concert&#233;e r&#233;sultant d'un lotissement accompagn&#233; de normes de construction. Des familles notables s'y installent, notamment la fille du s&#233;n&#233;chal Jean Cossa et le chancelier Jean Martin. Ces maisons donnent sur une vaste esplanade &#8211; pr&#233;figuration de la place des Pr&#234;cheurs &#8211; qui sert de cadre &#224; la repr&#233;sentation de myst&#232;res et sur laquelle existent peut-&#234;tre d&#233;j&#224; des gibets de potence pour les pendaisons publiques, repr&#233;sent&#233;s un si&#232;cle plus tard par Fran&#231;ois de Belleforest. &#192; l'oppos&#233;, sur les marges de l'aire rempar&#233;e et non loin de la Tourreluque, est entreprise dans les m&#234;mes ann&#233;es 1470, la construction d&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_14_le_couvent_disparu_des_franciscains_de_l_observance.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;'un nouveau couvent pour les Franciscains de l'Observance&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43953_1-dc76e.png?1774965102' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107465 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La place des Pr&#234;cheurs &#224; la fin du XVe si&#232;cle - Jollain 1680&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; un vaste chantier, la ville baigne encore, &#224; l'or&#233;e de l'&#201;poque moderne, dans la campagne. On trouve des bergeries &#224; l'int&#233;rieur des remparts au quartier Bellegarde. Les jardins pr&#233;sents en nombre dans l'espace urbain entourent la ville d'un halo de semi-campagne. Les fosses &#224; purin ceinturent les murailles et le chapitre a ses aires au sud-est de Notre-Dame-de-Consolation. Aix est, certes, une ville marchande qui fait vivre plusieurs boutiques de draperie comme la boutique rouge situ&#233;e sur la rue droite de la ville comtale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces commerces ne sont pas en &#233;tat de r&#233;pondre &#224; toutes les demandes de la cour du roi Ren&#233; qui s'approvisionne en produits de luxe chez les Italiens d'Avignon et &#224; Marseille aupr&#232;s des patrons de gal&#232;res. Avignon domine le commerce de l'argent et seule, &#224; Aix, la boutique des Guiran comporte un comptoir de change. Porte des Alpes du sud, Aix est une plaque tournante de l'&#233;levage transhumant des ovins, un foyer de redistribution de la laine o&#249; de nombreux artisans regroup&#233;s dans le quartier des tanneurs, autour de la &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_17_deux_maisons_medievales.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;rue des Magnans&lt;/a&gt; (rue Vieille-Tannerie) et de la rue de Tanneurs, vivent de la transformation des peaux.&lt;/p&gt;
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&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Une ville en chantier</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Une-ville-en-chantier</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:20:25Z</dc:date>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;dl class='spip_document_107459 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43951_1-e7d0b.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107459 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vestiges du mur gouttereau nord de l'&#233;glise m&#233;di&#233;vales des Carmes - Petite rue des Carmes, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s avant le retour de la paix, de nombreux chantiers de construction et de reconstruction s'ouvrent dans la ville, qui en remod&#232;lent largement la topographie. La documentation d'archives &#233;claire surtout les b&#226;timents religieux, mais il est vraisemblable que d'autres travaux, pas seulement d'embellissement, affectent le b&#226;ti civil, ne serait-ce que pour reloger la population qui a d&#251; abandonner les quartiers d&#233;truits et la ville des Tours. Dans les derni&#232;res d&#233;cennies du XIVe si&#232;cle, une nouvelle &#233;glise Sainte-Marie-Madeleine est &#233;lev&#233;e, voisine du nouveau couvent construit pour les Carmes, &#224; partir de 1358, non loin du palais. Un peu plus au nord, les Clarisses commencent en 1362 &#224; b&#226;tir leur couvent pr&#232;s de la place des Trois-Ormeaux (entre les rues Jaubert et Rifle-Rafle), tandis que les Dominicaines, apr&#232;s quelques temps de cohabitation difficile avec les fr&#232;res Pr&#234;cheurs, s'installent &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_12_le_troisieme_couvent_des_dominicaines.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;au bas de l'actuelle rue Mignet, en 1377&lt;/a&gt;. Tout au long du XVe si&#232;cle, les b&#226;timents conventuels connaissent de nombreuses r&#233;fections. Les mieux document&#233;es sont celles qui transforment l'&#233;glise des Augustins dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVe si&#232;cle et dotent leur couvent d'un second r&#233;fectoire, ainsi que celles qui se d&#233;roulent &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_15_sous_la_madeleine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;chez les Pr&#234;cheurs&lt;/a&gt; dont la nouvelle &#233;glise est consacr&#233;e en 1452. En 1415, un retour de la peste incite la ville &#224; offrir une &#233;glise &#224; saint S&#233;bastien pour d&#233;tourner l'&#233;pid&#233;mie. Elle est rapidement &#233;difi&#233;e sur la place du march&#233;, non sans &#233;corner quelques &#233;taux de l'Herberie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travaux de la cath&#233;drale progressent lentement. Le clocher entrepris en 1380, n'est termin&#233; qu'au d&#233;but du XVe si&#232;cle &#224; la fin duquel le chantier de la grande nef, interrompu depuis des d&#233;cennies, est enfin rouvert. En 1471, l'archev&#234;que Olivier de Pennard et le chapitre d&#233;cident la construction de la derni&#232;re trav&#233;e de la nef. Entreprise en avril 1472, elle est achev&#233;e en mars 1473. La construction du portail est plus lente. La premi&#232;re pierre est pos&#233;e par l'archev&#234;que en mars 1487, mais les derni&#232;res statues ne sont mises en place qu'en 1513.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107461 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43951_2-05726.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107461 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan du Couvent des Carmes dress&#233; le 20 novembre 1782&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, des initiatives priv&#233;es multiplient les chapelles ouvertes aux flancs des &#233;glises, affect&#233;es &#224; la comm&#233;moration des d&#233;funts par un pr&#233;lat, une famille ou une confr&#233;rie. &#192; la cath&#233;drale, la plus ancienne plac&#233;e sous le vocable de sainte Catherine, est attest&#233;e d&#232;s 1317 sur le flanc sud de la nef de droite. On ne sait qui l'a fait b&#226;tir. Dans les ann&#233;es 1340, l'archev&#234;que Armand de Narc&#232;s fonde, &#224; l'ouest du ch&#339;ur, la chapelle Saint-Gr&#233;goire. Dans l'abside de cette m&#234;me nef, dans les premi&#232;res ann&#233;es du XVe si&#232;cle, l'apothicaire Raymond Filholi fonde une chapelle qui deviendra, en 1451, par acquisition, l'oratoire familial du chancelier Jean Martin. La chapelle Saint-Mitre-et-Saint-Nicolas que fait b&#226;tir, derri&#232;re le ch&#339;ur, l'archev&#234;que Avignon Nicolai en 1442/3, passe ensuite &#224; la famille du marchand Mitre de la Roque. Un caveau recouvert d'une pierre tombale, des armoiries appos&#233;es &#224; la clef de vo&#251;te, un retable et, parfois, des vitraux &#224; l'effigie du saint patron du ou des fondateurs, signent l'appartenance de ces oratoires. Ces chapelles prolif&#232;rent dans toutes les &#233;glises de la ville et les couvents de mendiants ne restent pas &#224; l'&#233;cart du mouvement : on en compte plus d'une dizaine chez les Augustins, notamment la chapelle de la confr&#233;rie des m&#233;tiers du cuir, d&#233;di&#233;e aux saints Cr&#233;pin et Cr&#233;pinien, et le roi Ren&#233; a la sienne aux Carmes o&#249; le retable du Buisson Ardent r&#233;cemment restaur&#233;, surplombe le tombeau de ses entrailles.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;dl class='spip_document_107459 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43951_1-1c8f9.png?1774964219' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107459 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vestiges du mur gouttereau nord de l'&#233;glise m&#233;di&#233;vales des Carmes - Petite rue des Carmes, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s avant le retour de la paix, de nombreux chantiers de construction et de reconstruction s'ouvrent dans la ville, qui en remod&#232;lent largement la topographie. La documentation d'archives &#233;claire surtout les b&#226;timents religieux, mais il est vraisemblable que d'autres travaux, pas seulement d'embellissement, affectent le b&#226;ti civil, ne serait-ce que pour reloger la population qui a d&#251; abandonner les quartiers d&#233;truits et la ville des Tours. Dans les derni&#232;res d&#233;cennies du XIVe si&#232;cle, une nouvelle &#233;glise Sainte-Marie-Madeleine est &#233;lev&#233;e, voisine du nouveau couvent construit pour les Carmes, &#224; partir de 1358, non loin du palais. Un peu plus au nord, les Clarisses commencent en 1362 &#224; b&#226;tir leur couvent pr&#232;s de la place des Trois-Ormeaux (entre les rues Jaubert et Rifle-Rafle), tandis que les Dominicaines, apr&#232;s quelques temps de cohabitation difficile avec les fr&#232;res Pr&#234;cheurs, s'installent &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_12_le_troisieme_couvent_des_dominicaines.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;au bas de l'actuelle rue Mignet, en 1377&lt;/a&gt;. Tout au long du XVe si&#232;cle, les b&#226;timents conventuels connaissent de nombreuses r&#233;fections. Les mieux document&#233;es sont celles qui transforment l'&#233;glise des Augustins dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVe si&#232;cle et dotent leur couvent d'un second r&#233;fectoire, ainsi que celles qui se d&#233;roulent &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_15_sous_la_madeleine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;chez les Pr&#234;cheurs&lt;/a&gt; dont la nouvelle &#233;glise est consacr&#233;e en 1452. En 1415, un retour de la peste incite la ville &#224; offrir une &#233;glise &#224; saint S&#233;bastien pour d&#233;tourner l'&#233;pid&#233;mie. Elle est rapidement &#233;difi&#233;e sur la place du march&#233;, non sans &#233;corner quelques &#233;taux de l'Herberie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travaux de la cath&#233;drale progressent lentement. Le clocher entrepris en 1380, n'est termin&#233; qu'au d&#233;but du XVe si&#232;cle &#224; la fin duquel le chantier de la grande nef, interrompu depuis des d&#233;cennies, est enfin rouvert. En 1471, l'archev&#234;que Olivier de Pennard et le chapitre d&#233;cident la construction de la derni&#232;re trav&#233;e de la nef. Entreprise en avril 1472, elle est achev&#233;e en mars 1473. La construction du portail est plus lente. La premi&#232;re pierre est pos&#233;e par l'archev&#234;que en mars 1487, mais les derni&#232;res statues ne sont mises en place qu'en 1513.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107461 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43951_2-989da.png?1774964219' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107461 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan du Couvent des Carmes dress&#233; le 20 novembre 1782&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, des initiatives priv&#233;es multiplient les chapelles ouvertes aux flancs des &#233;glises, affect&#233;es &#224; la comm&#233;moration des d&#233;funts par un pr&#233;lat, une famille ou une confr&#233;rie. &#192; la cath&#233;drale, la plus ancienne plac&#233;e sous le vocable de sainte Catherine, est attest&#233;e d&#232;s 1317 sur le flanc sud de la nef de droite. On ne sait qui l'a fait b&#226;tir. Dans les ann&#233;es 1340, l'archev&#234;que Armand de Narc&#232;s fonde, &#224; l'ouest du ch&#339;ur, la chapelle Saint-Gr&#233;goire. Dans l'abside de cette m&#234;me nef, dans les premi&#232;res ann&#233;es du XVe si&#232;cle, l'apothicaire Raymond Filholi fonde une chapelle qui deviendra, en 1451, par acquisition, l'oratoire familial du chancelier Jean Martin. La chapelle Saint-Mitre-et-Saint-Nicolas que fait b&#226;tir, derri&#232;re le ch&#339;ur, l'archev&#234;que Avignon Nicolai en 1442/3, passe ensuite &#224; la famille du marchand Mitre de la Roque. Un caveau recouvert d'une pierre tombale, des armoiries appos&#233;es &#224; la clef de vo&#251;te, un retable et, parfois, des vitraux &#224; l'effigie du saint patron du ou des fondateurs, signent l'appartenance de ces oratoires. Ces chapelles prolif&#232;rent dans toutes les &#233;glises de la ville et les couvents de mendiants ne restent pas &#224; l'&#233;cart du mouvement : on en compte plus d'une dizaine chez les Augustins, notamment la chapelle de la confr&#233;rie des m&#233;tiers du cuir, d&#233;di&#233;e aux saints Cr&#233;pin et Cr&#233;pinien, et le roi Ren&#233; a la sienne aux Carmes o&#249; le retable du Buisson Ardent r&#233;cemment restaur&#233;, surplombe le tombeau de ses entrailles.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Naissance de la ville m&#233;di&#233;vale : la ville comtale</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Naissance-de-la-ville-medievale-la-ville-comtale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Naissance-de-la-ville-medievale-la-ville-comtale</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:20:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Comme pour le bourg Saint-Sauveur, nous connaissons le trac&#233; de la premi&#232;re enceinte de la ville comtale par la transaction de 1292, post&#233;rieure d'un si&#232;cle &#224; la division entre les deux parties de la ville. Mais &#224; cette date, l'enceinte est d&#233;bord&#233;e de toutes parts.
&lt;dl class='spip_document_107453 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH128/archeo43849_2-2-52b20.png?1777019040' width='180' height='128' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107453 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Aix et ses faubourgs - Etablissements monastiques et hospitaliers au XIIIe et XIVe si&#232;cles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1252, un censier du chapitre d&#233;nombre une quarantaine de maisons b&#226;ties, entre les rues actuelles du Bon-Pasteur et des Cordeliers, dans ce qui &#233;tait jusque-l&#224; des ferrages et qui sera bient&#244;t d&#233;nomm&#233; bourg des Anglais. &#192; l'ouest de la ville comtale, le long de la rue initialement nomm&#233;e des Fabres, c'est &#224; dire des forgerons &#8211; il s'agit de la partie haute de la rue des Cordeliers &#8211;, se d&#233;veloppe, au-del&#224; du portail d'Esquicha Moscas, un autre faubourg o&#249; s'installent d&#232;s avant 1245 les fr&#232;res Mineurs (ou Cordeliers). Tirant son nom de cette communaut&#233; de mendiants, le bourg des Cordeliers est enclos avant 1272. Au sud, l'&#233;glise Notre-Dame de Beauvezer b&#226;tie hors-les-murs au d&#233;part de la route de Marseille, est environn&#233;e de maisons d&#232;s 1254. Plus loin, un quartier neuf est attest&#233; en 1271, entre les portes de Marseille et de la Boucherie, avec, notamment, la rue qui a gard&#233; son nom m&#233;di&#233;val de Corta-Eyssada. C'est dans ce faubourg rapidement int&#233;gr&#233; au corps de ville, que les Augustins b&#226;tissent leur couvent, au bas d'une rue qui concentre les auberges. Plus au sud encore, &#233;galement dynamis&#233; par le passage de la route de Marseille, le bourguet Saint-Jacques se constitue d&#232;s avant le milieu du si&#232;cle. Un couvent de Sachets y est attest&#233; en 1251. Apr&#232;s la suppression de cet ordre au concile de Lyon (1274), Charles II d'Anjou installe &#224; cet emplacement, en 1292, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_11_un_couvent_royal_de_dominicaines.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le couvent des Dominicaines de Notre-Dame de Nazareth&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107455 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43949_2-93849.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107455 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La place des Pr&#234;cheurs - Extrait du plan de F. de Belleforest 1573/1575&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs h&#244;pitaux et &#339;uvres d'assistance sont &#233;tablis dans cette partie de la ville, dans la premi&#232;re moiti&#233; du XIIIe si&#232;cle : la maison de l'aum&#244;ne, l'h&#244;pital de Notre-Dame de Beauvezer, la maison du Saint-Esprit, l'h&#244;pital de Saint-Jacques et une l&#233;proserie. &#192; l'est, &#224; bonne distance de la ville, aux abords de l'&#233;glise b&#226;tie par les Hospitaliers &#224; la fin du XIIe si&#232;cle, le bourg Saint-Jean appara&#238;t dans la documentation en 1302. Au nord, la vieille &#233;glise de Saint-Sulpice est au c&#339;ur d'un &#171; bourguet &#187; connu d&#232;s 1275, bient&#244;t englob&#233; dans le bourg des Pr&#234;cheurs qui tire son nom &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_15_sous_la_madeleine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;du couvent voisin des dominicains&lt;/a&gt;. Il se prolonge vers la porte et le bourg d'En Caille attest&#233; d&#232;s 1272, par la rue de Guillaume Rabet (ou d'En Rabet) elle-m&#234;me signal&#233;e l'ann&#233;e suivante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les dates rep&#232;res utilis&#233;es pour baliser la progression du tissu urbain ne proc&#232;dent pas du seul hasard documentaire. Tout indique que le XIIIe si&#232;cle, apr&#232;s l'installation du comte et de sa cour au d&#233;but du si&#232;cle dans le palais situ&#233; &#224; l'emplacement du palais de justice Verdun, et dont les constructions englobent les tours romaines de l'antique porte d'Italie, est la grande &#233;poque de la croissance urbaine. Au milieu du si&#232;cle, Aix compte neuf h&#244;pitaux, &#224; peine moins qu'Arles &#224; la m&#234;me &#233;poque et autant que Marseille. Dans les derni&#232;res d&#233;cennies du si&#232;cle, de grands chantiers transforment &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.10_la_commanderie_saint-jean-de-jerusalem-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'&#233;glise des Hospitaliers&lt;/a&gt; et la cath&#233;drale en s'inspirant de l'architecture d'&#206;le-de-France et l'on &#233;difie le couvent des Dominicaines pr&#233;vu pour loger cent s&#339;urs et abriter un second palais comtal. Dans les ann&#233;es 1270, la capitale devient, ainsi, une ville &#224; quatre couvents de Mendiants, ce qui la range parmi les grandes villes d'Occident. On conna&#238;t seulement le chiffre des feux d'albergue, d&#233;nombr&#233;s en 1321 dans la ville comtale, mais une s&#233;rie d'hypoth&#232;ses r&#233;int&#233;grant les nombreux exempts de cet imp&#244;t et les populations du bourg et de la ville des Tours, autorise &#224; proposer un chiffre de 15 000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce contexte d'essor d&#233;mographique et urbain g&#233;n&#233;ral &#224; l'Occident, voit l'&#233;mergence &#224; Aix, dans le courant du XIIIe si&#232;cle, des institutions communales. Le conseil et son autorit&#233; sur la ville se sont mis en place lentement. C'est seulement en 1245 que la comtesse B&#233;atrix conc&#232;de &#224; la ville des franchises bient&#244;t confirm&#233;es par son mari Charles Ier, et il faut attendre 1293 pour voir appara&#238;tre un conseil et des syndics dont les d&#233;cisions sont prises sous le contr&#244;le du viguier qui repr&#233;sente le comte. Longtemps limit&#233;e &#224; la seule ville comtale, leur autorit&#233; s'&#233;largit &#224; l'ensemble de la cit&#233;, apr&#232;s la fusion administrative avec la ville des Tours r&#233;alis&#233;e au milieu du XIVe si&#232;cle, et l'union de la ville et du bourg Saint-Sauveur en 1357. La maison commune est &#233;lev&#233;e la m&#234;me ann&#233;e, au pied du beffroi, pr&#233;cis&#233;ment &#224; la rencontre des deux anciens bourgs, &#224; pr&#233;sent r&#233;unis derri&#232;re la m&#234;me enceinte. Ce gouvernement est domin&#233; par les marchands, les notaires et les juristes. D&#232;s 1350, les syndics sont assist&#233;s par un assesseur toujours pris parmi les hommes de loi.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107457 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43949_3-eabbf.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107457 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue de la Tourreluque&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar du bourg &#233;piscopal, le tissu urbain du c&#339;ur de la ville comtale est assez serr&#233;. On n'y trouve qu'une place, souvent d&#233;sign&#233;e comme &#171; la place &#187; et parfois &#171; la place du march&#233; &#187;. C'est l'actuelle place aux Herbes sur laquelle le conseil de ville fait b&#226;tir, en 1362, une halle couverte pour le march&#233; aux l&#233;gumes, l'Herberie. Comme dans le bourg, les places qui sont aujourd'hui visibles (place Richelme ou de la mairie), ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es &#224; l'&#201;poque moderne en d&#233;truisant des &#238;lots d'habitat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tissu urbain est plus l&#226;che dans les nouveaux faubourgs a&#233;r&#233;s par des jardins et des cours, ce qui facilitera le remodelage du XIVe si&#232;cle, lorsqu'il fallut d&#233;truire l'&#233;glise Sainte-Marie-Madeleine et les couvents des Carmes, des Dominicaines et des Clarisses, tous situ&#233;s hors des murs de la ville, et les r&#233;installer aux abords du palais comtal. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.10_la_commanderie_saint-jean-de-jerusalem-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Les Hospitaliers&lt;/a&gt; qui ont fortifi&#233; leur &#233;glise &#233;chappent seuls &#224; ce grand d&#233;m&#233;nagement. La mont&#233;e de l'ins&#233;curit&#233; &#224; partir de 1348 qui explique ces d&#233;molitions &#8211; il fallait &#233;viter que ces b&#226;timents hors-les-murs servent de points d'appui &#224; des assaillants &#8211;, est aussi &#224; l'origine de la construction de l'enceinte enfermant, entre 1351 et 1375, dans le m&#234;me mur la ville comtale et le bourg Saint-Sauveur. Parmi les fragments de ces remparts et des tours qui en scandent le trac&#233;, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_2_fragments_d_enceinte_visibles_et_invisibles-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la Tourreluque&lt;/a&gt; est, aujourd'hui, le t&#233;moin le plus important.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Comme pour le bourg Saint-Sauveur, nous connaissons le trac&#233; de la premi&#232;re enceinte de la ville comtale par la transaction de 1292, post&#233;rieure d'un si&#232;cle &#224; la division entre les deux parties de la ville. Mais &#224; cette date, l'enceinte est d&#233;bord&#233;e de toutes parts.
&lt;dl class='spip_document_107453 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH357/archeo43849_2-2-4ab58.png?1777019040' width='500' height='357' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107453 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Aix et ses faubourgs - Etablissements monastiques et hospitaliers au XIIIe et XIVe si&#232;cles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En 1252, un censier du chapitre d&#233;nombre une quarantaine de maisons b&#226;ties, entre les rues actuelles du Bon-Pasteur et des Cordeliers, dans ce qui &#233;tait jusque-l&#224; des ferrages et qui sera bient&#244;t d&#233;nomm&#233; bourg des Anglais. &#192; l'ouest de la ville comtale, le long de la rue initialement nomm&#233;e des Fabres, c'est &#224; dire des forgerons &#8211; il s'agit de la partie haute de la rue des Cordeliers &#8211;, se d&#233;veloppe, au-del&#224; du portail d'Esquicha Moscas, un autre faubourg o&#249; s'installent d&#232;s avant 1245 les fr&#232;res Mineurs (ou Cordeliers). Tirant son nom de cette communaut&#233; de mendiants, le bourg des Cordeliers est enclos avant 1272. Au sud, l'&#233;glise Notre-Dame de Beauvezer b&#226;tie hors-les-murs au d&#233;part de la route de Marseille, est environn&#233;e de maisons d&#232;s 1254. Plus loin, un quartier neuf est attest&#233; en 1271, entre les portes de Marseille et de la Boucherie, avec, notamment, la rue qui a gard&#233; son nom m&#233;di&#233;val de Corta-Eyssada. C'est dans ce faubourg rapidement int&#233;gr&#233; au corps de ville, que les Augustins b&#226;tissent leur couvent, au bas d'une rue qui concentre les auberges. Plus au sud encore, &#233;galement dynamis&#233; par le passage de la route de Marseille, le bourguet Saint-Jacques se constitue d&#232;s avant le milieu du si&#232;cle. Un couvent de Sachets y est attest&#233; en 1251. Apr&#232;s la suppression de cet ordre au concile de Lyon (1274), Charles II d'Anjou installe &#224; cet emplacement, en 1292, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_11_un_couvent_royal_de_dominicaines.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le couvent des Dominicaines de Notre-Dame de Nazareth&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107455 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43949_2-cc26d.png?1774963794' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107455 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;La place des Pr&#234;cheurs - Extrait du plan de F. de Belleforest 1573/1575&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs h&#244;pitaux et &#339;uvres d'assistance sont &#233;tablis dans cette partie de la ville, dans la premi&#232;re moiti&#233; du XIIIe si&#232;cle : la maison de l'aum&#244;ne, l'h&#244;pital de Notre-Dame de Beauvezer, la maison du Saint-Esprit, l'h&#244;pital de Saint-Jacques et une l&#233;proserie. &#192; l'est, &#224; bonne distance de la ville, aux abords de l'&#233;glise b&#226;tie par les Hospitaliers &#224; la fin du XIIe si&#232;cle, le bourg Saint-Jean appara&#238;t dans la documentation en 1302. Au nord, la vieille &#233;glise de Saint-Sulpice est au c&#339;ur d'un &#171; bourguet &#187; connu d&#232;s 1275, bient&#244;t englob&#233; dans le bourg des Pr&#234;cheurs qui tire son nom &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_15_sous_la_madeleine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;du couvent voisin des dominicains&lt;/a&gt;. Il se prolonge vers la porte et le bourg d'En Caille attest&#233; d&#232;s 1272, par la rue de Guillaume Rabet (ou d'En Rabet) elle-m&#234;me signal&#233;e l'ann&#233;e suivante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les dates rep&#232;res utilis&#233;es pour baliser la progression du tissu urbain ne proc&#232;dent pas du seul hasard documentaire. Tout indique que le XIIIe si&#232;cle, apr&#232;s l'installation du comte et de sa cour au d&#233;but du si&#232;cle dans le palais situ&#233; &#224; l'emplacement du palais de justice Verdun, et dont les constructions englobent les tours romaines de l'antique porte d'Italie, est la grande &#233;poque de la croissance urbaine. Au milieu du si&#232;cle, Aix compte neuf h&#244;pitaux, &#224; peine moins qu'Arles &#224; la m&#234;me &#233;poque et autant que Marseille. Dans les derni&#232;res d&#233;cennies du si&#232;cle, de grands chantiers transforment &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.10_la_commanderie_saint-jean-de-jerusalem-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'&#233;glise des Hospitaliers&lt;/a&gt; et la cath&#233;drale en s'inspirant de l'architecture d'&#206;le-de-France et l'on &#233;difie le couvent des Dominicaines pr&#233;vu pour loger cent s&#339;urs et abriter un second palais comtal. Dans les ann&#233;es 1270, la capitale devient, ainsi, une ville &#224; quatre couvents de Mendiants, ce qui la range parmi les grandes villes d'Occident. On conna&#238;t seulement le chiffre des feux d'albergue, d&#233;nombr&#233;s en 1321 dans la ville comtale, mais une s&#233;rie d'hypoth&#232;ses r&#233;int&#233;grant les nombreux exempts de cet imp&#244;t et les populations du bourg et de la ville des Tours, autorise &#224; proposer un chiffre de 15 000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce contexte d'essor d&#233;mographique et urbain g&#233;n&#233;ral &#224; l'Occident, voit l'&#233;mergence &#224; Aix, dans le courant du XIIIe si&#232;cle, des institutions communales. Le conseil et son autorit&#233; sur la ville se sont mis en place lentement. C'est seulement en 1245 que la comtesse B&#233;atrix conc&#232;de &#224; la ville des franchises bient&#244;t confirm&#233;es par son mari Charles Ier, et il faut attendre 1293 pour voir appara&#238;tre un conseil et des syndics dont les d&#233;cisions sont prises sous le contr&#244;le du viguier qui repr&#233;sente le comte. Longtemps limit&#233;e &#224; la seule ville comtale, leur autorit&#233; s'&#233;largit &#224; l'ensemble de la cit&#233;, apr&#232;s la fusion administrative avec la ville des Tours r&#233;alis&#233;e au milieu du XIVe si&#232;cle, et l'union de la ville et du bourg Saint-Sauveur en 1357. La maison commune est &#233;lev&#233;e la m&#234;me ann&#233;e, au pied du beffroi, pr&#233;cis&#233;ment &#224; la rencontre des deux anciens bourgs, &#224; pr&#233;sent r&#233;unis derri&#232;re la m&#234;me enceinte. Ce gouvernement est domin&#233; par les marchands, les notaires et les juristes. D&#232;s 1350, les syndics sont assist&#233;s par un assesseur toujours pris parmi les hommes de loi.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107457 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43949_3-1fda0.png?1774963794' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107457 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue de la Tourreluque&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar du bourg &#233;piscopal, le tissu urbain du c&#339;ur de la ville comtale est assez serr&#233;. On n'y trouve qu'une place, souvent d&#233;sign&#233;e comme &#171; la place &#187; et parfois &#171; la place du march&#233; &#187;. C'est l'actuelle place aux Herbes sur laquelle le conseil de ville fait b&#226;tir, en 1362, une halle couverte pour le march&#233; aux l&#233;gumes, l'Herberie. Comme dans le bourg, les places qui sont aujourd'hui visibles (place Richelme ou de la mairie), ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es &#224; l'&#201;poque moderne en d&#233;truisant des &#238;lots d'habitat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tissu urbain est plus l&#226;che dans les nouveaux faubourgs a&#233;r&#233;s par des jardins et des cours, ce qui facilitera le remodelage du XIVe si&#232;cle, lorsqu'il fallut d&#233;truire l'&#233;glise Sainte-Marie-Madeleine et les couvents des Carmes, des Dominicaines et des Clarisses, tous situ&#233;s hors des murs de la ville, et les r&#233;installer aux abords du palais comtal. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.10_la_commanderie_saint-jean-de-jerusalem-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Les Hospitaliers&lt;/a&gt; qui ont fortifi&#233; leur &#233;glise &#233;chappent seuls &#224; ce grand d&#233;m&#233;nagement. La mont&#233;e de l'ins&#233;curit&#233; &#224; partir de 1348 qui explique ces d&#233;molitions &#8211; il fallait &#233;viter que ces b&#226;timents hors-les-murs servent de points d'appui &#224; des assaillants &#8211;, est aussi &#224; l'origine de la construction de l'enceinte enfermant, entre 1351 et 1375, dans le m&#234;me mur la ville comtale et le bourg Saint-Sauveur. Parmi les fragments de ces remparts et des tours qui en scandent le trac&#233;, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_2_fragments_d_enceinte_visibles_et_invisibles-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la Tourreluque&lt;/a&gt; est, aujourd'hui, le t&#233;moin le plus important.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Naissance de la ville m&#233;di&#233;vale : le Bourg Saint-Sauveur</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Naissance-de-la-ville-medievale-le-Bourg-Saint-Sauveur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Naissance-de-la-ville-medievale-le-Bourg-Saint-Sauveur</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:20:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La ville m&#233;di&#233;vale d'Aix s'est constitu&#233;e &#224; partir de trois noyaux urbains dont l'un, la ville des Tours, est situ&#233; &#224; plus d'un kilom&#232;tre &#224; l'ouest des deux autres qui sont rest&#233;s longtemps voisins avant de devenir contigus, le bourg Saint-Sauveur et la ville comtale. Il y a l&#224; une situation originale dans l'espace fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107447 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH96/archeo43947_1-4678a.png?1777019040' width='180' height='96' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107447 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Aix ville tripartite des XIe-XIIe si&#232;cles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Chacun de ces &#233;l&#233;ments rel&#232;ve d'une seigneurie distincte. Le bourg Saint-Sauveur, dit aussi de la pr&#233;v&#244;t&#233;, d&#233;pend du chapitre et porte le nom de son chef, le pr&#233;v&#244;t. La ville comtale appartient au comte de Provence dont elle porte les armes. La ville (ou villa) des Tours, dite encore ville basse, est, quant &#224; elle, partag&#233;e entre quatre seigneurs : la famille de Fos, une branche de la maison des Porcelet &#224; laquelle succ&#232;dent les Agout, le comte de Provence et l'archev&#234;que d'Aix dont la part est la plus importante, ce qui justifie que l'on parle couramment de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_6_le_lent_devoilement_d_une_ville_morte.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la &#171; ville des Tours de l'archev&#234;que &#187;&lt;/a&gt; . Cette derni&#232;re, isol&#233;e des deux autres agglom&#233;rations, dispara&#238;t dans les derni&#232;res ann&#233;es du XIVe si&#232;cle et seuls le bourg et la ville comtale serviront d'ancrage aux d&#233;veloppements ult&#233;rieurs de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bourg Saint-Sauveur est l'ensemble des &#171; maisons b&#226;ties et qui seront construites dans l'alleu de Saint-Sauveur et de Sainte-Marie &#187;, autour de ces &#233;glises que l'archev&#234;que Pierre II Gaufridi donne au chapitre cath&#233;dral entre 1082 et 1096, avec l'&#233;glise Saint-Andr&#233; situ&#233;e plus au nord, au-del&#224; des murs de la cit&#233; (actuelle &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.13_la_chapelle_notre-dame_de_consoloation.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Notre-Dame-de-Consolation&lt;/a&gt;). En 1185, le comte Alphonse Ier abandonne au chapitre de Saint-Sauveur, toute juridiction sur cette agglom&#233;ration. C'est sans doute alors qu'est entreprise la construction d'une muraille qui, prenant appui sur la courtine orientale de la fortification antique, s&#233;pare le bourg du reste de la ville. On en conna&#238;t le parcours par une transaction conclue en 1292, entre Charles II et le pr&#233;v&#244;t de Saint-Sauveur. La plupart des portes mentionn&#233;es dans ce document sont attest&#233;es avant la fin du XIIIe si&#232;cle dans la documentation, et m&#234;me d&#232;s 1235 pour la porte d'En Caille ouverte &#224; l'extr&#233;mit&#233; de la rue Campra. Si ont pu lui &#234;tre attribu&#233;s les restes de la porte qui fait face au &#171; grand horloge &#187;, cette enceinte est surtout marqu&#233;e par le trac&#233; ovale des rues des Menudi&#232;res, des Guerriers, Venel et Paul-Bert, qui appara&#238;t sur le plan cadastral et sur les photographies a&#233;riennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bourg est travers&#233;, du nord au sud, par une &#171; rue droite &#187; (rues Jacques-de-la-Roque et Gaston-de-Saporta) qui se prolonge, au sud, au-del&#224; du rempart, par la rue droite de la ville comtale (rue Mar&#233;chal-Foch). Une part importante de l'espace fortifi&#233; est occup&#233;e par la cath&#233;drale et le claustrum ou enclos qui enferme les b&#226;timents canoniaux. Le cimeti&#232;re qui s'&#233;tend autour de l'&#233;glise, sera amput&#233; par les chapelles &#233;difi&#233;es au bas Moyen &#194;ge le long de la nef Notre-Dame et ce qui en subsiste sera &#224; nouveau grignot&#233; jusqu'&#224; dispara&#238;tre au d&#233;but du XVIIIe si&#232;cle. Il a &#233;t&#233; reconnu en 1993, au chevet de la cath&#233;drale, dans le jardin Campra, et plus r&#233;cemment, en 2008, au contact du mur gouttereau nord. Ce cimeti&#232;re se prolongeait devant la fa&#231;ade de la cath&#233;drale mais sera abandonn&#233; lors de la cr&#233;ation, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, de la place neuve de Saint-Sauveur (aujourd'hui de l'Universit&#233;). Le palais de l'archev&#234;que, situ&#233; &#224; l'est de la cath&#233;drale depuis la basse Antiquit&#233;, a &#233;t&#233; r&#233;nov&#233; au XIIIe si&#232;cle sous les archev&#234;ques de la famille des Visdomini et &#224; nouveau transform&#233; sous l'&#233;piscopat d'Olivier de Pennard &#224; la fin du XVe si&#232;cle. Il semble qu'il ait &#233;t&#233; entre-temps abandonn&#233; au profit du palais situ&#233; dans la ville des Tours, l'archev&#234;que se contentant d'avoir un pied-&#224;-terre dans le bourg, d'abord sur la rue droite, puis dans l'h&#244;tel de la Pr&#233;v&#244;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; du complexe cath&#233;dral et du palais de l'archev&#234;que, l'habitat du bourg Saint-Sauveur s'organise autour d'un r&#233;seau de rues dont le trac&#233; est partiellement h&#233;rit&#233; de l'Antiquit&#233; (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_5_le_cardo_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Cardo maximus&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_6_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Decumanus maximus&lt;/a&gt;). Le tissu urbain y est tr&#232;s serr&#233;, seulement a&#233;r&#233; par le cimeti&#232;re du parvis, jusqu'&#224; l'ouverture avant 1741 de l'actuelle place des martyrs de la R&#233;sistance, occup&#233;e jusqu'alors par un ensemble de maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul-Albert F&#233;vrier a longtemps pens&#233;, comme il l'&#233;crivait dans sa th&#232;se, que le bourg Saint-Sauveur avait exist&#233; le premier et que la ville comtale n'en &#233;tait qu'un faubourg. Mais il &#233;tait g&#234;n&#233; par le texte du polyptique de l'archev&#234;que Pons, qui mentionne, &#224; la fin du XIe si&#232;cle, un mur de la cit&#233; proche de l'&#233;glise Saint-Sulpice (rue de Montigny), tr&#232;s au sud de l'espace urbain du bourg Saint-Sauveur. Il en est venu, plus tard, &#224; admettre que &#171; la vie urbaine s'est reconstitu&#233;e tardivement &#224; partir des trois p&#244;les que sont les tours du futur palais comtal, Notre-Dame de la Seds et Saint-Sauveur &#187; et que la ville comtale n'&#233;tait pas une excroissance du bourg cath&#233;dral, mais bien un &#233;tablissement autonome. &#192; l'appui de cette vision de la constitution de l'espace urbain, on notera que, parmi les &#233;glises donn&#233;es au chapitre &#224; la fin du XIe si&#232;cle, celles, peu nombreuses, qui sont situ&#233;es dans la ville comtale, sont des &#233;difices de faible capacit&#233; et que l'&#233;glise Sainte-Marie-Madeleine, seul sanctuaire important de ce bourg n'appara&#238;t pas avant le XIIIe si&#232;cle. Elle ne porte pas le titre d'&#233;glise paroissiale avant la fin de ce si&#232;cle et le chapitre qui nomme son cur&#233;, consid&#232;re toute la ville comme le territoire de sa paroisse. Elle est flanqu&#233;e d'un h&#244;pital fond&#233; entre 1249 et 1251.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-au-Moyen-age-et-a-l-Epoque-moderne" rel="directory"&gt;Aix au Moyen &#226;ge et &#224; l'Epoque moderne&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La ville m&#233;di&#233;vale d'Aix s'est constitu&#233;e &#224; partir de trois noyaux urbains dont l'un, la ville des Tours, est situ&#233; &#224; plus d'un kilom&#232;tre &#224; l'ouest des deux autres qui sont rest&#233;s longtemps voisins avant de devenir contigus, le bourg Saint-Sauveur et la ville comtale. Il y a l&#224; une situation originale dans l'espace fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107447 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH268/archeo43947_1-460c0.png?1777019040' width='500' height='268' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107447 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Aix ville tripartite des XIe-XIIe si&#232;cles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Chacun de ces &#233;l&#233;ments rel&#232;ve d'une seigneurie distincte. Le bourg Saint-Sauveur, dit aussi de la pr&#233;v&#244;t&#233;, d&#233;pend du chapitre et porte le nom de son chef, le pr&#233;v&#244;t. La ville comtale appartient au comte de Provence dont elle porte les armes. La ville (ou villa) des Tours, dite encore ville basse, est, quant &#224; elle, partag&#233;e entre quatre seigneurs : la famille de Fos, une branche de la maison des Porcelet &#224; laquelle succ&#232;dent les Agout, le comte de Provence et l'archev&#234;que d'Aix dont la part est la plus importante, ce qui justifie que l'on parle couramment de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8_6_le_lent_devoilement_d_une_ville_morte.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la &#171; ville des Tours de l'archev&#234;que &#187;&lt;/a&gt; . Cette derni&#232;re, isol&#233;e des deux autres agglom&#233;rations, dispara&#238;t dans les derni&#232;res ann&#233;es du XIVe si&#232;cle et seuls le bourg et la ville comtale serviront d'ancrage aux d&#233;veloppements ult&#233;rieurs de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bourg Saint-Sauveur est l'ensemble des &#171; maisons b&#226;ties et qui seront construites dans l'alleu de Saint-Sauveur et de Sainte-Marie &#187;, autour de ces &#233;glises que l'archev&#234;que Pierre II Gaufridi donne au chapitre cath&#233;dral entre 1082 et 1096, avec l'&#233;glise Saint-Andr&#233; situ&#233;e plus au nord, au-del&#224; des murs de la cit&#233; (actuelle &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.13_la_chapelle_notre-dame_de_consoloation.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Notre-Dame-de-Consolation&lt;/a&gt;). En 1185, le comte Alphonse Ier abandonne au chapitre de Saint-Sauveur, toute juridiction sur cette agglom&#233;ration. C'est sans doute alors qu'est entreprise la construction d'une muraille qui, prenant appui sur la courtine orientale de la fortification antique, s&#233;pare le bourg du reste de la ville. On en conna&#238;t le parcours par une transaction conclue en 1292, entre Charles II et le pr&#233;v&#244;t de Saint-Sauveur. La plupart des portes mentionn&#233;es dans ce document sont attest&#233;es avant la fin du XIIIe si&#232;cle dans la documentation, et m&#234;me d&#232;s 1235 pour la porte d'En Caille ouverte &#224; l'extr&#233;mit&#233; de la rue Campra. Si ont pu lui &#234;tre attribu&#233;s les restes de la porte qui fait face au &#171; grand horloge &#187;, cette enceinte est surtout marqu&#233;e par le trac&#233; ovale des rues des Menudi&#232;res, des Guerriers, Venel et Paul-Bert, qui appara&#238;t sur le plan cadastral et sur les photographies a&#233;riennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bourg est travers&#233;, du nord au sud, par une &#171; rue droite &#187; (rues Jacques-de-la-Roque et Gaston-de-Saporta) qui se prolonge, au sud, au-del&#224; du rempart, par la rue droite de la ville comtale (rue Mar&#233;chal-Foch). Une part importante de l'espace fortifi&#233; est occup&#233;e par la cath&#233;drale et le claustrum ou enclos qui enferme les b&#226;timents canoniaux. Le cimeti&#232;re qui s'&#233;tend autour de l'&#233;glise, sera amput&#233; par les chapelles &#233;difi&#233;es au bas Moyen &#194;ge le long de la nef Notre-Dame et ce qui en subsiste sera &#224; nouveau grignot&#233; jusqu'&#224; dispara&#238;tre au d&#233;but du XVIIIe si&#232;cle. Il a &#233;t&#233; reconnu en 1993, au chevet de la cath&#233;drale, dans le jardin Campra, et plus r&#233;cemment, en 2008, au contact du mur gouttereau nord. Ce cimeti&#232;re se prolongeait devant la fa&#231;ade de la cath&#233;drale mais sera abandonn&#233; lors de la cr&#233;ation, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, de la place neuve de Saint-Sauveur (aujourd'hui de l'Universit&#233;). Le palais de l'archev&#234;que, situ&#233; &#224; l'est de la cath&#233;drale depuis la basse Antiquit&#233;, a &#233;t&#233; r&#233;nov&#233; au XIIIe si&#232;cle sous les archev&#234;ques de la famille des Visdomini et &#224; nouveau transform&#233; sous l'&#233;piscopat d'Olivier de Pennard &#224; la fin du XVe si&#232;cle. Il semble qu'il ait &#233;t&#233; entre-temps abandonn&#233; au profit du palais situ&#233; dans la ville des Tours, l'archev&#234;que se contentant d'avoir un pied-&#224;-terre dans le bourg, d'abord sur la rue droite, puis dans l'h&#244;tel de la Pr&#233;v&#244;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; du complexe cath&#233;dral et du palais de l'archev&#234;que, l'habitat du bourg Saint-Sauveur s'organise autour d'un r&#233;seau de rues dont le trac&#233; est partiellement h&#233;rit&#233; de l'Antiquit&#233; (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_5_le_cardo_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Cardo maximus&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_6_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Decumanus maximus&lt;/a&gt;). Le tissu urbain y est tr&#232;s serr&#233;, seulement a&#233;r&#233; par le cimeti&#232;re du parvis, jusqu'&#224; l'ouverture avant 1741 de l'actuelle place des martyrs de la R&#233;sistance, occup&#233;e jusqu'alors par un ensemble de maisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul-Albert F&#233;vrier a longtemps pens&#233;, comme il l'&#233;crivait dans sa th&#232;se, que le bourg Saint-Sauveur avait exist&#233; le premier et que la ville comtale n'en &#233;tait qu'un faubourg. Mais il &#233;tait g&#234;n&#233; par le texte du polyptique de l'archev&#234;que Pons, qui mentionne, &#224; la fin du XIe si&#232;cle, un mur de la cit&#233; proche de l'&#233;glise Saint-Sulpice (rue de Montigny), tr&#232;s au sud de l'espace urbain du bourg Saint-Sauveur. Il en est venu, plus tard, &#224; admettre que &#171; la vie urbaine s'est reconstitu&#233;e tardivement &#224; partir des trois p&#244;les que sont les tours du futur palais comtal, Notre-Dame de la Seds et Saint-Sauveur &#187; et que la ville comtale n'&#233;tait pas une excroissance du bourg cath&#233;dral, mais bien un &#233;tablissement autonome. &#192; l'appui de cette vision de la constitution de l'espace urbain, on notera que, parmi les &#233;glises donn&#233;es au chapitre &#224; la fin du XIe si&#232;cle, celles, peu nombreuses, qui sont situ&#233;es dans la ville comtale, sont des &#233;difices de faible capacit&#233; et que l'&#233;glise Sainte-Marie-Madeleine, seul sanctuaire important de ce bourg n'appara&#238;t pas avant le XIIIe si&#232;cle. Elle ne porte pas le titre d'&#233;glise paroissiale avant la fin de ce si&#232;cle et le chapitre qui nomme son cur&#233;, consid&#232;re toute la ville comme le territoire de sa paroisse. Elle est flanqu&#233;e d'un h&#244;pital fond&#233; entre 1249 et 1251.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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