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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>L'entr&#233;e des morts dans la ville</title>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107443 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43945_2-22073.png?1777019040' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107443 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue de l'un des b&#226;timents d&#233;couverts le long du cours Gambetta en 1983/1984&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un autre signe de l'importance croissante du christianisme au sein de la soci&#233;t&#233; de l'Antiquit&#233; tardive est l'&#233;volution constat&#233;e dans le rapport &#224; la mort et tout particuli&#232;rement dans le choix des lieux de s&#233;pultures. Il ne faudrait pas croire pour autant que les signes religieux furent d'embl&#233;e manifestes dans les tombes. Bien au contraire, celles-ci rev&#234;tent longtemps le m&#234;me aspect qu'auparavant tant dans leur architecture que par la vari&#233;t&#233; de leurs orientations, et les d&#233;p&#244;ts y sont rares et pas n&#233;cessairement significatifs, ce qui rend difficile, pour ne pas dire impossible le plus souvent de d&#233;terminer la confession, pa&#239;enne ou chr&#233;tienne, des d&#233;funts. Il est jusqu'&#224; la disposition des corps qui appara&#238;t relativement vari&#233;e. D&#233;j&#224; en vigueur au IIIe si&#232;cle, le recours &#224; un sarcophage ne caract&#233;rise pas n&#233;cessairement d'autre part une tombe chr&#233;tienne, sauf s'il porte un d&#233;cor explicite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les s&#233;pultures qui ont r&#233;investi &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_6_une_necropole_de_l_antiquite_tardive.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la n&#233;cropole sud de la ville&lt;/a&gt; sont un bon exemple du caract&#232;re atypique des modes d'ensevelissement entre le IIIe et le VIe si&#232;cle. Dans le cas pr&#233;sent, on ne saurait dire si l'absence d'orientation des corps r&#233;v&#232;le une forme de paganisme ou si elle ne fut pas plus simplement dict&#233;e par la topographie, en l'occurrence celle impos&#233;e par les enclos et mausol&#233;es d'&#226;ge imp&#233;rial au sein ou aux abords desquels les tombes ont &#233;t&#233; implant&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si les cimeti&#232;res p&#233;riph&#233;riques du Haut-Empire continuent d'&#234;tre fr&#233;quent&#233;s, ainsi qu'en attestent les nombreuses tombes tardives qui y ont &#233;t&#233; recens&#233;es, tant &#224; l'ouest de la ville qu'au sud ou encore au sud-est, le long de la voie Aur&#233;lienne, on assiste alors &#224; un ph&#233;nom&#232;ne particulier, l'entr&#233;e des s&#233;pultures au sein de l'aire urbanis&#233;e. Impensable lors de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente, cette disposition marque un changement radical des mentalit&#233;s, puisqu'il rompt avec un tabou qui a longtemps interdit que vivants et morts se c&#244;toient au sein des limites sacr&#233;es du pomoerium qui confine toute ville antique. La p&#233;n&#233;tration des s&#233;pultures intra-muros reste toutefois limit&#233;e &#224; des espaces particuliers, intimement li&#233;s &#224; des &#233;difices religieux (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.28_le_cimetiere_de_l_eglise_saint-laurent.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Cimeti&#232;re de l'Eglise Saint-Laurent&lt;/a&gt;, Cimeti&#232;re de pauvres et de supplici&#233;s ). Il en va ainsi de la cath&#233;drale qui a d&#232;s lors commenc&#233; d'accueillir des tombes, sans doute privil&#233;gi&#233;es. Ce n'est toutefois pas avant le Moyen &#194;ge que de v&#233;ritables cimeti&#232;res se d&#233;velopperont aupr&#232;s des lieux de culte.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107445 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43945_1-410e4.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107445 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Inhumation en sarcophage, install&#233;e contre l'un des b&#226;timents d&#233;couverts le long du cours Gambetta en 1983/1984&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est aux abords de la ville cependant que les &#233;difices chr&#233;tiens ont sans doute le plus remodel&#233; le paysage. En lieu et place des alignements de tombeaux que longeaient les voyageurs &#224; leur entr&#233;e dans la ville, les s&#233;pultures se sont regroup&#233;es autour de basiliques ou cellae memoriae, ou install&#233;es en leur sein. Les villes d'Arles et de Marseille offrent de beaux exemples de cette nouvelle fa&#231;on d'investir les lieux fun&#233;raires et, &#224; Aix-en-Provence, le cimeti&#232;re d&#233;couvert en bordure de la voie Aur&#233;lienne, en 1983-1984, fournit une image explicite de ce ph&#233;nom&#232;ne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, au moins deux cellae memoriae ont &#233;t&#233; b&#226;ties &#224; l'emplacement d'une ancienne auberge abandonn&#233;e, au cours du Ve si&#232;cle. Il s'agit d'&#233;difices de dimensions assez importantes et de plan rectangulaire allong&#233;, que termine &#224; l'est une abside carr&#233;e. C'est moins la nature des s&#233;pultures qui rend compte de leur caract&#232;re chr&#233;tien, que leur lien &#233;vident avec ces b&#226;timents aux abords ou &#224; l'int&#233;rieur desquels elles ont &#233;t&#233; install&#233;es. Quoi qu'on en ait un temps pens&#233;, il faut cependant renoncer &#224; identifier ces cellae memoriae avec les basiliques cim&#233;t&#233;riales de Saint-Pierre, Saint-Etienne et Saint-Sauveur attest&#233;es par des textes m&#233;di&#233;vaux qui les localisent en bordure de la voie Aur&#233;lienne, au lieu-dit Le Puy, soit sur une l&#233;g&#232;re &#233;minence qui correspondrait bien au site de l'actuel cimeti&#232;re Saint-Pierre. Elles sont en effet &#224; l'&#233;cart de cette butte et il est d&#233;licat, en outre, de rapporter &#224; l'Antiquit&#233; tardive une situation m&#233;di&#233;vale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'Antiquit&#233; tardive, un autre cimeti&#232;re a r&#233;investi une n&#233;cropole du Haut-Empire, au nord-ouest de la ville, dans le secteur de la ville m&#233;di&#233;vale des Tours. Il a &#233;t&#233;, &#224; diverses reprises, reconnu au voisinage de l'&#233;glise Saint-Laurent o&#249; une inscription m&#233;di&#233;vale (du Xe si&#232;cle ?) rapporte qu'ont repos&#233;, jusqu'au transfert de leurs restes &#224; la cath&#233;drale, deux personnages qualifi&#233;s de &#171; saints &#187;, l'&#233;v&#234;que Menelfalius et Armentarius. Ce cimeti&#232;re est sans doute &#224; mettre en relation avec l'occupation qui s'est maintenue aux abords du th&#233;&#226;tre et de la porte d'Arles, comme on peut penser que celui mis au jour en bordure du cours Gambetta &#233;tait li&#233; &#224; l'autre noyau d'occupation suppos&#233; &#224; l'emplacement de la porte d'Arles et peut-&#234;tre aussi de l'amphith&#233;&#226;tre suppos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de ces n&#233;cropoles alentour de la ville, il reste &#224; d&#233;couvrir le monument fun&#233;raire de saint Mitre qu'une Vie, &#233;crite &#224; la fin de l'Antiquit&#233; tardive afin de doter Aix d'un saint qui puisse (plus ou moins) rivaliser avec Gen&#232;s d'Arles et Victor de Marseille, situe &#171; proche du rempart &#187;, sans plus pr&#233;ciser sa localisation et sa configuration. Du moins sait-on par un autre t&#233;moignage &#8211; celui de Gr&#233;goire de Tours (&#192; la Gloire des Confesseurs, 70) &#8211; que le secours de Mitre &#233;tait tr&#232;s recherch&#233; des Aixois au VIe si&#232;cle. &#192; preuve, la d&#233;cision prise par l'&#233;v&#234;que Franco d'interdire tout culte aupr&#232;s de sa tombe jusqu'&#224; obtenir de lui r&#233;paration d'un dommage caus&#233; par un des proches du roi Sigebert : &#171; On n'allumera pas ici de lampe et aucune musique de psaume ne sera chant&#233;e, tr&#232;s glorieux saint, avant que tu n'aies veng&#233; tes serviteurs de leurs ennemis et que tu n'aies restitu&#233; &#224; ta sainte &#201;glise les biens qu'on t'enleva par la violence. &#187; Apr&#232;s quoi &#171; il projeta sur le tombeau des ronces avec des aiguillons aigus ; il sortit et, apr&#232;s avoir ferm&#233; les portes, il pla&#231;a pareillement d'autres ronces &#224; l'entr&#233;e &#187;. Comme il se doit, sa pri&#232;re fut entendue et l'homme ne tarda pas &#224; mourir, non sans avoir auparavant rendu &#224; l'&#201;glise les biens dont il s'&#233;tait empar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant par les lieux d'habitat que par les n&#233;cropoles qui les environnent se dessine ainsi le contour de la ville tardo-antique qui porte en germe les trois noyaux d'occupation qui constitueront, quelques si&#232;cles plus tard, la ville m&#233;di&#233;vale.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-la-fin-de-l-Antiquite-et-au-Haut-Moyen-Age" rel="directory"&gt;Aix &#224; la fin de l'Antiquit&#233; et au Haut Moyen-Age&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/vignette_archeo_43945-2b66c.png?1777024861' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107443 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43945_2-f0009.png?1774960481' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un autre signe de l'importance croissante du christianisme au sein de la soci&#233;t&#233; de l'Antiquit&#233; tardive est l'&#233;volution constat&#233;e dans le rapport &#224; la mort et tout particuli&#232;rement dans le choix des lieux de s&#233;pultures. Il ne faudrait pas croire pour autant que les signes religieux furent d'embl&#233;e manifestes dans les tombes. Bien au contraire, celles-ci rev&#234;tent longtemps le m&#234;me aspect qu'auparavant tant dans leur architecture que par la vari&#233;t&#233; de leurs orientations, et les d&#233;p&#244;ts y sont rares et pas n&#233;cessairement significatifs, ce qui rend difficile, pour ne pas dire impossible le plus souvent de d&#233;terminer la confession, pa&#239;enne ou chr&#233;tienne, des d&#233;funts. Il est jusqu'&#224; la disposition des corps qui appara&#238;t relativement vari&#233;e. D&#233;j&#224; en vigueur au IIIe si&#232;cle, le recours &#224; un sarcophage ne caract&#233;rise pas n&#233;cessairement d'autre part une tombe chr&#233;tienne, sauf s'il porte un d&#233;cor explicite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les s&#233;pultures qui ont r&#233;investi &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_6_une_necropole_de_l_antiquite_tardive.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la n&#233;cropole sud de la ville&lt;/a&gt; sont un bon exemple du caract&#232;re atypique des modes d'ensevelissement entre le IIIe et le VIe si&#232;cle. Dans le cas pr&#233;sent, on ne saurait dire si l'absence d'orientation des corps r&#233;v&#232;le une forme de paganisme ou si elle ne fut pas plus simplement dict&#233;e par la topographie, en l'occurrence celle impos&#233;e par les enclos et mausol&#233;es d'&#226;ge imp&#233;rial au sein ou aux abords desquels les tombes ont &#233;t&#233; implant&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si les cimeti&#232;res p&#233;riph&#233;riques du Haut-Empire continuent d'&#234;tre fr&#233;quent&#233;s, ainsi qu'en attestent les nombreuses tombes tardives qui y ont &#233;t&#233; recens&#233;es, tant &#224; l'ouest de la ville qu'au sud ou encore au sud-est, le long de la voie Aur&#233;lienne, on assiste alors &#224; un ph&#233;nom&#232;ne particulier, l'entr&#233;e des s&#233;pultures au sein de l'aire urbanis&#233;e. Impensable lors de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente, cette disposition marque un changement radical des mentalit&#233;s, puisqu'il rompt avec un tabou qui a longtemps interdit que vivants et morts se c&#244;toient au sein des limites sacr&#233;es du pomoerium qui confine toute ville antique. La p&#233;n&#233;tration des s&#233;pultures intra-muros reste toutefois limit&#233;e &#224; des espaces particuliers, intimement li&#233;s &#224; des &#233;difices religieux (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/8.28_le_cimetiere_de_l_eglise_saint-laurent.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Cimeti&#232;re de l'Eglise Saint-Laurent&lt;/a&gt;, Cimeti&#232;re de pauvres et de supplici&#233;s ). Il en va ainsi de la cath&#233;drale qui a d&#232;s lors commenc&#233; d'accueillir des tombes, sans doute privil&#233;gi&#233;es. Ce n'est toutefois pas avant le Moyen &#194;ge que de v&#233;ritables cimeti&#232;res se d&#233;velopperont aupr&#232;s des lieux de culte.&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est aux abords de la ville cependant que les &#233;difices chr&#233;tiens ont sans doute le plus remodel&#233; le paysage. En lieu et place des alignements de tombeaux que longeaient les voyageurs &#224; leur entr&#233;e dans la ville, les s&#233;pultures se sont regroup&#233;es autour de basiliques ou cellae memoriae, ou install&#233;es en leur sein. Les villes d'Arles et de Marseille offrent de beaux exemples de cette nouvelle fa&#231;on d'investir les lieux fun&#233;raires et, &#224; Aix-en-Provence, le cimeti&#232;re d&#233;couvert en bordure de la voie Aur&#233;lienne, en 1983-1984, fournit une image explicite de ce ph&#233;nom&#232;ne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, au moins deux cellae memoriae ont &#233;t&#233; b&#226;ties &#224; l'emplacement d'une ancienne auberge abandonn&#233;e, au cours du Ve si&#232;cle. Il s'agit d'&#233;difices de dimensions assez importantes et de plan rectangulaire allong&#233;, que termine &#224; l'est une abside carr&#233;e. C'est moins la nature des s&#233;pultures qui rend compte de leur caract&#232;re chr&#233;tien, que leur lien &#233;vident avec ces b&#226;timents aux abords ou &#224; l'int&#233;rieur desquels elles ont &#233;t&#233; install&#233;es. Quoi qu'on en ait un temps pens&#233;, il faut cependant renoncer &#224; identifier ces cellae memoriae avec les basiliques cim&#233;t&#233;riales de Saint-Pierre, Saint-Etienne et Saint-Sauveur attest&#233;es par des textes m&#233;di&#233;vaux qui les localisent en bordure de la voie Aur&#233;lienne, au lieu-dit Le Puy, soit sur une l&#233;g&#232;re &#233;minence qui correspondrait bien au site de l'actuel cimeti&#232;re Saint-Pierre. Elles sont en effet &#224; l'&#233;cart de cette butte et il est d&#233;licat, en outre, de rapporter &#224; l'Antiquit&#233; tardive une situation m&#233;di&#233;vale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'Antiquit&#233; tardive, un autre cimeti&#232;re a r&#233;investi une n&#233;cropole du Haut-Empire, au nord-ouest de la ville, dans le secteur de la ville m&#233;di&#233;vale des Tours. Il a &#233;t&#233;, &#224; diverses reprises, reconnu au voisinage de l'&#233;glise Saint-Laurent o&#249; une inscription m&#233;di&#233;vale (du Xe si&#232;cle ?) rapporte qu'ont repos&#233;, jusqu'au transfert de leurs restes &#224; la cath&#233;drale, deux personnages qualifi&#233;s de &#171; saints &#187;, l'&#233;v&#234;que Menelfalius et Armentarius. Ce cimeti&#232;re est sans doute &#224; mettre en relation avec l'occupation qui s'est maintenue aux abords du th&#233;&#226;tre et de la porte d'Arles, comme on peut penser que celui mis au jour en bordure du cours Gambetta &#233;tait li&#233; &#224; l'autre noyau d'occupation suppos&#233; &#224; l'emplacement de la porte d'Arles et peut-&#234;tre aussi de l'amphith&#233;&#226;tre suppos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de ces n&#233;cropoles alentour de la ville, il reste &#224; d&#233;couvrir le monument fun&#233;raire de saint Mitre qu'une Vie, &#233;crite &#224; la fin de l'Antiquit&#233; tardive afin de doter Aix d'un saint qui puisse (plus ou moins) rivaliser avec Gen&#232;s d'Arles et Victor de Marseille, situe &#171; proche du rempart &#187;, sans plus pr&#233;ciser sa localisation et sa configuration. Du moins sait-on par un autre t&#233;moignage &#8211; celui de Gr&#233;goire de Tours (&#192; la Gloire des Confesseurs, 70) &#8211; que le secours de Mitre &#233;tait tr&#232;s recherch&#233; des Aixois au VIe si&#232;cle. &#192; preuve, la d&#233;cision prise par l'&#233;v&#234;que Franco d'interdire tout culte aupr&#232;s de sa tombe jusqu'&#224; obtenir de lui r&#233;paration d'un dommage caus&#233; par un des proches du roi Sigebert : &#171; On n'allumera pas ici de lampe et aucune musique de psaume ne sera chant&#233;e, tr&#232;s glorieux saint, avant que tu n'aies veng&#233; tes serviteurs de leurs ennemis et que tu n'aies restitu&#233; &#224; ta sainte &#201;glise les biens qu'on t'enleva par la violence. &#187; Apr&#232;s quoi &#171; il projeta sur le tombeau des ronces avec des aiguillons aigus ; il sortit et, apr&#232;s avoir ferm&#233; les portes, il pla&#231;a pareillement d'autres ronces &#224; l'entr&#233;e &#187;. Comme il se doit, sa pri&#232;re fut entendue et l'homme ne tarda pas &#224; mourir, non sans avoir auparavant rendu &#224; l'&#201;glise les biens dont il s'&#233;tait empar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant par les lieux d'habitat que par les n&#233;cropoles qui les environnent se dessine ainsi le contour de la ville tardo-antique qui porte en germe les trois noyaux d'occupation qui constitueront, quelques si&#232;cles plus tard, la ville m&#233;di&#233;vale.&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les premiers monuments de culte chr&#233;tiens</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Les-premiers-monuments-de-culte-chretiens</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:19:59Z</dc:date>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est difficile de dire &#224; quel moment Aix est entr&#233;e dans le r&#233;seau des &#201;glises de Provence. Elle poss&#233;dait certainement un &#233;v&#234;que en 408, quand un g&#233;n&#233;ral romain proclam&#233; empereur par ses troupes, Constantin III, installa &#224; sa place l'un de ses familiers, Lazarus, malgr&#233; l'opposition d&#233;termin&#233;e des Aixois qui les conduisit presque jusqu'&#224; l'&#233;meute. Mais la cr&#233;ation de l'&#201;glise d'Aix &#233;tait s&#251;rement ant&#233;rieure d'une dizaine d'ann&#233;es au moins. En font foi les d&#233;bats d'un concile tenu &#224; Turin, en 398 sans doute, au cours duquel les &#233;v&#234;ques de Narbonnaise Seconde ont manifest&#233; leur d&#233;sir de d&#233;pendre du m&#233;tropolitain (titre donn&#233; alors &#224; un archev&#234;que) qui r&#233;sidait au chef-lieu de la province, et non de l'&#233;v&#234;que de Marseille, Proculus, qui pr&#233;tendait les r&#233;genter au motif que &#171; leurs &#201;glises ou bien avaient &#233;t&#233; ses paroisses ou avaient eu des &#233;v&#234;ques ordonn&#233;s par lui &#187;. Les P&#232;res du concile leur donn&#232;rent raison sur le fond, mais ils conserv&#232;rent au Marseillais ses fonctions &#224; titre viager, ce qui marque la difficult&#233; qu'avait alors l'&#201;glise d'Aix &#224; asseoir sa primatie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce parce qu'elle &#233;tait encore jeune ? Sans doute, car on croira volontiers avec Jean-R&#233;mi Palanque qu'elle est n&#233;e dans le dernier quart du IVe si&#232;cle, en m&#234;me temps ou peu apr&#232;s qu'Aix est redevenue capitale de Narbonnaise Seconde. Pour autant, lui attribuer vers 375 un &#233;v&#234;que du nom de Maximinus, comme l'a propos&#233; le m&#234;me historien, est une hypoth&#232;se gratuite qui tente de sauvegarder tant bien que mal le souvenir de Maximin, le mythique fondateur de l'&#201;glise d'Aix au Ier si&#232;cle selon les &#171; l&#233;gendes apostoliques &#187; qui ont fleuri en Provence au Moyen &#194;ge. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'accession d'Aix au rang d'&#201;glise m&#233;tropolitaine a certainement conduit en tout cas &#224; la construction d'une cath&#233;drale au sein de la ville. Celle-ci est d'ailleurs implicitement mentionn&#233;e d&#232;s l'or&#233;e du Ve si&#232;cle par une lettre de l'&#233;v&#234;que de Rome, Zosime, qui d&#233;nonce et condamne l'usurpation de Lazarus en 408 : lorsque ce dernier &#171; fit irruption dans le sanctuaire &#187;, &#233;crit-il en effet, &#171; le defensor civitatis qui s'opposait &#224; lui fut frapp&#233; et peu s'en fallut que soit asperg&#233; du sang d'un innocent le tr&#244;ne &#233;piscopal. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107437 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43943_1-4cd3c.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sa localisation n'est malheureusement pas pr&#233;cis&#233;e dans ce r&#233;cit, et la seule certitude &#224; ce propos est qu'elle n'&#233;tait pas &#224; l'emplacement de la cath&#233;drale actuelle o&#249; s'&#233;levait alors le forum adjectum de la cit&#233;. Certains l'imaginent &#224; proximit&#233; plus ou moins imm&#233;diate &#8211; ce qui est pure hypoth&#232;se &#8211;, d'autres &#224; l'emplacement de Notre-Dame de la Seds en raison de son toponyme, Notre-Dame du Si&#232;ge (&#233;piscopal) et de l'existence &#224; proximit&#233;, jusqu'au Moyen &#194;ge tardif, d'une r&#233;sidence archi&#233;piscopale. Sans apporter la confirmation de cette seconde hypoth&#232;se &#8211; il aurait fallu pour cela pouvoir fouiller sous l'&#233;glise &#8211; les recherches de la derni&#232;re d&#233;cennie dans l'enclos de la Seds lui fournissent un regain de cr&#233;dit, car l'habitat tr&#232;s dense qui a colonis&#233;, d&#232;s le milieu du Ve si&#232;cle, la cavea du th&#233;&#226;tre antique peut devoir son implantation &#224; la proximit&#233; du si&#232;ge &#233;piscopal qui n'a pas tard&#233; cependant &#224; &#234;tre transf&#233;r&#233; sur son site actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les fouilles conduites dans la cath&#233;drale Saint-Sauveur entre 1976 et 1984 ont, en effet, retrouv&#233; trace de ce nouveau groupe &#233;piscopal, qui fait figure de &#171; pendant &#187; de Notre-Dame de la Seds &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; de la ville et participe de ce glissement des groupes &#233;piscopaux vers le centre civique dont Arles offre en Provence un autre exemple plus tardif. Il ne s'agit pas, en effet, ici, d'un &#233;tablissement carolingien, mais d'une cr&#233;ation du tournant des ann&#233;es 500 comme l'ont montr&#233; les donn&#233;es stratigraphiques. Il faut donc en attribuer l'initiative &#224; l'&#233;v&#234;que Basilius, s&#251;rement attest&#233; entre 475 et 494, mais qui a si&#233;g&#233; quarante ans selon sa probable &#233;pitaphe remploy&#233;e dans le clo&#238;tre roman. Ce pr&#233;lat qui jouissait d'un poids politique certain &#8211; il s'&#233;tait fait remarquer par la part qu'il avait prise lors de d&#233;licates n&#233;gociations entre l'Empire et les Wisigoths en 475 &#8211;, a con&#231;u un programme architectural dont la mise en &#339;uvre a assur&#233;ment constitu&#233; une &#233;tape marquante dans la vie religieuse de la cit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a d'abord n&#233;cessit&#233; l'&#233;radication d'un ensemble monumental important du Haut-Empire &#8211; le forum secondaire et l'&#233;difice qui le dominait au nord &#8211; dont la radicalit&#233; a certainement requis l'autorisation de l'ordo municipal et lui conf&#232;re une valeur symbolique certaine : le remplacement d'un &#233;tat ancien par un monde nouveau. Le projet pr&#233;sente d'autre part une ampleur que l'on devine assez consid&#233;rable, m&#234;me si les recherches n'ont touch&#233; que des parties congrues des &#233;difices alors &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107439 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43943_2-344a7.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107439 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vestiges du baptist&#232;re du d&#233;but du VIe si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De la cath&#233;drale proprement dite n'ont donc &#233;t&#233; observ&#233;es que quelques dispositions reprises dans les reconstructions m&#233;di&#233;vales, qui ont sugg&#233;r&#233; &#224; Paul-Albert F&#233;vrier qu'elle pouvait avoir &#233;t&#233; un &#233;difice double. Cela reste cependant &#224; d&#233;montrer, d'autant que les r&#233;centes recherches de Michel Fixot dans la cath&#233;drale de Fr&#233;jus, autre possible &#233;difice double selon P.-A. F&#233;vrier, ont montr&#233; qu'en ce cas, la nef nord r&#233;sultait d'une adjonction et non du projet initial. On conna&#238;t aussi, aupr&#232;s de la cath&#233;drale, plusieurs annexes n&#233;cessaires &#224; la vie de la communaut&#233; chr&#233;tienne, dont des thermes qui permettent de mesurer la place que tenaient les locaux de service, dans le rituel liturgique ou la vie quotidienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;l&#233;ment le plus notable, car le mieux conserv&#233;, du groupe &#233;piscopal du VIe si&#232;cle est, toutefois, le baptist&#232;re dont le plan (un octogone inscrit dans un carr&#233; de 14 m de c&#244;t&#233;) r&#233;pond &#224; la typologie de la plupart des autres baptist&#232;res de Provence &#8211; Marseille, Riez et Fr&#233;jus &#8211; qui lui sont ant&#233;rieurs (454 et 455). Sa fouille int&#233;grale a permis d'en reconna&#238;tre les dispositions et l'&#233;volution architecturale. Encadr&#233;e par un stylobate de plan carr&#233;, la piscine octogonale &#233;tait plaqu&#233;e de marbre et aliment&#233;e en eau courante. Par ses dimensions &#8211; 200 m&#178; &#8211;, tr&#232;s sup&#233;rieures &#224; celles des baptist&#232;res de Fr&#233;jus ou Riez, villes suffragantes de l'&#201;glise d'Aix-en-Provence, cette derni&#232;re a sans doute voulu affirmer ici son statut de m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107441 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43943_3-a91f5.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107441 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le baptist&#232;re du groupe &#233;piscopal du VIe si&#232;cle, aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi il faut ajouter, comme on l'a dit, la possible, voire probable installation d'une r&#233;sidence &#233;piscopale dans l'&#238;lot d'habitation install&#233; sur l'autre rive du cardo qui longeait les &#233;difices de culte et leurs annexes. L'hypoth&#232;se est d'autant plus vraisemblable que les recherches r&#233;centes de Fran&#231;oise Paone aupr&#232;s de la cath&#233;drale de Marseille ont montr&#233; que, dans cette ville, le palais &#233;piscopal antique &#233;tait &#233;galement s&#233;par&#233; du groupe cath&#233;dral par une rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; retenir cette restitution, le programme de Basilius n'aurait pas seulement annihil&#233; le forum adjectum de la cit&#233;, mais profond&#233;ment remodel&#233; aussi une bonne part du quartier situ&#233; entre le cardo maximus et l'enceinte, afin de le transformer en un quartier &#233;piscopal, ce qui donne la mesure de la ma&#238;trise que l'&#201;glise avait acquise au VIe si&#232;cle sur la topographie aixoise qui en est rest&#233;e marqu&#233;e &#224; jamais. Car c'est autour du groupe cath&#233;dral, comme du palais comtal install&#233; au haut Moyen &#194;ge sur la porte d'Italie, qu'Aix est ren&#233;e &#224; l'&#233;poque romane, puis s'est d&#233;velopp&#233;e autour de ces noyaux, d&#233;bordant ainsi tr&#232;s largement, au sud et au sud-est, les limites de l'enceinte antique &#224; l'int&#233;rieur de laquelle l'essentiel de l'espace est rest&#233; d&#233;volu jusqu'au XIXe si&#232;cle &#224; ces &#171; clos &#187; qui donnent son charme au paysage, mi rural, mi urbain, du Plassans d'Emile Zola, qui doit tant &#224; l'Aix de sa jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-la-fin-de-l-Antiquite-et-au-Haut-Moyen-Age" rel="directory"&gt;Aix &#224; la fin de l'Antiquit&#233; et au Haut Moyen-Age&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/vignette_archeo_43943-7913c.png?1777024861' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est difficile de dire &#224; quel moment Aix est entr&#233;e dans le r&#233;seau des &#201;glises de Provence. Elle poss&#233;dait certainement un &#233;v&#234;que en 408, quand un g&#233;n&#233;ral romain proclam&#233; empereur par ses troupes, Constantin III, installa &#224; sa place l'un de ses familiers, Lazarus, malgr&#233; l'opposition d&#233;termin&#233;e des Aixois qui les conduisit presque jusqu'&#224; l'&#233;meute. Mais la cr&#233;ation de l'&#201;glise d'Aix &#233;tait s&#251;rement ant&#233;rieure d'une dizaine d'ann&#233;es au moins. En font foi les d&#233;bats d'un concile tenu &#224; Turin, en 398 sans doute, au cours duquel les &#233;v&#234;ques de Narbonnaise Seconde ont manifest&#233; leur d&#233;sir de d&#233;pendre du m&#233;tropolitain (titre donn&#233; alors &#224; un archev&#234;que) qui r&#233;sidait au chef-lieu de la province, et non de l'&#233;v&#234;que de Marseille, Proculus, qui pr&#233;tendait les r&#233;genter au motif que &#171; leurs &#201;glises ou bien avaient &#233;t&#233; ses paroisses ou avaient eu des &#233;v&#234;ques ordonn&#233;s par lui &#187;. Les P&#232;res du concile leur donn&#232;rent raison sur le fond, mais ils conserv&#232;rent au Marseillais ses fonctions &#224; titre viager, ce qui marque la difficult&#233; qu'avait alors l'&#201;glise d'Aix &#224; asseoir sa primatie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce parce qu'elle &#233;tait encore jeune ? Sans doute, car on croira volontiers avec Jean-R&#233;mi Palanque qu'elle est n&#233;e dans le dernier quart du IVe si&#232;cle, en m&#234;me temps ou peu apr&#232;s qu'Aix est redevenue capitale de Narbonnaise Seconde. Pour autant, lui attribuer vers 375 un &#233;v&#234;que du nom de Maximinus, comme l'a propos&#233; le m&#234;me historien, est une hypoth&#232;se gratuite qui tente de sauvegarder tant bien que mal le souvenir de Maximin, le mythique fondateur de l'&#201;glise d'Aix au Ier si&#232;cle selon les &#171; l&#233;gendes apostoliques &#187; qui ont fleuri en Provence au Moyen &#194;ge. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'accession d'Aix au rang d'&#201;glise m&#233;tropolitaine a certainement conduit en tout cas &#224; la construction d'une cath&#233;drale au sein de la ville. Celle-ci est d'ailleurs implicitement mentionn&#233;e d&#232;s l'or&#233;e du Ve si&#232;cle par une lettre de l'&#233;v&#234;que de Rome, Zosime, qui d&#233;nonce et condamne l'usurpation de Lazarus en 408 : lorsque ce dernier &#171; fit irruption dans le sanctuaire &#187;, &#233;crit-il en effet, &#171; le defensor civitatis qui s'opposait &#224; lui fut frapp&#233; et peu s'en fallut que soit asperg&#233; du sang d'un innocent le tr&#244;ne &#233;piscopal. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107437 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43943_1-92313.png?1774959840' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sa localisation n'est malheureusement pas pr&#233;cis&#233;e dans ce r&#233;cit, et la seule certitude &#224; ce propos est qu'elle n'&#233;tait pas &#224; l'emplacement de la cath&#233;drale actuelle o&#249; s'&#233;levait alors le forum adjectum de la cit&#233;. Certains l'imaginent &#224; proximit&#233; plus ou moins imm&#233;diate &#8211; ce qui est pure hypoth&#232;se &#8211;, d'autres &#224; l'emplacement de Notre-Dame de la Seds en raison de son toponyme, Notre-Dame du Si&#232;ge (&#233;piscopal) et de l'existence &#224; proximit&#233;, jusqu'au Moyen &#194;ge tardif, d'une r&#233;sidence archi&#233;piscopale. Sans apporter la confirmation de cette seconde hypoth&#232;se &#8211; il aurait fallu pour cela pouvoir fouiller sous l'&#233;glise &#8211; les recherches de la derni&#232;re d&#233;cennie dans l'enclos de la Seds lui fournissent un regain de cr&#233;dit, car l'habitat tr&#232;s dense qui a colonis&#233;, d&#232;s le milieu du Ve si&#232;cle, la cavea du th&#233;&#226;tre antique peut devoir son implantation &#224; la proximit&#233; du si&#232;ge &#233;piscopal qui n'a pas tard&#233; cependant &#224; &#234;tre transf&#233;r&#233; sur son site actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les fouilles conduites dans la cath&#233;drale Saint-Sauveur entre 1976 et 1984 ont, en effet, retrouv&#233; trace de ce nouveau groupe &#233;piscopal, qui fait figure de &#171; pendant &#187; de Notre-Dame de la Seds &#224; l'autre extr&#233;mit&#233; de la ville et participe de ce glissement des groupes &#233;piscopaux vers le centre civique dont Arles offre en Provence un autre exemple plus tardif. Il ne s'agit pas, en effet, ici, d'un &#233;tablissement carolingien, mais d'une cr&#233;ation du tournant des ann&#233;es 500 comme l'ont montr&#233; les donn&#233;es stratigraphiques. Il faut donc en attribuer l'initiative &#224; l'&#233;v&#234;que Basilius, s&#251;rement attest&#233; entre 475 et 494, mais qui a si&#233;g&#233; quarante ans selon sa probable &#233;pitaphe remploy&#233;e dans le clo&#238;tre roman. Ce pr&#233;lat qui jouissait d'un poids politique certain &#8211; il s'&#233;tait fait remarquer par la part qu'il avait prise lors de d&#233;licates n&#233;gociations entre l'Empire et les Wisigoths en 475 &#8211;, a con&#231;u un programme architectural dont la mise en &#339;uvre a assur&#233;ment constitu&#233; une &#233;tape marquante dans la vie religieuse de la cit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a d'abord n&#233;cessit&#233; l'&#233;radication d'un ensemble monumental important du Haut-Empire &#8211; le forum secondaire et l'&#233;difice qui le dominait au nord &#8211; dont la radicalit&#233; a certainement requis l'autorisation de l'ordo municipal et lui conf&#232;re une valeur symbolique certaine : le remplacement d'un &#233;tat ancien par un monde nouveau. Le projet pr&#233;sente d'autre part une ampleur que l'on devine assez consid&#233;rable, m&#234;me si les recherches n'ont touch&#233; que des parties congrues des &#233;difices alors &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De la cath&#233;drale proprement dite n'ont donc &#233;t&#233; observ&#233;es que quelques dispositions reprises dans les reconstructions m&#233;di&#233;vales, qui ont sugg&#233;r&#233; &#224; Paul-Albert F&#233;vrier qu'elle pouvait avoir &#233;t&#233; un &#233;difice double. Cela reste cependant &#224; d&#233;montrer, d'autant que les r&#233;centes recherches de Michel Fixot dans la cath&#233;drale de Fr&#233;jus, autre possible &#233;difice double selon P.-A. F&#233;vrier, ont montr&#233; qu'en ce cas, la nef nord r&#233;sultait d'une adjonction et non du projet initial. On conna&#238;t aussi, aupr&#232;s de la cath&#233;drale, plusieurs annexes n&#233;cessaires &#224; la vie de la communaut&#233; chr&#233;tienne, dont des thermes qui permettent de mesurer la place que tenaient les locaux de service, dans le rituel liturgique ou la vie quotidienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;l&#233;ment le plus notable, car le mieux conserv&#233;, du groupe &#233;piscopal du VIe si&#232;cle est, toutefois, le baptist&#232;re dont le plan (un octogone inscrit dans un carr&#233; de 14 m de c&#244;t&#233;) r&#233;pond &#224; la typologie de la plupart des autres baptist&#232;res de Provence &#8211; Marseille, Riez et Fr&#233;jus &#8211; qui lui sont ant&#233;rieurs (454 et 455). Sa fouille int&#233;grale a permis d'en reconna&#238;tre les dispositions et l'&#233;volution architecturale. Encadr&#233;e par un stylobate de plan carr&#233;, la piscine octogonale &#233;tait plaqu&#233;e de marbre et aliment&#233;e en eau courante. Par ses dimensions &#8211; 200 m&#178; &#8211;, tr&#232;s sup&#233;rieures &#224; celles des baptist&#232;res de Fr&#233;jus ou Riez, villes suffragantes de l'&#201;glise d'Aix-en-Provence, cette derni&#232;re a sans doute voulu affirmer ici son statut de m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107441 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43943_3-72e2b.png?1774959840' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107441 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le baptist&#232;re du groupe &#233;piscopal du VIe si&#232;cle, aujourd'hui&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi il faut ajouter, comme on l'a dit, la possible, voire probable installation d'une r&#233;sidence &#233;piscopale dans l'&#238;lot d'habitation install&#233; sur l'autre rive du cardo qui longeait les &#233;difices de culte et leurs annexes. L'hypoth&#232;se est d'autant plus vraisemblable que les recherches r&#233;centes de Fran&#231;oise Paone aupr&#232;s de la cath&#233;drale de Marseille ont montr&#233; que, dans cette ville, le palais &#233;piscopal antique &#233;tait &#233;galement s&#233;par&#233; du groupe cath&#233;dral par une rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; retenir cette restitution, le programme de Basilius n'aurait pas seulement annihil&#233; le forum adjectum de la cit&#233;, mais profond&#233;ment remodel&#233; aussi une bonne part du quartier situ&#233; entre le cardo maximus et l'enceinte, afin de le transformer en un quartier &#233;piscopal, ce qui donne la mesure de la ma&#238;trise que l'&#201;glise avait acquise au VIe si&#232;cle sur la topographie aixoise qui en est rest&#233;e marqu&#233;e &#224; jamais. Car c'est autour du groupe cath&#233;dral, comme du palais comtal install&#233; au haut Moyen &#194;ge sur la porte d'Italie, qu'Aix est ren&#233;e &#224; l'&#233;poque romane, puis s'est d&#233;velopp&#233;e autour de ces noyaux, d&#233;bordant ainsi tr&#232;s largement, au sud et au sud-est, les limites de l'enceinte antique &#224; l'int&#233;rieur de laquelle l'essentiel de l'espace est rest&#233; d&#233;volu jusqu'au XIXe si&#232;cle &#224; ces &#171; clos &#187; qui donnent son charme au paysage, mi rural, mi urbain, du Plassans d'Emile Zola, qui doit tant &#224; l'Aix de sa jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Limites et cadre urbain de la ville tardo-antique</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Limites-de-la-ville-tardo-antique</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:19:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin du Haut-Empire, nous avons laiss&#233; la ville d'Aix dans une situation un peu contrast&#233;e avec, d'une part, un cadre urbain dont la structure ne para&#238;t pas avoir &#233;t&#233; profond&#233;ment boulevers&#233;e, et, de l'autre, des quartiers d'habitat qui, dans les parties p&#233;riph&#233;riques du moins, sont progressivement affect&#233;s par un ph&#233;nom&#232;ne d'abandon dont on mesure encore mal le processus et moins encore les raisons. Ponctuel au d&#233;but du IIIe si&#232;cle, ce d&#233;laissement s'accentue au cours du si&#232;cle et l'impression de mitage qui pr&#233;valait jusqu'alors dispara&#238;t au IVe si&#232;cle au cours duquel des quartiers entiers sont d&#233;sormais abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107415 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH144/archeo43939_1-77d1b.png?1777019041' width='180' height='144' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107415 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan des noyaux d'occupation connus de la ville de l'Antiquit&#233; tardive&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il en va ainsi, semble-t-il, de l'espace r&#233;sidentiel qui occupait toute &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_1_le_maintien_d_un_bourg_au_coeur_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la partie nord de la ville&lt;/a&gt; ; les traces d'occupation ne s'y manifestent plus que de fa&#231;on tr&#232;s ponctuelle et sans doute en lien avec &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_2_la_reoccupation_du_theatre.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'activit&#233; des r&#233;cup&#233;rateurs de mat&#233;riaux&lt;/a&gt; . Le tableau est moins net dans la moiti&#233; sud de l'aire rempar&#233;e, o&#249; les fouilles ont &#233;t&#233; moins nombreuses. Les quelques sites reconnus (sites des Magnans, des 16 et 38-42, boulevard de la R&#233;publique, des 3 et 5, rue des Chartreux) t&#233;moignent cependant du m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne d'abandon. &#192; ce moment de l'histoire urbaine, l'espace occup&#233; para&#238;t s'&#234;tre r&#233;tract&#233; en de nombreux points, pour se concentrer &#224; l'emplacement de l'actuel groupe &#233;piscopal Saint-Sauveur, dans le quartier des Thermes Sextius, &#224; l'int&#233;rieur et autour de l'&#238;lot de la Seds, et, au sud, autour de la porte sud-est qui n'a pu &#233;chapper au d&#233;mant&#232;lement sans avoir gard&#233; un r&#244;le majeur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces diff&#233;rents lieux formaient-ils autant de noyaux distincts ? Il est bien difficile de le dire. On a &#233;voqu&#233; la possible liaison entre les deux premiers, assez proches, auxquels pourrait s'ajouter la porte d'Italie, au sud-est, qui en est &#233;galement peu &#233;loign&#233;e (sous l'actuel palais Verdun). En revanche, nous n'avons aucune certitude que l'occupation ait &#233;t&#233; continue entre ces trois ensembles et la Seds, distante de 600 m &#224; l'ouest. C'est donc au mieux une ville bipartite qu'il faut restituer, sinon tripartite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette configuration appelle &#224; s'interroger sur ses limites physiques dont on peut penser qu'elles furent elles aussi modifi&#233;es, surtout en un temps moins paisible que celui qui a caract&#233;ris&#233; le Haut-Empire. C'est &#224; l'ouest que nous disposons des informations les plus nombreuses et les mieux &#233;tay&#233;es. Fernand Benoit qui a eu l'occasion de d&#233;gager plusieurs tron&#231;ons de la fortification sur le site de la Seds, en 1953-1954, la dit ruin&#233;e au milieu du IVe si&#232;cle, &#233;voquant m&#234;me son occultation par une &#171; case &#187; (entendons ici plut&#244;t une maison). C'est pourtant une tout autre image qu'ont donn&#233;e de ce m&#234;me ouvrage, 150 m au sud, les fouilles men&#233;es en partie basse de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_4_l_occupation_periurbaine_durant_l_antiquite_tardive.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la rue Jean-Dalmas&lt;/a&gt; et sous le cours des Minimes, en 2010. La porte d'Arles et la fortification y sont alors toujours en &#233;l&#233;vation, et la voie de contournement qui longe la courtine occidentale continue d'&#234;tre utilis&#233;e en d&#233;pit de sa partielle colonisation par des petits b&#226;timents construits en appui sur le rempart.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107417 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43939_2-1e5d4.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107417 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Extrait du plan de Belleforest (1573/1775) repr&#233;sentant le palais comtal au sein duquel se dressaient les tours de la porte sud-est et le mausol&#233;e antique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; y regarder de plus pr&#232;s, les informations recueillies &#224; quelque cinquante ans d'intervalle ne sont cependant pas aussi contradictoires qu'il y para&#238;t. En r&#233;v&#233;lant les fortunes diverses de la fortification, elles dessinent par touches le contour de l'espace encore urbanis&#233; ; dans cette partie occidentale de la ville, ce dernier s'est contract&#233; autour de la porte monumentale qui marque le passage de la voie Aur&#233;lienne, et, comme l'ont montr&#233; les fouilles conduites sur le site de la Seds en 2004, autour du th&#233;&#226;tre, alors toujours en &#233;l&#233;vation. On sait que cette muraille s'est aussi maintenue &#224; l'est, &#224; la hauteur de l'actuel palais de l'Archev&#234;ch&#233;, o&#249; son parement interne a &#233;t&#233; revu en 1997 et o&#249; son trac&#233; correspond tr&#232;s exactement &#224; celui de la fortification m&#233;di&#233;vale orientale du bourg Saint-Sauveur. Au sud-est, la porte d'Italie a connu la m&#234;me long&#233;vit&#233;, puisqu'elle &#233;tait parfaitement conserv&#233;e dans la masse du palais comtal jusqu'&#224; la veille de la R&#233;volution. Ailleurs, on peut penser que les 4,2 km de muraille qui enserraient la ville sous le Haut-Empire n'ont plus &#233;t&#233; partout entretenus. Dans toute la moiti&#233; nord, l'abandon du vaste quartier r&#233;sidentiel ne justifiait plus le maintien de la fortification qui y a sans doute alors rapidement perdu son usage de limite. Il a d&#251; en aller de m&#234;me au sud o&#249; le tissu urbain, plus l&#226;che, fut pareillement marqu&#233; par un rapide d&#233;laissement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour autant, cet ouvrage n'a sans doute pas imm&#233;diatement disparu. Comme en t&#233;moigne la permanence de son trac&#233; sur les plans anciens de la ville, il a marqu&#233; longtemps encore le paysage, m&#234;me s'il &#233;tait en large part ruin&#233; et ne servait plus d&#233;sormais que de carri&#232;re de mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107419 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43939_4-9c662.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107419 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cardo secondaire d&#233;pouill&#233; de son dallage - Thermes Sextius 1998&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer sinon que l'ancien chemin de l'H&#244;pital (actuelle avenue Henri-Pontier) en ait p&#233;rennis&#233; le trac&#233; au nord, alors m&#234;me que les bourgs m&#233;di&#233;vaux se trouvaient &#224; plusieurs centaines de m&#232;tres au sud ? On pourrait faire la m&#234;me remarque au sud, o&#249; la rue Irma-Moreau est, de la m&#234;me mani&#232;re, l'h&#233;riti&#232;re de la courtine m&#233;ridionale dont elle suit tr&#232;s exactement le parcours infl&#233;chi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la mise en d&#233;fense des noyaux urbains rest&#233;s occup&#233;s, elle fut vraisemblablement restructur&#233;e &#224; partir des &#233;l&#233;ments remarquables telles les portes en particulier, et de segments de la muraille du Haut-Empire sur lesquels de nouvelles constructions sont certainement venues se greffer pour constituer une enceinte r&#233;duite. M&#234;me si nous ignorons tout de ces travaux, il est peu vraisemblable, en effet, que la ville ne f&#251;t pas prot&#233;g&#233;e par une muraille comme le furent, &#224; m&#234;me &#233;poque, Arles et m&#234;me Avignon, pourtant ville ouverte auparavant, ou encore V&#233;nasque et Saint-Blaise &#224; Saint-Mitre-les-Remparts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'espace urbain ainsi recompos&#233;, l'urbanisme ant&#233;rieur semble s'&#234;tre peu ou prou maintenu, comme en t&#233;moignent les quelques rues qui ont &#233;t&#233; observ&#233;es par la fouille. Si les deux voies principales, le decumanus et le cardo maximus, ont rapidement perdu de leur monumentalit&#233; &#8211; leur dallage a fini par dispara&#238;tre sous les recharges de ballast dans le courant du Ve si&#232;cle &#8211;, elles restent des art&#232;res tr&#232;s fr&#233;quent&#233;es, ce que confirme la succession des r&#233;fections n&#233;cessit&#233;es par la circulation.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107421 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43939_5-88e52.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107421 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;S&#233;dimentation de voirie, qui s'est constitu&#233;e sur le decumanus maximus au cours de l'Antiquit&#233; tardive&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_3_le_temps_chemine_sur_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Sur le decumanus&lt;/a&gt;, la s&#233;dimentation accumul&#233;e entre le Ve si&#232;cle et l'or&#233;e du VIIe si&#232;cle d&#233;passe le m&#232;tre. Il en va de m&#234;me dans le bourg Saint-Sauveur et dans &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_1_le_maintien_d_un_bourg_au_coeur_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le quartier des Thermes Sextius&lt;/a&gt; o&#249; les quelques rues secondaires mises au jour sont rest&#233;es en fonction jusqu'au d&#233;but du VIIe si&#232;cle, en d&#233;pit des alt&#233;rations qu'elles ont subies. Au rebours des pr&#233;c&#233;dentes, leurs dallages en pierre froide y ont &#233;t&#233; ici soustraits pour &#234;tre remploy&#233;s dans d'autres constructions, et les chauss&#233;es grossi&#232;rement refaites en ballast.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'enclos de la Seds o&#249; aucune rue n'est encore attest&#233;e, c'est l'organisation &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_2_la_reoccupation_du_theatre.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des maisons d&#233;couvertes entre le th&#233;&#226;tre et la fortification&lt;/a&gt; qui t&#233;moigne du maintien de l'urbanisme ant&#233;rieur. Elles respectent toutes, en effet, l'orientation fix&#233;e par la muraille du Haut-Empire &#224; laquelle elles sont soit perpendiculaires, soit parall&#232;les. Dans ce secteur,&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_4_l_occupation_periurbaine_durant_l_antiquite_tardive.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'espace imm&#233;diatement p&#233;ri-urbain&lt;/a&gt; a m&#234;me &#233;t&#233; colonis&#233; par des constructions, certes modestes, mais qui dessinent le contour d'un petit suburbium autour de la porte d'Arles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette structure urbaine rest&#233;e quasiment inchang&#233;e, l'essentiel de la parure monumentale ant&#233;rieure est toujours conserv&#233; aux IVe et Ve si&#232;cles, mais sans qu'on puisse dire sous quelle forme et pour quel(s) usage(s). Si l'&#233;radication compl&#232;te, &#224; la fin des ann&#233;es 400, de l'ensemble monumental &#233;tabli &#224; l'emplacement de la cath&#233;drale Saint-Sauveur laisse supposer qu'il &#233;tait toujours bien pr&#233;sent, on ne sait s'il &#233;tait encore en fonction ou d&#233;j&#224; d&#233;saffect&#233;. Toutefois, &#224; un moment o&#249; les constructeurs n'h&#233;sitent pas &#224; d&#233;manteler la voirie pour les besoins de leurs chantiers, la conservation du dallage du forum adjectum, toujours bien en place, plaide plut&#244;t pour la premi&#232;re hypoth&#232;se, et le sentiment que la puissance publique avait encore conserv&#233; ses pr&#233;rogatives.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107423 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43939_3_1_-e0214.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107423 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timents &#233;difi&#233;s sur la voie p&#233;riph&#233;rique ouest de la ville antique au IVe si&#232;cle &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_1_le_maintien_d_un_bourg_au_coeur_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Les &#233;tablissements thermaux&lt;/a&gt; &#233;difi&#233;s en rive nord du decumanus maximus semblent, pour leur part, &#234;tre rest&#233;s en activit&#233; ; du moins est-il permis de le penser pour les thermes de cure que le po&#232;te Sidoine Apollinaire (Po&#232;mes, 23, 13) n'h&#233;site pas &#224; comparer &#224; ceux de Ba&#239;es, &#224; la fin du Ve si&#232;cle. Le sort du baln&#233;aire construit plus au nord, en lisi&#232;re de l'habitat r&#233;sidentiel, est plus difficile &#224; imaginer. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_2_la_reoccupation_du_theatre.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Quant au th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, on peut seulement constater qu'il a d&#233;finitivement perdu sa fonction d'&#233;difice de spectacle au milieu du Ve si&#232;cle, puisqu'il est alors colonis&#233; par de l'habitat, mais sans dispara&#238;tre pour autant. D'autres &#233;difices n'ont pas eu la m&#234;me p&#233;rennit&#233;. Plusieurs de ceux mis au jour aux Thermes Sextius ont alors d&#233;j&#224; laiss&#233; place &#224; des maisons, du moins dans les parties qui en ont &#233;t&#233; fouill&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en d&#233;finitive l'habitat qui est le moins bien connu, car rep&#233;r&#233; de fa&#231;on trop sporadique pour qu'on puisse en restituer l'organisation. Le hasard des fouilles a surtout permis de reconna&#238;tre celui des gens modestes, telles les maisons qui sont rest&#233;es occup&#233;es sur le site des Thermes ou qui ont investi le th&#233;&#226;tre. Les am&#233;nagements y sont dans l'ensemble tr&#232;s frustes ; bien que quelquefois habill&#233;s de pavements sommaires, les sols sont majoritairement en terre battue et les ma&#231;onneries composites. Nous ne savons rien des d&#233;cors muraux. La structure m&#234;me des habitations para&#238;t r&#233;duite aux seuls lieux d'habitat ou d'activit&#233;s. Pas ou peu de cour, plus de portiques, et des constructions massivement compos&#233;es de remplois qui ne sont pas toujours adapt&#233;s &#224; l'usage qu'on en fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vision est sans doute trompeuse, car &#224; c&#244;t&#233; de ces habitations populaires devaient exister des r&#233;sidences plus &#233;labor&#233;es &#224; l'image de celle qui s'est maintenue dans l'un des &#238;lots fouill&#233;s &#224; l'est du forum. Les fouilleurs ont propos&#233; d'y voir la possible r&#233;sidence de l'archev&#234;que, en raison de sa proximit&#233; avec le groupe &#233;piscopal &#233;difi&#233; dans cette partie de la ville, au d&#233;but du VIe si&#232;cle, et plus encore de la permanence de son usage jusqu'&#224; l'&#233;dification, &#224; son emplacement, du palais &#233;piscopal d'&#226;ge roman.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-la-fin-de-l-Antiquite-et-au-Haut-Moyen-Age" rel="directory"&gt;Aix &#224; la fin de l'Antiquit&#233; et au Haut Moyen-Age&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/vignette_archeo_43939-c6a05.png?1777025053' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin du Haut-Empire, nous avons laiss&#233; la ville d'Aix dans une situation un peu contrast&#233;e avec, d'une part, un cadre urbain dont la structure ne para&#238;t pas avoir &#233;t&#233; profond&#233;ment boulevers&#233;e, et, de l'autre, des quartiers d'habitat qui, dans les parties p&#233;riph&#233;riques du moins, sont progressivement affect&#233;s par un ph&#233;nom&#232;ne d'abandon dont on mesure encore mal le processus et moins encore les raisons. Ponctuel au d&#233;but du IIIe si&#232;cle, ce d&#233;laissement s'accentue au cours du si&#232;cle et l'impression de mitage qui pr&#233;valait jusqu'alors dispara&#238;t au IVe si&#232;cle au cours duquel des quartiers entiers sont d&#233;sormais abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107415 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH401/archeo43939_1-26d3c.png?1777019041' width='500' height='401' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107415 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan des noyaux d'occupation connus de la ville de l'Antiquit&#233; tardive&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il en va ainsi, semble-t-il, de l'espace r&#233;sidentiel qui occupait toute &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_1_le_maintien_d_un_bourg_au_coeur_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la partie nord de la ville&lt;/a&gt; ; les traces d'occupation ne s'y manifestent plus que de fa&#231;on tr&#232;s ponctuelle et sans doute en lien avec &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_2_la_reoccupation_du_theatre.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'activit&#233; des r&#233;cup&#233;rateurs de mat&#233;riaux&lt;/a&gt; . Le tableau est moins net dans la moiti&#233; sud de l'aire rempar&#233;e, o&#249; les fouilles ont &#233;t&#233; moins nombreuses. Les quelques sites reconnus (sites des Magnans, des 16 et 38-42, boulevard de la R&#233;publique, des 3 et 5, rue des Chartreux) t&#233;moignent cependant du m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne d'abandon. &#192; ce moment de l'histoire urbaine, l'espace occup&#233; para&#238;t s'&#234;tre r&#233;tract&#233; en de nombreux points, pour se concentrer &#224; l'emplacement de l'actuel groupe &#233;piscopal Saint-Sauveur, dans le quartier des Thermes Sextius, &#224; l'int&#233;rieur et autour de l'&#238;lot de la Seds, et, au sud, autour de la porte sud-est qui n'a pu &#233;chapper au d&#233;mant&#232;lement sans avoir gard&#233; un r&#244;le majeur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces diff&#233;rents lieux formaient-ils autant de noyaux distincts ? Il est bien difficile de le dire. On a &#233;voqu&#233; la possible liaison entre les deux premiers, assez proches, auxquels pourrait s'ajouter la porte d'Italie, au sud-est, qui en est &#233;galement peu &#233;loign&#233;e (sous l'actuel palais Verdun). En revanche, nous n'avons aucune certitude que l'occupation ait &#233;t&#233; continue entre ces trois ensembles et la Seds, distante de 600 m &#224; l'ouest. C'est donc au mieux une ville bipartite qu'il faut restituer, sinon tripartite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette configuration appelle &#224; s'interroger sur ses limites physiques dont on peut penser qu'elles furent elles aussi modifi&#233;es, surtout en un temps moins paisible que celui qui a caract&#233;ris&#233; le Haut-Empire. C'est &#224; l'ouest que nous disposons des informations les plus nombreuses et les mieux &#233;tay&#233;es. Fernand Benoit qui a eu l'occasion de d&#233;gager plusieurs tron&#231;ons de la fortification sur le site de la Seds, en 1953-1954, la dit ruin&#233;e au milieu du IVe si&#232;cle, &#233;voquant m&#234;me son occultation par une &#171; case &#187; (entendons ici plut&#244;t une maison). C'est pourtant une tout autre image qu'ont donn&#233;e de ce m&#234;me ouvrage, 150 m au sud, les fouilles men&#233;es en partie basse de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_4_l_occupation_periurbaine_durant_l_antiquite_tardive.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la rue Jean-Dalmas&lt;/a&gt; et sous le cours des Minimes, en 2010. La porte d'Arles et la fortification y sont alors toujours en &#233;l&#233;vation, et la voie de contournement qui longe la courtine occidentale continue d'&#234;tre utilis&#233;e en d&#233;pit de sa partielle colonisation par des petits b&#226;timents construits en appui sur le rempart.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107417 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43939_2-da6fb.png?1774953031' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107417 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Extrait du plan de Belleforest (1573/1775) repr&#233;sentant le palais comtal au sein duquel se dressaient les tours de la porte sud-est et le mausol&#233;e antique&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; y regarder de plus pr&#232;s, les informations recueillies &#224; quelque cinquante ans d'intervalle ne sont cependant pas aussi contradictoires qu'il y para&#238;t. En r&#233;v&#233;lant les fortunes diverses de la fortification, elles dessinent par touches le contour de l'espace encore urbanis&#233; ; dans cette partie occidentale de la ville, ce dernier s'est contract&#233; autour de la porte monumentale qui marque le passage de la voie Aur&#233;lienne, et, comme l'ont montr&#233; les fouilles conduites sur le site de la Seds en 2004, autour du th&#233;&#226;tre, alors toujours en &#233;l&#233;vation. On sait que cette muraille s'est aussi maintenue &#224; l'est, &#224; la hauteur de l'actuel palais de l'Archev&#234;ch&#233;, o&#249; son parement interne a &#233;t&#233; revu en 1997 et o&#249; son trac&#233; correspond tr&#232;s exactement &#224; celui de la fortification m&#233;di&#233;vale orientale du bourg Saint-Sauveur. Au sud-est, la porte d'Italie a connu la m&#234;me long&#233;vit&#233;, puisqu'elle &#233;tait parfaitement conserv&#233;e dans la masse du palais comtal jusqu'&#224; la veille de la R&#233;volution. Ailleurs, on peut penser que les 4,2 km de muraille qui enserraient la ville sous le Haut-Empire n'ont plus &#233;t&#233; partout entretenus. Dans toute la moiti&#233; nord, l'abandon du vaste quartier r&#233;sidentiel ne justifiait plus le maintien de la fortification qui y a sans doute alors rapidement perdu son usage de limite. Il a d&#251; en aller de m&#234;me au sud o&#249; le tissu urbain, plus l&#226;che, fut pareillement marqu&#233; par un rapide d&#233;laissement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour autant, cet ouvrage n'a sans doute pas imm&#233;diatement disparu. Comme en t&#233;moigne la permanence de son trac&#233; sur les plans anciens de la ville, il a marqu&#233; longtemps encore le paysage, m&#234;me s'il &#233;tait en large part ruin&#233; et ne servait plus d&#233;sormais que de carri&#232;re de mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107419 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43939_4-31fcf.png?1774953031' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107419 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cardo secondaire d&#233;pouill&#233; de son dallage - Thermes Sextius 1998&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer sinon que l'ancien chemin de l'H&#244;pital (actuelle avenue Henri-Pontier) en ait p&#233;rennis&#233; le trac&#233; au nord, alors m&#234;me que les bourgs m&#233;di&#233;vaux se trouvaient &#224; plusieurs centaines de m&#232;tres au sud ? On pourrait faire la m&#234;me remarque au sud, o&#249; la rue Irma-Moreau est, de la m&#234;me mani&#232;re, l'h&#233;riti&#232;re de la courtine m&#233;ridionale dont elle suit tr&#232;s exactement le parcours infl&#233;chi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la mise en d&#233;fense des noyaux urbains rest&#233;s occup&#233;s, elle fut vraisemblablement restructur&#233;e &#224; partir des &#233;l&#233;ments remarquables telles les portes en particulier, et de segments de la muraille du Haut-Empire sur lesquels de nouvelles constructions sont certainement venues se greffer pour constituer une enceinte r&#233;duite. M&#234;me si nous ignorons tout de ces travaux, il est peu vraisemblable, en effet, que la ville ne f&#251;t pas prot&#233;g&#233;e par une muraille comme le furent, &#224; m&#234;me &#233;poque, Arles et m&#234;me Avignon, pourtant ville ouverte auparavant, ou encore V&#233;nasque et Saint-Blaise &#224; Saint-Mitre-les-Remparts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'espace urbain ainsi recompos&#233;, l'urbanisme ant&#233;rieur semble s'&#234;tre peu ou prou maintenu, comme en t&#233;moignent les quelques rues qui ont &#233;t&#233; observ&#233;es par la fouille. Si les deux voies principales, le decumanus et le cardo maximus, ont rapidement perdu de leur monumentalit&#233; &#8211; leur dallage a fini par dispara&#238;tre sous les recharges de ballast dans le courant du Ve si&#232;cle &#8211;, elles restent des art&#232;res tr&#232;s fr&#233;quent&#233;es, ce que confirme la succession des r&#233;fections n&#233;cessit&#233;es par la circulation.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107421 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43939_5-1c265.png?1774953031' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107421 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;S&#233;dimentation de voirie, qui s'est constitu&#233;e sur le decumanus maximus au cours de l'Antiquit&#233; tardive&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_3_le_temps_chemine_sur_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Sur le decumanus&lt;/a&gt;, la s&#233;dimentation accumul&#233;e entre le Ve si&#232;cle et l'or&#233;e du VIIe si&#232;cle d&#233;passe le m&#232;tre. Il en va de m&#234;me dans le bourg Saint-Sauveur et dans &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_1_le_maintien_d_un_bourg_au_coeur_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le quartier des Thermes Sextius&lt;/a&gt; o&#249; les quelques rues secondaires mises au jour sont rest&#233;es en fonction jusqu'au d&#233;but du VIIe si&#232;cle, en d&#233;pit des alt&#233;rations qu'elles ont subies. Au rebours des pr&#233;c&#233;dentes, leurs dallages en pierre froide y ont &#233;t&#233; ici soustraits pour &#234;tre remploy&#233;s dans d'autres constructions, et les chauss&#233;es grossi&#232;rement refaites en ballast.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'enclos de la Seds o&#249; aucune rue n'est encore attest&#233;e, c'est l'organisation &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_2_la_reoccupation_du_theatre.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des maisons d&#233;couvertes entre le th&#233;&#226;tre et la fortification&lt;/a&gt; qui t&#233;moigne du maintien de l'urbanisme ant&#233;rieur. Elles respectent toutes, en effet, l'orientation fix&#233;e par la muraille du Haut-Empire &#224; laquelle elles sont soit perpendiculaires, soit parall&#232;les. Dans ce secteur,&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_4_l_occupation_periurbaine_durant_l_antiquite_tardive.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'espace imm&#233;diatement p&#233;ri-urbain&lt;/a&gt; a m&#234;me &#233;t&#233; colonis&#233; par des constructions, certes modestes, mais qui dessinent le contour d'un petit suburbium autour de la porte d'Arles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette structure urbaine rest&#233;e quasiment inchang&#233;e, l'essentiel de la parure monumentale ant&#233;rieure est toujours conserv&#233; aux IVe et Ve si&#232;cles, mais sans qu'on puisse dire sous quelle forme et pour quel(s) usage(s). Si l'&#233;radication compl&#232;te, &#224; la fin des ann&#233;es 400, de l'ensemble monumental &#233;tabli &#224; l'emplacement de la cath&#233;drale Saint-Sauveur laisse supposer qu'il &#233;tait toujours bien pr&#233;sent, on ne sait s'il &#233;tait encore en fonction ou d&#233;j&#224; d&#233;saffect&#233;. Toutefois, &#224; un moment o&#249; les constructeurs n'h&#233;sitent pas &#224; d&#233;manteler la voirie pour les besoins de leurs chantiers, la conservation du dallage du forum adjectum, toujours bien en place, plaide plut&#244;t pour la premi&#232;re hypoth&#232;se, et le sentiment que la puissance publique avait encore conserv&#233; ses pr&#233;rogatives.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107423 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43939_3_1_-8387b.png?1774958024' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107423 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timents &#233;difi&#233;s sur la voie p&#233;riph&#233;rique ouest de la ville antique au IVe si&#232;cle &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_1_le_maintien_d_un_bourg_au_coeur_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Les &#233;tablissements thermaux&lt;/a&gt; &#233;difi&#233;s en rive nord du decumanus maximus semblent, pour leur part, &#234;tre rest&#233;s en activit&#233; ; du moins est-il permis de le penser pour les thermes de cure que le po&#232;te Sidoine Apollinaire (Po&#232;mes, 23, 13) n'h&#233;site pas &#224; comparer &#224; ceux de Ba&#239;es, &#224; la fin du Ve si&#232;cle. Le sort du baln&#233;aire construit plus au nord, en lisi&#232;re de l'habitat r&#233;sidentiel, est plus difficile &#224; imaginer. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/7_2_la_reoccupation_du_theatre.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Quant au th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, on peut seulement constater qu'il a d&#233;finitivement perdu sa fonction d'&#233;difice de spectacle au milieu du Ve si&#232;cle, puisqu'il est alors colonis&#233; par de l'habitat, mais sans dispara&#238;tre pour autant. D'autres &#233;difices n'ont pas eu la m&#234;me p&#233;rennit&#233;. Plusieurs de ceux mis au jour aux Thermes Sextius ont alors d&#233;j&#224; laiss&#233; place &#224; des maisons, du moins dans les parties qui en ont &#233;t&#233; fouill&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en d&#233;finitive l'habitat qui est le moins bien connu, car rep&#233;r&#233; de fa&#231;on trop sporadique pour qu'on puisse en restituer l'organisation. Le hasard des fouilles a surtout permis de reconna&#238;tre celui des gens modestes, telles les maisons qui sont rest&#233;es occup&#233;es sur le site des Thermes ou qui ont investi le th&#233;&#226;tre. Les am&#233;nagements y sont dans l'ensemble tr&#232;s frustes ; bien que quelquefois habill&#233;s de pavements sommaires, les sols sont majoritairement en terre battue et les ma&#231;onneries composites. Nous ne savons rien des d&#233;cors muraux. La structure m&#234;me des habitations para&#238;t r&#233;duite aux seuls lieux d'habitat ou d'activit&#233;s. Pas ou peu de cour, plus de portiques, et des constructions massivement compos&#233;es de remplois qui ne sont pas toujours adapt&#233;s &#224; l'usage qu'on en fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vision est sans doute trompeuse, car &#224; c&#244;t&#233; de ces habitations populaires devaient exister des r&#233;sidences plus &#233;labor&#233;es &#224; l'image de celle qui s'est maintenue dans l'un des &#238;lots fouill&#233;s &#224; l'est du forum. Les fouilleurs ont propos&#233; d'y voir la possible r&#233;sidence de l'archev&#234;que, en raison de sa proximit&#233; avec le groupe &#233;piscopal &#233;difi&#233; dans cette partie de la ville, au d&#233;but du VIe si&#232;cle, et plus encore de la permanence de son usage jusqu'&#224; l'&#233;dification, &#224; son emplacement, du palais &#233;piscopal d'&#226;ge roman.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix promue capitale provinciale et entre dans les christina tempora</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Aix-promue-capitale-provinciale-et-entre-dans-les-christina-tempora</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Aix-promue-capitale-provinciale-et-entre-dans-les-christina-tempora</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; ce que l'on appelle la &#171; crise &#187; du IIIe si&#232;cle, p&#233;riode marqu&#233;e par diverses vagues d'incursions barbares sur le sol gaulois et les cons&#233;quences qui en d&#233;coul&#232;rent, les empereurs ont radicalement transform&#233; le mode d'administration des provinces. L'augmentation consid&#233;rable du nombre des fonctionnaires, la r&#233;pression pour endiguer une violence sociale accrue, des dispositions en vue de rem&#233;dier au d&#233;clin d&#233;mographique, la transformation du syst&#232;me fiscal ont alors repos&#233; sur un nouveau d&#233;coupage du territoire. La fin du IIIe si&#232;cle et les IVe et Ve si&#232;cles ont ainsi &#233;t&#233; ponctu&#233;s par une s&#233;rie de r&#233;formes qui ont plusieurs fois modifi&#233; la carte administrative qui pr&#233;valait jusqu'alors.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107413 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43933-e5c45.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107413 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte administrative des Gaules d'apr&#232;s la Notitia Galliarum + Eglises gauloises repr&#233;sent&#233;es au concile d'Arles de 314&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s avant 300, la Gaule fut divis&#233;e en deux dioc&#232;ses, un au nord avec, pour si&#232;ge, Tr&#232;ves, l'autre au sud, avec Vienne pour chef-lieu. Inaugur&#233;e par Diocl&#233;tien et parachev&#233;e sous Constantin, soucieux de mieux organiser leur Empire qui venait de surmonter des difficult&#233;s de tous ordres, une premi&#232;re r&#233;forme divisa le Midi de la Gaule en plusieurs provinces : &#224; l'ouest du Rh&#244;ne, l'Aquitaine et la Narbonnaise Premi&#232;re qui correspond &#224; peu pr&#232;s &#224; l'actuelle r&#233;gion de Languedoc-Roussillon ; &#224; l'est du fleuve, la Viennoise qui regroupe les cit&#233;s de la vall&#233;e du Rh&#244;ne et celle de Marseille, la Narbonnaise Seconde qui s'&#233;tend sur la basse Provence et, tout &#224; l'est, la province des Alpes Maritimae alors accrue par l'adjonction des cit&#233;s de Digne et d'Embrun qui d&#233;pendaient jusqu'alors respectivement de la Narbonnaise et des Alpes cottiennes. Embrun en devint le chef-lieu, &#224; la place de Cimiez. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apparemment r&#233;unie &#224; la Viennoise au plus tard en 355-356, la Narbonnaise Seconde repara&#238;t dans les sources &#224; partir de 381 ; vers 407, la Notitia Galliarum fournit la liste de ses cit&#233;s, Apt, Riez, Fr&#233;jus, Gap, Sisteron et Antibes, et le nom de sa capitale &#8211; on disait alors m&#233;tropole &#8211;, Aix. Devenue r&#233;sidence du gouverneur &#8211; un praeses, comme le pr&#233;cise la Notitia Dignitatum &#8211; et centre d'une r&#233;gion qui lui donne de contr&#244;ler presque tout le bassin de la Durance et une large part de la basse Provence orientale, Aix &#233;tait donc appel&#233;e &#224; exercer une fonction politique et administrative qu'elle n'a pourtant remplie que par intermittence, car la Narbonnaise Seconde para&#238;t avoir &#233;t&#233; de nouveau supprim&#233;e dans le troisi&#232;me quart du Ve si&#232;cle, puis r&#233;cr&#233;&#233;e peu avant la fin de l'Empire en Occident. C'est dire que son r&#244;le a &#233;t&#233; bien moindre que celui d'autres chefs-lieux de province du Midi ou d'une ville comme Arles qui a connu, au Ve si&#232;cle, une &#233;clatante promotion dont elle a d'ailleurs pay&#233; le prix &#224; cause des convoitises qu'elle a suscit&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du IVe si&#232;cle ou au d&#233;but du Ve si&#232;cle, sous la pression des Barbares, la pr&#233;fecture du pr&#233;toire passa, en effet, de Tr&#232;ves &#224; Arles, disposition qui fit de cette derni&#232;re la capitale administrative des Gaules. B&#233;n&#233;ficiant de ce fait d'un prestige qui l'a fait c&#233;l&#233;brer par Ausone comme Gallula Roma Arelas (&#171; la petite Rome des Gaules &#187;), Arles fut &#224; l'occasion le lieu de r&#233;sidence de l'empereur qui y fit installer de grandes manufactures d'&#201;tat. L'&#233;mergence progressive des royaumes barbares entra&#238;na cependant une certaine instabilit&#233; et, dans le cours du si&#232;cle, Arles fut ainsi r&#233;guli&#232;rement assi&#233;g&#233;e. Par les Wisigoths d'Alaric d'abord, qui apr&#232;s avoir pris Rome et s'&#234;tre install&#233;s &#224; l'ouest du Rh&#244;ne, y font des incursions r&#233;guli&#232;res (426, 452, 458). Par les Burgondes ensuite, qui ont progressivement gagn&#233; Valence, Die et Embrun, puis pouss&#233; jusqu'&#224; la Durance. Ce processus a culmin&#233; avec le passage de l'ensemble de la Provence &#8211; et donc de la cit&#233; d'Aix &#8211; au pouvoir des Wisigoths en 476, puis des Ostrogoths en 508, des Francs, enfin, en 536 ou 537.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si ce contexte troubl&#233; a motiv&#233; une relative instabilit&#233; des villes, leur place et leur histoire m&#234;me montrent qu'elles ont aussi continu&#233; d'&#234;tre des enjeux politiques, &#233;conomiques et symboliques importants, dans un contexte o&#249; les soci&#233;t&#233;s eurent sans doute un caract&#232;re moins ruralis&#233; qu'on l'a longtemps pens&#233;. Comme en t&#233;moignent r&#233;guli&#232;rement les d&#233;couvertes, c'est par les grandes villes telles Marseille et Arles qu'est toujours pass&#233;, en effet, le grand commerce international, et cette derni&#232;re est rest&#233;e tout au long de la p&#233;riode, le centre du pouvoir et de l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette p&#233;riode de l'Antiquit&#233; tardive est aussi celle de l'&#233;vang&#233;lisation des Gaules dont les premiers t&#233;moins sont les communaut&#233;s chr&#233;tiennes de Lyon et Vienne, connues en 177 par leurs martyrs. En 258, comme nous l'apprend une lettre de Cyprien de Carthage, Arles a d&#233;j&#224; un &#233;v&#234;que, et un demi-si&#232;cle plus tard la liste des &#201;glises pr&#233;sentes au concile d'Arles de 314 atteste l'existence en Provence de cinq autres communaut&#233;s &#224; Marseille, Nice, Apt, Orange et Vaison. Convoqu&#233; quinze mois &#224; peine apr&#232;s que Constantin eut accord&#233; aux chr&#233;tiens la libert&#233; de culte, et dix mois seulement apr&#232;s celui de Rome, ce concile, qui avait pour objet de faire cesser les divisions au sein des communaut&#233;s chr&#233;tiennes, est r&#233;v&#233;lateur de la crise qui d&#233;chirait alors l'&#201;glise, mais aussi du poids que les affaires eccl&#233;siastiques ont d&#233;sormais dans la vie de l'Empire. Il esquisse, enfin, une premi&#232;re carte des implantations chr&#233;tiennes en Occident.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces communaut&#233;s chr&#233;tiennes avaient travers&#233; sans difficult&#233;s les grandes pers&#233;cutions du IIIe si&#232;cle et du d&#233;but du IVe si&#232;cle et certaines d'entre elles comptaient des fid&#232;les appartenant &#224; une classe sociale &#233;lev&#233;e et fortun&#233;e comme en atteste, au mus&#233;e d'Arles, l'impressionnante s&#233;rie de sarcophages, t&#233;moignage saisissant de la conversion pr&#233;coce et massive de l'aristocratie au christianisme. C'est donc au sein d'une soci&#233;t&#233; qui tout en &#233;tant majoritairement rurale, reste profond&#233;ment urbaine et aussi fortement impr&#233;gn&#233;e de religiosit&#233;, civique et d&#233;votionnelle &#224; l'&#233;gard de tout un panth&#233;on encore tr&#232;s vivant, que la religion chr&#233;tienne s'est lentement impos&#233;e, port&#233;e par les pr&#233;f&#233;rences des princes qui demeurent aussi chefs de la religion officielle en leur qualit&#233; de pontifex maximus, c'est-&#224;-dire de pontife supr&#234;me. Leur conversion a fait d'une certaine mani&#232;re du christianisme la religion officielle de l'empire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-la-fin-de-l-Antiquite-et-au-Haut-Moyen-Age" rel="directory"&gt;Aix &#224; la fin de l'Antiquit&#233; et au Haut Moyen-Age&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/vignette_archeo_43933-ed48d.png?1777024795' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; ce que l'on appelle la &#171; crise &#187; du IIIe si&#232;cle, p&#233;riode marqu&#233;e par diverses vagues d'incursions barbares sur le sol gaulois et les cons&#233;quences qui en d&#233;coul&#232;rent, les empereurs ont radicalement transform&#233; le mode d'administration des provinces. L'augmentation consid&#233;rable du nombre des fonctionnaires, la r&#233;pression pour endiguer une violence sociale accrue, des dispositions en vue de rem&#233;dier au d&#233;clin d&#233;mographique, la transformation du syst&#232;me fiscal ont alors repos&#233; sur un nouveau d&#233;coupage du territoire. La fin du IIIe si&#232;cle et les IVe et Ve si&#232;cles ont ainsi &#233;t&#233; ponctu&#233;s par une s&#233;rie de r&#233;formes qui ont plusieurs fois modifi&#233; la carte administrative qui pr&#233;valait jusqu'alors.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107413 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43933-2195e.png?1777019041' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107413 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Carte administrative des Gaules d'apr&#232;s la Notitia Galliarum + Eglises gauloises repr&#233;sent&#233;es au concile d'Arles de 314&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s avant 300, la Gaule fut divis&#233;e en deux dioc&#232;ses, un au nord avec, pour si&#232;ge, Tr&#232;ves, l'autre au sud, avec Vienne pour chef-lieu. Inaugur&#233;e par Diocl&#233;tien et parachev&#233;e sous Constantin, soucieux de mieux organiser leur Empire qui venait de surmonter des difficult&#233;s de tous ordres, une premi&#232;re r&#233;forme divisa le Midi de la Gaule en plusieurs provinces : &#224; l'ouest du Rh&#244;ne, l'Aquitaine et la Narbonnaise Premi&#232;re qui correspond &#224; peu pr&#232;s &#224; l'actuelle r&#233;gion de Languedoc-Roussillon ; &#224; l'est du fleuve, la Viennoise qui regroupe les cit&#233;s de la vall&#233;e du Rh&#244;ne et celle de Marseille, la Narbonnaise Seconde qui s'&#233;tend sur la basse Provence et, tout &#224; l'est, la province des Alpes Maritimae alors accrue par l'adjonction des cit&#233;s de Digne et d'Embrun qui d&#233;pendaient jusqu'alors respectivement de la Narbonnaise et des Alpes cottiennes. Embrun en devint le chef-lieu, &#224; la place de Cimiez. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apparemment r&#233;unie &#224; la Viennoise au plus tard en 355-356, la Narbonnaise Seconde repara&#238;t dans les sources &#224; partir de 381 ; vers 407, la Notitia Galliarum fournit la liste de ses cit&#233;s, Apt, Riez, Fr&#233;jus, Gap, Sisteron et Antibes, et le nom de sa capitale &#8211; on disait alors m&#233;tropole &#8211;, Aix. Devenue r&#233;sidence du gouverneur &#8211; un praeses, comme le pr&#233;cise la Notitia Dignitatum &#8211; et centre d'une r&#233;gion qui lui donne de contr&#244;ler presque tout le bassin de la Durance et une large part de la basse Provence orientale, Aix &#233;tait donc appel&#233;e &#224; exercer une fonction politique et administrative qu'elle n'a pourtant remplie que par intermittence, car la Narbonnaise Seconde para&#238;t avoir &#233;t&#233; de nouveau supprim&#233;e dans le troisi&#232;me quart du Ve si&#232;cle, puis r&#233;cr&#233;&#233;e peu avant la fin de l'Empire en Occident. C'est dire que son r&#244;le a &#233;t&#233; bien moindre que celui d'autres chefs-lieux de province du Midi ou d'une ville comme Arles qui a connu, au Ve si&#232;cle, une &#233;clatante promotion dont elle a d'ailleurs pay&#233; le prix &#224; cause des convoitises qu'elle a suscit&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du IVe si&#232;cle ou au d&#233;but du Ve si&#232;cle, sous la pression des Barbares, la pr&#233;fecture du pr&#233;toire passa, en effet, de Tr&#232;ves &#224; Arles, disposition qui fit de cette derni&#232;re la capitale administrative des Gaules. B&#233;n&#233;ficiant de ce fait d'un prestige qui l'a fait c&#233;l&#233;brer par Ausone comme Gallula Roma Arelas (&#171; la petite Rome des Gaules &#187;), Arles fut &#224; l'occasion le lieu de r&#233;sidence de l'empereur qui y fit installer de grandes manufactures d'&#201;tat. L'&#233;mergence progressive des royaumes barbares entra&#238;na cependant une certaine instabilit&#233; et, dans le cours du si&#232;cle, Arles fut ainsi r&#233;guli&#232;rement assi&#233;g&#233;e. Par les Wisigoths d'Alaric d'abord, qui apr&#232;s avoir pris Rome et s'&#234;tre install&#233;s &#224; l'ouest du Rh&#244;ne, y font des incursions r&#233;guli&#232;res (426, 452, 458). Par les Burgondes ensuite, qui ont progressivement gagn&#233; Valence, Die et Embrun, puis pouss&#233; jusqu'&#224; la Durance. Ce processus a culmin&#233; avec le passage de l'ensemble de la Provence &#8211; et donc de la cit&#233; d'Aix &#8211; au pouvoir des Wisigoths en 476, puis des Ostrogoths en 508, des Francs, enfin, en 536 ou 537.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si ce contexte troubl&#233; a motiv&#233; une relative instabilit&#233; des villes, leur place et leur histoire m&#234;me montrent qu'elles ont aussi continu&#233; d'&#234;tre des enjeux politiques, &#233;conomiques et symboliques importants, dans un contexte o&#249; les soci&#233;t&#233;s eurent sans doute un caract&#232;re moins ruralis&#233; qu'on l'a longtemps pens&#233;. Comme en t&#233;moignent r&#233;guli&#232;rement les d&#233;couvertes, c'est par les grandes villes telles Marseille et Arles qu'est toujours pass&#233;, en effet, le grand commerce international, et cette derni&#232;re est rest&#233;e tout au long de la p&#233;riode, le centre du pouvoir et de l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette p&#233;riode de l'Antiquit&#233; tardive est aussi celle de l'&#233;vang&#233;lisation des Gaules dont les premiers t&#233;moins sont les communaut&#233;s chr&#233;tiennes de Lyon et Vienne, connues en 177 par leurs martyrs. En 258, comme nous l'apprend une lettre de Cyprien de Carthage, Arles a d&#233;j&#224; un &#233;v&#234;que, et un demi-si&#232;cle plus tard la liste des &#201;glises pr&#233;sentes au concile d'Arles de 314 atteste l'existence en Provence de cinq autres communaut&#233;s &#224; Marseille, Nice, Apt, Orange et Vaison. Convoqu&#233; quinze mois &#224; peine apr&#232;s que Constantin eut accord&#233; aux chr&#233;tiens la libert&#233; de culte, et dix mois seulement apr&#232;s celui de Rome, ce concile, qui avait pour objet de faire cesser les divisions au sein des communaut&#233;s chr&#233;tiennes, est r&#233;v&#233;lateur de la crise qui d&#233;chirait alors l'&#201;glise, mais aussi du poids que les affaires eccl&#233;siastiques ont d&#233;sormais dans la vie de l'Empire. Il esquisse, enfin, une premi&#232;re carte des implantations chr&#233;tiennes en Occident.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces communaut&#233;s chr&#233;tiennes avaient travers&#233; sans difficult&#233;s les grandes pers&#233;cutions du IIIe si&#232;cle et du d&#233;but du IVe si&#232;cle et certaines d'entre elles comptaient des fid&#232;les appartenant &#224; une classe sociale &#233;lev&#233;e et fortun&#233;e comme en atteste, au mus&#233;e d'Arles, l'impressionnante s&#233;rie de sarcophages, t&#233;moignage saisissant de la conversion pr&#233;coce et massive de l'aristocratie au christianisme. C'est donc au sein d'une soci&#233;t&#233; qui tout en &#233;tant majoritairement rurale, reste profond&#233;ment urbaine et aussi fortement impr&#233;gn&#233;e de religiosit&#233;, civique et d&#233;votionnelle &#224; l'&#233;gard de tout un panth&#233;on encore tr&#232;s vivant, que la religion chr&#233;tienne s'est lentement impos&#233;e, port&#233;e par les pr&#233;f&#233;rences des princes qui demeurent aussi chefs de la religion officielle en leur qualit&#233; de pontifex maximus, c'est-&#224;-dire de pontife supr&#234;me. Leur conversion a fait d'une certaine mani&#232;re du christianisme la religion officielle de l'empire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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