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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>Le territoire p&#233;riurbain d'Aquae Sextiae &#224; l'Antiquit&#233;</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-territoire-periurbain-d-Aquae-Sextiae-a-l-Antiquite</link>
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		<dc:date>2026-04-24T08:19:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre ville et campagne, l'espace que l'on qualifie de p&#233;riurbain forme une zone tampon aux limites diffuses. Tout en confrontant l'espace urbain, il s'en distingue radicalement par ses modalit&#233;s d'occupation. On y trouve tout d'abord les zones fun&#233;raires dont l'installation intra-muros &#233;tait interdite, des faubourgs, mais aussi de nombreuses activit&#233;s qui trouvaient difficilement leur place dans la ville, soit parce qu'elles occasionnaient des nuisances (olfactives, auditives), soit parce qu'elles pr&#233;sentaient un danger (officines de potier, de verrier...), ou n&#233;cessitaient de l'espace, telles les activit&#233;s agricoles par exemple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tributaire des opportunit&#233;s offertes par les projets de construction, la vision que l'on a de cette p&#233;riph&#233;rie urbaine est toutefois in&#233;gale et disparate. Certaines zones restent quasiment inconnues, au nord de la ville en particulier ; d'autres, &#224; l'est et &#224; l'ouest, ont fait l'objet de recherches trop pointillistes pour qu'on puisse en brosser le paysage. Et m&#234;me dans les secteurs les mieux explor&#233;s, subsistent des zones inconnues. Malgr&#233; tout, se d&#233;gagent, au moins dans leurs grandes lignes, les principales caract&#233;ristiques de l'occupation de cet espace p&#233;riurbain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Un espace organis&#233; : &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_28_la_voie_aurelienne_et_sa_branche_littorale_vers_marseille.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le r&#244;le des routes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107985 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44643_1-b0ad2.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107985 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chauss&#233;e de la route de Marseille partiellement d&#233;gag&#233;e. Couvent des petites S&#339;urs de la Merci, 2011.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le premier constat concerne la chronologie de sa fr&#233;quentation. Elle appara&#238;t ancienne, du moins au sud de la ville, o&#249; les premiers vestiges reconnus remontent au Ier s. av. J.-C., et elle s'est maintenue de fa&#231;on continue durant tout le Haut-Empire. Cette p&#233;riph&#233;rie a pour autre caract&#233;ristique d'avoir &#233;t&#233; d'embl&#233;e structur&#233;e, comme en t&#233;moignent les am&#233;nagements, agraires en particulier. Au sud-est, c'est le trac&#233; de la voie Aur&#233;lienne, &#224; travers la route qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e, qui pourrait avoir jou&#233; un r&#244;le dans cette structuration. Au sud, celle-ci est s&#251;rement ant&#233;rieure &#224; la cr&#233;ation de la via Massiliensis qui recoupe des structures agraires du Ier s. av. J.-C. Une fois construites, ces voies ont eu un r&#244;le pr&#233;&#233;minent dans la fa&#231;on dont les terres ont &#233;t&#233; occup&#233;es. L'attractivit&#233; qu'elles exer&#231;aient se manifeste par le regroupement, de part et d'autre de leurs rives, de la plupart des constructions au sein d'une bande de terrain qui n'exc&#232;de gu&#232;re 150 m de large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ont d'abord pes&#233; sur &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_19_la_necropole_de_la_via_massiliensis.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'implantation des n&#233;cropoles&lt;/a&gt;. En raison d'un tabou qui, dans l'Antiquit&#233;, interdisait qu'elles prissent place intra-muros, celles-ci &#233;taient rejet&#233;es &#224; leur p&#233;riph&#233;rie. Deux d'entre elles illustrent bien ce ph&#233;nom&#232;ne : celle qui, au sud-est, se d&#233;veloppait le long de la voie Aur&#233;lienne et celle qui, au sud, longeait la via Massiliensis. Les modalit&#233;s de l'occupation des espaces fun&#233;raires ne sont bien connues que pour la seconde. Elles se traduisent par une implantation nucl&#233;aire et donc discontinue et occupent une emprise r&#233;duite en profondeur (15 &#224; 20 m) par rapport au trac&#233; des voies. C'est sans doute &#224; un sch&#233;ma analogue que devait r&#233;pondre la n&#233;cropole identifi&#233;e au nord de la ville, le long de l'actuelle avenue Philippe-Solari, ou encore celle dont on devine l'existence &#224; l'est, dans le secteur compris entre la place Bellegarde et l'avenue Sainte-Victoire. Il est plus difficile de d&#233;terminer comment s'organisaient les zones cim&#233;t&#233;riales identifi&#233;es dans d'autres secteurs p&#233;riurbains, mais il est probable que certaines s'&#233;chelonnaient pareillement le long de voies p&#233;riph&#233;riques ext&#233;rieures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les s&#233;pultures et les constructions fun&#233;raires semblent s'&#234;tre concentr&#233;es &#224; proximit&#233; de l'aire rempar&#233;e, il semble en &#234;tre all&#233; autrement dans la n&#233;cropole sud-est, &#233;tablie le long de la voie Aur&#233;lienne. Les tombes jalonnaient cette derni&#232;re sur une longue distance ; un sarcophage en plomb a, en effet, &#233;t&#233; d&#233;couvert &#224; proximit&#233; de la route, &#224; 1,5 km de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus int&#233;ressant est le rapport que ces zones fun&#233;raires entretenaient avec les espaces qui les environnaient et les activit&#233;s qu'ils accueillaient ; malgr&#233; la fr&#233;quentation particuli&#232;re qu'elles g&#233;n&#233;raient, elles ne paraissent pas avoir entra&#238;n&#233; d'interdit dans les modes d'occupation et d'exploitation des terrains alentour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;La constitution de faubourgs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107987 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44643_2-40dc1.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107987 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vestiges d'une habitation &#233;tablie dans le faubourg nord. 6, avenue Paul-C&#233;zanne, 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il est une autre composante urbaine sur laquelle les voies ont pes&#233;, les faubourgs. Les quelques donn&#233;es connues montrent qu'ils ont aussi colonis&#233; leurs rives. Le trait vaut surtout pour le faubourg nord dont trois op&#233;rations ont r&#233;v&#233;l&#233; l'existence le long des actuelles avenues Philippe-Solari et Paul-C&#233;zanne. Les quelques maisons qui y ont &#233;t&#233; entrevues se sont &#233;tablies le long d'une voie antique prolongeant vers le nord, en direction de Pertuis, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_5_le_cardo_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le cardo maximus&lt;/a&gt;. Au nord-est, l'existence d'un autre suburbium, r&#233;sidentiel cette fois, d&#233;coule de la d&#233;couverte de plusieurs pi&#232;ces &#224; pavements de mosa&#239;ques dans l'enceinte du coll&#232;ge Campra, soit &#224; l'est de l'actuelle rue Pierre-et-Marie-Curie, axe qui marquait tr&#232;s certainement la limite orientale de la ville antique. Il faut peut-&#234;tre lier ces habitations aux vestiges rapidement observ&#233;s dans la rue Gianotti, en 1940-1950.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sud en revanche, l'habitat n'a jamais franchi l'enceinte pour les raison que l'on va voir maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;L'occupation agricole&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la proche couronne de la ville, ce sont toutefois les traces d'exploitation agricole qui sont les plus anciennes et les plus nombreuses. Elles ont &#233;t&#233; mises en &#233;vidence tant dans la partie nord et est de ce p&#233;rim&#232;tre (parking Signoret et Tribunal de Grande Instance), qu'au sud-est (Espace Forbin et immeubles alentour), ou encore au sud (coll&#232;ge Mignet et surtout quartier Sextius-Mirabeau).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107989 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44643_3-c8ee7.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107989 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;seau de drainage ant&#233;rieur &#224; la cr&#233;ation de la route de Marseille (Ier s. av. J.-C.). ZAC Sextius-Mirabeau, 2000.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parcourue par d'anciens vallons, une grande partie de la p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale &#233;tait, avant l'Antiquit&#233;, en proie &#224; une humidit&#233; permanente li&#233;e aux d&#233;bordements de cours d'eau, ainsi qu'aux remont&#233;es fr&#233;quentes des eaux souterraines. La transformation de ces terrains hydromorphes en parcelles agricoles a n&#233;cessit&#233; d'importants travaux d'assainissement, attest&#233;s par plusieurs r&#233;seaux de drainage. Ces vestiges ont &#233;t&#233; appr&#233;hend&#233;s quasiment dans tous les terrains explor&#233;s. Dat&#233;es du Ier s. av. J.-C., les plus anciennes structures de drainage sont des tranch&#233;es empierr&#233;es qui dessinent, sur les terrains aujourd'hui travers&#233;s par l'avenue Max-Juvenal et la rue des Allumettes, un r&#233;seau en lani&#232;re. &#192; partir de l'&#233;poque august&#233;enne, elles ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par des dispositifs vari&#233;s, dont l'organisation appara&#238;t plus complexe. Parall&#232;les ou perpendiculaires &#224; l'axe de la voie, ils consistent en drains et en foss&#233;s qui recueillaient les eaux de ruissellement, servaient &#224; l'irrigation et participaient au d&#233;coupage parcellaire. Certains de ces foss&#233;s ont &#233;t&#233; entretenus durant toute l'Antiquit&#233;, alors que d'autres ont &#233;t&#233; relay&#233;s par des murs quand ils servaient de limite de parcelles .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les structures de drainage ne sont pas les seules &#224; t&#233;moigner de l'exploitation de l'espace p&#233;riurbain. Ce dernier livre aussi de nombreuses traces agraires qui documentent les pratiques agricoles. &#192; c&#244;t&#233; des vignobles, il existait d'autres cultures, moins identifiables.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107991 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44643_4-f2b50.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107991 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Drain empierr&#233; du Ier s. av. J.-C, appartenant au premier r&#233;seau de drainage antique. ZAC Sextius-Mirabeau, 2000.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les chenaux r&#233;guliers organis&#233;s en quadrillage qui ont &#233;t&#233; observ&#233;s au nord-est et au sud-ouest de la ville, font penser &#224; un syst&#232;me d'irrigation utilis&#233; pour le mara&#238;chage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces am&#233;nagements relevaient d'&#233;tablissements agricoles qui &#233;maillaient les abords de la ville, mais dont on peine &#224; restituer les contours. Deux d'entre eux, en activit&#233; aux Ier et IIe s. ap. J.-C., ont &#233;t&#233; mis au jour sur les sites de Signoret et de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_29_un_domaine_viticole_le_long_de_la_voie_aurelienne.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'Espace Forbin&lt;/a&gt;, le premier &#224; 150 m des limites urbaines, le second &#224; 600 m. Leur caract&#232;re modeste &#233;voque des petites exploitations viticoles qui ne sont pas sans rappeler la villa Regina &#224; Pomp&#233;i, et dont la production &#233;tait tr&#232;s vraisemblablement destin&#233;e &#224; la consommation urbaine. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.32_la_vigne_trace_son_sillon_a_aix-en-provence.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Des vignobles antiques&lt;/a&gt; ont du reste &#233;t&#233; identifi&#233;s au sud et au sud-ouest de la ville, sur les sites du coll&#232;ge Mignet et de Notre-Dame de la Merci. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; de ces villae suburbaines, existaient des b&#226;timents de taille r&#233;duite, dont il n'est pas toujours ais&#233; de d&#233;terminer la ou les fonctions. Les fouilles de la ZAC Sextius-Mirabeau en ont livr&#233; deux exemples. On y verrait bien de petites d&#233;pendances pour le stockage de mat&#233;riel ou de denr&#233;es, voire pour accueillir des animaux. Elles ne semblent pas, en tout cas, avoir &#233;t&#233; des lieux d'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;La p&#233;riph&#233;rie urbaine : &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_24_des_artisans_precurseurs_du_tri_selectif.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;une zone de d&#233;charge&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre apport des recherches conduites dans la p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale de la ville est d'avoir mis en &#233;vidence la place occup&#233;e par les rebuts domestiques et artisanaux, &#224; partir de la seconde moiti&#233; du IIe s. ap. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107995 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44643_6_1_-58d64.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107995 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Petit b&#226;timent agricole install&#233; sur des terrains extra-muros. ZAC Sextius-Mirabeau, 1994.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On les trouve, l&#224; encore, principalement le long des voies qui facilitaient leur &#233;vacuation en dehors de la ville. Ils s'y concentraient sous la forme d'&#233;pandages relativement &#233;tendus, ou remplissaient les foss&#233;s en cours d'abandon. Cent m&#232;tres &#224; peine au sud de la ville, une d&#233;charge s'est ainsi d&#233;velopp&#233;e sur la rive occidentale de la voie Aur&#233;lienne littorale, au niveau du jardin du couvent de Notre-Dame de la Merci, apr&#232;s que les foss&#233;s bordiers de la route ont &#233;t&#233; colmat&#233;s. D'autres, plus diversifi&#233;s, s'&#233;chelonnaient le long de cette m&#234;me voie, parmi lesquels plusieurs d&#233;potoirs d'artisans ont pris place &#224; l'int&#233;rieur et aux abords de la n&#233;cropole m&#233;ridionale. &#192; l'ouest de la ville, la fouille r&#233;alis&#233;e au 1, route de Galice a montr&#233; que les deux foss&#233;s bordiers de la voie Aur&#233;lienne en direction d'Arles, avaient &#233;galement &#233;t&#233; colmat&#233;s par des d&#233;chets. A l'emplacement de l'ancien Office de Tourisme a &#233;t&#233; mis au jour un important &#233;pandage de mobilier, dont le d&#233;p&#244;t a peut-&#234;tre contribu&#233; &#224; l'assainissement ou &#224; l'aplanissement des terrains.&lt;br class='autobr' /&gt;
La constitution de ces d&#233;potoirs dans la p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale tient sans doute aussi au r&#244;le d'exutoire des &#233;gouts urbains qu'avait cette zone situ&#233;e &#224; l'aval de la ville. Les collecteurs s'y d&#233;versaient et les d&#233;tritus qu'ils charriaient, &#233;taient &#233;vacu&#233;s par des foss&#233;s orient&#233;s dans l'axe d'&#233;coulement naturel des eaux us&#233;es de la ville, c'est-&#224;-dire nord/sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des interventions, l'arch&#233;ologie participe ainsi &#224; restituer la fa&#231;on dont l'homme a investi la ville et ses abords, et en a con&#231;u la gestion et l'exploitation, mettant en &#233;vidence les dynamiques qui r&#233;gissent son rapport &#224; l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107997 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44643_7-70753.png?1777019041' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107997 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Foss&#233; en cours de colmatage par des d&#233;chets domestiques et artisanaux. ZAC Sextius-Mirabeau, 2000.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Extra-muros, si les faubourgs et plus encore les n&#233;cropoles constituent autant d'&#233;l&#233;ments de p&#233;n&#233;tration de la ville dans la campagne, leur pr&#233;sence, sagement confin&#233;e aux abords des voies, y appara&#238;t bien limit&#233;e et, dans l'ensemble, le paysage que les vestiges t&#233;nus et modestes contribuent &#224; restituer &#224; l'imm&#233;diate p&#233;riph&#233;rie urbaine, est d'abord celui de la ruralit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre ville et campagne, l'espace que l'on qualifie de p&#233;riurbain forme une zone tampon aux limites diffuses. Tout en confrontant l'espace urbain, il s'en distingue radicalement par ses modalit&#233;s d'occupation. On y trouve tout d'abord les zones fun&#233;raires dont l'installation intra-muros &#233;tait interdite, des faubourgs, mais aussi de nombreuses activit&#233;s qui trouvaient difficilement leur place dans la ville, soit parce qu'elles occasionnaient des nuisances (olfactives, auditives), soit parce qu'elles pr&#233;sentaient un danger (officines de potier, de verrier...), ou n&#233;cessitaient de l'espace, telles les activit&#233;s agricoles par exemple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tributaire des opportunit&#233;s offertes par les projets de construction, la vision que l'on a de cette p&#233;riph&#233;rie urbaine est toutefois in&#233;gale et disparate. Certaines zones restent quasiment inconnues, au nord de la ville en particulier ; d'autres, &#224; l'est et &#224; l'ouest, ont fait l'objet de recherches trop pointillistes pour qu'on puisse en brosser le paysage. Et m&#234;me dans les secteurs les mieux explor&#233;s, subsistent des zones inconnues. Malgr&#233; tout, se d&#233;gagent, au moins dans leurs grandes lignes, les principales caract&#233;ristiques de l'occupation de cet espace p&#233;riurbain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Un espace organis&#233; : &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_28_la_voie_aurelienne_et_sa_branche_littorale_vers_marseille.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le r&#244;le des routes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107985 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44643_1-4550e.png?1776421345' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107985 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Chauss&#233;e de la route de Marseille partiellement d&#233;gag&#233;e. Couvent des petites S&#339;urs de la Merci, 2011.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le premier constat concerne la chronologie de sa fr&#233;quentation. Elle appara&#238;t ancienne, du moins au sud de la ville, o&#249; les premiers vestiges reconnus remontent au Ier s. av. J.-C., et elle s'est maintenue de fa&#231;on continue durant tout le Haut-Empire. Cette p&#233;riph&#233;rie a pour autre caract&#233;ristique d'avoir &#233;t&#233; d'embl&#233;e structur&#233;e, comme en t&#233;moignent les am&#233;nagements, agraires en particulier. Au sud-est, c'est le trac&#233; de la voie Aur&#233;lienne, &#224; travers la route qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;e, qui pourrait avoir jou&#233; un r&#244;le dans cette structuration. Au sud, celle-ci est s&#251;rement ant&#233;rieure &#224; la cr&#233;ation de la via Massiliensis qui recoupe des structures agraires du Ier s. av. J.-C. Une fois construites, ces voies ont eu un r&#244;le pr&#233;&#233;minent dans la fa&#231;on dont les terres ont &#233;t&#233; occup&#233;es. L'attractivit&#233; qu'elles exer&#231;aient se manifeste par le regroupement, de part et d'autre de leurs rives, de la plupart des constructions au sein d'une bande de terrain qui n'exc&#232;de gu&#232;re 150 m de large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ont d'abord pes&#233; sur &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_19_la_necropole_de_la_via_massiliensis.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'implantation des n&#233;cropoles&lt;/a&gt;. En raison d'un tabou qui, dans l'Antiquit&#233;, interdisait qu'elles prissent place intra-muros, celles-ci &#233;taient rejet&#233;es &#224; leur p&#233;riph&#233;rie. Deux d'entre elles illustrent bien ce ph&#233;nom&#232;ne : celle qui, au sud-est, se d&#233;veloppait le long de la voie Aur&#233;lienne et celle qui, au sud, longeait la via Massiliensis. Les modalit&#233;s de l'occupation des espaces fun&#233;raires ne sont bien connues que pour la seconde. Elles se traduisent par une implantation nucl&#233;aire et donc discontinue et occupent une emprise r&#233;duite en profondeur (15 &#224; 20 m) par rapport au trac&#233; des voies. C'est sans doute &#224; un sch&#233;ma analogue que devait r&#233;pondre la n&#233;cropole identifi&#233;e au nord de la ville, le long de l'actuelle avenue Philippe-Solari, ou encore celle dont on devine l'existence &#224; l'est, dans le secteur compris entre la place Bellegarde et l'avenue Sainte-Victoire. Il est plus difficile de d&#233;terminer comment s'organisaient les zones cim&#233;t&#233;riales identifi&#233;es dans d'autres secteurs p&#233;riurbains, mais il est probable que certaines s'&#233;chelonnaient pareillement le long de voies p&#233;riph&#233;riques ext&#233;rieures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les s&#233;pultures et les constructions fun&#233;raires semblent s'&#234;tre concentr&#233;es &#224; proximit&#233; de l'aire rempar&#233;e, il semble en &#234;tre all&#233; autrement dans la n&#233;cropole sud-est, &#233;tablie le long de la voie Aur&#233;lienne. Les tombes jalonnaient cette derni&#232;re sur une longue distance ; un sarcophage en plomb a, en effet, &#233;t&#233; d&#233;couvert &#224; proximit&#233; de la route, &#224; 1,5 km de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus int&#233;ressant est le rapport que ces zones fun&#233;raires entretenaient avec les espaces qui les environnaient et les activit&#233;s qu'ils accueillaient ; malgr&#233; la fr&#233;quentation particuli&#232;re qu'elles g&#233;n&#233;raient, elles ne paraissent pas avoir entra&#238;n&#233; d'interdit dans les modes d'occupation et d'exploitation des terrains alentour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;La constitution de faubourgs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107987 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44643_2-42e1d.png?1776421345' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107987 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vestiges d'une habitation &#233;tablie dans le faubourg nord. 6, avenue Paul-C&#233;zanne, 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Il est une autre composante urbaine sur laquelle les voies ont pes&#233;, les faubourgs. Les quelques donn&#233;es connues montrent qu'ils ont aussi colonis&#233; leurs rives. Le trait vaut surtout pour le faubourg nord dont trois op&#233;rations ont r&#233;v&#233;l&#233; l'existence le long des actuelles avenues Philippe-Solari et Paul-C&#233;zanne. Les quelques maisons qui y ont &#233;t&#233; entrevues se sont &#233;tablies le long d'une voie antique prolongeant vers le nord, en direction de Pertuis, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_5_le_cardo_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le cardo maximus&lt;/a&gt;. Au nord-est, l'existence d'un autre suburbium, r&#233;sidentiel cette fois, d&#233;coule de la d&#233;couverte de plusieurs pi&#232;ces &#224; pavements de mosa&#239;ques dans l'enceinte du coll&#232;ge Campra, soit &#224; l'est de l'actuelle rue Pierre-et-Marie-Curie, axe qui marquait tr&#232;s certainement la limite orientale de la ville antique. Il faut peut-&#234;tre lier ces habitations aux vestiges rapidement observ&#233;s dans la rue Gianotti, en 1940-1950.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sud en revanche, l'habitat n'a jamais franchi l'enceinte pour les raison que l'on va voir maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;L'occupation agricole&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la proche couronne de la ville, ce sont toutefois les traces d'exploitation agricole qui sont les plus anciennes et les plus nombreuses. Elles ont &#233;t&#233; mises en &#233;vidence tant dans la partie nord et est de ce p&#233;rim&#232;tre (parking Signoret et Tribunal de Grande Instance), qu'au sud-est (Espace Forbin et immeubles alentour), ou encore au sud (coll&#232;ge Mignet et surtout quartier Sextius-Mirabeau).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107989 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44643_3-0f0e2.png?1776421345' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107989 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;seau de drainage ant&#233;rieur &#224; la cr&#233;ation de la route de Marseille (Ier s. av. J.-C.). ZAC Sextius-Mirabeau, 2000.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parcourue par d'anciens vallons, une grande partie de la p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale &#233;tait, avant l'Antiquit&#233;, en proie &#224; une humidit&#233; permanente li&#233;e aux d&#233;bordements de cours d'eau, ainsi qu'aux remont&#233;es fr&#233;quentes des eaux souterraines. La transformation de ces terrains hydromorphes en parcelles agricoles a n&#233;cessit&#233; d'importants travaux d'assainissement, attest&#233;s par plusieurs r&#233;seaux de drainage. Ces vestiges ont &#233;t&#233; appr&#233;hend&#233;s quasiment dans tous les terrains explor&#233;s. Dat&#233;es du Ier s. av. J.-C., les plus anciennes structures de drainage sont des tranch&#233;es empierr&#233;es qui dessinent, sur les terrains aujourd'hui travers&#233;s par l'avenue Max-Juvenal et la rue des Allumettes, un r&#233;seau en lani&#232;re. &#192; partir de l'&#233;poque august&#233;enne, elles ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par des dispositifs vari&#233;s, dont l'organisation appara&#238;t plus complexe. Parall&#232;les ou perpendiculaires &#224; l'axe de la voie, ils consistent en drains et en foss&#233;s qui recueillaient les eaux de ruissellement, servaient &#224; l'irrigation et participaient au d&#233;coupage parcellaire. Certains de ces foss&#233;s ont &#233;t&#233; entretenus durant toute l'Antiquit&#233;, alors que d'autres ont &#233;t&#233; relay&#233;s par des murs quand ils servaient de limite de parcelles .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les structures de drainage ne sont pas les seules &#224; t&#233;moigner de l'exploitation de l'espace p&#233;riurbain. Ce dernier livre aussi de nombreuses traces agraires qui documentent les pratiques agricoles. &#192; c&#244;t&#233; des vignobles, il existait d'autres cultures, moins identifiables.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107991 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44643_4-7eeb1.png?1776421345' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107991 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Drain empierr&#233; du Ier s. av. J.-C, appartenant au premier r&#233;seau de drainage antique. ZAC Sextius-Mirabeau, 2000.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les chenaux r&#233;guliers organis&#233;s en quadrillage qui ont &#233;t&#233; observ&#233;s au nord-est et au sud-ouest de la ville, font penser &#224; un syst&#232;me d'irrigation utilis&#233; pour le mara&#238;chage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces am&#233;nagements relevaient d'&#233;tablissements agricoles qui &#233;maillaient les abords de la ville, mais dont on peine &#224; restituer les contours. Deux d'entre eux, en activit&#233; aux Ier et IIe s. ap. J.-C., ont &#233;t&#233; mis au jour sur les sites de Signoret et de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_29_un_domaine_viticole_le_long_de_la_voie_aurelienne.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'Espace Forbin&lt;/a&gt;, le premier &#224; 150 m des limites urbaines, le second &#224; 600 m. Leur caract&#232;re modeste &#233;voque des petites exploitations viticoles qui ne sont pas sans rappeler la villa Regina &#224; Pomp&#233;i, et dont la production &#233;tait tr&#232;s vraisemblablement destin&#233;e &#224; la consommation urbaine. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.32_la_vigne_trace_son_sillon_a_aix-en-provence.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Des vignobles antiques&lt;/a&gt; ont du reste &#233;t&#233; identifi&#233;s au sud et au sud-ouest de la ville, sur les sites du coll&#232;ge Mignet et de Notre-Dame de la Merci. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; c&#244;t&#233; de ces villae suburbaines, existaient des b&#226;timents de taille r&#233;duite, dont il n'est pas toujours ais&#233; de d&#233;terminer la ou les fonctions. Les fouilles de la ZAC Sextius-Mirabeau en ont livr&#233; deux exemples. On y verrait bien de petites d&#233;pendances pour le stockage de mat&#233;riel ou de denr&#233;es, voire pour accueillir des animaux. Elles ne semblent pas, en tout cas, avoir &#233;t&#233; des lieux d'habitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;La p&#233;riph&#233;rie urbaine : &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_24_des_artisans_precurseurs_du_tri_selectif.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;une zone de d&#233;charge&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre apport des recherches conduites dans la p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale de la ville est d'avoir mis en &#233;vidence la place occup&#233;e par les rebuts domestiques et artisanaux, &#224; partir de la seconde moiti&#233; du IIe s. ap. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107995 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44643_6_1_-e0d04.png?1776421345' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107995 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Petit b&#226;timent agricole install&#233; sur des terrains extra-muros. ZAC Sextius-Mirabeau, 1994.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On les trouve, l&#224; encore, principalement le long des voies qui facilitaient leur &#233;vacuation en dehors de la ville. Ils s'y concentraient sous la forme d'&#233;pandages relativement &#233;tendus, ou remplissaient les foss&#233;s en cours d'abandon. Cent m&#232;tres &#224; peine au sud de la ville, une d&#233;charge s'est ainsi d&#233;velopp&#233;e sur la rive occidentale de la voie Aur&#233;lienne littorale, au niveau du jardin du couvent de Notre-Dame de la Merci, apr&#232;s que les foss&#233;s bordiers de la route ont &#233;t&#233; colmat&#233;s. D'autres, plus diversifi&#233;s, s'&#233;chelonnaient le long de cette m&#234;me voie, parmi lesquels plusieurs d&#233;potoirs d'artisans ont pris place &#224; l'int&#233;rieur et aux abords de la n&#233;cropole m&#233;ridionale. &#192; l'ouest de la ville, la fouille r&#233;alis&#233;e au 1, route de Galice a montr&#233; que les deux foss&#233;s bordiers de la voie Aur&#233;lienne en direction d'Arles, avaient &#233;galement &#233;t&#233; colmat&#233;s par des d&#233;chets. A l'emplacement de l'ancien Office de Tourisme a &#233;t&#233; mis au jour un important &#233;pandage de mobilier, dont le d&#233;p&#244;t a peut-&#234;tre contribu&#233; &#224; l'assainissement ou &#224; l'aplanissement des terrains.&lt;br class='autobr' /&gt;
La constitution de ces d&#233;potoirs dans la p&#233;riph&#233;rie m&#233;ridionale tient sans doute aussi au r&#244;le d'exutoire des &#233;gouts urbains qu'avait cette zone situ&#233;e &#224; l'aval de la ville. Les collecteurs s'y d&#233;versaient et les d&#233;tritus qu'ils charriaient, &#233;taient &#233;vacu&#233;s par des foss&#233;s orient&#233;s dans l'axe d'&#233;coulement naturel des eaux us&#233;es de la ville, c'est-&#224;-dire nord/sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des interventions, l'arch&#233;ologie participe ainsi &#224; restituer la fa&#231;on dont l'homme a investi la ville et ses abords, et en a con&#231;u la gestion et l'exploitation, mettant en &#233;vidence les dynamiques qui r&#233;gissent son rapport &#224; l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107997 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44643_7-6ee18.png?1776421345' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107997 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Foss&#233; en cours de colmatage par des d&#233;chets domestiques et artisanaux. ZAC Sextius-Mirabeau, 2000.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Extra-muros, si les faubourgs et plus encore les n&#233;cropoles constituent autant d'&#233;l&#233;ments de p&#233;n&#233;tration de la ville dans la campagne, leur pr&#233;sence, sagement confin&#233;e aux abords des voies, y appara&#238;t bien limit&#233;e et, dans l'ensemble, le paysage que les vestiges t&#233;nus et modestes contribuent &#224; restituer &#224; l'imm&#233;diate p&#233;riph&#233;rie urbaine, est d'abord celui de la ruralit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Activit&#233;s et commerces urbains</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Activites-et-commerces-urbains</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107961 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44639_1-2102e.png?1777019042' width='180' height='180' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Aux deux premiers si&#232;cles de notre &#232;re, l'Empire romain atteint sa plus grande extension. Le vaste r&#233;seau de communication, terrestre et maritime, cr&#233;&#233; &#224; l'origine pour la guerre et l'administration, s'ouvre alors au trafic intense de marchandises et de techniques dans les nouveaux territoires conquis. &#192; partir d'un syst&#232;me commercial tr&#232;s r&#233;glement&#233;, dont tir&#232;rent profit les grandes familles de l'aristocratie romaine et les nombreuses associations de commer&#231;ants et de navigateurs, visant l'exploitation des ressources provinciales, on assiste &#224; un d&#233;veloppement des &#233;changes sur les march&#233;s locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; l'anciennet&#233; de son statut de cit&#233; romaine, Aquae Sextiae &#233;tait depuis longtemps en contact avec de nombreux circuits commerciaux. Durant le Haut-Empire, la ville devient &#224; la fois un march&#233; d'approvisionnement et une place de redistribution, tant pour les produits locaux que pour les marchandises import&#233;es. Les meilleurs marqueurs de ces activit&#233;s commerciales sont les denr&#233;es alimentaires transport&#233;es en amphores, mais aussi les produits manufactur&#233;s et les mat&#233;riaux de luxe, qui ont repr&#233;sent&#233; une part consid&#233;rable des &#233;changes. En r&#233;v&#233;lant la nature des produits achet&#233;s, leurs diff&#233;rentes r&#233;gions de production, l'&#233;volution des flux commerciaux, ils renseignent sur l'organisation de l'artisanat, du commerce et des r&#233;seaux d'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Les produits du terroir et de l'artisanat local&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une part des produits &#233;chang&#233;s et consomm&#233;s sur le territoire de la cit&#233; sont d'origine locale. Aquae Sextiae a, en effet, dispos&#233; de ressources propres, telles que les productions agricoles et artisanales. Aux produits de l'&#233;levage correspondent les d&#233;potoirs de bouchers et de charcutiers d&#233;couverts, en abondance, dans le quartier Sextius-Mirabeau. Aux produits de la terre, les parcelles cultiv&#233;es et les b&#226;timents de stockage install&#233;s intra-muros comme au &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_23_de_la_terre_au_pot_deux_officines_de_ceramique_a_pate_calcaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;16 boulevard de la R&#233;publique et &#224; l'emplacement de la voie Georges-Pompidou&lt;/a&gt;, ou encore les petits &#233;tablissements agricoles p&#233;riurbains, dont la production est sans doute essentiellement urbaine (villae du parking Signoret et de la ZAC Forbin par exemple). Pour l'artisanat, on peut citer &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_21_de_l_exploitation_agricole_a_l_officine_de_verrier.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les ateliers de verrier&lt;/a&gt; ou &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_22_les_vases_en_ceramique_brune.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;de c&#233;ramique&lt;/a&gt;, des creusets de fondeurs dans les d&#233;potoirs p&#233;riurbains ou encore des pesons de tisserands &#224; l'emplacement du Palais Monclar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous l'impulsion de l'administration imp&#233;riale, les productions manufactur&#233;es et agricoles se sont multipli&#233;es. L'essentiel de la consommation locale &#233;tant ainsi assur&#233;, les surplus de production peuvent &#234;tre export&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107963 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44639_2-a8688.png?1777019042' width='180' height='180' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Vers la fin du Ier s. av. J.-C., l'essor de la vigne dans toute la Gaule narbonnaise se manifeste, &#224; Aix-en-Provence, par le d&#233;veloppement, sur le territoire de la cit&#233;, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.32_la_vigne_trace_son_sillon_a_aix-en-provence.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;de grands &#233;tablissements agricoles qui produisent du vin&lt;/a&gt; et s'&#233;quipent de leurs propres ateliers d'amphores (Velaux, Puyloubier&#8230;). Il &#233;tait ainsi possible d'exp&#233;dier ces vins dont la quantit&#233; devait d&#233;sormais d&#233;passer les seuls besoins locaux. Leur diffusion est toutefois difficile &#224; suivre car tous les ateliers de la r&#233;gion ont utilis&#233; le m&#234;me type d'argile calcaire pour la fabrication des conteneurs en c&#233;ramique qui servaient &#224; leur transport. L'activit&#233; poti&#232;re ne se limite d'ailleurs pas &#224; ce seul domaine. En effet, une autre production montre la vitalit&#233; &#233;conomique de la ville : &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_23_de_la_terre_au_pot_deux_officines_de_ceramique_a_pate_calcaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;celle des c&#233;ramiques&lt;/a&gt;, qui profite des gisements d'argile de la vall&#233;e de l'Arc. Les deux premiers si&#232;cles de notre &#232;re voient une intensification de la production et une diversification de la gamme des vases propos&#233;s. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_22_les_vases_en_ceramique_brune.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;De la vaisselle&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_18_construire_en_terre_a_aquae_sextiae-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des mat&#233;riaux de construction&lt;/a&gt; sont fabriqu&#233;s &#224; partir d'argile calcaire dans les m&#234;mes ateliers que les amphores, et comme celles-ci, sont avant tout destin&#233;s au march&#233; urbain. D'autres officines, non localis&#233;es &#224; ce jour, mais tr&#232;s certainement situ&#233;es &#224; proximit&#233; de la ville, produisent un autre type de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_22_les_vases_en_ceramique_brune.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;c&#233;ramique commune, &#224; p&#226;te brune&lt;/a&gt;, dont la diffusion est en revanche attest&#233;e sur tout le territoire de la cit&#233; et m&#234;me au-del&#224;. Tentant de s'approprier une part du march&#233; r&#233;serv&#233;e jusqu'alors aux importations, les potiers fabriquent des imitations de vaisselle de table venue d'Italie et de Gaule narbonnaise, mais aussi toute une batterie de cuisine inspir&#233;e de vases africains et italiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par sa position strat&#233;gique au sein d'un r&#233;seau viaire important, la ville a donc tenu le r&#244;le de place de march&#233; de consommation des denr&#233;es et des produits de son terroir. Cette situation a visiblement bien profit&#233; au commerce local puisque la ville importe en retour des marchandises venues des diff&#233;rentes provinces de l'Empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Les produits du grand n&#233;goce m&#233;diterran&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les produits du grand n&#233;goce m&#233;diterran&#233;en, dont une grande part est achemin&#233;e depuis le port de Marseille par &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_28_la_voie_aurelienne_et_sa_branche_littorale_vers_marseille.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la voie Aur&#233;lienne littorale&lt;/a&gt;, consistent, l&#224; encore, essentiellement en denr&#233;es alimentaires et produits manufactur&#233;s, mais aussi en mati&#232;res premi&#232;res et biens de luxe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les marchandises n'ont pas seulement approvisionn&#233; la ville, mais aussi les grandes villae install&#233;es sur son territoire. Aix-en-Provence &#233;tait le lieu des transactions et des &#233;changes dans ce commerce qui, ici comme dans le reste de l'Empire romain, &#233;tait bas&#233; sur le principe de l'offre et la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amphores tiennent un r&#244;le important dans l'histoire de l'&#233;conomie antique, puisque les produits qu'elles transportent dessinent les routes commerciales privil&#233;gi&#233;es par les n&#233;gociants aixois. Leurs formes et les argiles utilis&#233;es pour les fabriquer, les inscriptions peintes et les estampilles qu'elles portent, sont sp&#233;cifiques &#224; la r&#233;gion productrice et renseignent sur le produit, le nom de l'exploitant ou encore la qualit&#233; des marchandises. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s les derni&#232;res d&#233;cennies du Ier s. av. J.-C., l'essentiel de l'huile d'olive import&#233;e &#224; Aix-en-Provence provient de B&#233;tique, grande province ol&#233;icole au sud de l'Espagne. Cette r&#233;gion, dont le vin et les pr&#233;parations &#224; base d'olives et de vin &#233;pic&#233; sont attest&#233;s dans la ville, est aussi la principale source d'approvisionnement pour les sauces et salaisons de poisson jusqu'au IIIe s. Les flux commerciaux se d&#233;placent ensuite vers les provinces d'Afrique, qui dominent alors le march&#233; de l'huile et des produits halieutiques. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; l'exclusivit&#233; des vignobles italiques de la c&#244;te tyrrh&#233;nienne depuis le IIe s. av. J.-C., le commerce du vin est domin&#233;, du Ier au IIIe si&#232;cle, par les productions de Gaule narbonnaise. Les importations de vins de Tarraconaise (Catalogne) et des c&#244;tes siciliennes, de crus r&#233;put&#233;s de haute qualit&#233; de l'&#238;le de Rhodes ou de la r&#233;gion d'&#201;ph&#232;se (Turquie), sont &#233;galement attest&#233;es mais en plus faible quantit&#233;. &#192; partir du IIIe et surtout du IVe si&#232;cle, les importations d'Afrique et de M&#233;diterran&#233;e orientale augmentent, pourvoyant Aquae Sextiae en vins et fruits secs de Byzac&#232;ne (Tunisie), d'&#201;gypte, de la c&#244;te palestinienne et d'Asie Mineure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107965 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44639_3-8020b.png?1777019042' width='180' height='180' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Pour satisfaire les besoins de son artisanat local, la ville fait &#233;galement acheminer des mati&#232;res premi&#232;res et des mat&#233;riaux de construction. L'importation d'alun de la mer Tyrrh&#233;nienne, pour la teinturerie, est ainsi document&#233;e par la d&#233;couverte d'amphores de Lipari. Quant aux ressources min&#233;rales, elles abondent dans la d&#233;coration. En programmant de grands chantiers de monuments publics, Aquae Sextiae a introduit dans le d&#233;cor quantit&#233;s de roches d'ornementation, des d&#233;buts de l'Empire jusqu'au IIe s. ap. J.-C. Les marbres emmagasin&#233;s &#224; Rome et destin&#233;s &#224; honorer des commandes officielles, proviennent des carri&#232;res imp&#233;riales en Italie pr&#232;s de Carrare, du d&#233;sert oriental &#233;gyptien, de Gr&#232;ce, en Asie Mineure et de Numidie. Entre la fin du Ier et la fin du IIe s. ap. J.-C., de nouvelles roches font leur apparition sur le march&#233;. Moins prestigieuses, peu adapt&#233;es &#224; la grande architecture, elles sont destin&#233;es &#224; la d&#233;coration int&#233;rieure des domus des notables de la ville. En effet, marchands et propri&#233;taires exposent leur richesse dans la maison, par l'introduction, dans les salles de r&#233;ception et dans les thermes priv&#233;s, de placages en marbres bigarr&#233;s tir&#233;s des carri&#232;res de M&#233;diterran&#233;e orientale (Cap T&#233;nare, Thessalie, Er&#233;trie, Skyros, Vezirhan), d'Afrique du Nord (Cap de Garde) et de Gaule narbonnaise (Pyr&#233;n&#233;es, Provence). &#192; partir du IIe si&#232;cle, enfin, on constate l'arrivage de f&#251;ts en granits micrasiatiques (Mysie, Troade) et de l'&#238;le d'Elbe dans des monuments publics et fun&#233;raires. Les f&#251;ts sont ensuite remploy&#233;s dans les &#233;difices religieux de l'Antiquit&#233; tardive, comme au baptist&#232;re de la cath&#233;drale Saint-Sauveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107967 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44639_4-e653c.png?1777019042' width='180' height='180' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Une multitude d'objets manufactur&#233;s dans d'autres provinces sont accessibles aux habitants d'Aix-en-Provence : vaisselle en verre, en m&#233;tal et, surtout, en c&#233;ramique produite &#224; &#233;chelle industrielle par des officines souvent install&#233;es sur les c&#244;tes m&#233;diterran&#233;ennes ou sur de grands axes de communication. La c&#233;ramique campanienne &#224; vernis noir, puis les plats et assiettes en sigill&#233;e italique &#224; vernis rouge repr&#233;sentent une partie de la vaisselle de table jusqu'au milieu du Ier s. ap. J.-C., avant d'&#234;tre remplac&#233;s par les vases en sigill&#233;e de Gaule du sud fabriqu&#233;s dans les ateliers de la Graufesenque (Millau). Des gobelets &#224; parois fines d&#233;cor&#233;s de B&#233;tique et des vases en c&#233;ramique &#224; vernis orang&#233; de la vall&#233;e du Rh&#244;ne compl&#232;tent ce r&#233;pertoire. Du milieu du IIe aux VIe et VIIe s., les vaisselles africaines &#224; vernis orang&#233; s'imposent peu &#224; peu sur le march&#233; des importations, de m&#234;me que toute une gamme de vases utilitaires pour la cuisine, venus d'Afrique et d'Italie et, dans une moindre mesure, de la basse vall&#233;e du Rh&#244;ne et de Mer Eg&#233;e. La question de la destination, du mode de transport et de la client&#232;le de ce type de produits n'est toujours pas r&#233;solue. S'ils ont pu, dans certains cas, repr&#233;senter un chargement secondaire compl&#233;tant la cargaison principale des navires, et permettre ainsi d'augmenter le profit du voyage en occupant des espaces laiss&#233;s libres entre les amphores, on ne peut exclure qu'ils aient &#233;t&#233; commercialis&#233;s pour leur valeur propre. &#192; l'image d'une part de la consommation alimentaire et des go&#251;ts en mati&#232;re architecturale, ils r&#233;pondent, en effet, aux besoins d'une population d&#233;sireuse d'adopter un mode de vie &#224; la romaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;L'organisation de l'artisanat antique et les circuits de fabrication&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108003 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44639_5-750d3.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108003 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue g&#233;n&#233;rale des restes d'&#233;quid&#233;s d&#233;pos&#233;s dans un foss&#233;, en bordure de la route de Marseille.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de plusieurs d&#233;potoirs sp&#233;cialis&#233;s, distincts les uns des autres, mais regroup&#233;s dans un m&#234;me secteur, sugg&#232;re une organisation par m&#233;tier, ainsi qu'une division assez pouss&#233;e du travail. Les deux d&#233;potoirs de tabletier, d&#233;couverts &#224; une centaine de m&#232;tres l'un de l'autre , pr&#233;sentent des points communs : rejet d'un grand nombre de restes, comblement rapide en plusieurs strates successives indiquant une activit&#233; engendrant un volume notable de d&#233;chets et t&#233;moignant, par cons&#233;quent, de la fabrication d'un grand nombre d'objets manufactur&#233;s. Les artisans op&#233;raient sur l'esp&#232;ce et le type d'os &#224; travailler en fonction des objets &#224; r&#233;aliser. Peut-&#234;tre passaient-ils des commandes &#224; des bouchers pour les os d'esp&#232;ces consomm&#233;es (bovins), alors que, pour celles non consomm&#233;es, ils r&#233;alisaient eux-m&#234;mes l'abattage et la s&#233;lection des os, comme l'indique le mode de formation si particulier de l'un des deux d&#233;potoirs retrouv&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;lection des esp&#232;ces et des ossements peut donner une indication sur le but vis&#233; par ces artisans : un tabletier peut, en effet, r&#233;aliser des objets &#224; partir de presque tous les ossements. Au moment de la s&#233;lection des b&#234;tes &#224; abattre, il connaissait l'aspect et les dimensions des objets &#224; r&#233;aliser. C'est pourquoi il semble bien que l'abattage d'un troupeau de plusieurs dizaines d'&#233;quid&#233;s ait &#233;t&#233; effectu&#233; &#224; seule fin d'obtenir des ossements ad&#233;quats &#224; l'&#233;laboration d'objets bien sp&#233;cifiques, uniquement r&#233;alisables &#224; partir d'os longs et &#233;pais. Les os d'&#233;quid&#233;s &#233;taient particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233;s pour leur robustesse, leur rectitude et leur longueur qui permettaient la fabrication d'ustensiles vari&#233;s, mais surtout particuli&#232;rement longs comme les aiguilles, &#233;pingles et charni&#232;res de grandes tailles. Une remarque similaire peut &#234;tre faite pour les restes de bovid&#233;s recueillis dans le deuxi&#232;me d&#233;potoir de tabletier, qui &#233;taient utilis&#233;s pour la r&#233;alisation d'objets plus petits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'Antiquit&#233;, l'artisanat de la corne &#233;tait &#233;troitement li&#233; &#224; celui de l'os, or on observe, dans un cas au moins, que les d&#233;chets de tabletterie et ceux du travail de la corne ont &#233;t&#233; d&#233;couverts dans un m&#234;me d&#233;potoir. Ces activit&#233;s ont pu &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans un atelier commun, ou du moins dans des officines suffisamment proches l'une de l'autre pour expliquer un rejet conjoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concentrations des ateliers et des points de vente au centre des villes sont bien connus : de v&#233;ritables &#171; zones artisanales &#187; regroupaient plusieurs ateliers par branches d'activit&#233;s utilisant les m&#234;mes mati&#232;res premi&#232;res, comme on peut le voir aujourd'hui dans les souks de villes orientales modernes. Le m&#233;lange des d&#233;chets issus de diverses activit&#233;s traduit probablement une telle concentration au centre d'Aquae Sextiae.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sence, en p&#233;riph&#233;rie de la ville, de d&#233;charges de plusieurs types nous am&#232;ne donc &#224; sugg&#233;rer les modalit&#233;s r&#233;glant la redistribution des mati&#232;res premi&#232;res. Les bouchers pourraient avoir &#233;t&#233; le pivot d'une organisation autour de laquelle gravitaient des m&#233;tiers satellites comme les confecturarii (charcutiers) et les artisans utilisant les d&#233;chets de boucherie pour r&#233;aliser des produits manufactur&#233;s : l'eborarius (tabletterie), le coriarius (tanneur) ou le corneus (fabriquant d'objet en corne). &#192; la base de l'activit&#233; de ces trois artisanats, se trouvaient, en effet, des mati&#232;res premi&#232;res que seuls pouvaient fournir des n&#233;gociants ou des bouchers qui les redistribuaient aux autres corporations, &#224; chaque &#233;tape de leur propre activit&#233;. Contraints d'effectuer des abattages ind&#233;pendants, les tabletiers devaient cependant disposer de plus d'autonomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par les textes et les inscriptions, on conna&#238;t une organisation similaire dans certaines grandes cit&#233;s, dont Rome bien s&#251;r. Plusieurs corporations y regroupaient les artisans traitant les produits alimentaires. Il existait des n&#233;gociants achetant les b&#234;tes sur pied, des bouchers charg&#233;s de les abattre, de d&#233;couper et de vendre la viande, et des charcutiers valorisant certains sous-produits. &#192; Aix-en-Provence, au moins deux de ces m&#233;tiers sp&#233;cialis&#233;s sont connus, ce qui laisse supposer l'existence d'une organisation analogue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107961 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44639_1-5c030.png?1776408596' width='400' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Aux deux premiers si&#232;cles de notre &#232;re, l'Empire romain atteint sa plus grande extension. Le vaste r&#233;seau de communication, terrestre et maritime, cr&#233;&#233; &#224; l'origine pour la guerre et l'administration, s'ouvre alors au trafic intense de marchandises et de techniques dans les nouveaux territoires conquis. &#192; partir d'un syst&#232;me commercial tr&#232;s r&#233;glement&#233;, dont tir&#232;rent profit les grandes familles de l'aristocratie romaine et les nombreuses associations de commer&#231;ants et de navigateurs, visant l'exploitation des ressources provinciales, on assiste &#224; un d&#233;veloppement des &#233;changes sur les march&#233;s locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; l'anciennet&#233; de son statut de cit&#233; romaine, Aquae Sextiae &#233;tait depuis longtemps en contact avec de nombreux circuits commerciaux. Durant le Haut-Empire, la ville devient &#224; la fois un march&#233; d'approvisionnement et une place de redistribution, tant pour les produits locaux que pour les marchandises import&#233;es. Les meilleurs marqueurs de ces activit&#233;s commerciales sont les denr&#233;es alimentaires transport&#233;es en amphores, mais aussi les produits manufactur&#233;s et les mat&#233;riaux de luxe, qui ont repr&#233;sent&#233; une part consid&#233;rable des &#233;changes. En r&#233;v&#233;lant la nature des produits achet&#233;s, leurs diff&#233;rentes r&#233;gions de production, l'&#233;volution des flux commerciaux, ils renseignent sur l'organisation de l'artisanat, du commerce et des r&#233;seaux d'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Les produits du terroir et de l'artisanat local&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une part des produits &#233;chang&#233;s et consomm&#233;s sur le territoire de la cit&#233; sont d'origine locale. Aquae Sextiae a, en effet, dispos&#233; de ressources propres, telles que les productions agricoles et artisanales. Aux produits de l'&#233;levage correspondent les d&#233;potoirs de bouchers et de charcutiers d&#233;couverts, en abondance, dans le quartier Sextius-Mirabeau. Aux produits de la terre, les parcelles cultiv&#233;es et les b&#226;timents de stockage install&#233;s intra-muros comme au &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_23_de_la_terre_au_pot_deux_officines_de_ceramique_a_pate_calcaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;16 boulevard de la R&#233;publique et &#224; l'emplacement de la voie Georges-Pompidou&lt;/a&gt;, ou encore les petits &#233;tablissements agricoles p&#233;riurbains, dont la production est sans doute essentiellement urbaine (villae du parking Signoret et de la ZAC Forbin par exemple). Pour l'artisanat, on peut citer &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_21_de_l_exploitation_agricole_a_l_officine_de_verrier.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les ateliers de verrier&lt;/a&gt; ou &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_22_les_vases_en_ceramique_brune.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;de c&#233;ramique&lt;/a&gt;, des creusets de fondeurs dans les d&#233;potoirs p&#233;riurbains ou encore des pesons de tisserands &#224; l'emplacement du Palais Monclar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous l'impulsion de l'administration imp&#233;riale, les productions manufactur&#233;es et agricoles se sont multipli&#233;es. L'essentiel de la consommation locale &#233;tant ainsi assur&#233;, les surplus de production peuvent &#234;tre export&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107963 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44639_2-0cbf6.png?1776408596' width='400' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Vers la fin du Ier s. av. J.-C., l'essor de la vigne dans toute la Gaule narbonnaise se manifeste, &#224; Aix-en-Provence, par le d&#233;veloppement, sur le territoire de la cit&#233;, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.32_la_vigne_trace_son_sillon_a_aix-en-provence.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;de grands &#233;tablissements agricoles qui produisent du vin&lt;/a&gt; et s'&#233;quipent de leurs propres ateliers d'amphores (Velaux, Puyloubier&#8230;). Il &#233;tait ainsi possible d'exp&#233;dier ces vins dont la quantit&#233; devait d&#233;sormais d&#233;passer les seuls besoins locaux. Leur diffusion est toutefois difficile &#224; suivre car tous les ateliers de la r&#233;gion ont utilis&#233; le m&#234;me type d'argile calcaire pour la fabrication des conteneurs en c&#233;ramique qui servaient &#224; leur transport. L'activit&#233; poti&#232;re ne se limite d'ailleurs pas &#224; ce seul domaine. En effet, une autre production montre la vitalit&#233; &#233;conomique de la ville : &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_23_de_la_terre_au_pot_deux_officines_de_ceramique_a_pate_calcaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;celle des c&#233;ramiques&lt;/a&gt;, qui profite des gisements d'argile de la vall&#233;e de l'Arc. Les deux premiers si&#232;cles de notre &#232;re voient une intensification de la production et une diversification de la gamme des vases propos&#233;s. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_22_les_vases_en_ceramique_brune.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;De la vaisselle&lt;/a&gt; et &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_18_construire_en_terre_a_aquae_sextiae-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des mat&#233;riaux de construction&lt;/a&gt; sont fabriqu&#233;s &#224; partir d'argile calcaire dans les m&#234;mes ateliers que les amphores, et comme celles-ci, sont avant tout destin&#233;s au march&#233; urbain. D'autres officines, non localis&#233;es &#224; ce jour, mais tr&#232;s certainement situ&#233;es &#224; proximit&#233; de la ville, produisent un autre type de &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_22_les_vases_en_ceramique_brune.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;c&#233;ramique commune, &#224; p&#226;te brune&lt;/a&gt;, dont la diffusion est en revanche attest&#233;e sur tout le territoire de la cit&#233; et m&#234;me au-del&#224;. Tentant de s'approprier une part du march&#233; r&#233;serv&#233;e jusqu'alors aux importations, les potiers fabriquent des imitations de vaisselle de table venue d'Italie et de Gaule narbonnaise, mais aussi toute une batterie de cuisine inspir&#233;e de vases africains et italiens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par sa position strat&#233;gique au sein d'un r&#233;seau viaire important, la ville a donc tenu le r&#244;le de place de march&#233; de consommation des denr&#233;es et des produits de son terroir. Cette situation a visiblement bien profit&#233; au commerce local puisque la ville importe en retour des marchandises venues des diff&#233;rentes provinces de l'Empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Les produits du grand n&#233;goce m&#233;diterran&#233;en&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les produits du grand n&#233;goce m&#233;diterran&#233;en, dont une grande part est achemin&#233;e depuis le port de Marseille par &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_28_la_voie_aurelienne_et_sa_branche_littorale_vers_marseille.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la voie Aur&#233;lienne littorale&lt;/a&gt;, consistent, l&#224; encore, essentiellement en denr&#233;es alimentaires et produits manufactur&#233;s, mais aussi en mati&#232;res premi&#232;res et biens de luxe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les marchandises n'ont pas seulement approvisionn&#233; la ville, mais aussi les grandes villae install&#233;es sur son territoire. Aix-en-Provence &#233;tait le lieu des transactions et des &#233;changes dans ce commerce qui, ici comme dans le reste de l'Empire romain, &#233;tait bas&#233; sur le principe de l'offre et la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les amphores tiennent un r&#244;le important dans l'histoire de l'&#233;conomie antique, puisque les produits qu'elles transportent dessinent les routes commerciales privil&#233;gi&#233;es par les n&#233;gociants aixois. Leurs formes et les argiles utilis&#233;es pour les fabriquer, les inscriptions peintes et les estampilles qu'elles portent, sont sp&#233;cifiques &#224; la r&#233;gion productrice et renseignent sur le produit, le nom de l'exploitant ou encore la qualit&#233; des marchandises. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s les derni&#232;res d&#233;cennies du Ier s. av. J.-C., l'essentiel de l'huile d'olive import&#233;e &#224; Aix-en-Provence provient de B&#233;tique, grande province ol&#233;icole au sud de l'Espagne. Cette r&#233;gion, dont le vin et les pr&#233;parations &#224; base d'olives et de vin &#233;pic&#233; sont attest&#233;s dans la ville, est aussi la principale source d'approvisionnement pour les sauces et salaisons de poisson jusqu'au IIIe s. Les flux commerciaux se d&#233;placent ensuite vers les provinces d'Afrique, qui dominent alors le march&#233; de l'huile et des produits halieutiques. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; l'exclusivit&#233; des vignobles italiques de la c&#244;te tyrrh&#233;nienne depuis le IIe s. av. J.-C., le commerce du vin est domin&#233;, du Ier au IIIe si&#232;cle, par les productions de Gaule narbonnaise. Les importations de vins de Tarraconaise (Catalogne) et des c&#244;tes siciliennes, de crus r&#233;put&#233;s de haute qualit&#233; de l'&#238;le de Rhodes ou de la r&#233;gion d'&#201;ph&#232;se (Turquie), sont &#233;galement attest&#233;es mais en plus faible quantit&#233;. &#192; partir du IIIe et surtout du IVe si&#232;cle, les importations d'Afrique et de M&#233;diterran&#233;e orientale augmentent, pourvoyant Aquae Sextiae en vins et fruits secs de Byzac&#232;ne (Tunisie), d'&#201;gypte, de la c&#244;te palestinienne et d'Asie Mineure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107965 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44639_3-87bf0.png?1776408596' width='400' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Pour satisfaire les besoins de son artisanat local, la ville fait &#233;galement acheminer des mati&#232;res premi&#232;res et des mat&#233;riaux de construction. L'importation d'alun de la mer Tyrrh&#233;nienne, pour la teinturerie, est ainsi document&#233;e par la d&#233;couverte d'amphores de Lipari. Quant aux ressources min&#233;rales, elles abondent dans la d&#233;coration. En programmant de grands chantiers de monuments publics, Aquae Sextiae a introduit dans le d&#233;cor quantit&#233;s de roches d'ornementation, des d&#233;buts de l'Empire jusqu'au IIe s. ap. J.-C. Les marbres emmagasin&#233;s &#224; Rome et destin&#233;s &#224; honorer des commandes officielles, proviennent des carri&#232;res imp&#233;riales en Italie pr&#232;s de Carrare, du d&#233;sert oriental &#233;gyptien, de Gr&#232;ce, en Asie Mineure et de Numidie. Entre la fin du Ier et la fin du IIe s. ap. J.-C., de nouvelles roches font leur apparition sur le march&#233;. Moins prestigieuses, peu adapt&#233;es &#224; la grande architecture, elles sont destin&#233;es &#224; la d&#233;coration int&#233;rieure des domus des notables de la ville. En effet, marchands et propri&#233;taires exposent leur richesse dans la maison, par l'introduction, dans les salles de r&#233;ception et dans les thermes priv&#233;s, de placages en marbres bigarr&#233;s tir&#233;s des carri&#232;res de M&#233;diterran&#233;e orientale (Cap T&#233;nare, Thessalie, Er&#233;trie, Skyros, Vezirhan), d'Afrique du Nord (Cap de Garde) et de Gaule narbonnaise (Pyr&#233;n&#233;es, Provence). &#192; partir du IIe si&#232;cle, enfin, on constate l'arrivage de f&#251;ts en granits micrasiatiques (Mysie, Troade) et de l'&#238;le d'Elbe dans des monuments publics et fun&#233;raires. Les f&#251;ts sont ensuite remploy&#233;s dans les &#233;difices religieux de l'Antiquit&#233; tardive, comme au baptist&#232;re de la cath&#233;drale Saint-Sauveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_107967 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44639_4-c364a.png?1776408596' width='400' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Une multitude d'objets manufactur&#233;s dans d'autres provinces sont accessibles aux habitants d'Aix-en-Provence : vaisselle en verre, en m&#233;tal et, surtout, en c&#233;ramique produite &#224; &#233;chelle industrielle par des officines souvent install&#233;es sur les c&#244;tes m&#233;diterran&#233;ennes ou sur de grands axes de communication. La c&#233;ramique campanienne &#224; vernis noir, puis les plats et assiettes en sigill&#233;e italique &#224; vernis rouge repr&#233;sentent une partie de la vaisselle de table jusqu'au milieu du Ier s. ap. J.-C., avant d'&#234;tre remplac&#233;s par les vases en sigill&#233;e de Gaule du sud fabriqu&#233;s dans les ateliers de la Graufesenque (Millau). Des gobelets &#224; parois fines d&#233;cor&#233;s de B&#233;tique et des vases en c&#233;ramique &#224; vernis orang&#233; de la vall&#233;e du Rh&#244;ne compl&#232;tent ce r&#233;pertoire. Du milieu du IIe aux VIe et VIIe s., les vaisselles africaines &#224; vernis orang&#233; s'imposent peu &#224; peu sur le march&#233; des importations, de m&#234;me que toute une gamme de vases utilitaires pour la cuisine, venus d'Afrique et d'Italie et, dans une moindre mesure, de la basse vall&#233;e du Rh&#244;ne et de Mer Eg&#233;e. La question de la destination, du mode de transport et de la client&#232;le de ce type de produits n'est toujours pas r&#233;solue. S'ils ont pu, dans certains cas, repr&#233;senter un chargement secondaire compl&#233;tant la cargaison principale des navires, et permettre ainsi d'augmenter le profit du voyage en occupant des espaces laiss&#233;s libres entre les amphores, on ne peut exclure qu'ils aient &#233;t&#233; commercialis&#233;s pour leur valeur propre. &#192; l'image d'une part de la consommation alimentaire et des go&#251;ts en mati&#232;re architecturale, ils r&#233;pondent, en effet, aux besoins d'une population d&#233;sireuse d'adopter un mode de vie &#224; la romaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;L'organisation de l'artisanat antique et les circuits de fabrication&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108003 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44639_5-fe536.png?1776428787' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108003 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue g&#233;n&#233;rale des restes d'&#233;quid&#233;s d&#233;pos&#233;s dans un foss&#233;, en bordure de la route de Marseille.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de plusieurs d&#233;potoirs sp&#233;cialis&#233;s, distincts les uns des autres, mais regroup&#233;s dans un m&#234;me secteur, sugg&#232;re une organisation par m&#233;tier, ainsi qu'une division assez pouss&#233;e du travail. Les deux d&#233;potoirs de tabletier, d&#233;couverts &#224; une centaine de m&#232;tres l'un de l'autre , pr&#233;sentent des points communs : rejet d'un grand nombre de restes, comblement rapide en plusieurs strates successives indiquant une activit&#233; engendrant un volume notable de d&#233;chets et t&#233;moignant, par cons&#233;quent, de la fabrication d'un grand nombre d'objets manufactur&#233;s. Les artisans op&#233;raient sur l'esp&#232;ce et le type d'os &#224; travailler en fonction des objets &#224; r&#233;aliser. Peut-&#234;tre passaient-ils des commandes &#224; des bouchers pour les os d'esp&#232;ces consomm&#233;es (bovins), alors que, pour celles non consomm&#233;es, ils r&#233;alisaient eux-m&#234;mes l'abattage et la s&#233;lection des os, comme l'indique le mode de formation si particulier de l'un des deux d&#233;potoirs retrouv&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;lection des esp&#232;ces et des ossements peut donner une indication sur le but vis&#233; par ces artisans : un tabletier peut, en effet, r&#233;aliser des objets &#224; partir de presque tous les ossements. Au moment de la s&#233;lection des b&#234;tes &#224; abattre, il connaissait l'aspect et les dimensions des objets &#224; r&#233;aliser. C'est pourquoi il semble bien que l'abattage d'un troupeau de plusieurs dizaines d'&#233;quid&#233;s ait &#233;t&#233; effectu&#233; &#224; seule fin d'obtenir des ossements ad&#233;quats &#224; l'&#233;laboration d'objets bien sp&#233;cifiques, uniquement r&#233;alisables &#224; partir d'os longs et &#233;pais. Les os d'&#233;quid&#233;s &#233;taient particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233;s pour leur robustesse, leur rectitude et leur longueur qui permettaient la fabrication d'ustensiles vari&#233;s, mais surtout particuli&#232;rement longs comme les aiguilles, &#233;pingles et charni&#232;res de grandes tailles. Une remarque similaire peut &#234;tre faite pour les restes de bovid&#233;s recueillis dans le deuxi&#232;me d&#233;potoir de tabletier, qui &#233;taient utilis&#233;s pour la r&#233;alisation d'objets plus petits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'Antiquit&#233;, l'artisanat de la corne &#233;tait &#233;troitement li&#233; &#224; celui de l'os, or on observe, dans un cas au moins, que les d&#233;chets de tabletterie et ceux du travail de la corne ont &#233;t&#233; d&#233;couverts dans un m&#234;me d&#233;potoir. Ces activit&#233;s ont pu &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans un atelier commun, ou du moins dans des officines suffisamment proches l'une de l'autre pour expliquer un rejet conjoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concentrations des ateliers et des points de vente au centre des villes sont bien connus : de v&#233;ritables &#171; zones artisanales &#187; regroupaient plusieurs ateliers par branches d'activit&#233;s utilisant les m&#234;mes mati&#232;res premi&#232;res, comme on peut le voir aujourd'hui dans les souks de villes orientales modernes. Le m&#233;lange des d&#233;chets issus de diverses activit&#233;s traduit probablement une telle concentration au centre d'Aquae Sextiae.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sence, en p&#233;riph&#233;rie de la ville, de d&#233;charges de plusieurs types nous am&#232;ne donc &#224; sugg&#233;rer les modalit&#233;s r&#233;glant la redistribution des mati&#232;res premi&#232;res. Les bouchers pourraient avoir &#233;t&#233; le pivot d'une organisation autour de laquelle gravitaient des m&#233;tiers satellites comme les confecturarii (charcutiers) et les artisans utilisant les d&#233;chets de boucherie pour r&#233;aliser des produits manufactur&#233;s : l'eborarius (tabletterie), le coriarius (tanneur) ou le corneus (fabriquant d'objet en corne). &#192; la base de l'activit&#233; de ces trois artisanats, se trouvaient, en effet, des mati&#232;res premi&#232;res que seuls pouvaient fournir des n&#233;gociants ou des bouchers qui les redistribuaient aux autres corporations, &#224; chaque &#233;tape de leur propre activit&#233;. Contraints d'effectuer des abattages ind&#233;pendants, les tabletiers devaient cependant disposer de plus d'autonomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par les textes et les inscriptions, on conna&#238;t une organisation similaire dans certaines grandes cit&#233;s, dont Rome bien s&#251;r. Plusieurs corporations y regroupaient les artisans traitant les produits alimentaires. Il existait des n&#233;gociants achetant les b&#234;tes sur pied, des bouchers charg&#233;s de les abattre, de d&#233;couper et de vendre la viande, et des charcutiers valorisant certains sous-produits. &#192; Aix-en-Provence, au moins deux de ces m&#233;tiers sp&#233;cialis&#233;s sont connus, ce qui laisse supposer l'existence d'une organisation analogue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Topographie fun&#233;raire de la ville &#224; l'Antiquit&#233;</title>
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		<dc:date>2026-04-24T08:19:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; des villes comme Fr&#233;jus ou N&#238;mes o&#249; les n&#233;cropoles ont fait l'objet de recherches importantes et m&#233;thodiques, &#224; Aix-en-Provence, le dossier fun&#233;raire est rest&#233; longtemps seulement renseign&#233; par des d&#233;couvertes tr&#232;s anciennes ou faites sous le sceau de l'urgence. Si, par leur nombre, les donn&#233;es recueillies depuis plusieurs si&#232;cles permettaient malgr&#233; tout de dessiner le contour de la topographie fun&#233;raire de la ville, elles ne fournissaient pas d'informations pr&#233;cises sur les pratiques en vigueur dans ce domaine o&#249; s'expriment la relation particuli&#232;re que les hommes entretiennent avec la mort et l'Au-del&#224;. Or, comme dans toute soci&#233;t&#233; ancienne, celle-ci &#233;tait r&#233;gie par une multitude de rites, tant pour garantir l'exclusion du mort de la communaut&#233; des vivants, que pour purifier la famille, souill&#233;e par le deuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &#171; n&#233;cropole &#187; qui, au sens litt&#233;ral, signifie &#171; ville des morts &#187;, ne d&#233;signe pas une r&#233;alit&#233; ancienne, contrairement &#224; ce que cette &#233;tymologie peut laisser croire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'existait pas dans le vocabulaire grec ou latin, de terme pour d&#233;signer les espaces accueillant des s&#233;pultures. Ce terme est un n&#233;ologisme cr&#233;&#233; au XIXe si&#232;cle pour d&#233;signer un lieu fun&#233;raire antique. Il est calqu&#233; sur le nom d'un faubourg de la ville d'Alexandrie o&#249; &#233;taient concentr&#233;es des tombes, Necropolis. Son usage est aujourd'hui fortement discut&#233; par les arch&#233;ologues sp&#233;cialis&#233;s dans le domaine fun&#233;raire .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les recherches &#224; grande &#233;chelle men&#233;es dans le quartier Sextius-Mirabeau qui ont fourni l'occasion d'appr&#233;hender cette th&#233;matique, &#224; travers &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_19_la_necropole_de_la_via_massiliensis.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la fouille d'une n&#233;cropole du haut-empire&lt;/a&gt; qui se d&#233;veloppait, au sud de la ville le long de la Via Massiliensis , reliant Aix &#224; Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une n&#233;cropole qui a connu, entre le dernier tiers du Ier et les VIe - VIIe si&#232;cles, deux phases de fr&#233;quentation marqu&#233;es par deux rites diff&#233;rents, la cr&#233;mation durant le Haut-Empire et l'inhumation apr&#232;s le IIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais &#233;galement au travers de la n&#233;cropole nord-ouest, situ&#233;e extra-muros de la ville antique, dont l'occupation fun&#233;raire est attest&#233;e du Haut-Empire jusqu'&#224; la p&#233;riode Moderne, et qui est aussi un mod&#232;le de &#171; Gr&#228;berstrasse &#187;, c'est-&#224;-dire de colonisation des voies par les n&#233;cropoles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles qu'en soient la forme et la richesse, les tombes sont avant tout tourn&#233;es vers ceux qui restent, les vivants, auxquels revient, ne serait-ce que par leur seul regard, de faire vivre la m&#233;moire du d&#233;funt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Les pratiques fun&#233;raires&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abondante documentation recueillie met en relief la vari&#233;t&#233; des gestes qui accompagnent le d&#233;funt vers son ultime r&#233;sidence. Dans une soci&#233;t&#233; ancienne o&#249; la notion de sacr&#233; a une place tr&#232;s importante, ils rendent compte des rites qui codifient le passage vers l'au-del&#224;, et, dans les choix retenus pour l'am&#233;nagement de chaque tombe, s'expriment autant de fa&#231;ons diff&#233;rentes de rendre hommage au disparu, et, plus largement, de consid&#233;rer la mort. Comme peuvent aussi s'exprimer le niveau social du d&#233;funt et de sa famille, ou son go&#251;t plus ou moins affirm&#233; de l'ostentation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la cr&#233;mation constitue le principal rituel, elle peut s'op&#233;rer diff&#233;remment :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; tombes-b&#251;chers qui font office de b&#251;cher et de lieu d&#233;finitif de s&#233;pulture&lt;/li&gt;&lt;li&gt; cr&#233;mations secondaires pour lesquelles le lieu de s&#233;pulture est distinct du lieu de cr&#233;mation&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; un usage r&#233;pandu dans l'Antiquit&#233; romaine, le nourrisson n'&#233;tait, en effet, pas incin&#233;r&#233;, mais inhum&#233; et son lieu de s&#233;pulcre ne faisait pas l'objet de la m&#234;me attention que celui de l'enfant ou de l'adulte. Pour l'homme antique, l'enfant mort en p&#233;riode p&#233;ri-natale n'a pas encore le statut d'&#234;tre humain. Sa tombe se r&#233;sume souvent &#224; une simple fosse d&#233;nu&#233;e de signalisation. Pas d'offrande. Tout juste un linceul. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'am&#233;nagement de la s&#233;pulture est souvent sommaire et les &#233;l&#233;ments de signalisation peu nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107959 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH101/archeo44637-662e9.png?1777019042' width='180' height='101' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107959 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;pertoire des objets les plus fr&#233;quents dans les s&#233;pultures&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;D&#233;p&#244;ts et repas fun&#233;raires&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;poque romaine, les rituels fun&#233;raires incluaient parfois des animaux. Trois types de d&#233;p&#244;ts sont attest&#233;s : l'inhumation d'un animal familier, le d&#233;p&#244;t symbolique et les restes de repas fun&#233;raires. Le rite que l'on pourrait qualifier &#171; d'accompagnement &#187; au cours duquel un animal familier &#233;tait inhum&#233; avec le d&#233;funt dans ou &#224; proximit&#233; de la s&#233;pulture est connu en Narbonnaise, mais pas dans la n&#233;cropole sud d'Aix-en-Provence, o&#249; le r&#233;pertoire des objets qui accompagnent le d&#233;funt, est relativement standardis&#233;. Il comprend des ustensiles li&#233;s &#224; la toilette ou &#224; la parure, de la vaisselle qui devait contenir des liquides ou des aliments, des lampes aussi, ainsi que des petits vases en c&#233;ramique miniature qui semblent avoir &#233;t&#233; fabriqu&#233;s sp&#233;cialement pour un usage fun&#233;raire ou rituel. Et parfois de la monnaie en bronze (oboles &#224; Charon), qui permettait au mort de s'acquitter du tribut n&#233;cessaire &#224; son passage dans l'au-del&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;p&#244;t symbolique est mat&#233;rialis&#233; par des ossements plac&#233;s dans des s&#233;pultures : un os, parfois deux, d'un animal non consomm&#233; (&#233;quid&#233;s, chiens, chats). Plus fr&#233;quents sont les restes de quartiers de viande provenant des repas fun&#233;raires auxquels &#233;taient convi&#233;s les vivants et symboliquement les d&#233;funts. Ces d&#233;p&#244;ts sont de deux cat&#233;gories : les os plac&#233;s dans les s&#233;pultures et ceux d&#233;pos&#233;s &#224; proximit&#233; de ces derni&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;p&#244;ts alimentaires n'&#233;taient pas syst&#233;matiques, un quart des tombes seulement contenait des restes de quartiers de viande. La moiti&#233; d'entre eux est carbonis&#233;e, les autres ne comportent aucune trace de br&#251;lure, m&#234;me si on les retrouve m&#234;l&#233;s aux r&#233;sidus de cr&#233;mation. Il semble donc qu'ils &#233;taient d&#233;pos&#233;s avec le d&#233;funt, soit au moment du rituel de la cr&#233;mation, soit apr&#232;s celle-ci, au moment du regroupement des r&#233;sidus du b&#251;cher dans l'urne. De la m&#234;me fa&#231;on, il n'existe aucune r&#232;gle concernant le lieu du d&#233;p&#244;t : on trouve ces restes de faune m&#233;lang&#233;s aux r&#233;sidus du b&#251;cher soit dans l'urne cin&#233;raire, soit au fond de la fosse destin&#233;e &#224; recevoir cette derni&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Presque toujours pr&#233;sent, le porc est parfois associ&#233; aux bovins et ovins. Quelques tombes contiennent une seule esp&#232;ce, mais, dans la plupart des cas, les quartiers appartiennent &#224; plusieurs sortes d'animaux dont des poissons, des coquillages et de la volaille. Les porcs et les moutons sont de jeunes b&#234;tes, abattues avant l'&#226;ge de deux ans, tandis que les b&#339;ufs sont adultes. Quant aux quartiers d&#233;pos&#233;s, ils varient selon l'esp&#232;ce : t&#234;tes, &#233;paules ou cuisses pour le porc, vert&#232;bres, c&#244;tes et dans une moindre mesure, &#233;paules et jarrets, pour les bovins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Repas des morts, repas des vivants&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
A c&#244;t&#233; des s&#233;pultures, on trouve des fosses &#233;galement li&#233;es au rituel fun&#233;raire, parmi lesquelles plusieurs contenaient des restes osseux d'animaux. Creus&#233;es autour des tombes, mais sans les perturber, ces fosses contenaient des r&#233;sidus de foyers (cendres et charbons) et doivent &#234;tre interpr&#233;t&#233;es comme des fosses de vidanges. D'autres conservent des quartiers de viande entiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces vestiges de repas ou de d&#233;p&#244;ts fun&#232;bres ne sont pas le reflet de l'alimentation ordinaire. &#192; Aix-en-Provence, la pr&#233;valence des ossements de porcs dans les s&#233;pultures tranche avec la composition des d&#233;potoirs de la ville qui, au IIe s. ap. J.-C., comportent majoritairement des ossements de bovins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Contrairement &#224; des villes comme Fr&#233;jus ou N&#238;mes o&#249; les n&#233;cropoles ont fait l'objet de recherches importantes et m&#233;thodiques, &#224; Aix-en-Provence, le dossier fun&#233;raire est rest&#233; longtemps seulement renseign&#233; par des d&#233;couvertes tr&#232;s anciennes ou faites sous le sceau de l'urgence. Si, par leur nombre, les donn&#233;es recueillies depuis plusieurs si&#232;cles permettaient malgr&#233; tout de dessiner le contour de la topographie fun&#233;raire de la ville, elles ne fournissaient pas d'informations pr&#233;cises sur les pratiques en vigueur dans ce domaine o&#249; s'expriment la relation particuli&#232;re que les hommes entretiennent avec la mort et l'Au-del&#224;. Or, comme dans toute soci&#233;t&#233; ancienne, celle-ci &#233;tait r&#233;gie par une multitude de rites, tant pour garantir l'exclusion du mort de la communaut&#233; des vivants, que pour purifier la famille, souill&#233;e par le deuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &#171; n&#233;cropole &#187; qui, au sens litt&#233;ral, signifie &#171; ville des morts &#187;, ne d&#233;signe pas une r&#233;alit&#233; ancienne, contrairement &#224; ce que cette &#233;tymologie peut laisser croire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'existait pas dans le vocabulaire grec ou latin, de terme pour d&#233;signer les espaces accueillant des s&#233;pultures. Ce terme est un n&#233;ologisme cr&#233;&#233; au XIXe si&#232;cle pour d&#233;signer un lieu fun&#233;raire antique. Il est calqu&#233; sur le nom d'un faubourg de la ville d'Alexandrie o&#249; &#233;taient concentr&#233;es des tombes, Necropolis. Son usage est aujourd'hui fortement discut&#233; par les arch&#233;ologues sp&#233;cialis&#233;s dans le domaine fun&#233;raire .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les recherches &#224; grande &#233;chelle men&#233;es dans le quartier Sextius-Mirabeau qui ont fourni l'occasion d'appr&#233;hender cette th&#233;matique, &#224; travers &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_19_la_necropole_de_la_via_massiliensis.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la fouille d'une n&#233;cropole du haut-empire&lt;/a&gt; qui se d&#233;veloppait, au sud de la ville le long de la Via Massiliensis , reliant Aix &#224; Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une n&#233;cropole qui a connu, entre le dernier tiers du Ier et les VIe - VIIe si&#232;cles, deux phases de fr&#233;quentation marqu&#233;es par deux rites diff&#233;rents, la cr&#233;mation durant le Haut-Empire et l'inhumation apr&#232;s le IIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais &#233;galement au travers de la n&#233;cropole nord-ouest, situ&#233;e extra-muros de la ville antique, dont l'occupation fun&#233;raire est attest&#233;e du Haut-Empire jusqu'&#224; la p&#233;riode Moderne, et qui est aussi un mod&#232;le de &#171; Gr&#228;berstrasse &#187;, c'est-&#224;-dire de colonisation des voies par les n&#233;cropoles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles qu'en soient la forme et la richesse, les tombes sont avant tout tourn&#233;es vers ceux qui restent, les vivants, auxquels revient, ne serait-ce que par leur seul regard, de faire vivre la m&#233;moire du d&#233;funt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Les pratiques fun&#233;raires&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abondante documentation recueillie met en relief la vari&#233;t&#233; des gestes qui accompagnent le d&#233;funt vers son ultime r&#233;sidence. Dans une soci&#233;t&#233; ancienne o&#249; la notion de sacr&#233; a une place tr&#232;s importante, ils rendent compte des rites qui codifient le passage vers l'au-del&#224;, et, dans les choix retenus pour l'am&#233;nagement de chaque tombe, s'expriment autant de fa&#231;ons diff&#233;rentes de rendre hommage au disparu, et, plus largement, de consid&#233;rer la mort. Comme peuvent aussi s'exprimer le niveau social du d&#233;funt et de sa famille, ou son go&#251;t plus ou moins affirm&#233; de l'ostentation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la cr&#233;mation constitue le principal rituel, elle peut s'op&#233;rer diff&#233;remment :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; tombes-b&#251;chers qui font office de b&#251;cher et de lieu d&#233;finitif de s&#233;pulture&lt;/li&gt;&lt;li&gt; cr&#233;mations secondaires pour lesquelles le lieu de s&#233;pulture est distinct du lieu de cr&#233;mation&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment &#224; un usage r&#233;pandu dans l'Antiquit&#233; romaine, le nourrisson n'&#233;tait, en effet, pas incin&#233;r&#233;, mais inhum&#233; et son lieu de s&#233;pulcre ne faisait pas l'objet de la m&#234;me attention que celui de l'enfant ou de l'adulte. Pour l'homme antique, l'enfant mort en p&#233;riode p&#233;ri-natale n'a pas encore le statut d'&#234;tre humain. Sa tombe se r&#233;sume souvent &#224; une simple fosse d&#233;nu&#233;e de signalisation. Pas d'offrande. Tout juste un linceul. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'am&#233;nagement de la s&#233;pulture est souvent sommaire et les &#233;l&#233;ments de signalisation peu nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107959 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/archeo44637-13988.png?1777019042' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107959 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;pertoire des objets les plus fr&#233;quents dans les s&#233;pultures&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;D&#233;p&#244;ts et repas fun&#233;raires&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;poque romaine, les rituels fun&#233;raires incluaient parfois des animaux. Trois types de d&#233;p&#244;ts sont attest&#233;s : l'inhumation d'un animal familier, le d&#233;p&#244;t symbolique et les restes de repas fun&#233;raires. Le rite que l'on pourrait qualifier &#171; d'accompagnement &#187; au cours duquel un animal familier &#233;tait inhum&#233; avec le d&#233;funt dans ou &#224; proximit&#233; de la s&#233;pulture est connu en Narbonnaise, mais pas dans la n&#233;cropole sud d'Aix-en-Provence, o&#249; le r&#233;pertoire des objets qui accompagnent le d&#233;funt, est relativement standardis&#233;. Il comprend des ustensiles li&#233;s &#224; la toilette ou &#224; la parure, de la vaisselle qui devait contenir des liquides ou des aliments, des lampes aussi, ainsi que des petits vases en c&#233;ramique miniature qui semblent avoir &#233;t&#233; fabriqu&#233;s sp&#233;cialement pour un usage fun&#233;raire ou rituel. Et parfois de la monnaie en bronze (oboles &#224; Charon), qui permettait au mort de s'acquitter du tribut n&#233;cessaire &#224; son passage dans l'au-del&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;p&#244;t symbolique est mat&#233;rialis&#233; par des ossements plac&#233;s dans des s&#233;pultures : un os, parfois deux, d'un animal non consomm&#233; (&#233;quid&#233;s, chiens, chats). Plus fr&#233;quents sont les restes de quartiers de viande provenant des repas fun&#233;raires auxquels &#233;taient convi&#233;s les vivants et symboliquement les d&#233;funts. Ces d&#233;p&#244;ts sont de deux cat&#233;gories : les os plac&#233;s dans les s&#233;pultures et ceux d&#233;pos&#233;s &#224; proximit&#233; de ces derni&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;p&#244;ts alimentaires n'&#233;taient pas syst&#233;matiques, un quart des tombes seulement contenait des restes de quartiers de viande. La moiti&#233; d'entre eux est carbonis&#233;e, les autres ne comportent aucune trace de br&#251;lure, m&#234;me si on les retrouve m&#234;l&#233;s aux r&#233;sidus de cr&#233;mation. Il semble donc qu'ils &#233;taient d&#233;pos&#233;s avec le d&#233;funt, soit au moment du rituel de la cr&#233;mation, soit apr&#232;s celle-ci, au moment du regroupement des r&#233;sidus du b&#251;cher dans l'urne. De la m&#234;me fa&#231;on, il n'existe aucune r&#232;gle concernant le lieu du d&#233;p&#244;t : on trouve ces restes de faune m&#233;lang&#233;s aux r&#233;sidus du b&#251;cher soit dans l'urne cin&#233;raire, soit au fond de la fosse destin&#233;e &#224; recevoir cette derni&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Presque toujours pr&#233;sent, le porc est parfois associ&#233; aux bovins et ovins. Quelques tombes contiennent une seule esp&#232;ce, mais, dans la plupart des cas, les quartiers appartiennent &#224; plusieurs sortes d'animaux dont des poissons, des coquillages et de la volaille. Les porcs et les moutons sont de jeunes b&#234;tes, abattues avant l'&#226;ge de deux ans, tandis que les b&#339;ufs sont adultes. Quant aux quartiers d&#233;pos&#233;s, ils varient selon l'esp&#232;ce : t&#234;tes, &#233;paules ou cuisses pour le porc, vert&#232;bres, c&#244;tes et dans une moindre mesure, &#233;paules et jarrets, pour les bovins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Repas des morts, repas des vivants&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
A c&#244;t&#233; des s&#233;pultures, on trouve des fosses &#233;galement li&#233;es au rituel fun&#233;raire, parmi lesquelles plusieurs contenaient des restes osseux d'animaux. Creus&#233;es autour des tombes, mais sans les perturber, ces fosses contenaient des r&#233;sidus de foyers (cendres et charbons) et doivent &#234;tre interpr&#233;t&#233;es comme des fosses de vidanges. D'autres conservent des quartiers de viande entiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces vestiges de repas ou de d&#233;p&#244;ts fun&#232;bres ne sont pas le reflet de l'alimentation ordinaire. &#192; Aix-en-Provence, la pr&#233;valence des ossements de porcs dans les s&#233;pultures tranche avec la composition des d&#233;potoirs de la ville qui, au IIe s. ap. J.-C., comportent majoritairement des ossements de bovins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le territoire de la cit&#233; d'Aquae Sextiae</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-territoire-de-la-cite-d-Aquae-Sextiae</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Le-territoire-de-la-cite-d-Aquae-Sextiae</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'Antiquit&#233;, une cit&#233;, que l'on d&#233;signe sous le terme de civitas en latin, est tout &#224; la fois une agglom&#233;ration et la circonscription territoriale que celle-ci contr&#244;le. En tant que chef-lieu de cit&#233; &#233;tabli sur la voie transversale des Alpes au Rh&#244;ne, la ville d'Aquae Sextiae &#233;tait donc l'&#233;picentre politique et administratif d'un territoire qui constituait la base &#233;conomique de sa richesse. De nombreux historiens se sont attach&#233;s &#224; d&#233;finir les limites de cette cit&#233; dont on a longtemps pens&#233; qu'elle avait sans doute en grande partie recouvert l'espace jadis contr&#244;l&#233; par les Salyens d'Entremont. La restitution de 1995 repose sur quatre s&#233;rie d'indices : la localisation des inscriptions mentionnant la tribu Voltinia &#224; laquelle &#233;tait rattach&#233;e la population d'Aquae Sextiae, les indications de distance figurant sur certains milliaires jalonnant les routes, la localisation des bornes fronti&#232;res entre les territoires d'Aix et des cit&#233;s qui l'environnaient, notamment celle d'Arles, et, enfin, les limites du dioc&#232;se m&#233;di&#233;val d'Aix-en-Provence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le territoire ainsi d&#233;fini pr&#233;sente une g&#233;ographie tr&#232;s diff&#233;rente de toutes les limites administratives que nous connaissons aujourd'hui, tant au niveau de la communaut&#233; d'agglom&#233;ration du pays d'Aix de cr&#233;ation r&#233;cente, que d&#233;partemental. Il recouvre, en effet, pour partie quatre d&#233;partements : un grand quart nord-est des Bouches-du-Rh&#244;ne, la frange occidentale du Var, et celles m&#233;ridionales du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Il &#233;tait born&#233; par au moins cinq autres cit&#233;s antiques : celles de Fr&#233;jus et de Riez, &#224; l'est, d'Apt et de Cavaillon au nord, et d'Arles &#224; l'ouest et au sud. Ce territoire s'est surtout &#233;tendu vers le nord et l'est. C'est l&#224; une cons&#233;quence des &#233;v&#233;nements politiques intervenus lors de la Guerre civile, qui opposa, lors de la chute de Marseille, Pomp&#233;e &#224; C&#233;sar. Alli&#233;e de ce dernier qui sortit vainqueur, Arles s'est vu octroyer un vaste territoire qui s'&#233;tendait en &#233;charpe sur 140 km, des rives du Rh&#244;ne &#224; l'agglom&#233;ration d'Olbia, ne laissant sous le contr&#244;le de l'ancienne cit&#233; massali&#232;te, qu'un espace r&#233;duit, limit&#233; au bassin de Marseille et aux collines qui l'enserrent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le territoire de la cit&#233; d'Aix s'&#233;tend pour sa part sur pr&#232;s de 90 km d'est en ouest, des collines calcaires de l'arri&#232;re-pays varois &#224; la frange orientale de la Crau, et sur plus de 60 km du nord au sud, des monts du Luberon &#224; la cha&#238;ne de la Sainte-Baume. Il couvre une superficie d'environ 3065 km&#178;, qui en fait une des cit&#233;s les plus &#233;tendues de la Provence romaine.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107405 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43931_1-a64cd.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107405 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Voie aur&#233;lienne se confondant avec la route D7 &#224; Eguilles &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le paysage y est multiforme. Plateaux et collines calcaires en composent l'essentiel, du pays d'Aigues, entre Luberon et Durance, aux plateaux accident&#233;s situ&#233;s au nord et &#224; l'est du bassin de l'Arc. Ils sont interrompus par des cha&#238;nons montagneux abrupts relevant du syst&#232;me pyr&#233;n&#233;o-proven&#231;al, dont certains servent de fronti&#232;re naturelle au territoire de la cit&#233;, comme le massif du Luberon au nord (1125 m) ou la cha&#238;ne de l'&#201;toile et le massif de la Sainte-Baume au sud (1154 m). &#192; l'est de la ville, la puissante montagne Sainte-Victoire domine la vall&#233;e de l'Arc. D'autres cha&#238;nons moins &#233;lev&#233;s scandent le paysage, tels les C&#244;tes et la Tr&#233;varesse qui culminent &#224; 479 et 501 m d'altitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein de cet espace au relief accident&#233;, les vall&#233;es jouent un r&#244;le essentiel. Il y a d'abord, d'est en ouest les vall&#233;es du Caramy, de l'Arc et de la Touloubre par lesquelles transite la via Aurelia, et, au nord, la vall&#233;e de la Durance qui met l'agglom&#233;ration d'Aquae Sextiae en relation avec les Alpes du Sud. La ville occupe donc une position privil&#233;gi&#233;e en termes de relations et d'&#233;changes, au carrefour de la route qui relie Arles et le sillon rhodanien &#224; l'Italie et de l'axe Marseille/Brian&#231;on.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sait qu'Aix-en-Provence se trouvait sur le passage d'une grande route, la via Aurelia, qui, &#224; partir de l'&#233;poque august&#233;enne, a jou&#233; un r&#244;le essentiel dans la vie r&#233;gionale. Elle &#233;tait aussi au d&#233;part de la via Massiliensis, qui l'unissait &#224; Marseille et dont plusieurs toponymes gardent le souvenir, villa de Nono &#224; Plan-de-Campagne et Septimus, &#224; Sept&#232;mes-les-Vallons. Il est vraisemblable que cet axe nord/sud se prolongeait jusqu'&#224; la Durance, vers Riez.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107407 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43931_2-0aa24.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107407 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;N&#233;cropole des Communaux de Saint-C&#233;zaire &#224; Ventabren&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres voies sillonnaient le territoire, &#224; l'image de celle qui a &#233;t&#233; reconnue aux abords de la n&#233;cropole des Communaux-de-Saint-C&#233;zaire ou du temple de Ch&#226;teau Bas sur la commune de Vern&#232;gues. En ce qui concerne le maillage administratif du peuplement antique, on peut citer au moins deux agglom&#233;rations secondaires, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume &#224; l'est (l'antique Carcarium) et &#224; l'ouest Vern&#232;gues que l'on a longtemps confondu avec une villa. Gr&#226;ce &#224; plusieurs fouilles pr&#233;ventives on sait aujourd'hui qu'il s'agit bien d'une bourgade importante qui s'est d&#233;velopp&#233;e dans un vallon, au pied du sanctuaire, et dont les vestiges ont &#233;t&#233; reconnus sur pr&#232;s de 9 ha. Le long de la voie Aur&#233;lienne, sont &#233;galement attest&#233;s deux sites routiers, relais (mutatio) ou lieu de repos (mansio), qui jouaient certainement un r&#244;le dans le cursus publicus : Ad Turrem (commune de Tourves) et Tegulata (site de la Grande Pug&#232;re, &#224; Trets). L'espace rural &#233;tait, quant &#224; lui, structur&#233; par de grands domaines fonciers impliqu&#233;s dans la mise en valeur du sol, les villae, qui ne constituaient pas seulement des structures d'&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_32_une_huilerie_antique.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;exploitation ol&#233;icole&lt;/a&gt;, viticole, c&#233;r&#233;ali&#232;re... Elles &#233;taient aussi un lieu d'habitat r&#233;sidentiel, pr&#233;sentant parfois un caract&#232;re tr&#232;s luxueux, o&#249; leurs propri&#233;taires, souvent des notables de la ville, venaient jouir des plaisirs de la campagne (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Villa de Richeaume &#224; Puyloubier&lt;/a&gt; , &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.35_la_villa_gallo-romaine_du_quartier_regine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Villa du quartier R&#233;gine au Puy-Sainte-R&#233;parade&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.36_la_villa_gallo-romaine_des_toulons.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Villa des Toulons &#224; Rians&lt;/a&gt; ).&lt;br class='autobr' /&gt;
Autour et dans la d&#233;pendance de ces villae, existaient des &#233;tablissements plus modestes, aux formes diverses : fermes ou habitat dispers&#233; .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107409 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43931_3-6de82.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107409 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Site gallo-romains du vallon du Marbre et de Roques Hautes &#224; Beaurecueil&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les recherches de terrain men&#233;es de fa&#231;on syst&#233;matique sur le versant m&#233;ridional de la Sainte-Victoire, le plateau du Cengle et la &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;commune de Puyloubier&lt;/a&gt;, offrent un bon exemple de la complexit&#233; du r&#233;seau de ces &#233;tablissements antiques qui jalonnaient le terroir, et dont l'origine remonte quelquefois &#224; la fin de la Protohistoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de deux cents sites ruraux sont actuellement recens&#233;s sur le territoire de la cit&#233; d'Aix et ce nombre est un minimum. Leur inventaire s'est fait dans des cadres de recherche vari&#233;s, fouilles extensives, diagnostics, sondages, prospections terrestres ou a&#233;riennes (villae Michaeli &#224; Puyricard, de la Tr&#233;billanne &#224; Cabri&#232;s, de la Garde &#224; Gardanne), ce qui ne permet pas toujours d'appr&#233;hender dans le d&#233;tail leur statut, leur r&#244;le et la chronologie de leur occupation, ni de d&#233;finir leur p&#244;le d'influence et leurs interactions. Malgr&#233; tout, on rel&#232;ve leur concentration selon un axe est/ouest, dans la plaine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, la haute vall&#233;e de l'Arc, les environs d'Aquae Sextiae, le plateau vallonn&#233; de Lambesc et de Rognes, et les terres situ&#233;es &#224; l'ouest de la Cha&#238;ne des Costes. Entre les Costes et la Tr&#233;varesse notamment, un semis de donn&#233;es permet ainsi de reconna&#238;tre, dans le vallon moyen de la rivi&#232;re Concernade, l'existence d'un terroir-domaine que Yves Burnand a propos&#233; de lier &#224; une grande famille aixoise dont deux membres appartenaient &#224; la noblesse &#233;questre au Ier s. ap. J.-C., les Domitii. On n'en conna&#238;t l'existence que par trois inscriptions fun&#233;raires attach&#233;es &#224; un mausol&#233;e d&#233;couvert &#224; Rognes-Barbebelle.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107411 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43931_4-767f8.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107411 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Villa antique de Richeaume restaur&#233;e &#224; Puyloubier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les grandes villae ayant fait l'objet de fouilles, on peut en citer plusieurs dont quelques-unes sont &#233;voqu&#233;es dans cet ouvrage : les villae &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;de Richeaume &#224; Puyloubier&lt;/a&gt;, de la Tambarlette &#224; Alleins, du Grand Verger, &#224; Lambesc, de la Garanne &#224; Berre, les villae &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.35_la_villa_gallo-romaine_du_quartier_regine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;R&#233;gine au Puy-Sainte-R&#233;parade&lt;/a&gt; , du Clos Sainte-Anne &#224; Rougiers, de la Roquebrussanne et des &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.36_la_villa_gallo-romaine_des_toulons.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Toulons &#224; Rians&lt;/a&gt;, dans le Var. Certaines semblent avoir &#233;t&#233; sp&#233;cialis&#233;es dans l'ol&#233;iculture, mais, dans la plupart d'entre elles, les installations agricoles (chais, cuves, structures de pressurage) montrent la place occup&#233;e par la viticulture qui devait souvent constituer la ressource principale du domaine. Rest&#233;s longtemps imperceptibles, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.32_la_vigne_trace_son_sillon_a_aix-en-provence.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les vignobles&lt;/a&gt; sont eux-m&#234;mes de mieux en mieux appr&#233;hend&#233;s. Omnipr&#233;sents dans certaines parties du territoire (La Bosque d'Antonelle) et jusqu'en p&#233;riph&#233;rie de la ville d'Aix-en-Provence (secteur de Ravanas, Tribunal de Grande Instance), ils sont organis&#233;s en grandes parcelles, et souvent plant&#233;s en bas de versant. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'importance de la viticulture explique que des officines de potiers sp&#233;cialis&#233;es dans la fabrication d'amphores, aient pu &#234;tre attach&#233;es &#224; certains domaines, comme &#224; Puyloubier par exemple, ou encore &#224; Velaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la chronologie de ces villae qui est la moins bien &#233;tablie. Ce biais soul&#232;ve notamment la question de savoir ce que leur implantation doit &#224; la conqu&#234;te romaine et en quoi leur maillage a pu constituer une modification radicale dans le mode d'occupation et d'exploitation de terroirs sur lesquels &#233;taient sans doute d&#233;j&#224; bien pr&#233;sentes, auparavant, des familles salyennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si certaines de ces villae semblent avoir succ&#233;d&#233; &#224; des &#233;tablissements ruraux ant&#233;rieurs, comme en atteste la pr&#233;sence de vestiges b&#226;tis et de mobilier attribuables au IIe s. ou plus vraisemblablement au Ier s. av. J.-C., la grande majorit&#233; n'est toutefois pas construite avant le Ier s. ap. J.-C., voire au IIe si&#232;cle, qui semble marquer une phase d'expansion assez remarquable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de ces exploitations paraissent avoir &#233;t&#233; moins touch&#233;es par le ph&#233;nom&#232;ne de d&#233;laissement qui affecte la ville au IIIe si&#232;cle ; plusieurs d'entre elles ont m&#234;me connu un d&#233;veloppement tardif, telles &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la villa Richeaume&lt;/a&gt; par exemple ou celle du Grand Verger, &#224; Lambesc.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'Antiquit&#233;, une cit&#233;, que l'on d&#233;signe sous le terme de civitas en latin, est tout &#224; la fois une agglom&#233;ration et la circonscription territoriale que celle-ci contr&#244;le. En tant que chef-lieu de cit&#233; &#233;tabli sur la voie transversale des Alpes au Rh&#244;ne, la ville d'Aquae Sextiae &#233;tait donc l'&#233;picentre politique et administratif d'un territoire qui constituait la base &#233;conomique de sa richesse. De nombreux historiens se sont attach&#233;s &#224; d&#233;finir les limites de cette cit&#233; dont on a longtemps pens&#233; qu'elle avait sans doute en grande partie recouvert l'espace jadis contr&#244;l&#233; par les Salyens d'Entremont. La restitution de 1995 repose sur quatre s&#233;rie d'indices : la localisation des inscriptions mentionnant la tribu Voltinia &#224; laquelle &#233;tait rattach&#233;e la population d'Aquae Sextiae, les indications de distance figurant sur certains milliaires jalonnant les routes, la localisation des bornes fronti&#232;res entre les territoires d'Aix et des cit&#233;s qui l'environnaient, notamment celle d'Arles, et, enfin, les limites du dioc&#232;se m&#233;di&#233;val d'Aix-en-Provence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le territoire ainsi d&#233;fini pr&#233;sente une g&#233;ographie tr&#232;s diff&#233;rente de toutes les limites administratives que nous connaissons aujourd'hui, tant au niveau de la communaut&#233; d'agglom&#233;ration du pays d'Aix de cr&#233;ation r&#233;cente, que d&#233;partemental. Il recouvre, en effet, pour partie quatre d&#233;partements : un grand quart nord-est des Bouches-du-Rh&#244;ne, la frange occidentale du Var, et celles m&#233;ridionales du Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence. Il &#233;tait born&#233; par au moins cinq autres cit&#233;s antiques : celles de Fr&#233;jus et de Riez, &#224; l'est, d'Apt et de Cavaillon au nord, et d'Arles &#224; l'ouest et au sud. Ce territoire s'est surtout &#233;tendu vers le nord et l'est. C'est l&#224; une cons&#233;quence des &#233;v&#233;nements politiques intervenus lors de la Guerre civile, qui opposa, lors de la chute de Marseille, Pomp&#233;e &#224; C&#233;sar. Alli&#233;e de ce dernier qui sortit vainqueur, Arles s'est vu octroyer un vaste territoire qui s'&#233;tendait en &#233;charpe sur 140 km, des rives du Rh&#244;ne &#224; l'agglom&#233;ration d'Olbia, ne laissant sous le contr&#244;le de l'ancienne cit&#233; massali&#232;te, qu'un espace r&#233;duit, limit&#233; au bassin de Marseille et aux collines qui l'enserrent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le territoire de la cit&#233; d'Aix s'&#233;tend pour sa part sur pr&#232;s de 90 km d'est en ouest, des collines calcaires de l'arri&#232;re-pays varois &#224; la frange orientale de la Crau, et sur plus de 60 km du nord au sud, des monts du Luberon &#224; la cha&#238;ne de la Sainte-Baume. Il couvre une superficie d'environ 3065 km&#178;, qui en fait une des cit&#233;s les plus &#233;tendues de la Provence romaine.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107405 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43931_1-f9e84.png?1774949775' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107405 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Voie aur&#233;lienne se confondant avec la route D7 &#224; Eguilles &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le paysage y est multiforme. Plateaux et collines calcaires en composent l'essentiel, du pays d'Aigues, entre Luberon et Durance, aux plateaux accident&#233;s situ&#233;s au nord et &#224; l'est du bassin de l'Arc. Ils sont interrompus par des cha&#238;nons montagneux abrupts relevant du syst&#232;me pyr&#233;n&#233;o-proven&#231;al, dont certains servent de fronti&#232;re naturelle au territoire de la cit&#233;, comme le massif du Luberon au nord (1125 m) ou la cha&#238;ne de l'&#201;toile et le massif de la Sainte-Baume au sud (1154 m). &#192; l'est de la ville, la puissante montagne Sainte-Victoire domine la vall&#233;e de l'Arc. D'autres cha&#238;nons moins &#233;lev&#233;s scandent le paysage, tels les C&#244;tes et la Tr&#233;varesse qui culminent &#224; 479 et 501 m d'altitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein de cet espace au relief accident&#233;, les vall&#233;es jouent un r&#244;le essentiel. Il y a d'abord, d'est en ouest les vall&#233;es du Caramy, de l'Arc et de la Touloubre par lesquelles transite la via Aurelia, et, au nord, la vall&#233;e de la Durance qui met l'agglom&#233;ration d'Aquae Sextiae en relation avec les Alpes du Sud. La ville occupe donc une position privil&#233;gi&#233;e en termes de relations et d'&#233;changes, au carrefour de la route qui relie Arles et le sillon rhodanien &#224; l'Italie et de l'axe Marseille/Brian&#231;on.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sait qu'Aix-en-Provence se trouvait sur le passage d'une grande route, la via Aurelia, qui, &#224; partir de l'&#233;poque august&#233;enne, a jou&#233; un r&#244;le essentiel dans la vie r&#233;gionale. Elle &#233;tait aussi au d&#233;part de la via Massiliensis, qui l'unissait &#224; Marseille et dont plusieurs toponymes gardent le souvenir, villa de Nono &#224; Plan-de-Campagne et Septimus, &#224; Sept&#232;mes-les-Vallons. Il est vraisemblable que cet axe nord/sud se prolongeait jusqu'&#224; la Durance, vers Riez.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107407 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43931_2-9f787.png?1774949775' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107407 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;N&#233;cropole des Communaux de Saint-C&#233;zaire &#224; Ventabren&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres voies sillonnaient le territoire, &#224; l'image de celle qui a &#233;t&#233; reconnue aux abords de la n&#233;cropole des Communaux-de-Saint-C&#233;zaire ou du temple de Ch&#226;teau Bas sur la commune de Vern&#232;gues. En ce qui concerne le maillage administratif du peuplement antique, on peut citer au moins deux agglom&#233;rations secondaires, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume &#224; l'est (l'antique Carcarium) et &#224; l'ouest Vern&#232;gues que l'on a longtemps confondu avec une villa. Gr&#226;ce &#224; plusieurs fouilles pr&#233;ventives on sait aujourd'hui qu'il s'agit bien d'une bourgade importante qui s'est d&#233;velopp&#233;e dans un vallon, au pied du sanctuaire, et dont les vestiges ont &#233;t&#233; reconnus sur pr&#232;s de 9 ha. Le long de la voie Aur&#233;lienne, sont &#233;galement attest&#233;s deux sites routiers, relais (mutatio) ou lieu de repos (mansio), qui jouaient certainement un r&#244;le dans le cursus publicus : Ad Turrem (commune de Tourves) et Tegulata (site de la Grande Pug&#232;re, &#224; Trets). L'espace rural &#233;tait, quant &#224; lui, structur&#233; par de grands domaines fonciers impliqu&#233;s dans la mise en valeur du sol, les villae, qui ne constituaient pas seulement des structures d'&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_32_une_huilerie_antique.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;exploitation ol&#233;icole&lt;/a&gt;, viticole, c&#233;r&#233;ali&#232;re... Elles &#233;taient aussi un lieu d'habitat r&#233;sidentiel, pr&#233;sentant parfois un caract&#232;re tr&#232;s luxueux, o&#249; leurs propri&#233;taires, souvent des notables de la ville, venaient jouir des plaisirs de la campagne (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Villa de Richeaume &#224; Puyloubier&lt;/a&gt; , &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.35_la_villa_gallo-romaine_du_quartier_regine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Villa du quartier R&#233;gine au Puy-Sainte-R&#233;parade&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.36_la_villa_gallo-romaine_des_toulons.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Villa des Toulons &#224; Rians&lt;/a&gt; ).&lt;br class='autobr' /&gt;
Autour et dans la d&#233;pendance de ces villae, existaient des &#233;tablissements plus modestes, aux formes diverses : fermes ou habitat dispers&#233; .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107409 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43931_3-9c06f.png?1774949775' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107409 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Site gallo-romains du vallon du Marbre et de Roques Hautes &#224; Beaurecueil&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les recherches de terrain men&#233;es de fa&#231;on syst&#233;matique sur le versant m&#233;ridional de la Sainte-Victoire, le plateau du Cengle et la &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;commune de Puyloubier&lt;/a&gt;, offrent un bon exemple de la complexit&#233; du r&#233;seau de ces &#233;tablissements antiques qui jalonnaient le terroir, et dont l'origine remonte quelquefois &#224; la fin de la Protohistoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de deux cents sites ruraux sont actuellement recens&#233;s sur le territoire de la cit&#233; d'Aix et ce nombre est un minimum. Leur inventaire s'est fait dans des cadres de recherche vari&#233;s, fouilles extensives, diagnostics, sondages, prospections terrestres ou a&#233;riennes (villae Michaeli &#224; Puyricard, de la Tr&#233;billanne &#224; Cabri&#232;s, de la Garde &#224; Gardanne), ce qui ne permet pas toujours d'appr&#233;hender dans le d&#233;tail leur statut, leur r&#244;le et la chronologie de leur occupation, ni de d&#233;finir leur p&#244;le d'influence et leurs interactions. Malgr&#233; tout, on rel&#232;ve leur concentration selon un axe est/ouest, dans la plaine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, la haute vall&#233;e de l'Arc, les environs d'Aquae Sextiae, le plateau vallonn&#233; de Lambesc et de Rognes, et les terres situ&#233;es &#224; l'ouest de la Cha&#238;ne des Costes. Entre les Costes et la Tr&#233;varesse notamment, un semis de donn&#233;es permet ainsi de reconna&#238;tre, dans le vallon moyen de la rivi&#232;re Concernade, l'existence d'un terroir-domaine que Yves Burnand a propos&#233; de lier &#224; une grande famille aixoise dont deux membres appartenaient &#224; la noblesse &#233;questre au Ier s. ap. J.-C., les Domitii. On n'en conna&#238;t l'existence que par trois inscriptions fun&#233;raires attach&#233;es &#224; un mausol&#233;e d&#233;couvert &#224; Rognes-Barbebelle.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107411 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43931_4-e4435.png?1774949775' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107411 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Villa antique de Richeaume restaur&#233;e &#224; Puyloubier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les grandes villae ayant fait l'objet de fouilles, on peut en citer plusieurs dont quelques-unes sont &#233;voqu&#233;es dans cet ouvrage : les villae &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;de Richeaume &#224; Puyloubier&lt;/a&gt;, de la Tambarlette &#224; Alleins, du Grand Verger, &#224; Lambesc, de la Garanne &#224; Berre, les villae &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.35_la_villa_gallo-romaine_du_quartier_regine.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;R&#233;gine au Puy-Sainte-R&#233;parade&lt;/a&gt; , du Clos Sainte-Anne &#224; Rougiers, de la Roquebrussanne et des &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.36_la_villa_gallo-romaine_des_toulons.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Toulons &#224; Rians&lt;/a&gt;, dans le Var. Certaines semblent avoir &#233;t&#233; sp&#233;cialis&#233;es dans l'ol&#233;iculture, mais, dans la plupart d'entre elles, les installations agricoles (chais, cuves, structures de pressurage) montrent la place occup&#233;e par la viticulture qui devait souvent constituer la ressource principale du domaine. Rest&#233;s longtemps imperceptibles, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.32_la_vigne_trace_son_sillon_a_aix-en-provence.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les vignobles&lt;/a&gt; sont eux-m&#234;mes de mieux en mieux appr&#233;hend&#233;s. Omnipr&#233;sents dans certaines parties du territoire (La Bosque d'Antonelle) et jusqu'en p&#233;riph&#233;rie de la ville d'Aix-en-Provence (secteur de Ravanas, Tribunal de Grande Instance), ils sont organis&#233;s en grandes parcelles, et souvent plant&#233;s en bas de versant. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'importance de la viticulture explique que des officines de potiers sp&#233;cialis&#233;es dans la fabrication d'amphores, aient pu &#234;tre attach&#233;es &#224; certains domaines, comme &#224; Puyloubier par exemple, ou encore &#224; Velaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la chronologie de ces villae qui est la moins bien &#233;tablie. Ce biais soul&#232;ve notamment la question de savoir ce que leur implantation doit &#224; la conqu&#234;te romaine et en quoi leur maillage a pu constituer une modification radicale dans le mode d'occupation et d'exploitation de terroirs sur lesquels &#233;taient sans doute d&#233;j&#224; bien pr&#233;sentes, auparavant, des familles salyennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si certaines de ces villae semblent avoir succ&#233;d&#233; &#224; des &#233;tablissements ruraux ant&#233;rieurs, comme en atteste la pr&#233;sence de vestiges b&#226;tis et de mobilier attribuables au IIe s. ou plus vraisemblablement au Ier s. av. J.-C., la grande majorit&#233; n'est toutefois pas construite avant le Ier s. ap. J.-C., voire au IIe si&#232;cle, qui semble marquer une phase d'expansion assez remarquable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de ces exploitations paraissent avoir &#233;t&#233; moins touch&#233;es par le ph&#233;nom&#232;ne de d&#233;laissement qui affecte la ville au IIIe si&#232;cle ; plusieurs d'entre elles ont m&#234;me connu un d&#233;veloppement tardif, telles &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.34_sur_le_piemont_de_la_montagne_sainte-victoire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la villa Richeaume&lt;/a&gt; par exemple ou celle du Grand Verger, &#224; Lambesc.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'amorce d'un d&#233;clin au IIIe si&#232;cle</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-amorce-d-un-declin-au-IIIe-siecle</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-amorce-d-un-declin-au-IIIe-siecle</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si, au d&#233;but du IIIe si&#232;cle, la majorit&#233; des &#233;difices publics semblent se maintenir et font m&#234;me parfois l'objet de r&#233;am&#233;nagements, et si certains propri&#233;taires se lancent encore dans de co&#251;teux travaux d'embellissement (maison &#224; la mosa&#239;que au dieu Oc&#233;an par exemple), la situation qui caract&#233;risait le IIe si&#232;cle &#233;volue. Les premiers signes de d&#233;clin se font d'abord sentir dans l'habitat r&#233;sidentiel. D'abord tr&#232;s ponctuel, le ph&#233;nom&#232;ne de d&#233;laissement, qui pourrait s'&#234;tre d&#233;j&#224; amorc&#233; &#224; la fin du IIe si&#232;cle, va s'accentuer tout au long du IIIe si&#232;cle, et on en mesure assez bien l'ampleur dans tout le quartier nord de la ville, o&#249; de nombreuses domus sont progressivement abandonn&#233;es par leurs occupants. D&#232;s lors, elles vont assez rapidement servir de carri&#232;re de mat&#233;riaux, ce qui n'emp&#234;che pas qu'elles fassent parall&#232;lement l'objet d'occupations temporaires, en total d&#233;calage avec leur qualit&#233; d'autrefois. Dans plusieurs maisons du site de Grassi, des pi&#232;ces sont ainsi r&#233;investies par un habitat qui ne semble pas avoir &#233;t&#233; p&#233;renne et pr&#233;sente un aspect rustique. En attestent quelques am&#233;nagements modestes, la pr&#233;sence de foyers domestiques dans des salles auparavant d&#233;di&#233;es &#224; une fonction d'apparat, et la constitution de d&#233;potoirs dans des bassins d'agr&#233;ment qui avaient d&#251; faire l'orgueil des propri&#233;taires initiaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107403 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43929-e42b5.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107403 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bris de marbres amass&#233;s dans l'une des pi&#232;ces de la domus du parking Pasteur&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, le caract&#232;re pointilliste des donn&#233;es ne permet pas de percevoir comment s'op&#232;re ce d&#233;laissement ; l'image qui ressort est toutefois celle d'un tissu urbain mit&#233; de toutes parts, except&#233; dans les deux quartiers des Thermes Sextius et du forum oriental. Ce constat avait donn&#233; lieu, en son temps, &#224; une expression tr&#232;s imag&#233;e de Fran&#231;ois Salviat qui &#233;voquait un urbanisme &#171; en peau de l&#233;opard &#187;. Si le recul de l'urbanisation est un processus ind&#233;niable, on note aussi une certaine activit&#233; constructrice, perceptible en n&#233;gatif, &#224; travers la pratique de r&#233;cup&#233;ration des mat&#233;riaux, qui se syst&#233;matise, indiquant ainsi des chantiers de construction, en d'autres points de la ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_17_le_decor_des_maisons_patriciennes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;La domus de Pasteur&lt;/a&gt; en est un bel exemple. Dans le courant du si&#232;cle, plusieurs de ses pi&#232;ces d'apparat ont &#233;t&#233; transform&#233;es en d&#233;p&#244;ts de mat&#233;riaux (marbre, tuiles) qui &#233;voquent une certaine organisation dans la cha&#238;ne de r&#233;cup&#233;ration. C'est le temps du recyclage &#224; grande &#233;chelle, les marbres servant &#224; la fabrication de la chaux, les tuiles cass&#233;es &#224; des usages sans doute vari&#233;s comme la r&#233;fection des voies, cependant que de nombreux &#233;l&#233;ments architectoniques sont directement remploy&#233;s dans les ma&#231;onneries.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce lent et progressif &#233;tiolement de la ville amorce le ph&#233;nom&#232;ne de r&#233;traction qui affectera l'urbanisme ult&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si, au d&#233;but du IIIe si&#232;cle, la majorit&#233; des &#233;difices publics semblent se maintenir et font m&#234;me parfois l'objet de r&#233;am&#233;nagements, et si certains propri&#233;taires se lancent encore dans de co&#251;teux travaux d'embellissement (maison &#224; la mosa&#239;que au dieu Oc&#233;an par exemple), la situation qui caract&#233;risait le IIe si&#232;cle &#233;volue. Les premiers signes de d&#233;clin se font d'abord sentir dans l'habitat r&#233;sidentiel. D'abord tr&#232;s ponctuel, le ph&#233;nom&#232;ne de d&#233;laissement, qui pourrait s'&#234;tre d&#233;j&#224; amorc&#233; &#224; la fin du IIe si&#232;cle, va s'accentuer tout au long du IIIe si&#232;cle, et on en mesure assez bien l'ampleur dans tout le quartier nord de la ville, o&#249; de nombreuses domus sont progressivement abandonn&#233;es par leurs occupants. D&#232;s lors, elles vont assez rapidement servir de carri&#232;re de mat&#233;riaux, ce qui n'emp&#234;che pas qu'elles fassent parall&#232;lement l'objet d'occupations temporaires, en total d&#233;calage avec leur qualit&#233; d'autrefois. Dans plusieurs maisons du site de Grassi, des pi&#232;ces sont ainsi r&#233;investies par un habitat qui ne semble pas avoir &#233;t&#233; p&#233;renne et pr&#233;sente un aspect rustique. En attestent quelques am&#233;nagements modestes, la pr&#233;sence de foyers domestiques dans des salles auparavant d&#233;di&#233;es &#224; une fonction d'apparat, et la constitution de d&#233;potoirs dans des bassins d'agr&#233;ment qui avaient d&#251; faire l'orgueil des propri&#233;taires initiaux.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107403 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43929-4c110.png?1774948193' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107403 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;D&#233;bris de marbres amass&#233;s dans l'une des pi&#232;ces de la domus du parking Pasteur&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, le caract&#232;re pointilliste des donn&#233;es ne permet pas de percevoir comment s'op&#232;re ce d&#233;laissement ; l'image qui ressort est toutefois celle d'un tissu urbain mit&#233; de toutes parts, except&#233; dans les deux quartiers des Thermes Sextius et du forum oriental. Ce constat avait donn&#233; lieu, en son temps, &#224; une expression tr&#232;s imag&#233;e de Fran&#231;ois Salviat qui &#233;voquait un urbanisme &#171; en peau de l&#233;opard &#187;. Si le recul de l'urbanisation est un processus ind&#233;niable, on note aussi une certaine activit&#233; constructrice, perceptible en n&#233;gatif, &#224; travers la pratique de r&#233;cup&#233;ration des mat&#233;riaux, qui se syst&#233;matise, indiquant ainsi des chantiers de construction, en d'autres points de la ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_17_le_decor_des_maisons_patriciennes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;La domus de Pasteur&lt;/a&gt; en est un bel exemple. Dans le courant du si&#232;cle, plusieurs de ses pi&#232;ces d'apparat ont &#233;t&#233; transform&#233;es en d&#233;p&#244;ts de mat&#233;riaux (marbre, tuiles) qui &#233;voquent une certaine organisation dans la cha&#238;ne de r&#233;cup&#233;ration. C'est le temps du recyclage &#224; grande &#233;chelle, les marbres servant &#224; la fabrication de la chaux, les tuiles cass&#233;es &#224; des usages sans doute vari&#233;s comme la r&#233;fection des voies, cependant que de nombreux &#233;l&#233;ments architectoniques sont directement remploy&#233;s dans les ma&#231;onneries.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce lent et progressif &#233;tiolement de la ville amorce le ph&#233;nom&#232;ne de r&#233;traction qui affectera l'urbanisme ult&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le IIe si&#232;cle, le temps de l'embellissement</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-IIe-siecle-le-temps-de-l-embellissement-43927</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dynamisme architectural du Ier s. semble ralentir au IIe s. On ne conna&#238;t, en effet, pour l'instant que trois &#233;difices publics dont la construction puisse &#234;tre rattach&#233;e &#224; cette p&#233;riode. Ce sont, intra-muros, un &#233;tablissement thermal rapidement fouill&#233; par &#201;tienne Rouard, en 1842, dans des terrains situ&#233;s au nord de la rue de la Molle, et dat&#233; par une marque consulaire de la fin du premier tiers du IIe s. et, extra-muros, le mausol&#233;e qui s'&#233;levait neuf m&#232;tres en avant de la porte d'Italie, le long de la voie Aur&#233;lienne, ainsi que l'aqueduc de Traconnade.&lt;br class='autobr' /&gt;
Commun&#233;ment appel&#233; &#171; Grande Tour &#187; ou &#171; Tour de l'Horloge &#187; aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, le mausol&#233;e est le monument fun&#233;raire le mieux connu et le plus remarquable d'Aix-en-Provence. Son histoire post&#233;rieure &#224; l'Antiquit&#233; lui a valu d'&#234;tre conserv&#233; dans l'ancien palais des Gouverneurs de Provence, jusqu'en 1786, o&#249; il fut d&#233;moli en m&#234;me temps que lui. Cet &#233;pisode a donn&#233; lieu &#224; une s&#233;rie de dessins dont un lavis &#224; la plume du peintre Constantin. Ces documents livrent de l'&#233;difice (ainsi que de la porte d'Italie) une repr&#233;sentation assez pr&#233;cise qui compl&#232;te la description qu'en avait faite Jean-Scholastique Pitton au XVIIe si&#232;cle. Construction &#224; trois niveaux, d'environ 24 m de hauteur, il rappelle, &#224; certains &#233;gards, le mausol&#233;e des Julii &#224; Glanum auquel il est toutefois tr&#232;s post&#233;rieur. On a propos&#233; d'associer &#224; cet &#233;difice fun&#233;raire une inscription monumentale d&#233;di&#233;e &#224; trois membres d'une m&#234;me famille de notables. Que cette &#233;pitaphe ait ou non appartenu &#224; ce monument, on retiendra surtout qu'elle signale l'existence d'une famille de rang s&#233;natorial.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107399 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH107/archeo43927_1-29290.png?1777019042' width='180' height='107' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107399 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Repr&#233;sentation fantaisiste du mausol&#233;e aixois (&#224; gauche) mis en perspective avec celui du Glanum (&#224; droite) avec &#224; l'arri&#232;re l'une des tours de la porte sud-est d'Aix antique - Huile sur toile fin XVIIIe/d&#233;but XIXe si&#232;cles - Collection Mus&#233;e Granet &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#201;tablie par les arch&#233;ologues qui en ont d&#233;gag&#233; un tron&#231;on lors de la construction de l'autoroute A55, la datation de l'aqueduc de Traconnade plaide aussi pour une certaine vitalit&#233; constructive. D'abord parce que l'&#233;dification de ce monument des eaux, qui est le plus important et le plus remarquable des aqueducs d'Aix-en-Provence, a n&#233;cessairement r&#233;pondu &#224; des besoins accrus en eau courante, et on pense ici naturellement &#224; l'alimentation de thermes publics, grands consommateurs d'eau (peut-&#234;tre celui &#233;rig&#233; au m&#234;me moment, au nord de la rue de la Molle). Ensuite parce qu'elle tient de la prouesse technique. Longue d'une quarantaine de kilom&#232;tres &#8211; l'aqueduc prend sa source &#224; Jouques &#8211;, sa conduite est, en effet, souterraine sur une grande partie de son parcours, notamment sous le plateau de Venelles qu'elle traverse sur plus de 8 km de long, &#224; pr&#232;s de 80 m de profondeur &#224; certains endroits. Cet aqueduc est-il venu compl&#233;ter l'&#233;quipement hydraulique d&#233;j&#224; existant de la ville ou fait-il partie d'un ample programme d'adduction d'eau ? Faute de conna&#238;tre la date de construction des aqueducs de Vauvenargues et de Saint-Antonin, il est impossible de r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107401 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43927_2-7ffef.png?1777019042' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107401 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Mosa&#239;que d'Ariane et Bacchus - 4.73 x 2.74 m - 38/42 boulevard de la R&#233;publique 1998&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Except&#233; ces monuments, le IIe si&#232;cle appara&#238;t surtout comme une phase d'embellissement, particuli&#232;rement perceptible dans l'habitat r&#233;sidentiel. Les propri&#233;taires font alors d&#233;corer leur &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_14_une_maison_de_notable_au_sud_du_forum.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;domus de mosa&#239;ques polychromes&lt;/a&gt;, dans un cadre g&#233;n&#233;ral qui semble peu touch&#233; par les transformations. Mais alors que le premier si&#232;cle privil&#233;giait un style sobre et classique, inspir&#233; d'Italie et marqu&#233; par le blanc et le noir, la tendance est d&#233;sormais &#224; la couleur. Si la production de mosa&#239;que est alors moins abondante, le r&#233;pertoire se distingue par une originalit&#233; qui permet de supposer l'existence d'au moins un atelier aixois qui transforme et r&#233;invente un r&#233;pertoire dont la source &#233;tait italique : une palette plus color&#233;e habille d&#233;sormais des trames g&#233;om&#233;triques complexes. Le cas le plus &#233;clatant est le d&#233;veloppement, pour la premi&#232;re fois en Gaule, d'un d&#233;cor multiple polychrome dont Vienne et Lyon feront leur r&#233;pertoire de pr&#233;dilection pendant la seconde moiti&#233; du IIe s. ap. J.-C.et au si&#232;cle suivant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si beaucoup de pavements reproduisent des th&#232;mes acad&#233;miques, puis&#233;s notamment dans la mythologie, on note ici ou l&#224; une touche d'inventivit&#233; comme sur la mosa&#239;que repr&#233;sentant un Orph&#233;e gracieux et a&#233;rien, jouant de la cithare en dansant dans un v&#234;tement en voile transparent. L'existence dans la ville d'un atelier cr&#233;atif est &#233;galement patente dans le choix d'une iconographie originale, issue d'un th&#232;me litt&#233;raire inspir&#233; du livre V de l'&#201;n&#233;ide de Virgile - &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_15_virgile_a_la_table_des_notables.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le combat de Dar&#232;s et Entelle&lt;/a&gt;. Il est repris dans trois demeures urbaines et m&#234;me dans les riches villae des environs, comme &#224; Villelaure, pr&#232;s de Lauris (Vaucluse) qui appartenait alors au territoire de la cit&#233; d'Aquae Sextiae.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'impression g&#233;n&#233;rale qui ressort de cette p&#233;riode est celle de la prosp&#233;rit&#233; des &#233;lites aixoises d'abord, et plus largement de la ville, capable de r&#233;aliser des &#233;quipements majeurs n&#233;cessaires au confort g&#233;n&#233;ral et soucieuse du maintien et du fonctionnement de ses infrastructures urbaines, tels la voirie et le r&#233;seau des collecteurs publics, qui sont alors toujours parfaitement entretenus.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dynamisme architectural du Ier s. semble ralentir au IIe s. On ne conna&#238;t, en effet, pour l'instant que trois &#233;difices publics dont la construction puisse &#234;tre rattach&#233;e &#224; cette p&#233;riode. Ce sont, intra-muros, un &#233;tablissement thermal rapidement fouill&#233; par &#201;tienne Rouard, en 1842, dans des terrains situ&#233;s au nord de la rue de la Molle, et dat&#233; par une marque consulaire de la fin du premier tiers du IIe s. et, extra-muros, le mausol&#233;e qui s'&#233;levait neuf m&#232;tres en avant de la porte d'Italie, le long de la voie Aur&#233;lienne, ainsi que l'aqueduc de Traconnade.&lt;br class='autobr' /&gt;
Commun&#233;ment appel&#233; &#171; Grande Tour &#187; ou &#171; Tour de l'Horloge &#187; aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, le mausol&#233;e est le monument fun&#233;raire le mieux connu et le plus remarquable d'Aix-en-Provence. Son histoire post&#233;rieure &#224; l'Antiquit&#233; lui a valu d'&#234;tre conserv&#233; dans l'ancien palais des Gouverneurs de Provence, jusqu'en 1786, o&#249; il fut d&#233;moli en m&#234;me temps que lui. Cet &#233;pisode a donn&#233; lieu &#224; une s&#233;rie de dessins dont un lavis &#224; la plume du peintre Constantin. Ces documents livrent de l'&#233;difice (ainsi que de la porte d'Italie) une repr&#233;sentation assez pr&#233;cise qui compl&#232;te la description qu'en avait faite Jean-Scholastique Pitton au XVIIe si&#232;cle. Construction &#224; trois niveaux, d'environ 24 m de hauteur, il rappelle, &#224; certains &#233;gards, le mausol&#233;e des Julii &#224; Glanum auquel il est toutefois tr&#232;s post&#233;rieur. On a propos&#233; d'associer &#224; cet &#233;difice fun&#233;raire une inscription monumentale d&#233;di&#233;e &#224; trois membres d'une m&#234;me famille de notables. Que cette &#233;pitaphe ait ou non appartenu &#224; ce monument, on retiendra surtout qu'elle signale l'existence d'une famille de rang s&#233;natorial.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107399 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH297/archeo43927_1-07a19.png?1777019043' width='500' height='297' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107399 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Repr&#233;sentation fantaisiste du mausol&#233;e aixois (&#224; gauche) mis en perspective avec celui du Glanum (&#224; droite) avec &#224; l'arri&#232;re l'une des tours de la porte sud-est d'Aix antique - Huile sur toile fin XVIIIe/d&#233;but XIXe si&#232;cles - Collection Mus&#233;e Granet &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#201;tablie par les arch&#233;ologues qui en ont d&#233;gag&#233; un tron&#231;on lors de la construction de l'autoroute A55, la datation de l'aqueduc de Traconnade plaide aussi pour une certaine vitalit&#233; constructive. D'abord parce que l'&#233;dification de ce monument des eaux, qui est le plus important et le plus remarquable des aqueducs d'Aix-en-Provence, a n&#233;cessairement r&#233;pondu &#224; des besoins accrus en eau courante, et on pense ici naturellement &#224; l'alimentation de thermes publics, grands consommateurs d'eau (peut-&#234;tre celui &#233;rig&#233; au m&#234;me moment, au nord de la rue de la Molle). Ensuite parce qu'elle tient de la prouesse technique. Longue d'une quarantaine de kilom&#232;tres &#8211; l'aqueduc prend sa source &#224; Jouques &#8211;, sa conduite est, en effet, souterraine sur une grande partie de son parcours, notamment sous le plateau de Venelles qu'elle traverse sur plus de 8 km de long, &#224; pr&#232;s de 80 m de profondeur &#224; certains endroits. Cet aqueduc est-il venu compl&#233;ter l'&#233;quipement hydraulique d&#233;j&#224; existant de la ville ou fait-il partie d'un ample programme d'adduction d'eau ? Faute de conna&#238;tre la date de construction des aqueducs de Vauvenargues et de Saint-Antonin, il est impossible de r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107401 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43927_2-13c94.png?1774947871' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107401 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Mosa&#239;que d'Ariane et Bacchus - 4.73 x 2.74 m - 38/42 boulevard de la R&#233;publique 1998&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Except&#233; ces monuments, le IIe si&#232;cle appara&#238;t surtout comme une phase d'embellissement, particuli&#232;rement perceptible dans l'habitat r&#233;sidentiel. Les propri&#233;taires font alors d&#233;corer leur &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_14_une_maison_de_notable_au_sud_du_forum.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;domus de mosa&#239;ques polychromes&lt;/a&gt;, dans un cadre g&#233;n&#233;ral qui semble peu touch&#233; par les transformations. Mais alors que le premier si&#232;cle privil&#233;giait un style sobre et classique, inspir&#233; d'Italie et marqu&#233; par le blanc et le noir, la tendance est d&#233;sormais &#224; la couleur. Si la production de mosa&#239;que est alors moins abondante, le r&#233;pertoire se distingue par une originalit&#233; qui permet de supposer l'existence d'au moins un atelier aixois qui transforme et r&#233;invente un r&#233;pertoire dont la source &#233;tait italique : une palette plus color&#233;e habille d&#233;sormais des trames g&#233;om&#233;triques complexes. Le cas le plus &#233;clatant est le d&#233;veloppement, pour la premi&#232;re fois en Gaule, d'un d&#233;cor multiple polychrome dont Vienne et Lyon feront leur r&#233;pertoire de pr&#233;dilection pendant la seconde moiti&#233; du IIe s. ap. J.-C.et au si&#232;cle suivant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si beaucoup de pavements reproduisent des th&#232;mes acad&#233;miques, puis&#233;s notamment dans la mythologie, on note ici ou l&#224; une touche d'inventivit&#233; comme sur la mosa&#239;que repr&#233;sentant un Orph&#233;e gracieux et a&#233;rien, jouant de la cithare en dansant dans un v&#234;tement en voile transparent. L'existence dans la ville d'un atelier cr&#233;atif est &#233;galement patente dans le choix d'une iconographie originale, issue d'un th&#232;me litt&#233;raire inspir&#233; du livre V de l'&#201;n&#233;ide de Virgile - &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_15_virgile_a_la_table_des_notables.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le combat de Dar&#232;s et Entelle&lt;/a&gt;. Il est repris dans trois demeures urbaines et m&#234;me dans les riches villae des environs, comme &#224; Villelaure, pr&#232;s de Lauris (Vaucluse) qui appartenait alors au territoire de la cit&#233; d'Aquae Sextiae.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'impression g&#233;n&#233;rale qui ressort de cette p&#233;riode est celle de la prosp&#233;rit&#233; des &#233;lites aixoises d'abord, et plus largement de la ville, capable de r&#233;aliser des &#233;quipements majeurs n&#233;cessaires au confort g&#233;n&#233;ral et soucieuse du maintien et du fonctionnement de ses infrastructures urbaines, tels la voirie et le r&#233;seau des collecteurs publics, qui sont alors toujours parfaitement entretenus.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'essor de la seconde moiti&#233; du Ier si&#232;cle</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/L-essor-de-la-seconde-moitie-du-Ier-siecle-43925</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/L-essor-de-la-seconde-moitie-du-Ier-siecle-43925</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'habitat s'acc&#233;l&#232;re &#224; partir des ann&#233;es 50/60 ap. J.-C. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_17_le_decor_des_maisons_patriciennes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;La grande domus de Pasteur&lt;/a&gt; &#233;difi&#233;e sur un terrain cal&#233; &#224; l'angle nord-est de la ville, fait, dans les ann&#233;es qui suivent, l'objet d'une extension importante, qui porte &#224; plus de 2600 m&#178; sa superficie. Le quartier des Chartreux est, quant &#224; lui, compl&#232;tement loti dans les ann&#233;es 70. Cinq maisons r&#233;parties sur trois &#238;lots s&#233;par&#233;s par un cardo, sont s&#233;par&#233;es par un &#233;troit passage est-ouest qui pr&#233;figure un decumanus &#224; venir. La chronologie des habitations qui s'&#233;chelonnent dans le quartier r&#233;sidentiel nord, fouill&#233;es anciennement et souvent mal dat&#233;es, est plus incertaine, mais sous leurs sols du IIe s. ap. J.-C., on devine des constructions qui t&#233;moignent de leur existence ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107393 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH145/archeo43925_1-91719.png?1777019043' width='180' height='145' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107393 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville &#224; la fin du Ier si&#232;cle ap. J.-C&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_107395 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43925_2-98bff.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107395 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restitution du forum secondaire pr&#233;sent sous la cath&#233;drale Saint-Sauveur et la place de l'Archev&#234;ch&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan monumental, l'impulsion donn&#233;e au d&#233;but du si&#232;cle se poursuit avec l'&#233;rection de nouveaux b&#226;timents et la mise en &#339;uvre de programmes d'ampleur dont certains ont n&#233;cessit&#233; la destruction de monuments ant&#233;rieurs. Sur &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_11_aquae_sextiae_ville_thermale.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le site des Thermes Sextius&lt;/a&gt;, l'&#233;difice de plan basilical tardo-r&#233;publicain est ainsi d&#233;moli pour faire place &#224; un ensemble, peut-&#234;tre thermal, que jouxtent &#224; l'ouest des thermes de cure construits ou r&#233;am&#233;nag&#233;s au m&#234;me moment. C'est peut-&#234;tre &#224; cette m&#234;me dynamique qu'a r&#233;pondu la construction, en partie nord de ce m&#234;me site, d'autres &#233;difices publics &#224; peine effleur&#233;s par les recherches. &#192; l'est, &#224; l'emplacement de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, est &#233;difi&#233; un nouveau forum, sans doute secondaire, que domine, au nord, un monument dans lequel on verrait bien un temple ou une basilique ; dans la partie sud de la ville, les blocs d&#233;couverts fortuitement au niveau de la rue Lisse-des-Cordeliers, &#233;voquent un possible coll&#232;ge des s&#233;virs augustaux, qui &#233;taient charg&#233;s du culte de l'empereur. Enfin, les caract&#233;ristiques de la topographie urbaine actuelle invitent &#224; imaginer au sud-est &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_10_en_quete_de_l_amphitheatre_perdu.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;un possible amphith&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette activit&#233; &#233;dilitaire s'accompagne d'une r&#233;fection g&#233;n&#233;rale de la voirie qui, aux abords des monuments, est partout dall&#233;e en pierre froide, et quelquefois bord&#233;e de portiques mosa&#239;qu&#233;s, tandis que le r&#233;seau des collecteurs publics qu'elle masque, est amplement repris. La qualit&#233; d'ex&#233;cution de ces travaux et leur remarquable homog&#233;n&#233;it&#233; trahissent une grande coh&#233;rence dans leur programmation et leur r&#233;alisation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les grands absents de ce paysage monumental sont les &#233;difices de culte, dont l'arch&#233;ologie a encore livr&#233; peu de traces, mais qui devaient pourtant jalonner l'espace urbain. Il manque aussi &#224; la ville un forum principal et le cort&#232;ge des monuments qui l'accompagnent d'ordinaire, que l'on ne sait o&#249; restituer &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107397 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43925_3-4fa52.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107397 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Portique mosa&#239;qu&#233; d'un cardo secondaire - Thermes Sextius 1998&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En certains points de l'agglom&#233;ration, la pression fonci&#232;re fait alors d&#233;border l'habitat de l'aire rempar&#233;e. Apr&#232;s les d&#233;couvertes faites en 1986 qui avaient r&#233;v&#233;l&#233; l'existence d'un faubourg au nord de la ville, deux op&#233;rations men&#233;es en 2011 et 2012, le long des avenues Philippe-Solari et Paul-C&#233;zanne, ont montr&#233; que l'extension de ce suburbium &#233;tait plus importante qu'on le pensait. Il en va de m&#234;me &#224; l'est, o&#249; les travaux de r&#233;novation du coll&#232;ge Campra ont donn&#233; l'occasion, en 2004, de mettre au jour une nouvelle mosa&#239;que polychrome montrant le d&#233;veloppement extra-muros d'un habitat s&#251;rement r&#233;sidentiel. Si l'&#233;mergence de ces faubourgs t&#233;moigne d'un besoin accru de terrains &#224; b&#226;tir, on rel&#232;vera cependant qu'ils se cantonnent au nord et &#224; l'est de l'agglom&#233;ration o&#249; ils constituent d'une certaine mani&#232;re le prolongement, en dehors de l'enceinte, des quartiers r&#233;sidentiels qui occupent la moiti&#233; nord de la ville. Dans le m&#234;me temps, au sein de l'aire rempar&#233;e, mais sur sa frange m&#233;ridionale, des parcelles sont rest&#233;es de tout temps non b&#226;ties ou r&#233;serv&#233;es &#224; des activit&#233;s agricoles. Les recherches conduites du c&#244;t&#233; de l'actuelle &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_23_de_la_terre_au_pot_deux_officines_de_ceramique_a_pate_calcaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;voie Georges-Pompidou&lt;/a&gt;, en 2006 et 2007, ont ainsi montr&#233; qu'une ample pi&#232;ce de terrain confrontant une domus avait, tour &#224; tour, &#233;t&#233; mise en culture et exploit&#233;e &#224; des fins artisanales (extraction d'argile pour une officine de potier). Au &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_26_la_campagne_dans_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;16, boulevard de la R&#233;publique&lt;/a&gt;, un grand entrep&#244;t &#224; dolia, construit &#224; l'&#233;poque august&#233;enne, a &#233;t&#233; ult&#233;rieurement transform&#233; en annexes agricoles, et les terrains qui se d&#233;veloppaient &#224; l'ouest de ces derni&#232;res ont, selon toute vraisemblance, accueilli des cultures &#233;tag&#233;es en terrasses.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pression fonci&#232;re s'est, &#224; l'&#233;vidence, exerc&#233;e tr&#232;s diff&#233;remment d'un point &#224; l'autre de l'agglom&#233;ration qui, dans certains de ses quartiers, m&#233;ridionaux notamment, devait conserver un caract&#232;re assez rustique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'habitat s'acc&#233;l&#232;re &#224; partir des ann&#233;es 50/60 ap. J.-C. &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_17_le_decor_des_maisons_patriciennes.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;La grande domus de Pasteur&lt;/a&gt; &#233;difi&#233;e sur un terrain cal&#233; &#224; l'angle nord-est de la ville, fait, dans les ann&#233;es qui suivent, l'objet d'une extension importante, qui porte &#224; plus de 2600 m&#178; sa superficie. Le quartier des Chartreux est, quant &#224; lui, compl&#232;tement loti dans les ann&#233;es 70. Cinq maisons r&#233;parties sur trois &#238;lots s&#233;par&#233;s par un cardo, sont s&#233;par&#233;es par un &#233;troit passage est-ouest qui pr&#233;figure un decumanus &#224; venir. La chronologie des habitations qui s'&#233;chelonnent dans le quartier r&#233;sidentiel nord, fouill&#233;es anciennement et souvent mal dat&#233;es, est plus incertaine, mais sous leurs sols du IIe s. ap. J.-C., on devine des constructions qui t&#233;moignent de leur existence ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107393 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH402/archeo43925_1-80fe8.png?1777019043' width='500' height='402' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107393 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville &#224; la fin du Ier si&#232;cle ap. J.-C&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;dl class='spip_document_107395 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43925_2-2cd7c.png?1774947051' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107395 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restitution du forum secondaire pr&#233;sent sous la cath&#233;drale Saint-Sauveur et la place de l'Archev&#234;ch&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan monumental, l'impulsion donn&#233;e au d&#233;but du si&#232;cle se poursuit avec l'&#233;rection de nouveaux b&#226;timents et la mise en &#339;uvre de programmes d'ampleur dont certains ont n&#233;cessit&#233; la destruction de monuments ant&#233;rieurs. Sur &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_11_aquae_sextiae_ville_thermale.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le site des Thermes Sextius&lt;/a&gt;, l'&#233;difice de plan basilical tardo-r&#233;publicain est ainsi d&#233;moli pour faire place &#224; un ensemble, peut-&#234;tre thermal, que jouxtent &#224; l'ouest des thermes de cure construits ou r&#233;am&#233;nag&#233;s au m&#234;me moment. C'est peut-&#234;tre &#224; cette m&#234;me dynamique qu'a r&#233;pondu la construction, en partie nord de ce m&#234;me site, d'autres &#233;difices publics &#224; peine effleur&#233;s par les recherches. &#192; l'est, &#224; l'emplacement de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, est &#233;difi&#233; un nouveau forum, sans doute secondaire, que domine, au nord, un monument dans lequel on verrait bien un temple ou une basilique ; dans la partie sud de la ville, les blocs d&#233;couverts fortuitement au niveau de la rue Lisse-des-Cordeliers, &#233;voquent un possible coll&#232;ge des s&#233;virs augustaux, qui &#233;taient charg&#233;s du culte de l'empereur. Enfin, les caract&#233;ristiques de la topographie urbaine actuelle invitent &#224; imaginer au sud-est &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_10_en_quete_de_l_amphitheatre_perdu.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;un possible amphith&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette activit&#233; &#233;dilitaire s'accompagne d'une r&#233;fection g&#233;n&#233;rale de la voirie qui, aux abords des monuments, est partout dall&#233;e en pierre froide, et quelquefois bord&#233;e de portiques mosa&#239;qu&#233;s, tandis que le r&#233;seau des collecteurs publics qu'elle masque, est amplement repris. La qualit&#233; d'ex&#233;cution de ces travaux et leur remarquable homog&#233;n&#233;it&#233; trahissent une grande coh&#233;rence dans leur programmation et leur r&#233;alisation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les grands absents de ce paysage monumental sont les &#233;difices de culte, dont l'arch&#233;ologie a encore livr&#233; peu de traces, mais qui devaient pourtant jalonner l'espace urbain. Il manque aussi &#224; la ville un forum principal et le cort&#232;ge des monuments qui l'accompagnent d'ordinaire, que l'on ne sait o&#249; restituer &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107397 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43925_3-cf636.png?1774947051' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107397 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Portique mosa&#239;qu&#233; d'un cardo secondaire - Thermes Sextius 1998&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En certains points de l'agglom&#233;ration, la pression fonci&#232;re fait alors d&#233;border l'habitat de l'aire rempar&#233;e. Apr&#232;s les d&#233;couvertes faites en 1986 qui avaient r&#233;v&#233;l&#233; l'existence d'un faubourg au nord de la ville, deux op&#233;rations men&#233;es en 2011 et 2012, le long des avenues Philippe-Solari et Paul-C&#233;zanne, ont montr&#233; que l'extension de ce suburbium &#233;tait plus importante qu'on le pensait. Il en va de m&#234;me &#224; l'est, o&#249; les travaux de r&#233;novation du coll&#232;ge Campra ont donn&#233; l'occasion, en 2004, de mettre au jour une nouvelle mosa&#239;que polychrome montrant le d&#233;veloppement extra-muros d'un habitat s&#251;rement r&#233;sidentiel. Si l'&#233;mergence de ces faubourgs t&#233;moigne d'un besoin accru de terrains &#224; b&#226;tir, on rel&#232;vera cependant qu'ils se cantonnent au nord et &#224; l'est de l'agglom&#233;ration o&#249; ils constituent d'une certaine mani&#232;re le prolongement, en dehors de l'enceinte, des quartiers r&#233;sidentiels qui occupent la moiti&#233; nord de la ville. Dans le m&#234;me temps, au sein de l'aire rempar&#233;e, mais sur sa frange m&#233;ridionale, des parcelles sont rest&#233;es de tout temps non b&#226;ties ou r&#233;serv&#233;es &#224; des activit&#233;s agricoles. Les recherches conduites du c&#244;t&#233; de l'actuelle &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_23_de_la_terre_au_pot_deux_officines_de_ceramique_a_pate_calcaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;voie Georges-Pompidou&lt;/a&gt;, en 2006 et 2007, ont ainsi montr&#233; qu'une ample pi&#232;ce de terrain confrontant une domus avait, tour &#224; tour, &#233;t&#233; mise en culture et exploit&#233;e &#224; des fins artisanales (extraction d'argile pour une officine de potier). Au &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_26_la_campagne_dans_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;16, boulevard de la R&#233;publique&lt;/a&gt;, un grand entrep&#244;t &#224; dolia, construit &#224; l'&#233;poque august&#233;enne, a &#233;t&#233; ult&#233;rieurement transform&#233; en annexes agricoles, et les terrains qui se d&#233;veloppaient &#224; l'ouest de ces derni&#232;res ont, selon toute vraisemblance, accueilli des cultures &#233;tag&#233;es en terrasses.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pression fonci&#232;re s'est, &#224; l'&#233;vidence, exerc&#233;e tr&#232;s diff&#233;remment d'un point &#224; l'autre de l'agglom&#233;ration qui, dans certains de ses quartiers, m&#233;ridionaux notamment, devait conserver un caract&#232;re assez rustique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La ville august&#233;enne et julio-claudienne (25 av. J.-C./60 ap. J.-C.)</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/La-ville-augusteenne-et-julio-claudienne-25-av-J-C-60-ap-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/La-ville-augusteenne-et-julio-claudienne-25-av-J-C-60-ap-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;poque august&#233;enne marque une &#233;tape importante dans l'essor de la plupart des chefs-lieux de cit&#233; proven&#231;aux. C'est le moment o&#249; Arles est dot&#233;e d'une enceinte, ainsi que d'un vaste centre monumental avec forum et th&#233;&#226;tre. Il en va de m&#234;me &#224; Orange, &#233;galement pourvue d'un th&#233;&#226;tre dont le plan copie celui de Marcellus &#224; Rome, &#224; Fr&#233;jus encore o&#249; l'on conna&#238;t au moins deux domus &#224; caract&#232;re palatial dans lesquelles on a propos&#233; de voir le lieu de r&#233;sidence du gouverneur de la province et/ou du pr&#233;fet de la flotte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aix-en-Provence n'a sans doute pas &#233;chapp&#233; &#224; ce courant g&#233;n&#233;ral, m&#234;me si les donn&#233;es chronologiques ne permettent pas de cerner pr&#233;cis&#233;ment ce que son d&#233;veloppement urbain et monumental doit &#224; cette p&#233;riode. On ignore, en effet, &#224; quelle date son th&#233;&#226;tre fut construit &#8211; sous le r&#232;gne d'Auguste ou dans les d&#233;cennies qui ont suivi ? &#8211;, ce qui contraint &#224; prendre en compte une fourchette chronologique plus ample, incluant &#233;galement les r&#232;gnes des premiers empereurs julio-claudiens, Tib&#232;re, Caligula et Claude.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107385 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH144/archeo43923_1-75b48.png?1777019043' width='180' height='144' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107385 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville julio-claudienne&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans un cadre urbain o&#249; l'on peine &#224; restituer la parure &#233;dilitaire construite &#224; la fin de la p&#233;riode tardo-r&#233;publicaine, la premi&#232;re moiti&#233; du Ier s. ap. J.-C. appara&#238;t comme une phase d'essor assez remarquable, avec la construction d'au moins deux ensembles monumentaux majeurs, la fortification et le th&#233;&#226;tre. La d&#233;couverte du th&#233;&#226;tre en particulier a boulevers&#233; l'id&#233;e que l'on se faisait d'Aix-en-Provence &#224; laquelle on a longtemps attribu&#233; un d&#233;veloppement tardif, &#224; la fin du Ier s. ap. J.-C. En r&#233;alit&#233;, la ville est devenue un vaste chantier d&#232;s le d&#233;but du Ier si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous arr&#234;terons un instant sur l'enceinte. Son &#233;dification, qui a fig&#233; la morphologie g&#233;n&#233;rale de la ville et pourrait remonter &#224; l'&#233;poque august&#233;enne ou aux deux d&#233;cennies suivantes, a mobilis&#233; des moyens consid&#233;rables. Ceinturant une superficie de pr&#232;s de 70 ha, l'ouvrage se d&#233;veloppe sur au moins 4,2 km de long, et il conf&#232;re &#224; l'aire rempar&#233;e la forme d'un trap&#232;ze allong&#233; selon un axe est-ouest. On ignore ce qui a motiv&#233; une telle morphologie et si ce dessin reprend un trac&#233; ant&#233;rieur. La seule certitude concerne le parcours m&#233;ridional de cette muraille, dont on sait, gr&#226;ce &#224; deux op&#233;rations de fouille (Mignet 2007, ZAC Sextius-Mirabeau 2004) qu'il fut impos&#233; par &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/2.3_evolution_topographique_du_centre-ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la pr&#233;sence de zones hydromorphes, dues au passage d'anciens cours d'eau&lt;/a&gt;. L'enceinte a &#233;t&#233; &#233;difi&#233;e imm&#233;diatement en amont de ces terrains soumis &#224; une humidit&#233; r&#233;manente et sans doute assez impropres aux constructions.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107387 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43923_2-5f014.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107387 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Dessin de l'une des tours de flanquement de la porte sud-est de la ville - Par Esprit Gibelin 1786&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une des caract&#233;ristiques de cette fortification est le trac&#233; tr&#232;s rectiligne de ses diff&#233;rents tron&#231;ons de courtine. Au nord, sa trajectoire est restitu&#233;e en rive sud de l'avenue Henri-Pontier ; &#224; l'ouest, elle traverse en ligne droite l'enclos de la Seds sur pr&#232;s de 450 m de long ; au sud, elle empruntait la m&#234;me direction que l'actuelle rue Irma-Moreau ; &#224; l'est, enfin, son trac&#233; se confond avec celui de la muraille du bourg Saint-Sauveur au XIe si&#232;cle, d&#233;sign&#233;e au Moyen &#194;ge sous le nom de recta linea (en rive ouest de l'actuelle rue Pierre-et-Marie-Curie). On ne lui conna&#238;t pour l'heure qu'une seule tour de flanquement, &#233;difi&#233;e &#224; un point d'inflexion de son trac&#233;, dans la rue Irma-Moreau (n&#176; 1 du plan), ainsi que deux portes : la porte dite d'Italie, connue depuis la fin du XVIIIe si&#232;cle et qui, au sud-est, laissait le passage &#224; la voie Aur&#233;lienne au travers d'une cour &#224; cavaedium (n&#176; 2 du plan), et celle r&#233;cemment mise au jour &#224; l'ouest, &#224; la faveur de travaux de viabilit&#233;, et par laquelle la m&#234;me voie sortait de la ville &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_3_a_l_ombre_de_la_muraille.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;pour rejoindre Arles&lt;/a&gt; (n&#176; 3 du plan). Au moins trois autres portes doivent cependant &#234;tre restitu&#233;es : l'une au sud, au d&#233;part de la via Massiliensis (au raccord entre la rue Irma-Moreau et la traverse du Bras-d'Or) (n&#176; 4 du plan ), une autre, au nord, dans l'axe du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_5_le_cardo_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;cardo maximus&lt;/a&gt; qui devait se prolonger sous la forme d'une route en direction de Puyricard et de la Durance (avenue Philippe-Solari) ; la troisi&#232;me, &#224; l'est, peu ou prou dans l'axe du boulevard Aristide-Briand (n&#176; 6 du plan).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans v&#233;ritable fonction militaire, cet ouvrage avait une valeur purement symbolique et sa monumentalit&#233; ne visait qu'&#224; magnifier la ville. &#192; voir ses parties conserv&#233;es, son architecture appara&#238;t de qualit&#233; ; la courtine et certaines des portes (porte d'Arles) ont &#233;t&#233; &#233;difi&#233;es en petit appareil tr&#232;s r&#233;gulier et la pierre de taille a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233;e &#224; des ouvrages particuliers, telle la porte sud-est qui a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un traitement monumental, sans doute en raison de sa situation, &#224; l'arriv&#233;e de la route d'Italie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107389 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43923_3-785d0.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107389 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue depuis l'est des vestiges du th&#233;&#226;tre en 2004&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'aire ainsi rempar&#233;e, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.9_place_au_theatre_-_enclos_de_la_seds.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la d&#233;couverte du th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt; a modifi&#233; la perception que l'on avait pr&#233;c&#233;demment de l'organisation urbaine. Celle-ci appara&#238;t d&#233;sormais structur&#233;e par au moins deux grands p&#244;les monumentaux, qui s'alignent sur la rive nord du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_6_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;decumanus maximus&lt;/a&gt;, &#224; quelque 900 m de distance. Au centre de la ville, le monument de plan basilical tardo-r&#233;publicain, toujours en &#233;l&#233;vation et d&#233;sormais flanqu&#233; &#224; l'est d'une, voire de deux esplanades dall&#233;es, pourrait avoir fait partie d'un vaste ensemble public dont la fonction nous &#233;chappe (forum ?) (n&#176; 7 et 8 du plan). D&#233;centr&#233; &#224; l'ouest, le th&#233;&#226;tre et sa porticus post scaenam (esplanade &#224; portiques) forment un second ensemble dont on mesure l'importance en regardant la place qu'ils occupent dans l'urbanisme (n&#176; 9 et 10 du plan). &#201;troitement li&#233;s et confrontant quasiment la fortification, ces deux &#233;difices, qui n'&#233;taient peut-&#234;tre pas isol&#233;s, s'int&#232;grent parfaitement dans la trame urbaine. Ils ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;s sur une terrasse d'o&#249; ils dominaient &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_6_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le decumanus maximus&lt;/a&gt; et le th&#233;&#226;tre &#233;tait sans doute en relation avec un decumanus secondaire &#224; restituer &#224; la hauteur de l'actuelle rue de la Molle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la structure urbaine est bien en place comme le montrent les monuments qui en jalonnent d&#233;j&#224; l'espace, c'est une image diff&#233;rente que donne l'habitat r&#233;sidentiel dont le d&#233;veloppement semble avoir &#233;t&#233; plus lent et progressif. On peine surtout &#224; discerner selon quelles modalit&#233;s sa progression s'est op&#233;r&#233;e, le caract&#232;re pointilliste des informations brouillant ici toute perception d'ensemble et, ce faisant, les lignes de force du processus d'urbanisation.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107391 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43923_4-c119e.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107391 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le couloir souterrain de circulation (ambulacre), vu depuis le sud&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'est et au sud-est de la ville, plusieurs &#238;lots sont construits d&#232;s l'&#233;poque august&#233;enne - &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_7_un_quartier_achalande_a_l_entree_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, Palais Monclar&lt;/a&gt; - , tandis qu'une suite de maisons est &#233;tablie sur les terrains situ&#233;s au nord de la rue de la Molle (Grassi ; 8 bis, rue de la Molle). Contemporain de ces travaux, l'am&#233;nagement du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_8_un_nouveau_decumanus_secondaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;decumanus secondaire&lt;/a&gt; rep&#233;r&#233; au 5 bis, rue d'Indochine, en 2011, rend bien compte du lotissement dont ce quartier fait alors l'objet. Comme sur le site des Chartreux, la voirie y accompagne la progression de l'occupation. C'est aussi le moment o&#249; d'autres maisons investissent des parcelles situ&#233;es plus au sud (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_13_un_quartier_antique_aux_chartreux.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;3-5 rue des Chartreux&lt;/a&gt; ; &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_16_une_domus_en_rouge_et_noir-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;38-42, boulevard de la R&#233;publique&lt;/a&gt;), mais de fa&#231;on &#233;chelonn&#233;e et selon une logique d'implantation au sein des &#238;lots, qui a d&#251;, l'espace de quelques d&#233;cennies du moins, conforter l'aspect inachev&#233; d'un cadre urbain alors en cours de structuration. En fait, au sein d'un carroyage d&#233;fini, de nombreux terrains devaient rester libres et il n'est pas certain que la voirie ait &#233;t&#233; partout am&#233;nag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;poque august&#233;enne marque une &#233;tape importante dans l'essor de la plupart des chefs-lieux de cit&#233; proven&#231;aux. C'est le moment o&#249; Arles est dot&#233;e d'une enceinte, ainsi que d'un vaste centre monumental avec forum et th&#233;&#226;tre. Il en va de m&#234;me &#224; Orange, &#233;galement pourvue d'un th&#233;&#226;tre dont le plan copie celui de Marcellus &#224; Rome, &#224; Fr&#233;jus encore o&#249; l'on conna&#238;t au moins deux domus &#224; caract&#232;re palatial dans lesquelles on a propos&#233; de voir le lieu de r&#233;sidence du gouverneur de la province et/ou du pr&#233;fet de la flotte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aix-en-Provence n'a sans doute pas &#233;chapp&#233; &#224; ce courant g&#233;n&#233;ral, m&#234;me si les donn&#233;es chronologiques ne permettent pas de cerner pr&#233;cis&#233;ment ce que son d&#233;veloppement urbain et monumental doit &#224; cette p&#233;riode. On ignore, en effet, &#224; quelle date son th&#233;&#226;tre fut construit &#8211; sous le r&#232;gne d'Auguste ou dans les d&#233;cennies qui ont suivi ? &#8211;, ce qui contraint &#224; prendre en compte une fourchette chronologique plus ample, incluant &#233;galement les r&#232;gnes des premiers empereurs julio-claudiens, Tib&#232;re, Caligula et Claude.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107385 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L500xH399/archeo43923_1-f6cb4.png?1777019043' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107385 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plan de la ville julio-claudienne&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans un cadre urbain o&#249; l'on peine &#224; restituer la parure &#233;dilitaire construite &#224; la fin de la p&#233;riode tardo-r&#233;publicaine, la premi&#232;re moiti&#233; du Ier s. ap. J.-C. appara&#238;t comme une phase d'essor assez remarquable, avec la construction d'au moins deux ensembles monumentaux majeurs, la fortification et le th&#233;&#226;tre. La d&#233;couverte du th&#233;&#226;tre en particulier a boulevers&#233; l'id&#233;e que l'on se faisait d'Aix-en-Provence &#224; laquelle on a longtemps attribu&#233; un d&#233;veloppement tardif, &#224; la fin du Ier s. ap. J.-C. En r&#233;alit&#233;, la ville est devenue un vaste chantier d&#232;s le d&#233;but du Ier si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous arr&#234;terons un instant sur l'enceinte. Son &#233;dification, qui a fig&#233; la morphologie g&#233;n&#233;rale de la ville et pourrait remonter &#224; l'&#233;poque august&#233;enne ou aux deux d&#233;cennies suivantes, a mobilis&#233; des moyens consid&#233;rables. Ceinturant une superficie de pr&#232;s de 70 ha, l'ouvrage se d&#233;veloppe sur au moins 4,2 km de long, et il conf&#232;re &#224; l'aire rempar&#233;e la forme d'un trap&#232;ze allong&#233; selon un axe est-ouest. On ignore ce qui a motiv&#233; une telle morphologie et si ce dessin reprend un trac&#233; ant&#233;rieur. La seule certitude concerne le parcours m&#233;ridional de cette muraille, dont on sait, gr&#226;ce &#224; deux op&#233;rations de fouille (Mignet 2007, ZAC Sextius-Mirabeau 2004) qu'il fut impos&#233; par &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/2.3_evolution_topographique_du_centre-ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la pr&#233;sence de zones hydromorphes, dues au passage d'anciens cours d'eau&lt;/a&gt;. L'enceinte a &#233;t&#233; &#233;difi&#233;e imm&#233;diatement en amont de ces terrains soumis &#224; une humidit&#233; r&#233;manente et sans doute assez impropres aux constructions.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107387 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43923_2-75be3.png?1774945617' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107387 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Dessin de l'une des tours de flanquement de la porte sud-est de la ville - Par Esprit Gibelin 1786&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une des caract&#233;ristiques de cette fortification est le trac&#233; tr&#232;s rectiligne de ses diff&#233;rents tron&#231;ons de courtine. Au nord, sa trajectoire est restitu&#233;e en rive sud de l'avenue Henri-Pontier ; &#224; l'ouest, elle traverse en ligne droite l'enclos de la Seds sur pr&#232;s de 450 m de long ; au sud, elle empruntait la m&#234;me direction que l'actuelle rue Irma-Moreau ; &#224; l'est, enfin, son trac&#233; se confond avec celui de la muraille du bourg Saint-Sauveur au XIe si&#232;cle, d&#233;sign&#233;e au Moyen &#194;ge sous le nom de recta linea (en rive ouest de l'actuelle rue Pierre-et-Marie-Curie). On ne lui conna&#238;t pour l'heure qu'une seule tour de flanquement, &#233;difi&#233;e &#224; un point d'inflexion de son trac&#233;, dans la rue Irma-Moreau (n&#176; 1 du plan), ainsi que deux portes : la porte dite d'Italie, connue depuis la fin du XVIIIe si&#232;cle et qui, au sud-est, laissait le passage &#224; la voie Aur&#233;lienne au travers d'une cour &#224; cavaedium (n&#176; 2 du plan), et celle r&#233;cemment mise au jour &#224; l'ouest, &#224; la faveur de travaux de viabilit&#233;, et par laquelle la m&#234;me voie sortait de la ville &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_3_a_l_ombre_de_la_muraille.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;pour rejoindre Arles&lt;/a&gt; (n&#176; 3 du plan). Au moins trois autres portes doivent cependant &#234;tre restitu&#233;es : l'une au sud, au d&#233;part de la via Massiliensis (au raccord entre la rue Irma-Moreau et la traverse du Bras-d'Or) (n&#176; 4 du plan ), une autre, au nord, dans l'axe du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_5_le_cardo_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;cardo maximus&lt;/a&gt; qui devait se prolonger sous la forme d'une route en direction de Puyricard et de la Durance (avenue Philippe-Solari) ; la troisi&#232;me, &#224; l'est, peu ou prou dans l'axe du boulevard Aristide-Briand (n&#176; 6 du plan).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans v&#233;ritable fonction militaire, cet ouvrage avait une valeur purement symbolique et sa monumentalit&#233; ne visait qu'&#224; magnifier la ville. &#192; voir ses parties conserv&#233;es, son architecture appara&#238;t de qualit&#233; ; la courtine et certaines des portes (porte d'Arles) ont &#233;t&#233; &#233;difi&#233;es en petit appareil tr&#232;s r&#233;gulier et la pierre de taille a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233;e &#224; des ouvrages particuliers, telle la porte sud-est qui a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un traitement monumental, sans doute en raison de sa situation, &#224; l'arriv&#233;e de la route d'Italie.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107389 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43923_3-72eff.png?1774945617' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107389 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue depuis l'est des vestiges du th&#233;&#226;tre en 2004&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'aire ainsi rempar&#233;e, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.9_place_au_theatre_-_enclos_de_la_seds.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la d&#233;couverte du th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt; a modifi&#233; la perception que l'on avait pr&#233;c&#233;demment de l'organisation urbaine. Celle-ci appara&#238;t d&#233;sormais structur&#233;e par au moins deux grands p&#244;les monumentaux, qui s'alignent sur la rive nord du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_6_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;decumanus maximus&lt;/a&gt;, &#224; quelque 900 m de distance. Au centre de la ville, le monument de plan basilical tardo-r&#233;publicain, toujours en &#233;l&#233;vation et d&#233;sormais flanqu&#233; &#224; l'est d'une, voire de deux esplanades dall&#233;es, pourrait avoir fait partie d'un vaste ensemble public dont la fonction nous &#233;chappe (forum ?) (n&#176; 7 et 8 du plan). D&#233;centr&#233; &#224; l'ouest, le th&#233;&#226;tre et sa porticus post scaenam (esplanade &#224; portiques) forment un second ensemble dont on mesure l'importance en regardant la place qu'ils occupent dans l'urbanisme (n&#176; 9 et 10 du plan). &#201;troitement li&#233;s et confrontant quasiment la fortification, ces deux &#233;difices, qui n'&#233;taient peut-&#234;tre pas isol&#233;s, s'int&#232;grent parfaitement dans la trame urbaine. Ils ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;s sur une terrasse d'o&#249; ils dominaient &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_6_le_decumanus_maximus.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le decumanus maximus&lt;/a&gt; et le th&#233;&#226;tre &#233;tait sans doute en relation avec un decumanus secondaire &#224; restituer &#224; la hauteur de l'actuelle rue de la Molle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la structure urbaine est bien en place comme le montrent les monuments qui en jalonnent d&#233;j&#224; l'espace, c'est une image diff&#233;rente que donne l'habitat r&#233;sidentiel dont le d&#233;veloppement semble avoir &#233;t&#233; plus lent et progressif. On peine surtout &#224; discerner selon quelles modalit&#233;s sa progression s'est op&#233;r&#233;e, le caract&#232;re pointilliste des informations brouillant ici toute perception d'ensemble et, ce faisant, les lignes de force du processus d'urbanisation.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107391 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43923_4-8f03a.png?1774945617' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107391 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le couloir souterrain de circulation (ambulacre), vu depuis le sud&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'est et au sud-est de la ville, plusieurs &#238;lots sont construits d&#232;s l'&#233;poque august&#233;enne - &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_7_un_quartier_achalande_a_l_entree_de_la_ville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, Palais Monclar&lt;/a&gt; - , tandis qu'une suite de maisons est &#233;tablie sur les terrains situ&#233;s au nord de la rue de la Molle (Grassi ; 8 bis, rue de la Molle). Contemporain de ces travaux, l'am&#233;nagement du &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_8_un_nouveau_decumanus_secondaire.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;decumanus secondaire&lt;/a&gt; rep&#233;r&#233; au 5 bis, rue d'Indochine, en 2011, rend bien compte du lotissement dont ce quartier fait alors l'objet. Comme sur le site des Chartreux, la voirie y accompagne la progression de l'occupation. C'est aussi le moment o&#249; d'autres maisons investissent des parcelles situ&#233;es plus au sud (&lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_13_un_quartier_antique_aux_chartreux.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;3-5 rue des Chartreux&lt;/a&gt; ; &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_16_une_domus_en_rouge_et_noir-2.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;38-42, boulevard de la R&#233;publique&lt;/a&gt;), mais de fa&#231;on &#233;chelonn&#233;e et selon une logique d'implantation au sein des &#238;lots, qui a d&#251;, l'espace de quelques d&#233;cennies du moins, conforter l'aspect inachev&#233; d'un cadre urbain alors en cours de structuration. En fait, au sein d'un carroyage d&#233;fini, de nombreux terrains devaient rester libres et il n'est pas certain que la voirie ait &#233;t&#233; partout am&#233;nag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La ville &#224; fin de la p&#233;riode r&#233;publicaine (70/27 av. J.-C.)</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/La-ville-a-fin-de-la-periode-republicaine-70-27-av-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/La-ville-a-fin-de-la-periode-republicaine-70-27-av-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107381 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43921_1-43ec9.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107381 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timent de plan basilical d&#233;couvert sur le site de l'&#233;tablissement des Thermes Sextius en 1991&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est au c&#339;ur de la ville historique, et plus pr&#233;cis&#233;ment sur le site de l'&#233;tablissement des Thermes Sextius, qu'ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es les plus anciennes traces d'occupation reconnues &#224; ce jour, qui ressortissent au second tiers du Ier s. av. J.-C., soit &#224; la fin de la p&#233;riode que l'on qualifie de r&#233;publicaine, par r&#233;f&#233;rence &#224; l'histoire de Rome qui vit alors &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.2_un_quartier_de_la_ville_tardo-republicaine_-_thermes_sextius.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les derniers moments de la R&#233;publique&lt;/a&gt; institu&#233;e en 509 av. J.-C. . &lt;br class='autobr' /&gt;
Si limit&#233;e que soit leur extension spatiale &#8211; quelques dizaines de m&#232;tres carr&#233;s tout au plus &#8211;, ces vestiges sont malgr&#233; tout d'un int&#233;r&#234;t majeur pour ce qu'ils laissent voir de l'urbanisme de la ville durant cette p&#233;riode encore obscure. Ont &#233;t&#233; reconnues ou restitu&#233;es quatre rues, dont l'organisation et l'orientation correspondent exactement &#224; celles qui pr&#233;vaudront durant le Haut-Empire. Certes, ces rues ont fait l'objet d'un traitement tr&#232;s simple : ce sont des voies gravillonn&#233;es, o&#249; les am&#233;nagements semblent se limiter &#224; des trottoirs et &#224; des &#233;gouts de construction assez sommaire. Mais dans la r&#233;gularit&#233; de leur trac&#233; et leurs dimensions, elles traduisent l'existence et la mise en &#339;uvre d'un plan d'urbanisme d&#233;j&#224; bien d&#233;fini, qui va servir de trame au d&#233;veloppement ult&#233;rieur de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;couvertes n'ont pas seulement r&#233;v&#233;l&#233; un peu du processus d'urbanisation de ce quartier de la ville antique, elles ont &#233;galement permis d'appr&#233;hender les modalit&#233;s de son occupation, livrant, au nord de la parcelle, des &#238;lots r&#233;serv&#233;s &#224; l'habitat, et au sud des &#238;lots &#224; vocation monumentale. C'est l&#224; un des apports majeurs de ces recherches que d'avoir permis d'entrevoir certains &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.2_un_quartier_de_la_ville_tardo-republicaine_-_thermes_sextius.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des &#233;quipements publics d'Aquae Sextiae&lt;/a&gt; &#224; la fin de la p&#233;riode r&#233;publicaine : dans un contexte qui reste en large part inconnu, s'&#233;levait l&#224; un vaste &#233;difice &#224; plusieurs nefs dans lequel on a d'abord propos&#233; de voir un march&#233;, puis une possible basilique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107383 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43921_2-9562e.png?1777019043' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107383 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Autel d&#233;di&#233; au dieu celtique des eaux bouillonnantes Borbanus par pompe&#239;a Antopia - Thermes Sextius 1922&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quelle qu'ait &#233;t&#233; la fonction de cet ensemble monumental, il t&#233;moigne d'une vitalit&#233; certaine. Peut-&#234;tre ce b&#226;timent c&#244;toyait-il d&#233;j&#224;, &#224; l'ouest, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_11_aquae_sextiae_ville_thermale.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des thermes de cure&lt;/a&gt;, si l'on fait remonter &#224; cette p&#233;riode ancienne l'exploitation des sources d'eaux chaudes, bien attest&#233;e durant le Haut-Empire ? Les indices manquent cependant pour fixer en ce point de la ville un tel &#233;tablissement. En revanche la d&#233;couverte, in situ, d'au moins deux inscriptions consacr&#233;es au dieu celtique des eaux bouillonnantes, Borbanus, pourrait indiquer la pr&#233;sence ancienne d'un sanctuaire en lien avec ces sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui touche &#224; l'habitat, les vestiges qui en ont &#233;t&#233; observ&#233;s dans les &#238;lots septentrionaux confirment le caract&#232;re populaire du quartier. Bien qu'elles s'ins&#232;rent dans un cadre urbain r&#233;gl&#233;, par leur architecture et leur agencement int&#233;rieur, les maisons pr&#233;sentent les m&#234;mes caract&#233;ristiques que l'habitat indig&#232;ne contemporain, dont elles d&#233;veloppent toutefois les tendances &#224; l'agrandissement. Elles semblent, en effet, comporter plusieurs pi&#232;ces, ce qui suppose une diversification de leurs fonctions, mais les sols y sont toujours en terre battue, et les am&#233;nagements int&#233;rieurs r&#233;duits au minimum : foyer am&#233;nag&#233; &#224; m&#234;me le sol, banquette de terre&#8230; Seuls les rev&#234;tements muraux trahissent l'emploi de mat&#233;riaux nouveaux, comme le mortier de chaux. Il est jusqu'au mobilier c&#233;ramique qui refl&#232;te l'attachement des habitants &#224; des modes de vie traditionnels, h&#233;rit&#233;s de la fin de l'&#226;ge du Fer proven&#231;al. En somme, dans l'univers domestique, rien d'apparemment tr&#232;s diff&#233;rent avec les maisons d'Entremont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duit que ce noyau d'occupation ait &#233;t&#233; &#8211; son extension reste toutefois encore &#224; d&#233;couvrir &#8211;, il porte en tout cas en germe l'organisation &#224; venir de la ville. Ainsi la voirie, pourtant refaite ult&#233;rieurement, garde durant toute l'Antiquit&#233; sa trame d'origine, contraignant les &#238;lots dans le m&#234;me cadre restreint. Surtout ses directions semblent d&#233;finitivement fix&#233;es et vont conditionner celles des rues qui, quelques d&#233;cennies plus tard, innerveront d'autres secteurs gagn&#233;s par l'urbanisation. Le plan qu'elles dessinent alors et qui servira de trame &#224; Aquae Sextiae imp&#233;riale, &#233;tait-il d&#233;j&#224; pr&#233;&#233;tabli et son d&#233;ploiement programm&#233; ? Rien ne permet de l'affirmer, mais le d&#233;veloppement ult&#233;rieur de la ville porte &#224; le croire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107381 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43921_1-a5663.png?1774943611' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107381 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timent de plan basilical d&#233;couvert sur le site de l'&#233;tablissement des Thermes Sextius en 1991&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est au c&#339;ur de la ville historique, et plus pr&#233;cis&#233;ment sur le site de l'&#233;tablissement des Thermes Sextius, qu'ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es les plus anciennes traces d'occupation reconnues &#224; ce jour, qui ressortissent au second tiers du Ier s. av. J.-C., soit &#224; la fin de la p&#233;riode que l'on qualifie de r&#233;publicaine, par r&#233;f&#233;rence &#224; l'histoire de Rome qui vit alors &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.2_un_quartier_de_la_ville_tardo-republicaine_-_thermes_sextius.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les derniers moments de la R&#233;publique&lt;/a&gt; institu&#233;e en 509 av. J.-C. . &lt;br class='autobr' /&gt;
Si limit&#233;e que soit leur extension spatiale &#8211; quelques dizaines de m&#232;tres carr&#233;s tout au plus &#8211;, ces vestiges sont malgr&#233; tout d'un int&#233;r&#234;t majeur pour ce qu'ils laissent voir de l'urbanisme de la ville durant cette p&#233;riode encore obscure. Ont &#233;t&#233; reconnues ou restitu&#233;es quatre rues, dont l'organisation et l'orientation correspondent exactement &#224; celles qui pr&#233;vaudront durant le Haut-Empire. Certes, ces rues ont fait l'objet d'un traitement tr&#232;s simple : ce sont des voies gravillonn&#233;es, o&#249; les am&#233;nagements semblent se limiter &#224; des trottoirs et &#224; des &#233;gouts de construction assez sommaire. Mais dans la r&#233;gularit&#233; de leur trac&#233; et leurs dimensions, elles traduisent l'existence et la mise en &#339;uvre d'un plan d'urbanisme d&#233;j&#224; bien d&#233;fini, qui va servir de trame au d&#233;veloppement ult&#233;rieur de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;couvertes n'ont pas seulement r&#233;v&#233;l&#233; un peu du processus d'urbanisation de ce quartier de la ville antique, elles ont &#233;galement permis d'appr&#233;hender les modalit&#233;s de son occupation, livrant, au nord de la parcelle, des &#238;lots r&#233;serv&#233;s &#224; l'habitat, et au sud des &#238;lots &#224; vocation monumentale. C'est l&#224; un des apports majeurs de ces recherches que d'avoir permis d'entrevoir certains &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6.2_un_quartier_de_la_ville_tardo-republicaine_-_thermes_sextius.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des &#233;quipements publics d'Aquae Sextiae&lt;/a&gt; &#224; la fin de la p&#233;riode r&#233;publicaine : dans un contexte qui reste en large part inconnu, s'&#233;levait l&#224; un vaste &#233;difice &#224; plusieurs nefs dans lequel on a d'abord propos&#233; de voir un march&#233;, puis une possible basilique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107383 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43921_2-e934a.png?1774943611' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107383 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Autel d&#233;di&#233; au dieu celtique des eaux bouillonnantes Borbanus par pompe&#239;a Antopia - Thermes Sextius 1922&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quelle qu'ait &#233;t&#233; la fonction de cet ensemble monumental, il t&#233;moigne d'une vitalit&#233; certaine. Peut-&#234;tre ce b&#226;timent c&#244;toyait-il d&#233;j&#224;, &#224; l'ouest, &lt;a href='https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_11_aquae_sextiae_ville_thermale.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;des thermes de cure&lt;/a&gt;, si l'on fait remonter &#224; cette p&#233;riode ancienne l'exploitation des sources d'eaux chaudes, bien attest&#233;e durant le Haut-Empire ? Les indices manquent cependant pour fixer en ce point de la ville un tel &#233;tablissement. En revanche la d&#233;couverte, in situ, d'au moins deux inscriptions consacr&#233;es au dieu celtique des eaux bouillonnantes, Borbanus, pourrait indiquer la pr&#233;sence ancienne d'un sanctuaire en lien avec ces sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui touche &#224; l'habitat, les vestiges qui en ont &#233;t&#233; observ&#233;s dans les &#238;lots septentrionaux confirment le caract&#232;re populaire du quartier. Bien qu'elles s'ins&#232;rent dans un cadre urbain r&#233;gl&#233;, par leur architecture et leur agencement int&#233;rieur, les maisons pr&#233;sentent les m&#234;mes caract&#233;ristiques que l'habitat indig&#232;ne contemporain, dont elles d&#233;veloppent toutefois les tendances &#224; l'agrandissement. Elles semblent, en effet, comporter plusieurs pi&#232;ces, ce qui suppose une diversification de leurs fonctions, mais les sols y sont toujours en terre battue, et les am&#233;nagements int&#233;rieurs r&#233;duits au minimum : foyer am&#233;nag&#233; &#224; m&#234;me le sol, banquette de terre&#8230; Seuls les rev&#234;tements muraux trahissent l'emploi de mat&#233;riaux nouveaux, comme le mortier de chaux. Il est jusqu'au mobilier c&#233;ramique qui refl&#232;te l'attachement des habitants &#224; des modes de vie traditionnels, h&#233;rit&#233;s de la fin de l'&#226;ge du Fer proven&#231;al. En somme, dans l'univers domestique, rien d'apparemment tr&#232;s diff&#233;rent avec les maisons d'Entremont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duit que ce noyau d'occupation ait &#233;t&#233; &#8211; son extension reste toutefois encore &#224; d&#233;couvrir &#8211;, il porte en tout cas en germe l'organisation &#224; venir de la ville. Ainsi la voirie, pourtant refaite ult&#233;rieurement, garde durant toute l'Antiquit&#233; sa trame d'origine, contraignant les &#238;lots dans le m&#234;me cadre restreint. Surtout ses directions semblent d&#233;finitivement fix&#233;es et vont conditionner celles des rues qui, quelques d&#233;cennies plus tard, innerveront d'autres secteurs gagn&#233;s par l'urbanisation. Le plan qu'elles dessinent alors et qui servira de trame &#224; Aquae Sextiae imp&#233;riale, &#233;tait-il d&#233;j&#224; pr&#233;&#233;tabli et son d&#233;ploiement programm&#233; ? Rien ne permet de l'affirmer, mais le d&#233;veloppement ult&#233;rieur de la ville porte &#224; le croire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le nom, la population et le statut d'Aquae Sextiae</title>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/Le-nom-la-population-et-le-statut-d-Aquae-Sextiae</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.aixenprovence.fr/Le-nom-la-population-et-le-statut-d-Aquae-Sextiae</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:19:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107375 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH360/archeo43917-35282.png?1777019043' width='180' height='360' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107375 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;St&#232;le d&#233;di&#233;e au duumvir (membre d'un coll&#232;ge de 2 magistrats) Lucius Antonius Rufinus - Epoque Flavienne - Parking Signoret 1991&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re intemporel des &#233;pith&#232;tes utilis&#233;es par Strabon ou Cassiodore pour d&#233;signer la ville ne permet pas de dire si elle re&#231;ut le nom d'Aquae Sextiae d&#232;s sa fondation, ou si celui-ci lui fut donn&#233; ult&#233;rieurement, en souvenir du proconsul C. Sextius Calvinus. Elle le porte en tout cas en 102 av. J. - C., puisque c'est dans ces termes que l'abr&#233;viateur de Tite-Live la d&#233;signe pour localiser les batailles d&#233;cisives de Marius contre les Cimbres et les Teutons : &#171; Par deux combats enfin, livr&#233;s pr&#232;s d'Aquae Sextiae, il an&#233;antit ses ennemis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le nom par lequel Pline l'Ancien &#8211; ou sa source august&#233;enne &#8211; d&#233;signe Aix : Aquae Sextiae Salluviorum, &#233;taie bien l'hypoth&#232;se que la ville fut d&#232;s l'origine celle de Salyens, destin&#233;e &#224; se substituer dans cette fonction, &#224; leur capitale Entremont. Le nom commun, aquae, renvoie aux sources aupr&#232;s desquelles elle fut &#233;tablie, le nom propre, Sextius, &#224; son fondateur et l'ethnique Salluviorum, &#224; sa population. Comme l'avait bien relev&#233; Paul-Albert F&#233;vrier, dans ce dernier terme, se m&#234;lent le pass&#233; et le pr&#233;sent ; au rebours d'Arles, Narbonne ou Fr&#233;jus, Aix-en-Provence ne doit pas son statut &#224; une d&#233;duction de v&#233;t&#233;rans. Elle est une ville indig&#232;ne, ce qu'ont confirm&#233; certains aspects de la vie quotidienne des plus anciens Aquenses. &lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors de la garnison romaine, le premier noyau humain fut, en effet, sans doute constitu&#233; de Salyens, et l'on ne peut s'emp&#234;cher ici de penser au philoromain Craton et aux neuf cents Salyens d'Entremont mentionn&#233;s par Diodore de Sicile, qui &#233;chapp&#232;rent &#224; l'esclavage pour s'&#234;tre ralli&#233;s &#224; la cause romaine. La ville dut par la suite attirer une population plus nombreuse et vari&#233;e, constitu&#233;e d'autochtones ayant accept&#233; la domination de Rome et venus s'&#233;tablir dans la nouvelle agglom&#233;ration, peut-&#234;tre aussi de v&#233;t&#233;rans de l'arm&#233;e romaine, ainsi que de commer&#231;ants italiens dont la conqu&#234;te favorisait l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution du statut juridique de la ville est encore incertaine. Si Pline cite bien Aquae Sextiae au nombre des oppida latina, qui &#233;taient des &#171; communaut&#233;s de droit latin &#187;, il ne pr&#233;cise pas la nature de son statut, colonial ou non colonial. Encore simple cit&#233; de droit latin, dans la seconde moiti&#233; du Ier s. av. J.-C., Aix-en-Provence est par la suite d&#233;sign&#233;e comme colonia Julia Augusta, titulature indiquant qu'elle a re&#231;u le droit colonial d'Auguste. Nous ignorons toutefois s'il s'agit alors d'une colonie latine ou romaine. En 1991, la d&#233;couverte d'une inscription dat&#233;e de l'&#233;poque flavienne et mentionnant la pr&#233;sence de duumvirs &#224; la t&#234;te de la colonie, permet d'avoir la certitude que la ville &#233;tait une colonie romaine au moins &#224; ce moment. Son &#233;volution urbaine laisse toutefois penser qu'elle le fut avant cette date, peut-&#234;tre sous Vespasien.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://www.aixenprovence.fr/Aix-a-l-Antiquite" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107375 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH800/archeo43917-cae92.png?1774942052' width='400' height='800' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107375 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;St&#232;le d&#233;di&#233;e au duumvir (membre d'un coll&#232;ge de 2 magistrats) Lucius Antonius Rufinus - Epoque Flavienne - Parking Signoret 1991&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re intemporel des &#233;pith&#232;tes utilis&#233;es par Strabon ou Cassiodore pour d&#233;signer la ville ne permet pas de dire si elle re&#231;ut le nom d'Aquae Sextiae d&#232;s sa fondation, ou si celui-ci lui fut donn&#233; ult&#233;rieurement, en souvenir du proconsul C. Sextius Calvinus. Elle le porte en tout cas en 102 av. J. - C., puisque c'est dans ces termes que l'abr&#233;viateur de Tite-Live la d&#233;signe pour localiser les batailles d&#233;cisives de Marius contre les Cimbres et les Teutons : &#171; Par deux combats enfin, livr&#233;s pr&#232;s d'Aquae Sextiae, il an&#233;antit ses ennemis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le nom par lequel Pline l'Ancien &#8211; ou sa source august&#233;enne &#8211; d&#233;signe Aix : Aquae Sextiae Salluviorum, &#233;taie bien l'hypoth&#232;se que la ville fut d&#232;s l'origine celle de Salyens, destin&#233;e &#224; se substituer dans cette fonction, &#224; leur capitale Entremont. Le nom commun, aquae, renvoie aux sources aupr&#232;s desquelles elle fut &#233;tablie, le nom propre, Sextius, &#224; son fondateur et l'ethnique Salluviorum, &#224; sa population. Comme l'avait bien relev&#233; Paul-Albert F&#233;vrier, dans ce dernier terme, se m&#234;lent le pass&#233; et le pr&#233;sent ; au rebours d'Arles, Narbonne ou Fr&#233;jus, Aix-en-Provence ne doit pas son statut &#224; une d&#233;duction de v&#233;t&#233;rans. Elle est une ville indig&#232;ne, ce qu'ont confirm&#233; certains aspects de la vie quotidienne des plus anciens Aquenses. &lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors de la garnison romaine, le premier noyau humain fut, en effet, sans doute constitu&#233; de Salyens, et l'on ne peut s'emp&#234;cher ici de penser au philoromain Craton et aux neuf cents Salyens d'Entremont mentionn&#233;s par Diodore de Sicile, qui &#233;chapp&#232;rent &#224; l'esclavage pour s'&#234;tre ralli&#233;s &#224; la cause romaine. La ville dut par la suite attirer une population plus nombreuse et vari&#233;e, constitu&#233;e d'autochtones ayant accept&#233; la domination de Rome et venus s'&#233;tablir dans la nouvelle agglom&#233;ration, peut-&#234;tre aussi de v&#233;t&#233;rans de l'arm&#233;e romaine, ainsi que de commer&#231;ants italiens dont la conqu&#234;te favorisait l'activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution du statut juridique de la ville est encore incertaine. Si Pline cite bien Aquae Sextiae au nombre des oppida latina, qui &#233;taient des &#171; communaut&#233;s de droit latin &#187;, il ne pr&#233;cise pas la nature de son statut, colonial ou non colonial. Encore simple cit&#233; de droit latin, dans la seconde moiti&#233; du Ier s. av. J.-C., Aix-en-Provence est par la suite d&#233;sign&#233;e comme colonia Julia Augusta, titulature indiquant qu'elle a re&#231;u le droit colonial d'Auguste. Nous ignorons toutefois s'il s'agit alors d'une colonie latine ou romaine. En 1991, la d&#233;couverte d'une inscription dat&#233;e de l'&#233;poque flavienne et mentionnant la pr&#233;sence de duumvirs &#224; la t&#234;te de la colonie, permet d'avoir la certitude que la ville &#233;tait une colonie romaine au moins &#224; ce moment. Son &#233;volution urbaine laisse toutefois penser qu'elle le fut avant cette date, peut-&#234;tre sous Vespasien.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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