Opération reconquête à l’Arbois

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La Ville d’Aix s’est emparée des travaux de nettoyage de la décharge sauvage de l’Arbois, qui ont démarré à la fin de l’été

Au début du mois de juillet dernier, la Ville d’Aix avait reçu le feu vert de l’État pour avancer sur le dossier de la décharge sauvage de l’Arbois, suite à une réunion organisée en sous-préfecture.

La décharge, située au nord-est de la gare TGV, avait atteint une telle taille qu’elle semblait incontrôlable ; le grand nettoyage a commencé dès la rentrée de septembre.

Après l’évacuation de certaines des populations non sédentaires installées sur le site et la sécurisation des lieux visant à les rendre inaccessibles, les dépôts sauvages d’une partie des parcelles communales et métropolitaines ont été enlevés à partir du 10 septembre dernier.
Des bennes de végétaux et de mobilier ont été envoyées vers les filières appropriées, 152 tonnes de « tout venant » ont rejoint le centre de l’Arbois, des dizaines de pneus ont été collectées.

Un vrai soulagement pour la population et notamment les associations environnementales, largement investies dans le dossier.

Car Pendant des années ont été empilés à cet endroit des tonnes de déchets sauvages par des professionnels et des particuliers, avec une malveillance jusqu’ici impunie. Essentiellement des gravats, du bois, des pneus et des DIB (déchet industriel banal ndlr), comme des ferrailles, des papiers-cartons, du verre ou du plastique.

Une dizaine de propriétaires concernés

Le chantier est titanesque ; il ne fait que commencer. Car une des caractéristiques de la zone, expliquant en partie des années d’inaction, est le nombre de propriétaires concernés, près d’une dizaine au total : la Ville, l’agglomération, le Département, le Ministère de l’écologie, SNCF Réseau, mais également des propriétaires privés et des sociétés comme Dekra.

La Ville mène actuellement des négociations avec le Département et l’État pour prendre aussi en charge le nettoyage de leurs parcelles moyennant des contreparties. Avec Dekra, qui possède ici 9 hectares, c’est plus compliqué. Si un accord n’est pas trouvé, l’entreprise pourrait être mise en demeure d’évacuer les dépôts, faute de quoi la Ville procéderait à des travaux d’office, avant de se retourner contre elle. Il reste par ailleurs encore des populations à certains endroits, empêchant toute intervention.

La solution de la vidéosurveillance

Des contacts ont ailleurs été noués avec l’association de riverains « Déchargeons le plateau Aix TGV ». À l’occasion du World Clean-up day, le 21 septembre dernier, leurs adhérents devaient procéder à un nettoyage manuel des parcelles déjà triées, avec le soutien logistique de la Ville. Pluie oblige, l’intervention a été remise fin octobre.
Si nettoyer le site est une chose, le maintenir propre en est une autre. Afin d’éviter une nouvelle décharge, la Ville souhaite l’installation de vidéosurveillance. Elle vient d’obtenir le feu vert pour placer une caméra sur la zone.