Le parc Saint-Mitre, laboratoire écologique

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En 2022 - au second semestre - le parc Saint Mitre entre dans sa troisième et dernière phase de rénovation. De quoi renforcer encore l’identité écologique de cet écrin de six hectares. Mais au fait, ça veut dire quoi ?

Depuis 2020, Saint Mitre est devenu un parc expérimental pour Aix-en-Provence. La Ville y a planté 500m2 d’une mini-forêt, selon les préceptes de Miyawaki, dont la vocation est de restaurer en un temps record des écosystèmes forestiers en milieu urbain. C’est aussi la vitrine de nouvelles pratiques en matière d’entretien, comme la gestion différenciée. Elle permet par exemple de varier les fréquences de tonte, en fonction des usages, pour offrir des ambiances différentes et favoriser la dissémination des espèces végétales.

500m²

d’une mini-forêt, plantée selon les préceptes de Miyawaki

La troisième phase de rénovation du parc va conforter encore cette identité dite écologique. Elle va tourner autour du canal pour en faire la véritable épine dorsale du parc.
L’enjeu premier est de créer un circuit fermé, permettant de recycler l’eau en continu et de la réinjecter dans le circuit, à l’aide d’une pompe. De quoi faire des économies, sur le plan financier et environnemental. Un nouveau cheminement verra le jour, ainsi que de pontons en bois aménagés.

Suivront la création d’une aire de jeux sur le thème de la forêt, adaptée à plusieurs tranches d’âge, et la rénovation des différents bassins du parc pour former une sorte d’étang. Ainsi, le « bassin rocaille », situé devant la bastide, sera agrémenté de grandes graminées rappelant les zones humides de Camargue. « Ici, l’étang n’est plus considéré comme un ouvrage d’agrément, purement esthétique, mais comme un espace de biodiversité, avec des canards, des insectes ou des poissons  » commente Simon Melling, paysagiste concepteur de la Ville.

Une vingtaine d’arbres viendront compléter ces aménagements. Le choix des essences portera essentiellement, là aussi, sur leur potentiel de biodiversité. Elles seront mellifères, c’est-à-dire produisant de bonnes quantités de nectar et de pollen, dont les insectes sont friands.