La Duranne fête ses 30 ans

Publié dans Actualités - Explorer cette rubrique

Initié en 1991 par la Société d’économie mixte de la ville d’Aix-en-Provence, la Semeva depuis devenue Semepa, le projet d’aménagement du quartier de la Duranne a su évoluer en fonction des attentes, du temps, du contexte socio-économique et dans le respect de son cadre naturel. La Duranne est aujourd’hui un véritable village de
10 000 habitants, jeune et dynamique, qui a réussi le pari de la mixité fonctionnelle

Ce qui n’était encore dans les années 1990 qu’un vague projet d’extension du pôle d’activités des Milles a depuis bien évolué. Avec ses écoles, son collège, ses crèches, ses commerces de proximité et ses équipements sportifs, sans oublier sa future église, le quartier s’est au fil de ces trois décennies construit une véritable âme de village, à quelques encablures du Plateau de l’Arbois.

Comme toute opération d’aménagement inscrite dans la durée, la Duranne a en effet évolué au gré des changements de contexte économique, politique, sociologique et réglementaire. Avec l’inauguration de la gare TGV en 2001, l’intérêt pour le site s’est considérablement renforcé. Quatre ans plus tard, le projet connaît une modification stratégique, avec la révision du Plan d’aménagement de zone permettant d’affecter à l’habitat une douzaine d’hectares destinée à l’accueil d’activités économiques, sur les contreforts du plateau de l’Arbois.

Dans la foulée, l’urbanisation s’est accélérée avec un doublement de l’offre résidentielle.
Entre 2005 et 2009, le nombre de logements du quartier est passé de 600 à plus de 1 100 et les équipements publics sont progressivement arrivés.

Aujourd’hui, la Duranne compte 10 000 habitants, avec encore environ 1 500 logements à venir sur le secteur du Coteau, un véritable belvédère sur le grand paysage et la Sainte-Victoire, conçu comme un « cœur villageois » avec sa
place arborée, ses bancs, sa grande fontaine, ses commerces et terrasses.

Un écoquartier couronné d’un plan vert

L’écoquartier de La Duranne a multiplié les innovations et les équipements répondant aux normes environnementales. Candélabres autonomes solaires, pavés dépolluants, revêtements absorbant les eaux de ruissellement, technologie BIM de construction
du groupe scolaire Simone Veil, ruches sur les toits, mobilier urbain écoconçu, la labellisation« écoquartier » s’appuie aussi sur une urbanisation renforçant la biodiversité et transformant d’anciens terrains de garrigues et rochers, en espaces où vont grandir des arbres et des plantes.

Cette ambition a été renforcée par un ambitieux Plan Vert lancé en 2018 et dont l’objectif était de planter en trois ans, 1 000 arbres de haute tige et 20 000 arbustes et plantes méditerranéennes à faible consommation d’eau, ainsi que de réaliser un parcours botanique et pédagogique.

Un pari en passe d’être réussi.