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Projets et réalisations > Espace Urbain > Et aussi > PADD : dossier technique > Une mobilité intense, à l’image de l’attractivité de la ville

Une mobilité intense, à l’image de l’attractivité de la ville

Spécificité n°3

Publié le jeudi 10 décembre 2009 | Mis à jour le mardi 19 octobre 2010

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Les salariés du pôle d’activités selon leur commune de résidence
Cette carte est indicative.
Les intentions exprimées devront être confirmées et validées par les études techniques à venir

La mobilité liée à la voiture particulière et à la densité du réseau routier a produit un "éclatement" de l’urbanisation sur l’ensemble de l’aire urbaine Aix-
Marseille
(rubans d’urbanisation le long des voies, création de zones monofonctionnelles de commerce, d’artisanat ou d’activité tertiaire, habitat diffus, lotissements excentrés…) qui à son tour génère une circulation automobile intense.


A Aix-en-Provence, le caractère radial du réseau viaire accentue les difficultés de circulation : aux voies rapides se superpose un système de voies radiales qui convergent vers la ceinture de boulevards de l’hyper-centre ; entre ces voies, le maillage transversal est assez peu développé.
Ces éléments expliquent le volume des déplacements motorisés (de l’ordre de
120 000 véhicules/jour sur l’A51 entre la Pioline et l’A8, 90 000 sur la D9 au droit de la Pioline…) et une congestion quasi-généralisée du réseau aux heures de pointe. Les difficultés en terme de fonctionnement urbain, les nuisances, la pollution, les émissions de gaz à effet de serre et le gâchis énergétique induits sont autant de raisons d’intervenir de manière urgente.
L’envahissement du centre-ville par la voiture est aujourd’hui manifeste ; il
est lié à deux facteurs essentiels : l’attractivité propre du centre historique, renforcée par une offre massive de stationnement souterrain et sur voirie, avec en contrepoint, une offre de stationnement périphérique peu développée, et un réseau de transports en commun encore largement perfectible en terme de structuration et de protection par des voies réservées.
Les déplacements concentriques vers le centre ville et à partir du centre ville
représentent 125.300 déplacements par jour en 2006. Le cœur de ville attire donc la majorité des flux de déplacements, puisque 55% des flux touchant Aix-en-Provence ont leur origine et/ou leur destination dans le secteur central.
Aux Milles et à la Duranne, dont les trois quarts des actifs résident hors de la
commune (environ 23% dans d’autres communes de la CPA, 18% à Marseille, 6% dans d’autres communes de MPM…), la concentration des déplacements sur le couloir de la D9 entraîne la congestion de ce secteur que les perspectives de
développement ne pourront qu’accentuer. La desserte en transports en commun aujourd’hui limitée au prolongement de lignes urbaines et les capacités internes de stationnement très importantes ne sont pas de nature à favoriser un report modal vers les transports en commun. Cependant, la D9 atteint un niveau de saturation propre à dissuader l’usage de la voiture si une offre TC attractive est mise en place.
Il apparaît donc avec évidence que, pour améliorer l’accessibilité du territoire, il
convient de réduire la part des véhicules particuliers en incitant à un report modal vers les transports en commun.


Il est donc essentiel de mettre en place à court terme une offre de transports
en commun mieux structurée, adaptée
au fonctionnement complexe de la
commune, et assez performante en terme de vitesse commerciale pour
concurrencer rapidement l’usage de la voiture particulière.
A moyen terme, l’offre en transport en commun sera complétée par l’utilisation du réseau ferré, avec l’ouverture de la ligne « Aix-Rognac » aux voyageurs et l’aménagement de la ligne « Aix-Marseille » (doublement, création de haltes ferrées).
Réinventer la mobilité, en lien avec la qualité de vie, c’est aussi favoriser et
sécuriser les déplacements non motorisés
dits "modes doux". Dans ce
domaine, en zone urbaine, un gros effort est à faire vers un meilleur
partage de la voirie
, afin d’assurer le confort et la continuité des trottoirs sur les axes urbains, de poursuivre le développement du réseau de pistes cyclables
aujourd’hui très limité, créer plus d’espaces piétons ou semi-piétons (zones 30, zones de rencontre...). Le centre urbain d’Aix-en-Provence présente des dimensions idéales pour favoriser la marche et le vélo à l’intérieur des quartiers et entre eux.
En dehors du réseau de voirie, de véritables promenades ou coulées vertes
existent au sein même du tissu urbain
 : la promenade de l’Arc entre Pont des
Trois Sautets et Pont de l’Arc, la promenade de la Torse entre Gambetta et
Carcassonne, le cheminement piéton Nord-Sud du Jas de Bouffan, les
franchissements piétons du quartier Sextius Mirabeau et les Allées Provençales entre Encagagne et l’hypercentre… Prolonger et raccorder ces aménagements
pourrait permettre de constituer un véritable maillage paysager des
cheminements doux.

Hors du centre aggloméré, il n’existe pratiquement pas de liaisons douces entre les différents pôles du territoire : accéder à vélo au pôle d’activités est difficile ; l’Arc qui traverse la Parade, la Pioline, le village des Milles n’est pas aménagé…
Une attention nouvelle doit donc être portée aux déplacements piétons et
cycles
dans tous les secteurs, en lien avec la reconquête de la qualité de vie et avec l’entretien et le renforcement de la nature en ville.


Concertation PLU - Octobre 2010 / Mai 2011