Projet de réhabilitation de la bastide du Jas de Bouffan

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Classée au titre des monuments historiques depuis 2001, la bastide du Jas de Bouffan, ancienne propriété de la famille Cézanne, fait l’objet d’un important projet de réhabilitation.
Estimés à près de 3 millions d’euros, les travaux devraient être en partie financés par du mécénat.

D’importants travaux de rénovation vont prochainement rendre à la bastide du Jas de Bouffan son éclat du XIXe siècle, époque durant laquelle y vivait la famille Cézanne.
Les travaux devraient débuter en février 2018 pour se terminer avant l’été 2019.
Estimé à près de 3 millions d’euros, le projet, outre les financements de l’État et
des collectivités, va faire appel aux mécènes.
La direction du Patrimoine et des Musées de la Ville a construit un dossier de mécénat auprès de la Fondation du Patrimoine.
Parallèlement, un important travail de recensement de l’état du site, détaillé et chiffré, a été réalisé par l’agence Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques. Des mécènes – particuliers, entreprises ou fonds privés - pourront, à partir de ce document, prendre part au projet en finançant un lot, ou une partie seulement.
Il est certain que le site présente un intérêt particulier, tant historique que sur sa future utilisation.

La bastide au fil du temps

La bastide du Jas de Bouffan fut construite au XVIIIe siècle par Gaspard Truphème, son premier propriétaire. C’est à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle qu’elle va trouver une place particulière dans l’histoire.
Le 15 septembre 1859, Louis-Auguste Cézanne achète la propriété à un descendant des Truphème.
Paul Cézanne y réalise des peintures sur les murs du grand salon et une cinquantaine d’œuvres, à l’huile ou à l’aquarelle, dans les jardins de la propriété.
Durant cette période, un atelier est installé au second étage de la bastide. Après le décès de Louis-Auguste Cézanne, la maison n’est plus entretenue jusqu’à sa vente en 1899.
Le nouveau propriétaire Louis Granel fera quelques modifications notamment sur les ferronneries et réalisera des aménagements de confort (salle de bains, chauffage). Il fera aussi construire l’orangerie. Mais le principal changement à cette époque sera la création d’un jardin à la française. À la mort de Louis Granel en 1917, c’est son gendre Frédéric Corsy qui poursuit le développement du domaine. En 1945, son petit-fils, André Corsy, s’y installe. Il vend la propriété à la Ville en 1994, mais en conserve la jouissance jusqu’à sa mort en 2002.

Point de départ des sites cézanniens


Les quarante années passées par la famille Cézanne dans la bastide du Jas apportent à cet espace – en plus de sa qualité architecturale et paysagère – une grande portée symbolique. Le projet proposé pour la restauration sera donc celui de la période Cézanne. D’autant qu’après travaux, le site a pour ambition de devenir le point de départ des parcours de découverte du peintre sur Aix et ses alentours. Notamment les sites emblématiques tels que les carrières de Bibémus ou l’atelier des Lauves.
Le projet de rénovation prévoit l’intégration des équipements indispensables à l’accueil et à la sécurité de public (PMR, incendie) et à la conservation préventive des œuvres qui seront exposées.
Car le premier étage de la bastide devrait accueillir des expositions temporaires, grâce au partenariat du musée Granet notamment. La restitution de l’atelier de l’artiste et de sa verrière emblématique, au second étage, complètera la muséographie proposée dans le cadre de la découverte du lieu.