Théâtre antique de la Seds : un nouveau départ

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« On a une scientifique reconnue et des élus déterminés. Donc on va y arriver ».
Visitant, ce lundi 17 novembre, le site du théâtre romain de la Seds, Maryse Joissains Masini a affirmé sa volonté de redonner vie à ce lieu. Elle s’appuiera sur Jean-Marc Perrin, l’adjoint délégué notamment aux grands travaux et à l’archéologie, et sur Nuria Nin, qui est à la tête de la direction de l’archéologie de la Ville.

Mis au jour en 2004, ce théâtre, de dimensions comparables à ceux d’Arles et d’Orange, avec 100 mètres de diamètre et 30 mètres de hauteur, avait été ré-enfoui, en 2006, par l’Etat sous des équipements de protection.

La condition pour l’exhumer ? Que la Ville possède un projet de mise en valeur du lieu, sous un angle patrimonial et culturel bien sûr, intégrant aussi une réflexion relative à l’urbanisme, aux transports, à l’économie...

La Ville, avec le concours de la Communauté du Pays d’Aix, va donc lancer un marché visant à la constitution d’une équipe d’archéologues, d’architectes du patrimoine, d’urbanistes... Cette équipe sera chargée d’écrire plusieurs scénarios sur l’avenir de La Seds, puis d’affiner ceux qui auront été retenus. A l’issue, la Ville choisira un projet.

Précisons que le théâtre antique fut construit une centaine d’années après la fondation d’Aquae Sextiae (cette dernière datant de -122). On sait qu’au Ve siècle, il n’était plus en activité en tant que théâtre. A cet emplacement se développa de l’habitat.
A quelques dizaines de mètres se trouvait l’une des toutes premières implantations chrétiennes à Aix : soit le premier siège de l’archevêché (1), soit la villa de l’archevêque.
Lorsque la ville d’Aix se développa autour du bourg Saint-Sauveur et du Palais Comtal, ce lieu fut délaissé ; il ne subsistait plus que la communauté religieuse des Minimes.

(1) « Seds » vient du latin « sedere », « être assis », et peut donc être traduit en « siège ».