Site de confinement de l’ENSOSP - Des réponses aux questions

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A la demande du maire d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains Masini, le directeur général de l’Agence Régionale de la Santé (ARS), Philippe de Mester, le médecin gestionnaire des alertes en veille sanitaire de l’ARS, Docteur Samer Aboukais, le préfet des Bouches-du-Rhône, Pierre Dartout, le sous-préfet des Bouches-du-Rhône, Serge Gouteyron et le directeur de l’ENSOSP, Colonel Hervé Enard, ont tenu une réunion publique d’information le mardi 4 février à 10h, salle des vignerons aux Milles.
Cette réunion, en présence de Maryse Joissains, a eu pour but d’expliquer la situation et de répondre aux questions des Aixois portant sur l’accueil des rapatriés français au sein des locaux de l’ENSOSP, l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers.

Une nouvelle réunion réunion publique s’est tenue le lundi 10 février à 19h, espace des Vignerons aux Milles.

Un bus transportant 35 nouveaux rapatriés de Chine est arrivé dimanche 9 février à l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (Ensosp) d’Aix-en-Provence, dans le quartier des Milles.
Les tests de dépistage du Coronavirus effectués hier sur cette nouvelle population sont tous négatifs.

Ces 35 rapatriés de nationalité française seront logés de manière à éviter tout contact avec les 78 personnes qui les ont précédés dimanche dernier. Ils y vivront pendant 14 jours, durée d’incubation maximale de la maladie. Leur date de sortie est donc fixée au 23 février.

Le résultat des tests des premiers arrivés à l’ENSOSP est également négatif, leur confinement s’achèvera donc le 16 février.


Ci-dessous des réponses aux questions posées par les Aixois :

Pourquoi le site de l’ENSOSP a été choisi ?
Le gouvernement a choisi le site de l’ENSOSP et celui de Carry-le-Rouet car ils bénéficient de conditions optimales pour recevoir les ressortissants. Premièrement, ils disposent d’infrastructures pour accueillir des familles dans de bonnes conditions. Deuxièmement, ils sont situés à proximité d’aéroports internationaux, Marignane mais aussi Istres. Enfin, ils sont également à proximité immédiate d’un site hospitalier, la Timone à Marseille qui bénéficie d’un des meilleurs services d’infectiologie de France.
Enfin, les deux sites sont à proximité l’un de l’autre ce qui permet des mutualisations et facilite donc les opérations.

Combien de personnes sont rapatriées à Aix ?
Le site de l’ENSOSP accueille 76 personnes dont 6 mineurs et 4 femmes enceintes qui bénéficient bien entendu d’un traitement particulier. La majorité est française. Plusieurs ressortissants étrangers notamment de l’union européenne ont fait l’objet d’un transfert direct depuis Istres vers leur pays d’origine.

Quels sont les résultats des tests effectués ?
Les tests de dépistage du Coronavirus sont négatifs. Personne ne présente de contamination. Il n’y a pas d’épidémie en France. Tous les patients accueillis à l’ENSOSP sont sous surveillance continue.

Quelles sont les mesures de précaution ?
La période d’incubation du virus se situe entre 2 et 12 jours. Les 14 jours de confinement en France dans les sites dédiés assurent donc une sécurisation totale.
Deux fois par jour, la température des ressortissants est enregistrée. La population hébergée a l’ENSOSP et le personnel soignant portent des masques. Le site assure une totale étanchéité avec l’extérieur, il n’a aucune porosité avec son environnement. Rappelons que le virus n’est pas volatil. Pour qu’il soit transmis, un contact prolongé avec une proximité immédiate est nécessaire, notamment par l’échange de postillons.

Quelles sont les mesures de sécurisation du site ?
Des CRS sécurisent l’extérieur du site. Douze fonctionnaires de police sont à l’intérieur. L’objectif est d’éviter les curiosités malsaines. Depuis dimanche, un programme de visite des habitations et des entreprises aux alentours a été engagé pour rassurer et répondre aux questions éventuelles.

Où iront les rapatriés français de l’ENSOSP après leur mise en quarantaine ?
Après les 14 jours de confinement, si l’absence de présence de virus se poursuit, tous les patients pourront rentrer chez eux. La plupart habitent en Chine, à Wuhan. Ils attendront donc la fin de l’épidémie dans cette ville pour regagner leur domicile.

Comment sont traités les déchets ?
Par mesure de précaution, les gants, masques, blouses médicales sont traités comme des déchets hospitaliers. Ils sont donc extraits du site de l’ENSOSP via des conteneurs sécurisés étanches pour prévenir tout risque de contamination.