Saint-Jean-de-Malte : Des travaux avant les nouvelles cloches

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Saint-Jean-de-Malte

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Tout le monde connaît l’église Saint-Jean-de-Malte, avec sa flèche qui culmine dans le ciel aixois à 67 mètres. Cette vénérable dame de plus de 800 ans a dû subir, au fil des ans, diverses interventions d’entretien. Certaines parties ont dû être sécurisées et quelques dégradations ont nécessité des travaux. En 2014, un diagnostic a été réalisé par Bruno Jouve, architecte du patrimoine.

Aujourd’hui, le clergé souhaite pouvoir réinstaller dans cette église les trois cloches qui s’y trouvaient autrefois. Toutefois, il n’est pas sûr que dans leur état actuel, le beffroi et le clocher puissent accueillir ces cloches, au regard du poids de ces dernières. Des travaux seront donc entrepris. Ils comprendront la révision de la toiture, avec l’évacuation des eaux dans la cour nord et l’espace sud. Dans un second temps sera prévue la restauration du clocher et du beffroi pour prévoir l’installation des cloches, des moteurs et l’installation électrique correspondante.

L’histoire
Jeanne, Gérard et Augustine, voilà le nom des trois nouvelles cloches fondues par la maison Paccard. Voilà deux siècles que la seule cloche rescapée avait un son de deuil. La raison ? En 1793, le général Bonaparte contracte une « dette d’honneur avec les Aixois » en empruntant trois cloches au beffroi de l’église Saint-Jean de Malte pour les faire fondre et en faire des canons pour le siège et la prise de Toulon avant de conquérir l’Europe et d’oublier, devenu empereur des Français, de les rendre.

En 2013, le sénateur-maire de Toulon, avec le concours du préfet maritime, a fait remettre des vestiges de bronze déclassés de l’arsenal au président des amis de Saint-Jean de Malte afin de faire couler trois nouvelles cloches. Quelques fragments ont été symboliquement intégrés dans la fonte. "La qualité n’était pas suffisante pour faire plus”, avait explique Cyril Paccard. Les trois cloches qui portent les noms de Jeanne dite “la Calissone”, Gérard et Augustine, vont donc résonneront dans le clocher, quatre notes retentiront alors à Aix-en-Provence : mi bémol, fa dièse, sol dièse et si bémol.