Rue Bédarrides : petite chapelle, gros travaux

Archive

Publié dans Actualités - Explorer cette rubrique

Elle se dresse, discrète, au bas de la rue Bédarrides. Discrète de par ses dimensions, qui la font s’apparenter à l’un des petits hôtels particuliers aixois du XVIIIème. Et pourtant, ce lieu existe depuis 800 ans... Rachetée en 2009 par la Métropole grecque orthodoxe, la chapelle de la Pureté est, depuis, en cours de restauration.

Le travail, dans ce qui était, au départ, une ruine, a été titanesque. Il a fallu par exemple plus d’un millier d’injections dans les murs pour en faire disparaître les fissures. Aujourd’hui, la chapelle est toute pimpante : habillée de voûtes en bois, dotée d’une mezzanine d’où l’on peut participer à l’office, elle est éclairée par les carreaux translucides de la salle multi-activités, à l’étage, qui pourra servir au catéchisme ou à des expositions.

Reste à savoir quand elle sera rouverte au culte. Elisabeth Hériard-Dubreuil, la présidente de l’association de restauration et conservation de la chapelle Bédarrides, est évasive : « Dans un an... Peut-être moins ».

Huit siècles d’histoire
La chapelle Notre-Dame de Beauvezet, connue également sous le nom de chapelle de la Pureté, a été bâtie au XIIIème siècle. Elle fut, aux XIVème-XVème siècles, le siège de la fraternité Saint-Eloi, qui regroupait les travailleurs de métaux. Sous la Révolution, la congrégation fut dissoute et la chapelle vendue comme « bien national ». A la Restauration, les Pénitents Gris l’achetèrent, en 1816, et l’occupèrent jusqu’en 1859, date à laquelle ils partirent s’installer rue Lieutaud – où ils se trouvent toujours. La chapelle de la Pureté fut désaffectée en 1905. Elle servit d’entrepôt puis abrita un transformateur électrique. Elle fut la propriété d’EDF jusqu’en 2009.