Pôle judiciaire

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Historiquement, Aix-en-Provence, qui abrite notamment la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, est imprégnée par le droit. La Ville y tient beaucoup et, pour conserver son statut, elle entend concilier l’activité judiciaire, celle de ses avocats, de ses juges ou fonctionnaires, avec les autres usages du centre-ville, le commerce, le tourisme ou l’habitat. La Mairie a obtenu de haute lutte la construction d’un grand pôle judiciaire boulevard Carnot, à l’emplacement de l’ancien tribunal de grande instance (TGI).

Le site affichera, après travaux, 6500 m² de surface utile et permettra de regrouper l’ensemble des services du tribunal de grande instance, auparavant éclatés dans des locaux inadaptés, et installés dès 2012 dans un bâtiment provisoire.

Fonctionnel pour les 177 magistrats et fonctionnaires, il offrira également les conditions de sécurité requis, d’autant que le projet prévoit la possibilité d’y inclure une grande salle d’audience pour les procès d’assises sensibles.

L’Atelier d’architecture Marc Barani a remporté le concours grâce à un projet audacieux de monolithes fragmentés de béton clair supplantés de larges façades en verre. L’ensemble, à la fois minéral et lumineux, abritera six salles d’audience, deux pour le civil et quatre pour le pénal, une salle des pas-perdus, des espaces d’attente ainsi que des bureaux.

L’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) assure la maîtrise d’ouvrage de ce projet, chiffré à 45 millions d’euros.

A noter :
Faute de moyens, le ministère de la Justice a reculé à plusieurs reprises le projet de Pôle judiciaire. Le maire d’Aix ayant régulièrement relancé le Garde des Sceaux à ce sujet, celui-ci a confirmé
en juin 2016 la possibilité d’inscrire la réalisation du TGI sur les projets d’aménagements de l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice (APIJ).