Point avec les structures sociales, acteurs en matière de violences intrafamiliales et emploi

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Mercredi 29 avril 2020, le maire a tenu une visio-conférence organisée en salle du Conseil des Adjoints en présence des centres sociaux et structures de proximité, association d’aides aux victimes et acteurs de l’emploi

Les modalités de fonctionnements mises en place par les structures :

  • L’ensemble des structures a mis en place des modes de fonctionnent dégradées (chômage partiel pour la plupart des employés, télétravail, accueils téléphoniques uniquement)
  • Elle travaille néanmoins en lien avec les usagers pour leur proposer des accompagnements : activités, ateliers en ligne, suivi des adhérents et des plus jeunes par des liens dans le cadre de la continuité éducative (accompagnement dans le cadre de l’équipement de certaines familles, impression et récupération des cours…)
  • Le maintien de la proximité avec les habitants non adhérents est rendu plus complexe du fait d’une présence accrue sur site.
  • Toutes participent au repérage des familles dans le cadre de l’aide alimentaire. Cela leur permet de maintenir le lien.
  • Certaines maintiennent des accueils physiques sur le territoire pour l’orientation et l’aide administrative (CIACU)

Les constats remontant des acteurs associatifs :

  • Les structures constatent une augmentation de la précarité des familles et des
    besoins d’accès au droit. Cette augmentation de la précarité va avoir un impact sur les cotisations permettant la participation aux activités.
  • La continuité des soins est mise en avant, certains habitants ne se font plus suivre et ne se rendent plus chez leur médecin.
  • Une grande inquiétude liée au déconfinement et à l’absence de clarté des mesures
    est constatée chez les familles. Les structures soulignent le risque de burn-out de certains parents dépassés.
  • Sur les violences conjugales l’ensemble des structures qui interviennent sur ce thème ont maintenu leurs permanences et les liens téléphoniques. Elles font toutes le constat d’une baisse (dans les premières semaines du confinement) liée à la proximité des victimes avec les auteurs puis d’une reprise à la hausse avec de nouveaux cas n’étant pas connus. Elles craignent une augmentation importante des constats après le confinement.
  • L’hébergement des personnes qui se déclarent victimes durant la période de
    confinement a été un frein en l’absence de turn-over dans les foyers du fait du confinement.
    Aujourd’hui il manque 120 places dans les bouches du Rhône pour permettre un accueil convenable des victimes.
  • La mission locale maintien un lien avec les personnes en suivi et privilégie
    l’accompagnement aux aides aux subsistances et au logement pour les jeunes (Fond d’Aix aux Jeunes). A ce jour elle traite 56 dossiers. Un plan d’action en vue de la réouverture est en cours de validation.
  • Initiative Pays d’Aix a mis en place un fond COVID avec l’appui des collectivités, dont la ville d’Aix en Provence. Il s’agit d’un fond de prêt et les commerces de proximité peuvent se rapprocher de la plate-forme.

Les modalités de reprise envisagées :

  • S’agissant de la reprise d’activité, les structures s’interrogent sur les modalités et le plan de reprise dans le cadre de l’ouverture des centres de loisirs. Aucune consigne pour l’heure ne permet de définir des stratégies claires.
  • Dans tous les cas, les thématiques qui seront privilégiées seront l’aide éducative/ continuité pédagogique, la solidarité et l’accès aux soins.

Les réponses apportées aux structures :

  • La municipalité a rappelé aux structures la nécessité d’une continuité d’activité au
    mois d’août avec une présence des jeunes sur le territoire du fait de l’absence de départ en vacances. Elle demande qu’une coordination se mette en place afin d’assurer un suivi de l’animation pour la jeunesse à l’instar des associtions d’aide alimentaire par exemple et rappelle que certains sites doivent faire l’objet d’une attention plus importante de la part des structures sociale du territoire (d’Arbaud au Jas de Bouffan notamment)
  • Par ailleurs, la Ville ainsi que la métropole ont voté le maintien des subventions aux structures et la municipalité a interpellé les autres financeurs institutionnels par courrier afin qu’ils fassent de même.
  • La Ville réactivera la commission sociale pour envisager les dégrèvements de
    paiement et sera à l’écoute des populations qui ne pourraient plus assurer le paiement de leurs cotisations afin qu’elles continuent à bénéficier des activités se remettant en place. Les structures sociales présentes sur les territoires doivent à ce titre privilégier les avoirs afin de permettre le maintien des adhésions et de l’accès aux activités tout en aidant les familles.
  • En outre, le Maire s’est assurée auprès des bailleurs de la prise en compte des
    difficultés des familles et ils se sont engagés à étudier chaque situation et envisager des étalements de loyer jusqu’à 36 mois.
  • Sur les violences conjugales : le Maire souhaite un travail en matière
    d’hébergement, allant au-delà des dispositifs déjà existants (conseil départemental
    notamment). Elle souhaite une politique volontariste permettant de travailler sur des
    parcours. La réflexion quant à la mise en place d’hébergements supplémentaires sera
    menée dans le cadre du Réseau violences conjugales du CLSPD d’Aix en Provence.
    Un état des besoins sur Aix en Provence lui sera prochainement transmis.
  • Sur la précarité et les personnes isolées, le Maire rappelle l’importance du lien avec le CCAS mettant en place une coordination globale. Les structures sociales de proximité doivent faire remonter les besoins et être un relais de l’existant auprès de la population.
  • Les Ateliers Santé Villes de la Métropole travaillent actuellement à un document
    permettant de recenser l’offre de santé sur les territoires pour inciter les habitants à retourner voir les praticiens et se soigner.
  • L’État est en réflexion concernant des lieux permettant l’accueil des personnes atteintes par le Covid-19 et attend des éléments chiffrés sur les besoins en matière de chèque alimentaires.