Pic de pollution atmosphérique durant une canicule

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Les concentrations trop fortes de polluants atmosphériques et notamment d’ozone ou de dioxyde de souffre peuvent entraîner des manifestations pathologiques sous forme de conjonctivites, rhinite, toux,essoufflements, voire de malaises, réversibles en quelques heures.
La pollution de l’air abaisse le seuil de déclenchement des crises chez les asthmatiques.
Ces symptômes sont plus marqués en cas d’efforts physiques.
Il existe une sensibilité individuelle à la pollution photochimique. La procédure d’information des populations relative aux pics de pollution atmosphérique et plus particulièrement aux pics d’ozone : l’information de la population est réalisée dès que le seuil d’ozone dépasse les 180 µg/m3 et le déclenchement du seuil d’alerte se fait à partir de 240 µg/m3 d’ozone avec des mesures sur les sources de pollution.
Les populations sensibles sont les enfants, les personnes âgées, les personnes ayant une pathologie respiratoire (asthme, insuffisance respiratoire) ou cardio-vasculaire, les fumeurs.

Conduites à tenir
Les concentrations d’ozone actuellement rencontrées sont généralement en deçà du seuil d’alerte. En conséquence, il n’est pas nécessaire de modifier les déplacements habituels ni les activités sportives sauf s’il s’agit de sujets connus comme étant sensibles ou présentant une gêne à cette occasion, pour lesquels il convient de privilégier les activités calmes et éviter les activités sportives intenses à l’extérieur pendant les heures les plus chaudes de 11 à 21 heures, notamment s’abstenir de concourir aux compétitions sportives.
Il est de plus recommandé
- d’éviter les activités conduisant à manipuler des solvants, notamment de la peinture,
- pour les personnes atteintes de pathologies respiratoires ou cardio-vasculaires, de respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours ou de les adapter sur avis médical, et de consulter son médecin si une gêne respiratoire inhabituelle apparaît.

Pour les parents et les personnes s’occupant d’enfants
Rester vigilants vis-à-vis de l’apparition de symptômes évocateurs (toux, rhinite, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux,...) lors des épisodes de pollution et ne pas hésiter à prendre un avis médical ; ces pics pourraient, en effet, révéler une sensibilité particulière de certains enfants.Pour les parents d’enfants asthmatiques, il est conseillé de signaler l’asthme de leur enfant aux responsables de la structure qui les accueille (école, club sportif, de loisirs, de vacances). En milieu scolaire, l’enfant asthmatique peut bénéficier d’un projet d’accueil individualisé (PAI).
Les patients asthmatiques qui sont sujets à des crises d’asthme déclenchées par l’effort, peuvent, lors des épisodes de pollution atmosphérique, avoir recours à un broncho-dilatateur inhalé en prévention, selon les recommandations de leur médecin traitant.

Pour les patients souffrant d’une maladie chronique, asthmatiques, insuffisants respiratoires ou cardiaques il est conseillé de respecter rigoureusement leur traitement de fond, d’être vigilants par rapport à toute aggravation de leur état et de ne pas hésiter à consulter leur médecin.