Nouvelle formule pour les Rencontres du 9e Art

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Les Rencontres du 9e Art fêtent cette année leur quinzième anniversaire et prennent un nouveau tournant. L’atypique festival aixois de la bande dessinée change de format. Il s’éloigne du « traditionnel salon » pour devenir un calendrier de rendez-vous. À découvrir du 7 avril au 27 mai.

On connaît depuis longtemps la particularité du festival aixois de croiser la bande dessinée avec d’autres disciplines artistiques, en poussant les portes des endroits les plus divers (musées, galeries, écoles d’art, cafés, commerces,...). Si le concept reste le même, le format évolue cette année. Terminé le week-end BD et ses rencontres dédicaces comme événement central du festival. Il sera désormais ponctué par plusieurs temps forts. À peu près un chaque week-end, qui donnera lieu à des moments d’échanges privilégiés et plus intimistes entre les artistes et leur public.

Le festival n’en perd pas pour autant son âme du début à savoir être un événement gratuit, qui s’inscrit dans la durée et affiche une programmation s’inscrivant au-delà de la bande dessinée. Et l’édition 2018 ne dérogera pas à la règle.

Des créations originales

Les expositions programmées – une dizaine - sont toutes des créations originales qui débordent le champ de la bande dessinée et proposent aux auteurs de s’aventurer vers des expérimentations graphiques innovantes. Parmi les plus marquantes de cette édition, l’exposition « #Original-Multiple » invite une vingtaine d’artistes majeurs de la discipline à repenser leur travail autour des différentes techniques de gravure. Une expérience inédite pour un résultat surprenant présenté au public dans la galerie Zola, à la Cité du Livre.

« Black medicine » met en volume le travail d’Helge Reumann. Une véritable modélisation graphique de la violence dans nos sociétés à la manière de Francesco Goya avec « les désastres de la guerre ». Une expression du chaos à découvrir entre bande dessinée et art contemporain au musée du Palais de l’Archevêché.

Dans un autre registre, « Fan Art, how to be a detective ? » est une proposition inédite de l’artiste allemand Atak autour de Tintin et Dick Tracy, dans l’espace d’exposition de la bibliothèque Méjanes. Cette confrontation atypique entre deux détectives légendaires du 9e art, nés à peu près au même moment, devrait surprendre les bédéphiles. Mais aussi faire découvrir de manière ludique, à travers plusieurs ateliers, un pan entier du patrimoine de la bande dessinée à la jeune génération.

Et lorsqu’un artiste rencontre un monstre de la peinture, la création a lieu à l’atelier Cézanne. L’auteur Yann Kebbi se pose dans un lieu chargé d’histoire, et se réapproprie des motifs, des couleurs et des modèles issus de la palette du peintre aixois. Une rencontre avec Cézanne intitulée « Atelier(s) », rien de plus normal !

Un événement participatif

Côté temps forts, l’illustrateur berlinois Jakob Hinrichs (sélection Angoulême 2016) signe une série de 28 cartes à collectionner au fil d’un parcours imaginé comme une chasse au trésor à travers les commerces du centre ville. Cette opération organisée en partenariat avec les associations Aix-en-commerce et Les Allées est doublée d’une exposition à ciel ouvert et d’une visite insolite de la ville (du 21 avril au 19 mai).

Les Rencontres du 9e Art s’associent également à la manifestation C’est Sud, le 19 mai. Cinq auteurs aixois (Saïd Sassine (Wakfu chez Ankama), Julien Neel (Lou chez Glénat), Jean-Luc Deglin (Crapule chez Dupuis), Guillaume et Thomas Bianco (Les Chats par Billy Brouillard chez Métamorphose)) dessineront leur ville sur une fresque de 12 mètres de long installée en haut du cours Mirabeau. Ils proposeront ensuite aux passants – petits et grands – de venir la compléter en direct.
Un petit tour d’horizon bien loin d’être exhaustif mais qui donne le ton de cette édition 2018 nouvelle formule.

Programme complet sur http://www.bd-aix.com/