« Martyrisée par l’Etat », Aix va réduire ses dépenses de fonctionnement

Budget

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« Les Aixois sont martyrisés » : c’est ainsi que Gérard Bramoullé, le premier adjoint, délégué aux finances, a débuté le débat sur le rapport d’orientations budgétaires. Ce document, rappelons-le, présente, conformément à la loi, les objectifs qui président à la préparation du budget primitif, lequel sera mis au vote du conseil municipal le 3 février prochain.

Et l’élu d’expliquer : « Toutes les dotations du gouvernement sont réduites dans des amplitudes insupportables : en trois ans, nous avons perdu de l’ordre de 20 M € de fonctionnement et, dans le dernier budget, nous avons subi plus de 12 M € de perte d’investissement. Le gouvernement a décidé de faire en sorte qu’Aix ne reçoive plus la DSU » (dotation de solidarité urbaine).

A cela s’ajoute la hausse de fiscalité liée à la Métropole. Et là, il ne s’agit plus de millions... « Il faudra payer 2 milliards sur les douze années de lissage de la fiscalité unique mise en place par la Métropole ! J’appelle cela un partyre sur les Aixois. Je veux bien que nous soyons solidaires, mais les efforts ne sont pas répartis : ils sont totalement ciblés sur les Aixois. Du coup, les augmentations d’impôts que subit le contribuable aixois « sont liées à des éléments extérieurs à la commune d’Aix ».

Malgré tout, Gérard Bramoullé s’est attaché à présenter des orientations budgétaires saines. Pour la section de fonctionnement, la Ville va, comme elle l’a toujours fait, maintenir les taux de prélèvements fiscaux. Sachant que les dotations et compensations de l’Etat sont encore en baisse (-10 % environ), la Ville va poursuivre les efforts menés sur les dépenses internes : maîtrise de la masse salariale – avec une forte limitation des recrutements par rapport au nombre de départs à la retraite – et des dépenses courantes des services (objectif : -10 %). Enfin, les subventions seront réduites (objectif : -4 %).

Pour la section d’investissement, la Ville souhaite maintenir un niveau d’investissement élevé, pouvant aller jusqu’à 50 M €. Elle veut aussi maîtriser son endettement. Cela passera d’abord par une veille sur les marchés financiers, pour saisir des opportunités de renégociation des taux ; cela passera aussi par une réorientation de la structure de la dette, en remplaçant les emprunts à taux variable par des emprunts à taux fixe, afin de profiter des taux actuellement très bas.