Les « gens du voyage » souillent le stade Carcassonne - la Ville organise le nettoiement et la demande d’expulsion

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Très mauvaise surprise pour les enfants qui ont reçu un skateboard en cadeau de Noël et qui voulaient l’essayer sur le skatepark du stade Carcassonne : les lieux sont jonchés d’excréments, accompagnés d’une puanteur certaine. Et il y en a partout : sur les trois terrains de football qui prolongent le parking, sur le terrain de rugby, en contre-bas, et jusqu’à la promenade de la Torse.

La cause de cette mise à sac des équipements ? L’arrivée, quelques jours avant Noël, de 80 caravanes représentant une cinquantaine de familles. Les « gens du voyage » ont élu domicile en toute illégalité aux abords du stade. Après s’être branchés sur l’éclairage et le réseau d’eau de la Ville, ils refusent manifestement d’utiliser les toilettes de leurs caravanes, et préfèrent se soulager dehors (voir photos en bas de page).

Lorsqu’elles s’étaient installées, la Ville d’Aix – qui d’expérience craignait une dégradation des lieux – avait fait ouvrir les sanitaires et les vestiaires, afin que les arrivants ne souillent pas les extérieurs. Peine perdue : sanitaires et vestiaires se trouvent dans le même état de dégradation que les abords du stade. Tapissés de matière fécale du sol au plafond.

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Sur le parking dont les « gens du voyage » ont fait leur camp, les fils de leur branchement de fortune courent en tous sens vers les caravanes.

Les dispositifs d’arrosage des plantes ont été arrachés et détruits.

Le portail entre les tribunes du stade municipal et celles de la piscine Yves-Blanc a été forcé.

La remise en état du terrain synthétique sera plus difficile que pour les autres sites : il faudra enlever toutes les micro-billes de caoutchouc, souillées, puis passer le revêtement au kärcher, avant de poser de nouvelles micro-billes.

Prévenue de cette situation, Maryse Joissains Masini, maire d’Aix-en-Provence, a lancé une procédure de référé visant à l’expulsion des indélicats.

Elle a également demandé qu’il soit procédé, le plus vite possible, à une opération de nettoyage du site. « Il y en a marre de ces gens qui s’installent ou ils veulent, quand ils veulent, se branchent sur les réseaux publics et pourrissent la vie des riverains. C’est à l’État, via le préfet, de prendre des mesures drastiques pour que cela ne puisse pas arriver. C’est encore le contribuable aixois qui va devoir payer la remise en état et les frais de justice alors que dans le même temps, notre ville est impactée par la baisse des dotations de l’État et la menace de la métropole. Nous n’avons aucun moyen légal de faire face à ces populations qui, alors même qu’on met à leur disposition toilettes et douches, préfèrent faire leurs déjections devant leur caravane ».

Si le juge n’ordonnait pas l’expulsion, il est probable que la semaine de la rentrée, les scolaires ne puissent pas avoir accès aux installations sportives, et que les clubs doivent différer leurs entraînements.

Il est même possible que les matches du week-end des 9 et 10 janvier soient reportés.

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Pendant tout l’après-midi de mardi, une dizaine d’agents du nettoiement de la Ville d’Aix, avec deux balayeuses, ont procédé au ramassage des excréments sur une bonne partie du site souillé : les terrains de football, l’allée devant les vestiaires et l’allée derrière les tribunes du stade. Le skatepark, non accessible aux machines, a été nettoyé ce mercredi dans la matinée (voir photo ci-contre). En espérant que cette grosse opération de nettoiement incite les occupants des lieux à se comporter plus proprement...

Maryse Joissains Masini, maire d’Aix-en-Provence, a tenu à féliciter à la fois les agents du nettoiement et des sports pour leur réactivité immédiate en cette période de fêtes, et les personnels du service juridique, qui ont mis sur pied rapidement un dossier pour la procédure de référé.

Info de dernière minute :

Au vu de l’état incroyable de dégradation, par des « gens du voyage », du stade Carcassonne, qu’ils occupent illégalement, la Ville d’Aix a saisi le Tribunal de grande instance, selon la procédure du référé. Elle demandait l’expulsion des occupants. La requête a été plaidée ce jour à 14 h par Me Béranger. Le tribunal, présidé par Mme Girona, a rendu sa décision à 17 h.

Il a ordonné l’expulsion immédiate, avec le paiement de 500 € d’astreinte par jour de retard, le paiement à la Ville de 3 000 € à titre de provision pour les frais engagés pour la remise des lieux en état, et enfin le remboursement des frais d’huissier.
Dès ce soir, l’huissier mandaté par la Ville signifiera la décision de justice aux occupants. S’ils refusent de partir, la Ville demandera au préfet le concours de la force publique