Le PV passe aux nouvelles technologies

Publié dans La ville se dessine - Explorer cette rubrique

Le « papillon » fixé sur un essuie-glace, c’est bientôt terminé. Mais ne nous réjouissons pas trop vite : le PV existe toujours... Simplement, il se modernise : l’heure est au « PV électronique ».

Tout se fait avec un appareil de la taille d’un smartphone. Y sont mentionnées la marque et l’immatriculation du véhicule, ainsi que la nature de l’infraction – stationnement gênant, excès de vitesse... Il peut même servir à prendre des photos, en cas de risque de litige.

Pourquoi ce changement ? La volonté de l’Etat est de « simplifier et sécuriser la chaîne contraventionnelle » : en clair, ce système évite les ratures, les confusions entre deux lettres ou deux chiffres qui seraient mal écrits, il évite aussi la gestion des carnets à souche avec ses manipulations de papiers.

Désormais, quand l’agent rentre au poste, il transfère toutes les données de son appareil par informatique, et de façon sécurisée, au centre national de traitement de Rennes. Et c’est terminé. Dans les quelques jours, comme cela se pratique avec les radars, l’automobiliste reçoit un avis à son domicile.

A Aix, les agents dressant un PV électronique laisseront quand même, sur le pare-brise de la voiture, un petit imprimé expliquant au contrevenant qu’il a été verbalisé.

Il reste quand même une façon d’échapper aux PV. Elle n’a pas changé : il suffit de se garer convenablement et de conduire conformément au code de la route...