La mémoire des Français d’AFN sera-t-elle conservée à Aix ?

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Le Centre de Documentation Historique sur l’Algérie (CDHA) a été créé à Aix en 1974, et reconnu d’utilité publique en 1985. Il a connu ces dernières années un accroissement important de ses activités. Ainsi, l’année 2009 a vu la mise en place de l’informatisation de ses 12 000 ouvrages, la création d’un centre de conservation d’archives privées et l’ouverture d’un service de sauvegarde de sites Internet et blogs consacrés aux Pieds Noirs. Le CDHA occupe actuellement les locaux de la Maison Maréchal-Juin qui sont devenus beaucoup trop exigus par rapport à son activité.

La solution pourrait être la création d’un « Conservatoire national des Français d’Afrique du Nord », qui serait un lieu de collecte et de sauvegarde de la mémoire. Ce projet avait été initié par l’État dans les années 80, repris dans les années 2000 par la Ville de Marseille, mais n’avait jamais résisté aux clivages politiques.

Pourtant, plus de 50 ans après l’arrivée des Pieds-Noirs d’Algérie, la réalisation d’un tel lieu serait nécessaire, tant pour les descendants des générations qui s’y sont succédé que pour les chercheurs, historiens, et auteurs que la période de souveraineté française sur ces territoires intéresse.

En 2011, le conseil municipal d’Aix s’est engagé à mettre à la disposition du CDHA un terrain situé avenue de l’Europe, près de la Maison Maréchal-Juin. Là pourrait être construit un bâtiment de trois niveaux à usage de recherche universitaire et de documentation sur l’histoire de l’Algérie. Le coût global a été évalué à 4,7 M € TTC.
Reste à savoir qui va payer... La Fondation pour la recherche historique sur l’Algérie (FRHA) créée en 2011, sous l’égide de la Fondation de France, prendra le projet à sa charge à hauteur de 33 %. Devraient également participer : l’Etat (ministère des Anciens combattants et ministère de la Culture), le Conseil régional, le Conseil départemental, la Métropole Aix-Marseille Provence et la Ville d’Aix.

Cette dernière vient, par un vote du conseil municipal, d’officialiser sa participation financière au projet, sous réserve évidemment de la participation financière des autres partenaires publics.