La coopération décentralisée

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La coopération décentralisée désigne l’établissement de relations de long terme, la mise en place d’initiatives et d’actions de coopération entre une ou plusieurs collectivités territoriales, françaises et étrangères. Ce type de collaboration se doit d’être formalisé par des "conventions" qui posent les diverses modalités du partenariat, tant au niveau financier que technique.

Les impacts sont alors positifs en matière d’attractivité du territoire, d’engagement citoyen, d’implication des jeunes, d’expertise internationale des fonctionnaires ou d’échanges entre les opérateurs économiques, universitaires ou culturels.

Les accords de coopérations
La Ville a développé des liens de coopération décentralisée privilégiés avec 4 villes.

Pècs - Hongrie Télécharger la délibération
Pécs (jumelée entre autre avec Lyon et Seattle) qui signifie la ville aux cinq églises, est une ville patrimoniale et universitaire qui entretient déjà des liens avec Aix-en-Provence. Ville de naissance de Victor Vasarely, elle possède un musée qui travaille avec la Fondation aixoise.

Sa faculté de droit est également en partenariat avec celle d’Aix, le Département des Arts de l’Université est lié par convention Erasmus avec l’Ecole supérieure d’Art aixoise (EPCC). Cette ville du sud de la Hongrie a été célébrée comme Capitale Européenne de la Culture en 2010.
L’accord de coopération décentralisée entre les deux villes s’est concrétisé en 2011 avec des axes principaux établis par convention :
1) L’appui aux politiques publiques inscrites dans une logique de développement durable : citoyenneté active, échanges lycéens et universitaires, gouvernance, culture, patrimoine, tourisme, économie.
2) L’accompagnement institutionnel afin de mettre au point des politiques innovantes en matière de développement local et le renforcement des capacités en matière de gestion des collectivités territoriales.
3) L’augmentation de l’attractivité et du rayonnement des territoires
4) La création de liens durables entre les deux villes à travers le soutien au développement des échanges entre les organismes actifs dans les politiques définies supra.

Fondée par les Romains au IIème siècle, Pécs, chef-lieu du comitat de Baranya, est la grande ville de la Transdanubie méridionale. Elle a toujours été un centre ecclésiastique et culturel de première importance. C’est dans cette ville que s’ouvre, en 1367, la première université de Hongrie. La longue tradition artisanale a favorisé l’industrialisation au XIXème siècle (fabrication de porcelaine, travail du cuir).

Pècs, qui compte environ 156000 habitants est aussi un centre culturel animé : son université, ses grandes écoles, son activité dans l’édition sont réputées. Pécs attire les touristes par sa richesse architecturale (cathédrale romane, monuments datant de l’occupation ottomane) et par la beauté des sites naturels des environs (montagne de Mecsek). Ce carrefour de la culture hongroise, situé au coeur des pays balkans, est sans doute la ville la plus méridionale de son territoire. Elle est depuis 2000 ans la terre natale des cultures et des arts. De multiples vestiges en témoignent.

Aujourd’hui, Pécs est devenue un des centres exemplaires de l’architecture contemporaine. La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000. Après la capitale (Budapest), c’est ici que l’on trouve le plus large choix d’expositions permanentes et temporaires. Les touristes peuvent visiter 17 musées (Musées Victor Vasarely, d’Art contemporain, d’Art appliqué, d’Archéologie, d’Ethnographie, ...), 19 galeries d’art, de nombreux monuments classés (églises, palais,batiments publics et maisons d’habitation), dans le centre historique de la ville et, dans les rues et sur les places, des sculptures de toutes les époques importantes de ces 20 siècles.

- Oujda - Maroc - Télécharger la délibération
Au nord-est du Maroc, tout près de la frontière algérienne, Oujda, capitale de la Région de l’Orientale marocain exprime son authenticité. Vie moderne et traditions ont su s’y mêler sans se dénaturer. La population - un demi-million d’habitants - profite aussi bien des avantages d’une grande ville que du charme de la Médina, la vieille cité regorge de beaux secrets.
Financée en partie par le Ministère des Affaires Etrangères et l’Ambassade de France au Maroc, la coopération s’est attachée à poursuivre les thématiques de travail identifiées depuis de nombreuses années maintenant. Elle s’inscrit dans un programme d’accompagnement du processus de décentralisation marocain.
Au-delà des échanges professionnels entre nos régies respectives, c’est principalement sur le volet circulation et sur le volet gouvernance locale qu’a porté le programme annuel.

- Baalbeck - Liban - Télécharger la délibération
Une ville historique aux vestiges que ni la chute de l’empire romain, ni les tremblements de terre, pas plus que les différents occupants du site n’ont pu mettre à terre. Les pèlerins qui venaient jadis adorer le dieu Soleil, Hélios ou Jupiter sont aujourd’hui remplacés par des milliers de visiteurs, venus admirer l’un des sites archéologiques les plus célèbres du monde. En 1922, la Ville se distingue aussi par son festival d’été internationalement reconnu. La première saison du Festival International de Baalbeck se tint en 1956, inaugurée par Jean Cocteau, venu en personne présenter sa « Machine Infernale ».
Dans le cadre de l’accord de coopération décentralisée signée en 2003 avec la cité libanaise ainsi qu’avec le Réseau des Villes Historiques et Archéologiques, la ville d’Aix souhaite réaffirmer sa politique internationale dans le bassin méditerranéen. Les objectifs de ce partenariat sont l’accompagnement institutionnel pour la mise au point de politiques innovantes de développement local, l’aide pour le développement du Réseau (notamment dans ses relations avec les villes européennes) et l’appui pour la mise en place de bureaux municipaux de développement touristiques.
Appel à projet 2010/2012

- Bamako - Mali - Télécharger la délibération
Située sur les rives du fleuve Niger, appelé Djoliba (« le fleuve du sang »), la ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Le site de Bamako a été occupé dés la préhistoire comme l’ont confirmé des fouilles archéologiques. Son accroissement démographique est impressionnant : 37000 habitants en 1945, prés de 100 000 en 1960 lors de l’indépendance du Mali. L’agglomération compte aujourd’hui plus d’un million d’habitants et continue d’attirer une population rurale en quête de travail. Cet accroissement incontrôlé entraîne des difficultés importantes en terme de circulation, d’hygiène (accès à l’eau potable, assainissement), de pollution…
Le Mali s’est engagé depuis 1998 dans un processus de décentralisation avec un transfert de compétences accru aux communes. Celles-ci n’ont pas toujours la capacité technique à la prise de décisions municipales. L’accord signé entre les deux villes a pour objectif de promouvoir les échanges de savoir-faire, d’appuyer la formation technique du personnel municipal et d’accompagner l’expertise scientifique déployée par les universitaires en matière de décentralisation et de développement local. Ainsi, au cours de ces dernières années, le travail partenarial a porté à la fois sur le diagnostic de l’organisation des services et la formalisation de dossiers de financements pour accompagner des projets définis par la municipalité et sur la collecte et le stockage d’informations notamment en terme de base fiscale afin de dégager les ressources nécessaires pour la mise en œuvre d’une logique de développement de la municipalité


Direction Attractivité et coopération internationale