La Ville adapte ses tarifs sur voirie

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Le stationnement répond aujourd’hui à une logique vertueuse : plus je stationne longtemps, moins j’ai d’intérêt à m’approcher du centre-ville. Cela favorise les rotations des véhicules dans le centre historique et dynamise l’attractivité économique. La mise en place du forfait post-stationnement (FPS) oblige désormais les villes à modifier leur politique tarifaire aux horodateurs. À Aix, cette modification en profondeur est différée. Seule l’application du FPS - dont le montant correpond au tarif de stationnement le plus élevé - est mise en place pour le moment.

Le 10 novembre 2017, le conseil municipal votait un changement des tarifs de stationnement de surface répondant à la mise en application du FPS et à la politique de mobilité poursuivie depuis près de deux décennies.

Le démarrage des travaux du Bus à haut niveau de service (BHNS) par la Métropole le 17 janvier dernier autour de la Rotonde a engendré de gros problèmes de circulation dans le centre-ville, causant des retards importants dans les transports en commun, notamment les navettes reliant les parc-relais au centre-ville. Maryse Joissains Masini a donc souhaité revoir la délibération sur les tarifs de stationnement pour la soumettre de nouveau au vote du conseil municipal du 1er février. Elle y demandait un retour à la tarification précédente.

C’est aujourd’hui chose faite, à l’exception de l’entrée en vigueur des modifications obligatoires sur le forfait post-stationnement, puisque c’est le tarif de la dernière heure qui fixe le montant du forfait.

UNE STRATÉGIE COHÉRENTE ET VERTUEUSE

Depuis le virage de l’an 2000, la mobilité est devenue une question primordiale dans les grandes villes. En 2003, Aix-en-Provence inaugurait son premier parc-relais, le Krypton. Le concept était simple : un stationnement en périphérie de la ville à un tarif très attractif relié au centre-historique par des navettes gratuites pour l’ensemble des passagers du véhicule, favorisant par la même occasion le covoiturage. Aujourd’hui, Aix dispose de plus de 1 700 places de stationnement en parc-relais, réparties sur quatre sites. Et leur taux de remplissage est croissant. Preuve que ce mode de stationnement a rencontré son public.

En parallèle, le nombre de places dans les parkings publics a considérablement augmenté, notamment avec l’ouverture du parking Rotonde (1 800 places) en 2007, celle de Rambot (270 places) en 2009, ou encore l’extension de Mignet (+300 places) en 2011.

ADAPTER SON STATIONNEMENT À SON BESOIN

Aujourd’hui, une personne qui envisage un stationnement de longue durée doit favoriser le parc-relais. C’est le cas par exemple des automobilistes venant à Aix pour rejoindre leur lieu de travail.
S’il s’agit d’un stationnement de moyenne durée, les parkings en ouvrage (parkings souterrains) sont les plus adaptés. À noter tout de même qu’ils proposent la gratuité la première demi-heure.

420 000 stationnements gratuits de moins de 30 minutes ont ainsi été enregistrés en 2017 (source SEMEPA). Le stationnement de voirie tend quant à lui à privilégier les arrêts de courte durée. Une politique cohérente qui vise ainsi à diminuer le nombre de voitures « ventouses » et à soutenir le commerce de proximité en facilitant l’accès à la ville.