L’état d’urgence prolongé jusqu’au 31 janvier 2017

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Les mesures de sécurité mises en application à Aix

Après les derniers attentats, le gouvernement a décidé le 19 juillet 2016 de prolonger une nouvelle fois l’état d’urgence, et ce pour une période de 6 mois.

A la suite de réunions portant sur la sécurité avec le préfet, Maryse Joissains Masini, maire d’Aix-en-Provence, avait pris plusieurs décisions qui se cumulent avec les mesures listées dans le niveau « Vigilance » (1). Elles restent donc en vigueur jusqu’au 31 janvier 2017

Circulation

→ L’arrêté limitant la circulation automobile sur le cours Mirabeau a été reconduit. Celle-ci est interdite en journée, de 7 heures jusqu’à 2 heures du matin. Un barriérage avec filtrage de la police municipale est installé au début de la voie et deux plots en béton ont été posés, réduisant ainsi la largeur d’accès du cours et rendant impossible l’intrusion d’un poids lourd.
Le cours Mirabeau sera rouvert la nuit. Cette prescription ne s’applique pas aux véhicules de secours, de livraison, des riverains, des clients des hôtels et des artisans – ces derniers doivent néanmoins avoir obtenu une autorisation préalable.
→ Les 40 caméras de surveillance routière, reliées au PC circulation, sont désormais connectées au PC sécurité.

Rassemblements

Les rassemblements susceptibles d’engendrer un trouble à l’ordre public sont interdits, de jour comme de nuit. En cas de trouble à l’ordre public émanant par exemple de la clientèle d’un débit de boisson, le préfet prendra un arrêté de fermeture administrative, sans possibilité de recours et pour la période qu’il jugera nécessaire.

Manifestations

→ pour celles qui relèvent de la Ville : la Ville devra en assurer la sécurité, faute de quoi, elles les annulera ;
→ pour les manifestations privées : l’organisateur sera tenu d’en assurer la sécurité.

Transports et établissements scolaires

→ les transports scolaires pour les sorties habituelles sont maintenus.
→ les transports scolaires pour les sorties exceptionnelles sont annulés par l’Éducation nationale.
→ une surveillance des polices nationale ou municipale est mise en place aux entrées et sorties de tous les établissements scolaires.

Hôtel de Ville

→ L’accès à l’hôtel de Ville et aux services municipaux est sous le contrôle des effectifs des services de sécurisation et de médiation.
→ Un portique de détection d’objets métalliques est installé à l’entrée.
→ Les personnels municipaux sont munis d’une carte professionnelle portant leur photo, qu’ils doivent présenter aux agents de faction.
→ Les visites des touristes à la mairie sont suspendues tout le temps que durera l’état d’urgence.

Autres lieux municipaux

S’appliqueront diverses mesures de bon sens, qui consistent à :

→ signaler tout objet présentant un caractère insolite et dont le propriétaire n’a pu être identifié localement ;
→ signaler les agissements ou comportements manifestement anormaux qui pourraient faire penser qu’un acte malveillant va être commis ;
→ se soumettre aux inspections des sacs, paquets, bagages à main et aux palpations de sécurité ;
→ contrôler les livraisons et s’assurer de la légitimité des véhicules à accéder aux établissements (autorisation, identification) ;
→ contrôler les entrées des personnels des entreprises intervenant dans les lieux ;
→ éviter toute accumulation d’objets (cartons, palettes, sacs) à l’intérieur ou à proximité des bâtiments.

Police municipale

→ Les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) sont désormais équipés de gilets pare-balles, leur uniforme bleu les désignant comme représentants de l’autorité sur la voie publique.

Les gestes à adopter en cas d’attaque terroriste :

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(1) Jusqu’à présent, la France était soumise au plan Vigipirate. A l’origine, il fonctionnait selon un code couleurs, qui allait du jaune au « rouge écarlate ». Depuis 2014, le plan Vigipirate distingue deux niveaux, qui imposent chacun un certain nombre de mesures :

→ un niveau « Vigilance », qui correspond à la posture permanente de sécurité, en raison du maintien durable de la menace terroriste en France. Il entraîne des mesures de surveillance des lieux publics fréquentés, de surveillance dans les transports, de contrôle des accès aux sites des institutions. En cas d’événement d’ampleur ou exceptionnel (ex. événement sportif international, sommet de chefs d’Etat), les mesures précitées peuvent être renforcées.

→ un niveau « Alerte attentat », décidé lorsque des projets d’actions terroristes sont détectés par les services de renseignement, soit lorsqu’un ou plusieurs attentats ont été commis. Il entraîne l’activation des cellules de crise (des ministères, des préfectures, des gestionnaires d’infrastructures sensibles), la mise en alerte des forces de l’ordre et des services de secours, le renforcement de la contribution des forces armées à la surveillance, le renforcement du contrôle des personnes et des lieux, l’interdiction de stationnement aux abords des établissements scolaires.