Des solutions pour révolutionner les chantiers

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Deux nouveaux procédés rendent les travaux plus écologiques, plus économiques et plus rapides.

Recytal, Arc ; derrière ces noms techniques se cache une petite révolution, dont profitent actuellement certains chantiers de voirie.

Les procédés sont testés depuis octobre à l’occasion de la rénovation de chemins communaux à Puyricard, aux Milles, à Luynes ou au Pey-Blanc.

Recytal, l’un des deux procédés mis au point par Eiffage, avec qui la Ville est en marché, est une innovation très récente. Les premiers chantiers en France ont été lancés en 2018 mais Aix est la première ville dans la région à en bénéficier.

30 km de chemins communaux rénovés

Utilisée en septembre sur les chemins du Puy du Roy et de la Brillane, la technique consiste à recycler sur place le bitume et à le mélanger à une émulsion végétale issue de la pâte à papier pour produire le nouvel enrobé.

Elle valorise l’ancien bitume plutôt que de l’envoyer en déchetterie, elle offre un débouché à la filière boiset réduit considérablement les coûts énergétiques, de transport notamment.

Bref on fait du neuf avec du vieux, et sur place.

La route du futur est aussi plus responsable

Si les innovations routières rendent encore parfois les collectivités frileuses, les mentalités changent.

Arc, la seconde technique, même si elle reste encore peu utilisée, a fait ses preuves depuis plus longtemps.
Ici une grosse machine dévore la chaussée, ajoute un liant, mélange le tout et repose immédiatement. Avec à la clef 60 à 70 % d’émissions de Co² en moins.

60% à 70 % d’émission de CO² en moins

Pour les usagers, c’est aussi très confortable : la route est prête le jour même, contre une semaine en moyenne pour un chantier classique. Pour les riverains, le gain en matière de nuisances sonores n’est pas négligeable.
Cerise sur le gâteau, la rapidité du chantier le rend aussi plus économique : 30 % moins cher qu’un chantier classique.

Compte tenu de l’encombrement de la machine, montée sur chenilles et équipée de 224 dents, son utilisation est impossible en hyper-centre. Elle pourrait
en revanche s’adapter au périphérique ou aux grands axes d’entrée de ville. Avant d’être employées, ces innovations nécessitent un diagnostic important de la chaussée : matériaux présents, épaisseur, sollicitation ou présence d’amiante. S

i elles n’ont pas vocation à remplacer tous les chantiers traditionnels, elles démontrent que la route du futur n’est pas seulement connectée.

Elle est aussi plus responsable, en réduisant son empreinte carbone.