Des sirènes au bord de l’Arc

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Il s’agit de sirènes sonores, pas de créatures aquatiques... Elles serviront à alerter le public en cas de rupture du barrage Bimont. Dans le précédent « Plan particulier d’intervention » (PPI), établi sous l’autorité du préfet, seule la partie comprise entre le barrage Bimont et l’Arc-de-Meyran était équipée de sirènes, en l’occurrence deux. Une révision de ce PPI, engagée par la préfecture et approuvée par le conseil municipal en 2013, préconise notamment l’amélioration de l’alerte.

La Société du Canal de Provence et la Ville vont installer huit nouvelles sirènes : six pour couvrir la zone entre le Val Saint-André et le village des Milles, et entre Les Milles et Saint-Pons. A terme, la commune d’Aix sera donc équipée de dix sirènes.
Après les études acoustiques et les procédures de consultation, les travaux devraient débuter au premier semestre 2016 et s’achever au début du second.

Le barrage Bimont

Construit entre 1946 et 1952 sur la commune de Saint-Marc-Jaumegarde, haut de 87,50 m et long de 180 m, le barrage Bimont fait l’objet d’une surveillance constante de la part de son exploitant, la Société du Canal de Provence. En effet, en cas d’accident sur cette installation, des millions de mètres cube d’eau déferleraient vers le sud d’Aix par l’Arc.

Alerte, mode d’emploi
Le signal d’alerte se présente comme une alternance de deux secondes de son, trois secondes de silence, et cela pendant au moins deux minutes. C’est à ne pas confondre avec le signal d’essai, destiné à vérifier que les sirènes fonctionnent bien : il se réduit à trois impulsions sonores et donc ne dure que douze secondes. Les essais sont effectués une fois par trimestre, le premier mercredi des mois de mars, juin, septembre et décembre, à 12h15. A noter qu’en cas de véritable alerte, le signal de fin d’alerte est un son continu d’une durée minimale de trente secondes.
En cas d’alerte, outre le déclenchement des sirènes, la Mairie d’Aix préviendrait, par téléphone et par SMS, les personnes inscrites à son service de « téléalerte ». Enfin, un message serait envoyé aux gendarmeries, établissements scolaires, SNCF et gestionnaires de voirie – routes et autoroutes – et diffusé sur Radio France et ses stations locales.