Des méthodes naturelles pour lutter contre les chenilles processionnaires

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Depuis quelques jours, les chenilles processionnaires du pin ont commencé à descendre de leurs nids. En procession – d’où leur nom – elles vont chercher un lieu ensoleillé pour s’enfouir dans le sol, à quelques centimètres sous terre.

Malheur à qui se trouve sur leur chemin : ces insectes urticants peuvent entraîner des démangeaisons très vives. Ces irritations peuvent même être accompagnées parfois d’atteintes oculaires ou pulmonaires, voire de réactions allergiques plus graves.

Ce problème prend un relief particulier dans le jardin du Pavillon Vendôme, où se trouve un parc à chiens. Si un chien lèche une chenille, sa langue gonfle, devient tuméfiée et dure. Sans soins, elle peut même se nécroser.

Voici un an, la Ville d’Aix a trouvé un moyen parfaitement naturel de lutter contre ces insectes : plutôt que d’asperger leurs gîtes de pesticides, la Ville a installé... des nichoirs pour des mésanges, qui sont l’un des prédateurs naturels de la chenille processionnaire du pin. En effet, une famille de mésanges peut manger une centaine de chenilles par jour. Des nichoirs ont été installés dans le parc du Pavillon Vendôme, mais aussi dans toutes les cours d’écoles où l’on trouve des pins.


Une autre méthode de lutte contre la chenille processionnaire consiste en l’utilisation de pièges à phéromones (1) : des phéromones de synthèse sont placés sur les arbres comme leurre pour capturer les papillons mâles avant qu’ils ne se reproduisent. Ce système se heurte à deux inconvénients :

  • le coût : un piège et sa capsule ont un coût compris entre 25 et 30 €. A multiplier par les quelque 2 000 pins situés dans l’agglomération d’Aix.
  • un piège ne fonctionne plus au-delà de 10 mètres. Or certains pins – notamment ceux de l’école d’art, qui jouxte le Pavillon Vendôme – mesurent une bonne vingtaine de mètres de haut. Il faudrait donc installer plusieurs pièges par arbre.

(1) Les phéromones sont des substances chimiques comparables aux hormones, émises par la plupart des animaux, et qui agissent comme des messagers entre les individus d’une même espèce (Wikipedia).