Lors du Conseil municipal du lundi 20 février, l’adjoint aux finances, Gérard Bramoullé, a présenté le budget primitif (BP) pour 2012. Une nouvelle fois, il a su appliquer la consigne donnée, depuis 2001, par le maire Maryse Joissains-Masini : ne pas augmenter les taux d’imposition de la commune.
Pourtant, le contexte économique national se prête peu à une gestion vertueuse des deniers publics : les dotations de l’Etat aux collectivités sont gelées, et le nouveau fonds de péréquation entre communes classées « riches » et « pauvres » ne joue pas en faveur d’Aix. Par ailleurs, a révélé l’adjoint devant le conseil municipal, « pour la première fois, il y a des banques qui ne veulent plus prêter aux collectivités territoriales… » Même si, de par sa bonne santé financière, Aix n’est a priori pas menacée par ces mesures, cela participe du climat financier national morose.
Malgré tout, les taux aixois resteront identiques à ce qu’ils étaient voici plus de dix ans. Cet effort de gestion, d’une constance remarquable, s’est doublé – comme cela avait d’ailleurs été le cas l’an dernier – d’un effort exceptionnel portant sur l’investissement : ce poste était de l’ordre de 41M€ en 2010, il est passé à 60M€ en 2011, et augmente encore en 2012, pour atteindre 68M€.
Pourquoi privilégier ainsi l’investissement ? « Nous sommes en période de crise, répond Gérard Bramoullé. Pour y répondre, il faut préserver le pouvoir d’achat des particuliers ; donc nous n’augmentons pas les impôts. Et il faut aider le secteur productif ».
Pour ce faire, le grand argentier de la Ville recourt relativement peu à l’emprunt – il est prévu jusqu’à un maximum de 25M€, mais sera certainement inférieur – et choisit des taux fixes, car il lui semble évident que les taux à venir vont repartir à la hausse. En outre, le fait de réduire le recours à l’emprunt permet de désendetter progressivement la Ville. Ainsi par exemple, quand un emprunt contracté dans les années 80 est entièrement remboursé, l’endettement par habitant diminue. Gérard Bramoullé préfère donc compter sur l’autofinancement (plus de 18M€), les ressources propres (13M€) et les cessions (11M€).
Si l’on prend en compte les « mouvements d’ordre » – jeux d’écriture, tels des transferts financiers d’une section à l’autre – le budget primitif 2012 s’équilibre à 189M€ en fonctionnement et 112,5M€ en investissement.

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