Dans la tête de Rudy Riccotti

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Architecte de renom ayant déjà signé à Aix, le Pavillon noir en 2006, Rudy Ricciotti s’est vu confier la construction de la SMAC. Artiste prolifique et inspiré, les mains dans le béton et l’esprit en apesanteur, il dévoile son geste architectural.

Quelle a été votre intention pour la SMAC ?

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Rudy Riccotti : L’objectif est de livrer un projet alliant deux modes de pensée pourtant antinomiques : l’imaginaire et la raison. La SMAC tente ainsi de résister à l’esthétique de globalisation et à l’exil de la beauté.
Notre proposition s’insère dans la volonté de créer un paysage abstrait intemporel en harmonie avec la richesse des paysages de Provence. Elle se veut être une passerelle entre le territoire vécu et le lieu fantasmé, marquant ainsi davantage les esprits que les bâtiments contemporains des complexes tertiaires avoisinants et de ceux qui vont s’y construire avec le pôle numérique.
S’adossant à un merlon recouvert de garrigue dans sa partie Nord, la SMAC se couvrira intégralement d’une fine robe minérale en béton ce qui offrira une vision poétique du lieu depuis l’autoroute A8. La SMAC aborde une architecture puissante et rassurante. Le côté massif des deux salles sera alors adouci par le plissé et l’irrégularité de sa peau marquée par l’épreuve du temps.

Pouvez-vous nous parler des contraintes techniques pour cette salle...?
R. R. : Il y a bien entendu une attention particulière sur le contrôle acoustique entre le site et les salles de concert et ce, dans les deux sens. Nous allons d’ailleurs élever un merlon acoustique de 6 mètres de haut s’adossant à un mur de soutènement.

Quels sont selon vous les liens qui unissent les musiques actuelles et votre construction architecturale ?
R. R. : Le rock a toujours su se renouveler entre récit constructif et narration expérimentale. Cette montagne est aussi citation à la mémoire puissante et savante de l’histoire des musiques actuelles.