Contre l’échec scolaire, l’AFEV recrute

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Créée en 1991, l’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville) a développé une antenne à Aix voici une dizaine d’années. Son objet est de lutter contre l’échec scolaire, en créant un lien entre des jeunes gens d’une vingtaine d’années – souvent étudiants – et des enfants en difficulté scolaire.
« Nous leur demandons un minimum de deux heures par semaine au profit d’un jeune en difficulté repéré par les professionnels de l’éducation, de la maternelle à la mission locale, explique Marie-Astrid Rogister, chargée de développement pour l’antenne aixoise. Cet accompagnement s’effectue en lien étroit avec la famille du jeune ». Il s’agit d’accompagnement à la scolarité, ou d’aide à la lecture pour les plus jeunes, mais cela peut consister aussi en des sorties culturelles axées sur la découverte de nouvelles pratiques ou de nouveaux métiers.

« Ce sont souvent des étudiants qui ont envie de se rendre utiles ».
Preuve de la réelle plus-value de cette expérience dans leur cursus, Aix-Marseille Université valorise leur engagement avec la mise en place d’un bonus. Certains sont également mobilisés dans le cadre d’une mission de service civique.

Tous sont dirigés vers des jeunes du Jas de Bouffan, d’Encagnane, de la cité Corsy, et plus ponctuellement de la cité Beisson.

Le recrutement pour ces missions de bénévolat et de service civique commence dès à présent, pour un démarrage des actions au 1er septembre.

Contact : 06 84 40 38 56 ou marieastrid.rogister@afev.org


« Ils nous offrent des gâteaux cuisinés par leur mère »

Toutes deux étudiantes en 2e année de psychologie, Sarah et Mathilde sont inscrites à l’AFEV depuis deux ans. « On a connu cette association par un autre étudiant, à la sortie des cours. On s’est dit : pourquoi pas ? Si on ne le fait pas à 20 ans, on ne le fera jamais ». Les bénévoles doivent théoriquement consacrer deux heures par semaine à cette activité : « C’est une moyenne : on peut faire plus, par exemple pour organiser une sortie extérieure, parfois moins, quand on a des révisions ».
Ces deux amies ont à veiller sur deux frères : Amal, 10 ans, et Akmal, 9 ans. Parfois, la petite sœur, Amélia, 8 ans, se joint au groupe. Au bilan ? « Ça nous permet de découvrir des lieux ou des événements, comme des expositions. On se rend compte qu’ils apprécient, c’est motivant. En plus, on veut, plus tard, travailler avec des enfants : c’est une première approche. On se rend compte qu’on leur apporte quelque chose, mais eux aussi : parfois, ils nous offrent des gâteaux cuisinés par leur mère ».