Cimetière Saint-Pierre : redonner vie au patrimoine

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Quinze concessions remarquables parmi les plus anciennes et les plus détériorées vont être vendues après restauration.

Ses visiteurs l’auront remarqué : certains tombeaux du cimetière Saint-Pierre sont de véritables œuvres patrimoniales. Les matériaux varient, les styles également.

Récemment, la Ville en a réalisé l’inventaire. A l’issue de ce travail, deux cents tombeaux ont été individualisés comme remarquables ou représentatifs d’un style et d’une époque. Des chapelles funéraires néo-gothiques, néo-classiques ou en rocaille, des obélisques ou des sarcophages ou encore de véritables mausolées ont été distingués dans un premier travail. Certaines sépultures en l’état d’abandon et ne présentant pas d’intérêt patrimonial ont également été identifiées. Une procédure de reprise de ces concessions a donc été mise en œuvre.

Un fonds spécifique pour la restauration des tombeaux

Une seconde procédure va prochainement être initiée, portant cette fois sur 15 concessions remarquables parmi les plus anciennes et les plus détériorées. La Ville souhaite que les concessions qui lui reviendront soient restaurées et attribuées à de nouveaux acquéreurs avec des règles spécifiques relatives à leur préservation.

Pour aider ces futurs propriétaires à réaliser cette mission, les élus ont validé la création de plusieurs outils. Premièrement, la naissance d’un fonds spécifique pour la restauration des tombeaux abandonnés mais architecturalement remarquables. Deuxièmement, la rédaction d’une charte de protection et de bonne conduite à l’attention des nouveaux acquéreurs. Enfin, un parcours de visite pour un repérage plus aisé de sépultures remarquables soit du point de vue patrimonial, soit parce qu’elles abritent des personnages illustres, sera prochainement édité.

Notons que par cette série d’initiatives, la Ville affirme clairement sa volonté de préservation de ces aspects de son histoire et devient une cité pionnière sur ce sujet.

Depuis le début du XIXe siècle, une loi impose aux villes de pratiquer des inhumations dans un terrain réservé et de posséder une fosse séparée pour chaque enterrement. Cette loi a entraîné l’achat de concessions, par des particuliers. C’est dans ce contexte qu’a été créé, en 1833, le cimetière Saint-Pierre dans une zone encore fortement rurale à l’est de la ville et qui sera conquise peu à peu par l’urbanisation du XXe siècle. En 1945, le cimetière sera agrandi du fait de demandes croissantes de concessions perpétuelles.
Saint-Pierre compte aujourd’hui environ 10 000 sépultures.